Saint-Souplet

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Page d'aide sur l'homonymie Ne doit pas être confondu avec Saint-Souplet-sur-Py, commune de la Marne ou Saint-Soupplets, commune de Seine-et-Marne
Saint-Souplet
Le village de Saint-Souplet
Le village de Saint-Souplet
Blason de Saint-Souplet
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Arrondissement Cambrai
Canton Le Cateau-Cambrésis
Intercommunalité Communauté de communes du Caudrésis - Catésis
Maire
Mandat
Henri Quoniou
2014-2020
Code postal 59360
Code commune 59545
Démographie
Gentilé Sulpiciens
Population
municipale
1 292 hab. (2011)
Densité 102 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 03′ 19″ N 3° 31′ 53″ E / 50.055325, 3.531447222 ()50° 03′ 19″ Nord 3° 31′ 53″ Est / 50.055325, 3.531447222 ()  
Altitude Min. 101 m – Max. 161 m
Superficie 12,66 km2
Localisation

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Saint-Souplet

Saint-Souplet est une commune française, située dans le département du Nord en région Nord-Pas-de-Calais.

Le gentilé des ses habitants est Sulpiciens. Le nom jeté en est les Minteux (menteurs en ch'ti).

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint Souplet-Escaufourt est située sur la route départementale 115. Elle fait partie du canton du Cateau-Cambrésis, à 6 km du Cateau, 30 km au sud-est de Cambrai et à 86 km de Lille.

Situé au sud du Cateau-Cambrésis et au seuil de l'Avesnois, le village de Saint-Souplet est entouré par les paysages naturels du Hainaut : prairies bordées de haies bocagères et vastes étendues de champs cultivés. Il s'étend le long de la Selle, rivière qui prend sa source à Molain dans l'Aisne et serpente sur près de 50 kilomètres dans le Département du Nord. De nombreuses espèces d'arbres sont présentes sur ses berges, que domine l'église de briques du village.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Souplet
Honnechy Saint-Benin Le Cateau-Cambrésis
Saint-Souplet
Busigny Molain Saint-Martin-Rivière

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint-Souplet doit son nom à son patron saint Sulpice le Pieux archevêque de Bourges au VIIIe siècle dont il n'est qu'une corruption. Ce n'est pas le seul nom que la localité ait porté. Si l'on en croit le chroniqueur Baldéric, chantre de Thérouanne au XIe siècle, après son supplice en 670, Sainte Maxellende de Caudry fut inhumée dans l'église du village, qui s'appelait alors Sanctus Sulpitius Pomeriolas, Saint Sulpice Pommereul[1].

Le bréviaire parle en ces termes du lieu de sépulture de Sainte Maxellende : Sepulta primum in basilica beatorum Petri et Pauli et Sancti Sulpitii apud Villam cui nomen Pomeriolas - ensevelie en premier lieu dans la basilique des bienheureux Pierre et Paul et saint Sulpice près du domaine nommé Pomeriolas. Cette juxtaposition nous laisse supposer que le nom primitif de la localité était Pomeriolas.

Ce nom de Pomeriolas vient du latin pommorum brolium, qui signifie "la pommeraie". Selon Alexandre-Guillaume Chotin les villages du Pommereuil situé à 11 km de Saint Souplet et de Pommerœul dans le Hainaut belge ont la même étymologie[2]. Ceci permet de penser que la localité tient son origine de l'époque gallo-romaine. Cette hypothèse est renforcée par la mention du bréviaire ci-dessus qui parle d'une villa, c'est-à-dire d'un domaine foncier, en somme d'une ferme gallo-romaine.

Au VIIe siècle, du temps de Maxellende, ce domaine appartenait à une très riche veuve nommée Amaltrude qui finit par en faire don à l'évêque de Cambrai Vindicien[3].

Le nom Saint Souplet prévaut définitivement dès le XIIe siècle où nous le voyons porté par une illustre famille originaire de Saint Souplet et à laquelle appartenait Guillaume, Seigneur de Saint Souplet en 1151.

