Quiévy

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Quiévy
Le centre du village
Le centre du village
Blason de Quiévy
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Arrondissement Cambrai
Canton Carnières
Intercommunalité Communauté de communes du Caudrésis - Catésis
Maire
Mandat
Daniel Blairon
2008-2014
Code postal 59214
Code commune 59485
Démographie
Gentilé Esquiévin
Population
municipale
1 763 hab. (2011)
Densité 257 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 10′ 01″ N 3° 25′ 42″ E / 50.1669444444, 3.42833333333 ()50° 10′ 01″ Nord 3° 25′ 42″ Est / 50.1669444444, 3.42833333333 ()  
Altitude Min. 75 m – Max. 117 m
Superficie 6,86 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.mairie-quievy.fr/

Quiévy est une commune française, située dans le département du Nord (59) en région Nord-Pas-de-Calais. Ses habitants sont appelés les Esquévins[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le village est situé dans le sud du département du Nord, à 5,3 km au sud-ouest de Solesmes à vol d'oiseau, à 5,1 km au nord de Caudry, à 10,4 km au nord-est du Cateau-Cambrésis et à 13,5 km à l'est de Cambrai, le chef-lieu d'arrondissement. Lille, la capitale régionale, est à 58 km[2],[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Quiévy
Saint-Hilaire-lez-Cambrai
Bévillers Quiévy Viesly
Béthencourt

Hydrographie, géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le sous-sol est essentiellement calcaire. Il est constitué par des limons quaternaires dont l’épaisseur varie entre 0,30 m et 8 m reposant sur un soubassement calcaire en couches presque horizontales, avec ondulations de faible amplitude. Chaque couche de 2 mètres environ est constituée de craie noduleuse, fissurée ou craie blanche.

Ces caractéristiques du sous-sol conditionnent la valeur culturale des terres qui, bien que compactes en raison de leur nature argileuse, sont pourtant sans excès d’eau.

Topographie[modifier | modifier le code]

Vue aérienne du village
Vue aérienne du village

Le territoire communal s’étend sur une superficie de 664,75 hectares.

Sur la place du Général de Gaulle, Quiévy se trouve à une altitude de 84,10 m alors qu’un point géodésique nous indique 107 mètres à la sortie du pays vers Béthencourt, à la hauteur du hameau d’Aulicourt.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Les communications vers l’extérieur se font par la route C113 vers Solesmes à l’Est et vers Bévillers-Cambrai à l’Ouest. La Départementale 45 permet de gagner à un peu moins de 4 km au Sud, l’entrée de la ville de Caudry ainsi que la Nationale 39 reliant le littoral à l’Est de la France. Au Nord, la route de Saint-Hilaire permet de se diriger vers Denain.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La place Besin au centre du village

Des indices permettant d'attester la présence de l'homme dès l'an 500 000 avant notre ère ont été décelés sur la commune le compléments du site historique sur la généalogie de Noël Davoine avec les patronymes les plus anciens de Quiévy.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la ville de Quiévy (59) Nord-France.svg

Les armes de Quiévy se blasonnent ainsi : "Coupé : au 1, d'azur à une croix de calvaire d'or, entrelacée d'une couronne d'épines du même ; au 2, de gueules à trois fleurs de lis d'or."

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1892 mai 1900 Victor Lengrand    
mai 1900 novembre 1919 Ferdinand Dehaussy    
décembre 1919 avril 1925 Henri Desse    
avril 1925 mai 1925 Camille Davoine    
mai 1925 mai 1940 Paul Hainaut    
mai 1940 juillet 1941 Paul Waxin    
août 1941 mars 1971 Pierre Mercier    
mars 1971 mars 1977 Adrien Herlem    
mars 1988 juillet 1988 Robert Abraham    
juillet 1988 septembre 1988 Denise Lorriaux    
septembre 1988 mars 2001 Serge Azambre PCF  
mars 2008 Claude Bricout    
en cours Daniel Blairon    
Les données manquantes sont à compléter.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Les consultations électorales récentes à Quiévy montrent une préférence partisane pour la gauche.

