Proville

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Proville
La mairie et le monument aux morts
La mairie et le monument aux morts
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Blason
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Arrondissement Cambrai
Canton Cambrai-Ouest
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Cambrai
Maire
Mandat
Daniel Delwarde
2014-2020
Code postal 59267
Code commune 59476
Démographie
Gentilé Provillois
Population
municipale
3 293 hab. (2011)
Densité 522 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 09′ 42″ N 3° 12′ 24″ E / 50.1616666667, 3.2066666666750° 09′ 42″ Nord 3° 12′ 24″ Est / 50.1616666667, 3.20666666667  
Altitude Min. 42 m – Max. 87 m
Superficie 6,31 km2
Localisation

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Liens
Site web www.proville.fr

Proville est une commune française, située dans le département du Nord en région Nord-Pas-de-Calais. Ses habitants sont appelés les Provillois[1].

Proville est un village de la haute vallée de l'Escaut, construit en bordure des prairies humides de la vallée et proche de la ville de Cambrai. Longtemps rurale et peu industrialisée malgré le percement du canal de Saint-Quentin en 1810, la commune s'est transformée dans les années 1960 et 1970 lorsque l'expansion démographique de l'agglomération de Cambrai, ainsi que la politique nationale favorisant le logement individuel, y ont encouragé la création de lotissements. En vingt ans la population a quadruplé, passant de 800 à 3 200 habitants et faisant de Proville une commune péri-urbaine. Proville se veut aujourd'hui le « poumon vert » de l'agglomération, dans une région pauvre en milieux naturels, et s'attache à préserver et mettre en valeur les zones boisées et les prairies humides de son territoire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Proville est située dans la région Nord-Pas-de-Calais, le département du Nord et l'arrondissement de Cambrai. La plus grande partie du territoire communal est sur la rive droite de l'Escaut, en amont de Cambrai à environ 3 km au sud-ouest de cette ville à vol d'oiseau[Note 1]

Communes limitrophes de Proville
Fontaine-Notre-Dame Cambrai Cambrai
Fontaine-Notre-Dame
Cantaing-sur-Escaut
Proville Cambrai
Cantaing-sur-Escaut
Noyelles-sur-Escaut
Noyelles-sur-Escaut
Marcoing
Rumilly-en-Cambrésis

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le canal de Saint-Quentin à Proville

Située dans la vallée du haut Escaut, Proville est marquée par la présence du fleuve qui la lie hydrographiquement à la Belgique et aux Pays-Bas. L'Escaut explique aussi une nappe alluviale, également alimentée depuis le XIXe siècle par le canal de Saint-Quentin, le long duquel de nombreux hameaux et industries se sont installés. Proville est la dernière ville où l'eau de l'Escaut naturel était encore propre dans les années 1980-1990, alors que les eaux du canal de Saint-Quentin et de l'Escaut canalisé[Note 2] sont plus médiocres. C'est aussi la dernière partie de l'Escaut dont les berges sont peu perturbées[2], avant Cambrai. Le débit de l'Escaut à Proville est encore modeste (en moyenne 1,9 m3/s à Proville[3]).

La ville abrite aussi des champs captants et un captage d'eau potable intra-urbain (boisé et clôturé) dans une région où la qualité de l'eau et sa disponibilité commencent à poser problème.

La présence d'une nappe localement affleurante, au moins jusqu’au développement de moyens modernes de drainage, a permis la conservation de micropaysages d’intérêt patrimonial dans un contexte d’agriculture périphérique qui est parmi la plus intensive du monde (openfield).

Dans le Cambrésis où l'agriculture intensive a depuis le Moyen Âge repoussé la forêt vers l'Avesnois et la Thiérache, Proville est une des rares villes boisées. Ces éléments font de Proville une ville à enjeux importants dans le cadre du SAGE Escaut.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

L'ancien village est situé sur la rive droite de l'Escaut, en limite de la zone d'alluvions de l'Escaut, sur un sous-sol de limons et de craie (dont on retrouve la présence dans la toponymie des lieux-dits « La Marlière » et « Les Marlettes ») qui dominent de quelques mètres la zone marécageuse et inondable[4]. Les lotissements pavillonnaires plus récents se sont construits au sud et à l'est, à une altitude de 60 à 70 mètres.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Proville est de type océanique « de transition », ou « dégradé », et semblable à celui qui est observé pour la ville voisine de Cambrai.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par les routes départementales no 29 vers Cambrai et no 29a de Cambrai à Marcoing, continuant vers Péronne. Le contournement sud de Cambrai contourne Proville par l'ouest et le sud.