Saint Souplet eut son importance au début de l'histoire de France. Elle faisait la limite du Pays des Nerviens célèbres pour leurs luttes avec les armées romaines. Une chaussée gauloise la traverse dans toute son étendue, longeant la rivière la Selle jusqu'aux sources de l'Oise. Au VIIIe siècle, Charlemagne lui confirme ses immunités et ses privilèges. Saint Souplet eut ses châteaux au Moyen Âge, dont deux châteaux forts qui furent assiégés, pris et détruits par Louis XIII en guerre avec l'Espagne. Il n'en reste aucune trace.

En 1272, Enguerrand de Coucy vendit la Seigneurie à Marguerite II Comtesse de Flandre.

En 1283, Guillaume II Comte de Flandre en fait hommage à l'Évêque de Cambrai.

En 1336, Philippe de Valois Roi de France l'achète.

Au traité de Conflans le 5 octobre 1465, Louis XI la céda à Charles Comte de Charolais avec les villes de la Somme.

Après son retour au royaume Louis XII la donna au Seigneur de la Grüthuse.

En 1566, un pasteur protestant fut arrêté à Saint Souplet. Le Cambrésis et le Vermandois voisin ont accueilli la Réforme avec un certain enthousiasme. Notre village ne semble pas avoir fait exception. Le jour de la Pentecôte 1566, un ancien prêtre catholique nommé Jacques Grégoire, un des ministres de l'Église réformée de Tupigny, à 16 km de Saint Souplet, était venu célébrer le culte chez un habitant pour les villageois professant la foi protestante. Le temps de la tolérance n'était pas encore venu, le mayeur et les échevins l'arrêtèrent et le conduisirent au Cateau-Cambrésis, où il fut emprisonné avant d'être transféré à Cambrai[4].

Carte de Saint Souplet en 1759 :

Saint Souplet carte de cassini en 1759

En 1789, au seuil de la Révolution française, le village appartenait au marquis de Wargnies de la famille d'Anneux.

En 1791, le curé Jean-François Dagneau, né à Iwuy en 1714 et installé à Saint Souplet le 17 juin 1754, refusa de prêter le serment à la constitution civile du clergé. Il fut déposé de sa fonction, mais il passa une retraite paisible dans la paroisse, où il mourut le 1er septembre 1796 (15 fructidor an IV), âgé de 82 ans. Le dernier acte, un baptême, qu'il signa aux registres paroissiaux est daté du 1er mai 1791. Le curé constitutionnel Jacques Antoine Dollé fut rapidement nommé à la place de Monsieur Dagneau, il signa l'acte d'une inhumation le 10 mai 1791. Une rue du village porte son nom jusqu'à nos jours[5].

Durant la Première Guerre mondiale, la Bataille de la Selle eut lieu les 17 et 18 octobre 1918 à Saint Souplet. La Selle, affluent de l'Escaut aux eaux vives et tumultueuses, long de 37 km, constitua un obstacle majeur pour les Alliés lors de leur offensive, faisant du Cateau un bastion difficile à enlever. Les dégâts et pertes en vie humaines sont lourds. Les cimetières du Catésis en portent aujourd'hui l'amer témoignage.

La Bataille de la Selle

Durant la Seconde Guerre mondiale, Saint Souplet fit partie, dès janvier 1943, du fameux maquis de Mazinghien, groupe très organisé de 300 résistants, qui depuis une dizaine de communes limitrophes du Nord et de l'Aisne menèrent la vie dure à l'ennemi jusqu'à la Libération. Beaucoup d'actions d'éclat sont à leur actif.

