Chauffailles
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| Chauffailles | ||
Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Bourgogne | |
| Département | Saône-et-Loire | |
| Arrondissement | Charolles | |
| Canton | Chauffailles (chef-lieu) | |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Canton de Chauffailles | |
| Maire Mandat |
Marie-Christine Bignon (MPF) 2008-2014 |
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| Code postal | 71170 | |
| Code commune | 71120 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Chauffaillons, Chauffaillonnes | |
| Population municipale |
3 939 hab. (2009) | |
| Densité | 174 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 352 m – Max. 653 m | |
| Superficie | 22,63 km2 | |
| Localisation | ||
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Chauffailles est une commune française, située dans le département de Saône-et-Loire et la région Bourgogne. Elle est le chef-lieu d'un canton dont les limites sont aussi celles d'une communauté de communes, à l'intérieur de l'arrondissement de Charolles.
Sommaire |
Géographie[modifier]
Localisation[modifier]
Chauffailles fait partie du Brionnais, petite région aujourd'hui intégrée au Pays Charolais Brionnais.
Communes limitrophes[modifier]
Géologie et relief[modifier]
La ville se situe dans la vallée du Botoret, au pied des montagnes du Beaujolais[1].
Hydrographie[modifier]
Climatologie[modifier]
Accès et transports[modifier]
Sa liaison avec le Col des Écharmeaux la place à la conjonction de plusieurs voies de communication entre l'axe Saône-Rhône, la vallée de la Loire et le Bassin parisien. La Clayette se trouve à 13 km, Charlieu à 16 km, Beaujeu à 30 km, Roanne à 35 km, Paray-le-Monial à 38 km, Mâcon à 65 km, Lyon à 80 km et Paris à 400 km.
La Route Buissonnière entre Fontainebleau et Lyon traverse la commune par la RD 985 (ex-RN 485).
- En automobile : par la RD 985.
- En train : par les lignes TER Tours/Orléans/Paray-le-Monial/Lyon-Part-Dieu ou Lyon-Perrache/Paray-le-Monial/Montchanin.
- En car : par la ligne 17 Paray-le-Monial - Chauffailles du réseau Buscéphale (autocars départementaux de Saône-et-Loire)
Histoire[modifier]
Plusieurs indices archéologiques laissent supposer l'existence, dès les débuts de l'ère chrétienne, d'une localité située le long de la voie romaine reliant Augustodunum (Autun) et Lugdunum (Lyon)[2].
En bonne place sur l'axe Charlieu-Beaujeu, il a dû bénéficier de l'expansion des échanges sur le Grand Chemin de Saint-Haon à Belleville, qui fut la principale voie de liaison entre Saône et Loire jusqu'au début du XVe siècle[3]. C'est à cette époque que Jean d'Amanzé, devenu seigneur du lieu par mariage, y fit construire le château de Chauffailles. Une église fut élevée en même temps à la place de l'ancienne chapelle, mais elle fut détruite au XIXe siècle[4].
Si dès 1740 apparaît une activité de filature et de filage du coton et du chanvre, l'industrie textile se développe réellement à partir de 1842, grâce au curé Lambert qui fait venir de Lyon des métiers à tisser la soie. Cette activité restera importante à Chauffailles, qui se reconvertira dans le coton et les fibres synthétiques lors du déclin de l'industrie de la soie[5].
Toponymie[modifier]
Dans les premières décennies du Ve siècle, selon une conjecture toponymique[6] devenue classique[7], quoique discutée[8], la future Chauffailles (Choffalli dans un acte de 1311) aurait été une Taifalia, concédée pour leur cantonnement à un contingent de Taïfales : ces barbares relativement mal connus, d'origine probablement non germanique quoique liés aux Goths, mais à rapprocher plutôt des Sarmates et des Alains, se sont en effet installés en plusieurs lieux de Gaule au cours de cette période.
C'est autour d'une chapelle dédiée à l'apôtre André, au bord de la voie romaine, que le village s'est développé. Il s'appellera ainsi Saint-André jusqu'à l'apparition du toponyme Chauffailles (d'abord orthographié Chofaye), en 1274[2].
Héraldique[modifier]
Chauffailles a pour armes un blason dont la définition héraldique est la suivante : « de gueules à trois coquilles d'or à la filière du même. » Ces armes sont une brisure de celles des Amanzé (« de gueules à trois coquilles d'or »), seigneurs de Chauffailles de 1380 à 1718.
Politique et administration[modifier]
Tendances politiques[modifier]
Administration municipale[modifier]
Chaufailles dépend de la sous-préfecture de Saône-et-Loire à Charolles. Le conseil municipal est composé de 27 membres conformément à l’article L2121-2 du Code général des collectivités territoriales[9]. À l'issue des élections municipales de 2001, Marie-Christine Bignon a été élu maire de la commune.
En 2001, Marie-Christine Bignon, alors membre déclaré du Front national bien que candidate sur une liste officiellement « apolitique », a été élue dès le premier tour avec plus de 60 % des voix. Se disant en désaccord avec l'évolution de son parti, elle l'a quitté en mars 2006 pour rejoindre le MPF[10]. Elle a continué à siéger en tant que non apparentée au conseil régional de Bourgogne.