Proville est desservie par deux lignes (B et E) du réseau de transport en commun de Cambrai. La gare SNCF la plus proche est celle de Cambrai.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

On distingue trois zones différentes dans le bâti de la commune : le vieux village rural, près de l'Escaut, entouré au sud et à l'est de lotissements pavillonnaires datant principalement des années 1960 et 1970, et enfin, séparée des précédentes par des terres agricoles, la zone commerciale de Cambrai-sud, en bordure ouest de la route départementale no 644[5].

Logement[modifier | modifier le code]

En 2008, Proville comptait 1 331 résidences principales, auxquelles s'ajoutaient 28 logements vacants, soit environ 2,0 % du total, et un faible nombre de résidences secondaires. Les maisons représentaient 97,3 % de l'ensemble des logements, pourcentage en augmentation par rapport au recensement de 1999 (96,4 %) et nettement supérieur à celui observé dans le département du Nord (68,6 %).

La part de résidences principales datant d'avant 1949 s'élevait à 10 %. Pour les constructions plus récentes, 28,8 % des logements dataient d'entre 1949 et 1974 et 61,3 % d'après 1975[6].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Le document d'orientation générale du SCoT du Cambrésis prévoit de renforcer la zone commerciale de Cambrai Sud-Proville et d’améliorer son accessibilité[7].

Environnement[modifier | modifier le code]

Cette orchidée menacée, Dactylorhiza praetermissa a pu être sauvée grâce à une gestion restauratoire des prairies humides de Proville
Le busard des roseaux, est aussi un bioindicateur de la qualité des milieux humides de cette partie de la haute vallée de l'Escaut

Dans les années 1990, après la coupe rase (hiver 1994-1995) des peupleraies du Bois Chenu en vue de la construction d’un golf européen (projet finalement abandonné), la nouvelle municipalité a mis en place un réseau d'espaces protégés ou gérés en prenant en compte la biodiversité, dont les éléments structurants sont :

  • Le « Bois de la Folie » (privé)
  • Un réseau de zones humides relictuelles et de prairies (dites « Prairies de l'Escaut ») qui jouent un rôle fonctionnel essentiel pour la restauration, la protection et la gestion de l'eau dans le Cambrésis.

Alors que la ripisylve de l'Escaut avait presque disparu ou était en très mauvais état[13], après le nettoyage d'une friche industrielle proche, le site du Bois Chenu, et les « prairies de l'Escaut » ont fait l'objet d'un début de restauration attentive, avec l'aide des botanistes et écologues du Conservatoire botanique national de Bailleul, et d'experts du Conservatoire des sites, en lien avec la politique Trame verte du Conseil Régional et avec une valorisation pédagogique (signalétiques, visites guidées, opération « fréquence grenouille » de protection d'amphibiens qui autrefois se faisaient écraser sur les routes.

Faute de grands herbivores, les douze hectares de prairie abandonnées sur le « lit majeur » de l'Escaut commençaient depuis la fin des années 1980 à s'embroussailler. Le Conservatoire des Sites Naturels du Nord et du Pas-de-Calais a conduit, dès 1996, des opérations de restauration écologique (fauches tardives avec exportation des produits de fauche, clôtures, débroussaillages, creusement ou curage de mares, pâturage extensif par des bovins sur 6 hectares, en lien avec un agriculteur local).