Un homme du maquis de Mazinghien 1942-1944

En 1973, elle absorbe Escaufourt, située auparavant dans l'Aisne

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la ville de Saint-Souplet (59) Nord-France.svg

Les armes de Saint-Souplet se blasonnent ainsi :

D'or à trois croissants de gueules. »


Le blason de la commune est celui des d'Anneux, marquis de Wargnies-le-Petit et seigneurs de Saint-Souplet.
Les communes d'Anneux, Crèvecœur-sur-l'Escaut, Rumilly-en-Cambrésis et Wargnies-le-Petit ont les mêmes armes[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Henri Quoniou    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 292 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 134 1 176 1 351 1 583 1 991 2 157 2 327 2 432 2 453
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 615 2 806 2 813 2 636 2 556 2 490 2 638 2 558 2 340
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 172 2 106 1 972 1 461 1 596 1 529 1 466 1 449 1 505
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 447 1 418 1 622 1 482 1 333 1 311 1 289 1 292 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Saint-Souplet en 2007 en pourcentage[9].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
1,1 
3,9 
75 à 89 ans
8,5 
11,9 
60 à 74 ans
13,1 
18,8 
45 à 59 ans
18,1 
22,2 
30 à 44 ans
19,3 
18,9 
15 à 29 ans
18,7 
24,3 
0 à 14 ans
21,3 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[10].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Linguistique[modifier | modifier le code]

Il y a quelques dizaines d'années, les anciens du village parlaient encore un dialecte appartenant à l'aire linguistique du picard du Nord. Étant donné la situation géographique limitrophe de la localité, le parler local a subi des influences des parlers du Vermandois, du Hainaut et de la Thiérache. Les villages voisins de Saint-Martin-Rivière et de Saint-Benin parlaient le même dialecte sans variation. En revanche le parler d'Escaufourt connaissait des légères différences, comme l'imparfait en "eut" plutôt qu'en "ot" : i diseut / i disot.

Contrairement aux idées reçues, le picard n'est pas une déformation du français, mais bien une langue à part entière. De nos jours, bien peu de personnes sont capables de parler picard correctement et ceux qui croient s'exprimer en « ch'ti » dans le village, fabriquent un affreux mélange de français et de langue locale. On ne peut que le regretter, car lorsqu'une langue meurt, c'est une culture qui disparaît.

I falot qu'cha fuche dit !

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Brasseries du Nord Pas-de-Calais.
Église Saint Sulpice de Saint-Souplet
  • Église Saint Sulpice
  • Brasserie-malterie Macaigne Page[11]

Escaufourt[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Escaufourt.
Centre d'Escaufourt

Le nom d'Escaufourt viendrait de fours à chaux. Au XIIe siècle, Escaufourt était de la paroisse d'Honnechy. Avant la fusion avec la commune de Saint-Souplet en 1973, Escaufourt était une enclave de l'Aisne dans le Nord. Le nom jeté des habitants d'Escaufourt est les Grosses Tiètes (les grosses têtes)[12].

Blason des seigneurs d'Escaufourt
blason

Les armes des seigneurs d'Escaufourt se blasonnaient ainsi[13] :

De gueules, à 3 chevrons d'or, au lambel de 4 pendants du même.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Escaufourt fut marqué par ses instituteurs, secrétaires de mairie. Tout d'abord M. Raimbaut, puis M. Amédée Soufflet (1920-1981) qui est resté, ainsi que son épouse, de 1945 à 1967 dans cette petite commune de l'Aisne.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. Chronique d'Arras et de Cambrai, par Balderic, chantre de Térouane au XIe siècle [1]. Une traduction française approximative peut être trouvée sur ce document, p.66 [2]
  2. Etudes étymologiques et archéologiques sur les noms de villes, bourgs ... Par Alexandre-Guillaume Chotin, 1858, p. 82 [3]
  3. Les sociétés européennes du milieu du VIe à la fin du IXe siècle, p.17-19 [4]
  4. Bulletin de la Société de l'Histoire du Protestantisme français, 1854, Numéros 5, 6 et 7, p. 258
  5. Monographie de Saint Souplet, abbé Duwez, 1900
  6. Source: Cambrésis terre d'histoire
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  9. « Évolution et structure de la population à Saint-Souplet en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  10. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  11. « Notice no IA59000123 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. J.-N. D., « Les Bafious de Saint-Benin, une histoire de bavardage », lavoixdunord.fr,‎ 20 août 2010 (consulté le 2012-12-01)
  13. Dictionnaire historique du département de l'Aisne Par Maximilien Melleville - Publié par M. Melleville, 1865 - p. 362