Au premier tour de l'élection présidentielle de 2012, les quatre candidats arrivés en tête à Quiévy sont François Hollande (PS, 28,58 %), Marine Le Pen (FN, 26,23 %), Nicolas Sarkozy (UMP, 20,15 %) et Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche, 14,25 %) avec un taux de participation de 80,61 %. Au deuxième tour François Hollande arrive en tête avec 58,20 % des voix, pour un taux de participation de 80,97 %[4].

Au deuxième tour des élections régionales de 2010[5], 54,37 % des suffrages exprimés sont allés à la liste conduite par Daniel Percheron (PS), 22,81 % à celle de Valérie Létard (UMP), et 22,81 % à la liste FN de Marine Le Pen, pour un taux de participation de 48,92 %.

Aux élections européennes de 2009[6], les deux meilleurs scores à Quiévy étaient ceux de la liste du Parti socialiste conduite par Gilles Pargneaux, qui a obtenu 129 suffrages soit 28,10 % des suffrages exprimés (département du Nord 19,55 %), et de la liste de la majorité présidentielle conduite par Dominique Riquet, qui a obtenu 106 suffrages soit 23,09 % des suffrages exprimés (département du Nord 24,57 %) pour un taux de participation de 33,83 %.

Au deuxième tour de l'élection présidentielle de 2007[7], 49,06 % des électeurs ont voté pour Nicolas Sarkozy (UMP), et 50,94 % pour Ségolène Royal (PS), avec un taux de participation de 83,07 %.

Au deuxième tour des élections législatives de 2007[8], 47,83 % des électeurs de Quiévy ont voté pour Marie-Sophie Lesne (UMP) (47,22 % dans la 22e circonscription du Nord), 52,17 % pour Christian Bataille (PS) (52,78 % dans la circonscription), avec un taux de participation de 65 % à Quiévy et de 63,90 % dans la circonscription.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune de Quiévy est dans le ressort de la cour d'appel de Douai , du tribunal d'instance, du tribunal de grande instance, du tribunal pour enfants et du conseil de prud'hommes de Cambrai, du tribunal de commerce de Douai, du tribunal administratif de Lille et de la cour administrative d'appel de Douai[9].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 763 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 650 1 682 1 805 2 083 2 516 2 611 2 769 2 917 2 785
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 048 3 374 3 578 3 645 3 517 3 210 3 328 3 300 3 317
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 206 3 216 3 220 2 753 2 832 2 770 2 574 2 441 2 502
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
2 534 2 469 2 297 2 082 1 848 1 731 1 700 1 763 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11])
Histogramme de l'évolution démographique


Au cours des siècles, la population de la commune a eu tendance à augmenter, mais de nombreuses périodes de stagnation ou de régression ont été enregistrées par suite de calamités diverses (peste, choléra, famines, guerres, invasions multiples, les armées se ravitaillant toujours sur le terrain), des conditions d’hygiène et des conditions générales de vie.

Les premières données démographiques ne remontent guère au-delà du XVIIe siècle. À cette époque, la population totale du village pouvait être évaluée à 500 ou 600 habitants. Cette estimation est basée sur les relevés moyens suivants:

  • Les registres paroissiaux qui stipulent que d’avril 1606 au 31 octobre 1661, 927 enfants furent baptisés dans l’église de Quiévy, ce qui représente une moyenne annuelle de 17 baptêmes.
  • Vers 1730, une moyenne annuelle de six mariages et de 30 naissances a été enregistrée.

Par contre, les données démographiques du début du XIXe siècle, par leur ampleur et leur précision, nous permettent de voir que l’espérance de vie moyenne d’une personne était, les deux sexes confondus, de 43 ans.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Quiévy en 2007 en pourcentage[12].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
6,9 
75 à 89 ans
11,3 
13,5 
60 à 74 ans
15,0 
21,9 
45 à 59 ans
19,3 
22,1 
30 à 44 ans
20,0 
16,9 
15 à 29 ans
14,6 
18,5 
0 à 14 ans
19,2 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[13].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts[modifier | modifier le code]

Photographie montrant le monument aux morts de la Guerre de 1870
Le monument aux morts de la guerre de 1870

Il a été dressé en 1913 suite à une souscription publique. Œuvre d'Aristide Croisy, il représente un soldat français de la guerre franco-allemande de 1870, revêtu de l’uniforme de l’époque, et commémore le seul soldat originaire de Quiévy tué dans cette guerre, le à Villers-Bretonneux[Note 3].