Plusieurs espèces rares ou auparavant non observées dans la région y ont depuis été trouvées. On dénombrait[14] dans les seules prairies gérées avec le Conservatoire des sites 85 espèces de plantes supérieures, dont par exemple l'achillée sternutatoire et l'orchis négligé (Dactylorhiza praetermissa), rares ou menacées de disparition dans la région Nord-Pas-de-Calais. Au moins 29 espèces d'oiseaux y nichent dont le bruant des roseaux, la rousserolle effarvatte, en forte régression dans le nord de la France. Des espèces comme le busard des roseaux (nicheur) y sont considérées comme de bons bioindicateurs, de même que le grand nombre de libellules (25 espèces différentes observées en 10 ans).

Ces aménagements et sites protégés avec l’aide de l’Europe, de la Région et de la DIREN ont permis le retour d’une certaine biodiversité et d'une naturalité appréciée par le public. Ils visent aussi à atténuer les effets des crues sur l’agglomération de Cambrai et son aval. Les zones humides alluviales restaurées y stockent en effet des volumes d’eau significatifs, qui y sont épurés avant - pour partie - de recharger la nappe phréatique. Néanmoins la pression urbaine, les constructions de routes, l'agriculture intensive ont encore des impacts significatifs et non maîtrisés. Une ligne à haute tension traverse la vallée et le bois Chenu, et depuis peu le contournement sud de Cambrai traverse la commune et ses zones humides et boisées, constituant un double danger pour les oiseaux en migration. À ce jour, il est interdit de laisser pousser les arbres sous la ligne haute tension, mais cette zone sert de pépinière d'intérêt génétique pour l'INRA.

La commune est aussi touchée par une pression foncière croissante liée à l'installation d'une zone commerciale, à la densité élevée de population de la région Nord-Pas-de-Calais et à la croissance de l'agglomération proche de Cambrai dont elle devient peu à peu le « poumon vert ». Les infrastructures s'y multiplient dont la plus importante est le contournement sud de Cambrai qui a nécessité l'apport de 30 000 tonnes de matériaux en provenance de Saint-Saulve, soit cent allers-retours de sept péniches de 300 tonnes, ce qui a évité 2 400 allers-retours de camions dans une zone écologiquement sensible, mais en contribuant à une nouvelle fragmentation du corridor écologique que constitue la vallée de l'Escaut.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La ville doit peut-être son nom à un propriétaire germanique. En effet, après la déroute romaine face aux invasions du Ve siècle, le domaine (villa) agricole a changé de mains. Le préfixe « pro » serait une contraction d'un nom de propriétaire, « villa » ayant donné « ville » au sens de village.

Une autre hypothèse fait de Proville la « ferme des enfants » : le nom Puerorum villa est attesté en 1064, 1119 et 1142, et devient Prouville en 1349. La prébende de la paroisse de Proville étant affectée aux enfants de chœur, aux clercs ou aux écoliers du chapitre (« pueri ») de l'église de Cambrai[15].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Proville a connu une occupation humaine et industrieuse au moins depuis l'époque néolithique, où elle a accueilli une industrie lithique[Note 5] qui est cependant difficile à dater précisément[16] en raison notamment des remaniements de sol et de l'absence de céramique associée. Les vestiges attestant d'une occupation préhistorique et antique sont nombreux, et du point de vue paléo-écologique, cette région devait avoir un grand intérêt (sols riches, zones humides accueillant probablement de très nombreux poissons, oiseaux et grands mammifères faciles à chasser pour l'homme préhistorique). On a trouvé en 1968 au lieu-dit « la voie d’Hermènne » de nombreuses pierres taillées.

Pendant la période gallo-romaine, le territoire était peuplé par les Nerviens, dont les chefs-lieux furent Bavay puis Cambrai. Le site de La Marlière a livré à la fin des années 1960 les vestiges (mosaïques, débris de poterie et blocs de mortier) d'une vaste villa gallo-romaine du Haut-Empire et du milieu du IVe siècle[17]. On y a aussi trouvé des pierres taillées datant du moustérien.

