Hem-Lenglet

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Hem-Lenglet
L'église
L'église
Blason de Hem-Lenglet
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Arrondissement Cambrai
Canton Cambrai-Ouest
Intercommunalité Communauté de communes de l'Ouest Cambrésis
Maire
Mandat
Yvette Blanchard-Roussez
2014-2020
Code postal 59247
Code commune 59300
Démographie
Population
municipale
583 hab. (2011)
Densité 118 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 15′ 31″ N 3° 13′ 45″ E / 50.2586111111, 3.2291666666750° 15′ 31″ Nord 3° 13′ 45″ Est / 50.2586111111, 3.22916666667  
Altitude Min. 32 m – Max. 60 m
Superficie 4,94 km2
Localisation

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Hem-Lenglet

Hem-Lenglet est une commune française, située dans le département du Nord en région Nord-Pas-de-Calais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le canal de la Sensée à Hem-Lenglet

Commune située sur le canal de la Sensée, Hem-lenglet se situe au nord-ouest du Cambrésis. Au nord du village, au-delà de la Sensée commence l'Ostrevent. À l'ouest se trouvent les collines de l'Artois et les plateaux de Picardie. La commune fait partie de la région agricole de l'Artois-Cambrésis, de l'arrondissement de Cambrai, du canton de Cambrai Ouest. Elle se trouve à une dizaine de kilomètres de Cambrai. Les communes riveraines sont Féchain, Fressies, Wasnes-au-bac, Paillencourt, Abancourt, Bantigny. La superficie d'Hem-Lenglet est de 494 ha

Infrastructures de communication[modifier | modifier le code]

La commune est reliée aux villages voisins par des routes départementales secondaires : CD 402, 71. Le canal de la Sensée traverse le nord du territoire. La route nationale 43, reliant Cambrai à Douai est à 5 km d'Hem-Lenglet.

La rivière de la Sensée, au nord du village, prend sa source à Rémy-Haulcourt, à l'altitude 47.00 (NGF), dans le Pas-de-Calais et se jette dans l'Escaut à Bouchain. La Sensée forme une frontière entre Hem-Lenglet et Féchain. Elle est mitoyenne entre les arrondissements de Douai, de Valenciennes et de Cambrai.

À l'époque de Jules César, en 57 avant J.C, il y avait un gué à l'emplacement actuel du petit pont de la Sensée. Un chemin reliait Cambrai à Tournai : c'est la voie romaine q, cette voie fut mise à jour lors de la construction de l'usine "la Salviam" et lors de la mise en place du pont, elle est actuellement remplacée par la D 402 entre le grand pont (canal de la Sensée) et le petit pont (rivière de la Sensée).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Hem-Lenglet
Féchain Wasnes-au-Bac
Fressies Hem-Lenglet Paillencourt
Abancourt Bantigny

Histoire[modifier | modifier le code]

1161 l'évêque Nicolas confirma un accord au sujet de la pêcherie, entre l'abbaye St-Aubert et le chapitre St Géry de Cambrai. Cet acte mentionne Gaubert, chevalier et maire d'Hem. La seigneurie appartint jusqu'à la Révolution au chapitre St Géry.

Au XIIe siècle une partie de Féchain appartenait à Hem.

1280 la pêcherie d'Hem-Lenglet est vendue par Mathieu, seigneur de Marque, à l'Abbaye de St Aubert. Le prévost de St Géry, Pierre de Neuvireuil, vend un domaine à l'Abbaye St Aubert. Ce domaine se serait nommé La Cense et aurait été situé à l'emplacement du vieux pont, alors qu'il n'y avait pas de canal. Mais là encore il n'y a pas de certitude. Ce domaine, La Cense, aurait été en bail à Claude Voisin, dit le Capitaine Lamour.

1518 le village s'appelait Hem-En-Langhelee émergeant du mot germanique : ham, terre ou prairie le long d'une rivière.

1596 Diégo Delcamp, nommé abbé de St Aubert par le pape Clément VIII, en opposition au vote des religieuses, vient prendre possession à l'autel d'Hem-En-Langhelee, n'ayant osé le faire dans l'Abbaye même (selon le manuscrit de la bibliothèque municipale de Cambrai).

1789 la seigneurie appartenait au chapître St Géry.

Vers 1810 le canal de la Sensée fut creusé, il semblerait que des prisonniers anglais aient pris part à cette réalisation. À cette époque on remontait les terres à l'aide d'un panier porté sur le dos. Un pont fut construit en face de la source Jules César, il permettait aux habitants du marais Billoir et des Pintes de la Nation de rejoindre le village.

1908 les anciens élèves d'Hem-Lenglet se réunirent pour lancer la fanfare dont le seul survivant à ce jour demeure Monsieur Léon Décarpigny (drapeau de la musique en 1908). La bicyclette faisant son apparition, les ouvriers l'utilisèrent pour aller à la verrerie d'Aniche et à Usinor.