Listes des maires[modifier]
Canton et intercommunalité[modifier]
Cette commune est le chef-lieu du canton de Chauffailles, comptant 8 243 habitants en 1999. En intercommunalité, ce village fait partie de la Communauté de communes du Canton de Chauffailles. Marie-Christine Bignon est conseiller général de ce canton depuis 2008.
Instance judiciaire et administrative[modifier]
Dans le domaine judiciaire, la commune dépend aussi de la commune de Mâcon qui possède un tribunal d'instance et de grande instance, d'un tribunal de commerce et d'un conseil des prud'hommes. Pour le deuxième degré de juridiction, elle dépend de la cour d'appel de Dijon et de la Cour administrative d'appel de Lyon[11].
Jumelages[modifier]
La ville de Chauffailles est jumelée avec[12] :
Hauenstein (Allemagne) depuis 1970[13]
Belvaux (Luxembourg)
Novopolotsk (Biélorussie) depuis 2010[14]
Population et société[modifier]
Démographie[modifier]
Évolution démographique[modifier]
Pyramides des âges[modifier]
Enseignement[modifier]
- Écoles maternelles:
Bourgogne (Public), Pierre Faure (Privé)
- Écoles Primaire:
Gabrielle Colette (Public), Pierre Faure (Privé)
- Collèges:
Jean Mermoz (Public), Pierre Faure (Privé)
Santé[modifier]
Culte[modifier]
Sports[modifier]
- Basket
- Botoret Badminton Club (Badminton)
- Club de Tennis de table de Chauffailles (Tennis de Table)
- E.S.C. Football "Club Olympique Chauffailles" (Football)
- E.S.C Natation (Natation)
- Combat Club de Chauffailles (Boxe Thaï, Pancrace et Grappling)
- Cyclisme ESC (Cyclisme)
- Judo
- Karaté
- Lutte
- Pétanque Club
- Spéléo Club Argilon (Spéléologie et Canyoning)
- Sports de Boule
- Tennis Club Chauffailles (Tennis)
Écologie et recyclage[modifier]
Économie[modifier]
Culture locale et patrimoine[modifier]
Lieux et monuments[modifier]
- Château de Chauffailles
- Église Saint-André (entièrement reconstruite au XIXe siècle dans le style néoclassique)
- Monument aux morts
- Musée du tissage
- Usine et sheds Van de Walle (sheds détruits en février 2013[18])
Patrimoine local[modifier]
Espaces verts[modifier]
Personnalités liées à la commune[modifier]
- Alphonse de Lamartine (1790-1869) en fut le député de 1833 à 1851.
- Jean-Christophe Sarnin (né en 1976), champion de France du 200 mètres brasse en 1997 et vice champion du monde du 200 mètres brasse à Perth en 1998, est issu du club ES Chauffailles.
Voir aussi[modifier]
- Canton de Chauffailles - Communauté de communes du Canton de Chauffailles
- Brionnais - Arrondissement de Charolles - Pays Charolais Brionnais
- Liste des communes de Saône-et-Loire
Liens externes[modifier]
- Site de la mairie de Chauffailles
- Chauffailles sur Géoportail
- Fiche « Station verte » de Chauffailles
- Histoire de Chauffailles
Notes et références[modifier]
- Site de Chaufailles
- Histoire de la ville sur http://www.chauffailles.com, le site de la mairie.
- Fernand Braudel, L'identité de la France, t. 1 : Espace et Histoire, Arthaud, 1986, p. 188-190.
- Présentation de la ville sur http://www.chauffailles.com.
- Histoire économique de la ville sur http://www.chauffailles.com.
- Formulée par Auguste Vincent et coll., Toponymie de la France, Librairie générale, 1937, p. 132.
- Reprise entre autres par Edouard Salin, La civilisation mérovingienne d'après les sépultures, les textes et le laboratoire, A. et J. Picard, 1949, p. 305, Albert Dauzat et coll., Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Guénégaud, 1978, p. 182 et Louis Guinet, Les emprunts gallo-romans au germanique : du Ier à la fin du Ve siècle, Klincksieck, 1982, p. 11.
- Notamment par Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Droz, 1990, repris par Gérard Taverdet et coll., Noms de lieux de Bourgogne, Bonneton, 1994, p. 66.
- nombre des membres du conseil municipal des communes, sur Legifrance. Consulté le 4 septembre 2011
- « L'enjeu du scrutin pour les partis », Le Figaro, 21 janvier 2008. Consulté le 2008-01-22.
- Annuaire des juridictions, sur le site du ministère de la justice. Consulté le 25 octobre 2011
- Site de la ville de Chauffailles
- (de) Site de la municipalité de Hauenstein
- Site de la ville de Chauffailles
- Résultats du recensement de la population - Chauffailles, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Populations légales 2009 en vigueur le 1er janvier 2012, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- http://www.lejsl.com/pays-charolais/2013/01/26/wan-de-walle-mise-a-terre