Moyen Âge et Époque moderne[modifier | modifier le code]

Les couches datant du Haut Moyen Âge ont livré un habitat carolingien au lieu-dit « les Sources ». L'actuelle « résidence des Sources » a été bâtie il y a une vingtaine d'années à l'emplacement d'un habitat du Haut Moyen Âge. On ignore encore si l'absence de constructions à cet endroit durant plusieurs siècles, ou le déplacement du berceau originel, sont dus aux raids normands ou hongrois du IXe siècle qui ravagèrent le Cambrésis.

Le village a appartenu à plusieurs seigneuries. En 1064, l'évêque de Cambrai Liébert attribue un moulin et les droits de pêche sur le territoire de la paroisse à l'abbaye du Saint-Sépulcre de Cambrai. En 1142 le pape Innocent II confirme la propriété du village et de ses terres à la cathédrale de Cambrai[17].

Proville est occupé par les Espagnols en 1595 pendant leur siège de Cambrai. Ils y construisent un petit fort.

En 1677, le roi Louis XIV y dirige le siège de la ville de Cambrai. Le maréchal de Luxembourg y installe une position à la cense de la Marlière[18].

Révolution française[modifier | modifier le code]

En 1790 la commune fut rattachée au district de Cambrai et au département du Nord. Le premier maire de Proville, élu en février, fut Charles Crépin, le censier de La Marlière.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1810, Napoléon 1er passe à Proville pour inaugurer le Canal de Saint-Quentin.

50 ans après, en 1860, Pierre Bertrand-Milcent installe à la limite Cambrai - Proville une usine de tissage mécanique, la première pour l’arrondissement de Cambrai. Il construit une cité ouvrière y attenant.

En 1892, Bernard Bourgeois, maire de Proville 1904 à 1914, installe une usine de chicorée à Proville[19] et s'associe en 1900 avec Octave Labbe, fabricant d’huiles à Cambrai et propriétaire du moulin à tordre de Cantigneul.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le village et son bois furent aux trois quarts détruits durant la Première Guerre mondiale, avec un épisode particulièrement violent en novembre 1917 lors de la bataille de Cambrai, et en octobre 1918 lors du repli allemand. L’église est détruite et en décembre 1918, le village est reconnu sinistré à 90 %. La commune a reçu la croix de guerre.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le 30 mai 1943, un bombardier Stirling de la R.A.F., de retour de mission dans la Ruhr, attaqué par un chasseur de nuit allemand, s'écrase à une des entrées du village, près des premières maisons. Les seules victimes furent cinq des sept membres de l'équipage auxquels, avec l'érection d'un monument commémoratif, et plus récemment d'une stèle didactique, la population rend fidèlement hommage.

Alors que dans les années 1960, le village devient de plus en plus résidentiel et voit sa population multipliée par quatre en 25 ans, l'importance écologique et patrimoniale du Bois Chenu joue un rôle croissant dans la vie de la commune et de son environnement.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Les consultations électorales récentes à Proville donnent l'avantage à la droite.

Au premier tour de l'élection présidentielle de 2012[20], les quatre candidats arrivés en tête à Proville sont Nicolas Sarkozy (UMP, 28,44 %), François Hollande (PS, 26,27 %), Marine Le Pen (FN, 21,05 %), et Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche, 8,79 %) avec un taux de participation de 80,23 %.

Au deuxième tour des élections régionales de 2010[21] 46,88 % des suffrages exprimés sont allés à la liste conduite par Daniel Percheron (PS), 33,04 % à celle de Valérie Létard (UMP), et 20,09 % à la liste FN de Marine Le Pen, pour un taux de participation de 48,99 %.

Aux élections européennes de 2009[22], les deux meilleurs scores à Proville étaient ceux de la liste de la majorité présidentielle conduite par Dominique Riquet, qui a obtenu 321 suffrages soit 30,11 % des suffrages exprimés (département du Nord 24,57 %), et du Parti socialiste conduite par Gilles Pargneaux, qui a obtenu 196 suffrages soit 18,39 % des suffrages exprimés (département du Nord 19,55 %), pour un taux de participation de 39,75 %.

Au deuxième tour de l'élection présidentielle de 2007[23], 55,27 % des électeurs provillois ont voté pour Nicolas Sarkozy (UMP), et 44,73 % pour Ségolène Royal (PS), avec un taux de participation de 84,34 %.