Depuis 1905 les salariés jouissaient du repos hebdomadaire, mais ils travaillaient encore 10 heures par jour et devenus vieux, ne touchaient qu'une très maigre retraite (à partir de 1911).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la ville de Hem-Lenglet (59) Nord-France.svg

Les armes de Hem-Lenglet se blasonnent ainsi : D'azur à un écusson d'argent en abîme, et une bande engrêlé de gueules brochant en bande sur le tout.

Les Armoiries d'Hem-Lenglet sont celles de "la famille de Wingles qui tenait la mairie héréditaire du village, possession du chapitre de St Géry de Cambrai". Elles sont d'azur à un écusson d'argent en abîme, et un bâton engrêlé de gueules brochant en bande sur le tout.

abîme = centre, cœur de l'écu bâton = bande, barre engrêlé = bordé de petites dentelures dont les côtés s'arrondissent légèrement brochant = passant sur bande = diagonale

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Photohgraphie montrant la mairie d'Hem-Lenglet
La mairie d'Hem-Lenglet
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Hugues Verriez    
mars 2008 en cours Yvette Blanchard    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 583 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
541 571 678 675 682 738 773 752 704
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
700 734 800 782 731 747 760 727 702
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
685 642 634 496 505 487 470 509 520
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
555 577 556 466 462 470 505 509 560
2011 - - - - - - - -
583 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Hem-Lenglet en 2007 en pourcentage[3].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
0,0 
6,3 
75 à 89 ans
9,5 
12,9 
60 à 74 ans
11,7 
23,3 
45 à 59 ans
19,0 
19,5 
30 à 44 ans
23,4 
16,7 
15 à 29 ans
15,0 
21,3 
0 à 14 ans
21,2 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[4].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Pigeonnier sur porche de la cense (ferme) du Marais, dit aussi cense du cabaret.

La ferme du Marais apparaît pour la 1ère fois sur le plan cadastral de 1825, on l'appelait également à cette époque ferme du "Cabaret" car il y avait autrefois un cabaret devant la ferme (plan cadastral de 1825). Elle est aussi imposante qu'une ferme picarde ; elle en diffère cependant par le fait qu'un des côtés est ouvert. Hem-Lenglet est à la limite de l'aire d'extension de la ferme picarde. Elle fut achetée en 1839 par la famille Tribou au comte Baudouin d'Alsace.

Lieudit la "Fontaine Jules César". Selon la légende, le sabot du cheval de Jules César aurait fait jaillir une source.

Un monastère se trouvait à l'Anglet, l'évangélisation du village fut prêchée par les moines.

L'église d'Hem-Lenglet fut bâtie en 1601, rénovée en 1752 et réparée en 1813. La partie la plus ancienne est constituée par les fonts baptismaux en pierre noire qui datent de 1601. Elle fut placée sous la protection de saint Géry.

Le clocher : En août 1858 la réparation du clocher est à l'ordre du jour au conseil municipal. En 1907, le 7 avril, la foudre tomba sur le clocher et le détruisit complètement. Une photographie de l'église avant 1914 ou peut-être même 1907 montre un clocher élancé à six ou huit faces. Le cimetière qui daterait de 1794, était attenant à l'église, il fut également endommagé par la foudre ; son portail se trouvait au milieu, il paraît étroit et haut. Le clocher fut reconstruit entre 1914 et 1916. Une série de photographies allemandes de 1916 le montrent également modifié, avec 4 facettes, il est plus massif et moins élancé que par le passé. Chacune des facettes comporte une lucarne avec vitraux appelée clocheton. Une autre photographie de 1915 indique le nouveau clocher.

Le cimetière : il existe à l'emplacement actuel depuis au moins 1916 : photos allemandes 1916 : Französischer-Leichenzug → Funérailles de Melle Catherine Dufour. Sa création daterait de 1902 avec Melle Massin comme 1ère enterrée. C’est lors de son inauguration qu’un cortège fut organisé dans les rues du village : des groupes d’hommes déguisés sur des chevaux (2 photos ont pu être retrouvées : des Gaulois et des Allemands avec le casque pointu, on a parlé de 1907).

Pendant l'occupation allemande l'église servait d'infirmerie, un document montre une croix sur le toit de l'édifice versant nord. Les opérations chirurgicales étaient réalisées dans l'école des filles.

En 1918 l'église fut bombardée lors du recul des armées allemandes ; les dégâts furent importants comme le témoignent les photos prises à l'époque. Les reliques furent égarées.

Après la Première Guerre mondiale l'église a été reconstruite dans le même style. Les cloches furent remplacées après la tourmente:

  • la première du poids de douze cents kilos s'appelle Flora-Gustave- Joseph ;
  • la seconde: Marie-Josèphe-Albertine-Françoise.
  • la troisième du poids de deux cents kilos fut offerte par les Anglais à Mr Lebbe alors curé de la paroisse. Par ce cadeau, ils ont voulu payer leur dette de reconnaissance à notre ancien pasteur qui avait sauvé sept soldats anglais. Venant de Craydon-London, elle n'a jamais pu être accordée avec les autres.

Entre les deux guerres le cimetière autour de l'église laisse place à une sorte de jardin, la grille est plus massive et a changé de place. La croix a été remplacée au sommet du clocher par une girouette.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]