Église[modifier | modifier le code]

Photographie montrant le clocher de l'église
Le clocher de l'église

De tout temps, le cœur du village s’est trouvé circonscrit dans le périmètre actuel des rues Jean Jaurès et Roger Salengro[réf. nécessaire].

L’emplacement de l’église n’a pas changé au cours des siècles. La date de la construction initiale n'est pas connue, on peut situer la première édification dans le courant de la première partie du Moyen Âge.

En effet, une charte de l’abbaye de Saint-Aubert nous révèle qu’à la fin de l’année 1173, Gilles, seigneur de Saint-Aubert, avec l’assentiment de sa femme Mathilde et de ses fils Gérard et Gilles, donna à l’église de Quiévy, où il avait élu sa sépulture, tout ce qu’il possédait dans la dîme de Naves et de Cagnoncles.

Son fils Gérard, parti en croisade, contesta à son retour de Jérusalem la donation faite par son père. Comme il avait d’abord donné son accord, il fut absous de la peine encourue par son opposition, à charge pour lui de se rendre chaque année à Quiévy, le jour anniversaire de la mort de son père[Note 4].

Un acte dressé par Évrard, évêque de Tournai, en 1174, notifie la consécration faite en l’église de Quiévy, dédiée à Notre-Dame, et confirme le don fait à la dite église par Gilles de Saint-Aubert. En 1176, l’abbé de Saint-Sépulcre de Cambrai s’engagea à établir trois chapelains dans cette église.

Temple[modifier | modifier le code]

Photographie montrant le temple
le temple de Quiévy

Il a été construit en briques, en 1858. C’est le temple le plus spacieux au nord de Paris [14],[15].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Auguste Herbin, peintre
  • Geneviève Claisse, peintre
  • Le sergent Lucien-Pierre-Alfred Besin, né le 15 juin 1894 à Quiévy, mécanicien de valeur et ayant un goût prononcé pour l’aventure, suit la construction du moteur et du Breguet de A à Z. Il embarque notamment une hélice de rechange, des pompes à essence, des magnétos, des pneus. Il voyage jusqu’à Shanghai dans un petit « local » derrière le pilote Georges Pelletier-Doisy, local verrouillé de l’extérieur. Passager passif pendant le vol — il tue souvent le temps en dormant — Besin s’active aux escales en réglant et réparant l’appareil.
  • Yves Diény (1911-1944), médecin et résistant.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  3. Il s’agit de Léon Machu qui était le grand-père de Norbert Machu, exploitant agricole rue de Saint-Quentin.
  4. Source: « Les sires de Saint-Aubert » par Alain Baudry. Document communiqué par M. Philippe Barbet, professeur, habitant présentement Saint-Aubert

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Nom des habitants des communes françaises, », sur le site habitants.fr de la SARL Patagos (consulté le 6 mai 2012).
  2. Calcul de l'orthodromie pour Lille, Cambrai, Le Cateau-Cambrésis, Caudry, Solesmes.
  3. Voir la carte de l'IGN sur Géoportail. Consulté le 6 mai 2012..
  4. « Les résultats de l'élection présidentielle 2012 », sur le site du ministère de l'intérieur (consulté le 18 mai 2012).
  5. « Résultats de l’élection régionale 2010 », sur le site du ministère de l’Intérieur (consulté le 6 mai 2012).
  6. « Résultats de l’élection européenne de 2009 », sur le site du ministère de l’Intérieur (consulté le 6 mai 2012).
  7. « Les résultats de l'élection présidentielle 2007 », sur le site du ministère de l'intérieur (consulté le 6 mai 2012).
  8. « Les résultats des élections législatives 2007 », sur le site du ministère de l'intérieur (consulté le 6 mai 2012).
  9. « Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur le site du ministère de la Justice (consulté le 6 mai 2012).
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  12. « Évolution et structure de la population à Quiévy en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010).
  13. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010).
  14. Les édifices religieux, cimetières et monuments
  15. « Temple de Quiévy », sur le site de Tourisme en Cambrésis (consulté le 9 mars 2012).