Au deuxième tour des élections législatives de 2007[24], 61,41 % des électeurs de Proville ont voté pour François-Xavier Villain (UMP) (57,45 % dans la 18e circonscription du Nord), et 38,59 % pour Brigitte Douay (PS) (42,55 % dans la circonscription), avec un taux de participation de 58,45 % à Proville et de 60,08 % dans la circonscription.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la Communauté d'agglomération de Cambrai. La commune ayant entre 2 500 à 3 500 habitants le nombre de conseillers municipaux est de 23. Depuis 2008 le maire est Daniel Delwarde.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[25]
Période Identité Étiquette Qualité
février 1790   Charles Crépin    
    Manchez    
    Guislain Dinoir    
    Philippe Lacherez    
    Pierre-Joseph Jayez    
    Antoine Hutin    
    Druon Dinoir    
    Pierre-Louis Crépin    
    Armand Lesne    
    Louis Crépin    
    Charles Crépin    
    Charles Foulon    
    Bernard Bourgeois    
    Adolphe Deleau    
    Alexandre Pluvinage    
    Édouard Dinoir    
    Jean Chenu    
    Émile Marquant    
    Henri Foulon    
    Jean Demain    
    Fernand Pecqueur    
    Edmond Lépilliez    
    Julien Vanesse    
    Auguste Beauvois    
    Louis Mallet    
    François Delamotte    
    Jacques Bardoux    
mars 1995 en cours Daniel Delwarde DVG  
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune de Proville est dans le ressort de la cour d'appel de Douai, du tribunal de grande instance, du tribunal d'instance et du conseil de prud'hommes de Cambrai, et à la suite de la réforme de la carte judiciaire engagée en 2007, du tribunal de commerce de Douai.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La protection et la mise en valeur de l'environnement font partie des compétences optionnelles de la communauté d'agglomération de Cambrai à laquelle appartient Proville[26].

Jumelages et partenariats[modifier | modifier le code]

Au 4 janvier 2011, Proville n'est jumelée avec aucune autre commune[27].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 293 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 6],[Note 7].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
280 282 429 424 461 482 500 452 491
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
498 497 673 705 737 787 795 815 793
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
796 787 786 556 735 739 786 786 786
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
818 915 2 238 3 215 3 655 3 472 3 475 3 475 3 293
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[28] puis Insee à partir de 2004[29].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Proville en 2007 en pourcentage[30].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
0,3 
4,4 
75 à 89 ans
5,5 
13,2 
60 à 74 ans
14,3 
24,7 
45 à 59 ans
26,0 
19,8 
30 à 44 ans
20,2 
17,5 
15 à 29 ans
15,2 
20,3 
0 à 14 ans
18,4 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[31].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune de Proville est rattachée à la circonscription scolaire de Cambrai-sud du bassin d'éducation du Cambrésis, qui dépend de l'inspection académique du Nord et de l'académie de Lille.

La commune gère le groupe scolaire Charles-de-Gaulle[32]. Les collèges et lycées les plus proches sont à Cambrai.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Quelques professionnels de la santé sont installés à Proville. Les équipements de santé les plus proches sont à Cambrai.

Sports[modifier | modifier le code]

La commune compte plusieurs clubs sportifs. Le club de « Proville Basket » compte aujourd'hui huit équipes masculine ainsi qu'une équipe féminine. L'équipe de basket de Proville a joué à un très haut niveau durant des années, se classant plusieurs saisons de suite dans les premiers rang de la Nationale 2 dans le début des années 90.

Le « Football Club Provillois » est une des associations qui compte le plus grand nombre d'adhérents dans la commune. Créé en 2000, le club compte environ 250 licenciés.

Cultes[modifier | modifier le code]

Les Provillois disposent d'un lieu de culte catholique, l'église Saint-Aubert, qui fait partie de la paroisse Notre-Dame de Grâce de Cambrai dans le diocèse de Cambrai[33].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2009, le revenu fiscal médian par ménage était de 19 122 €, ce qui plaçait Proville au 9 298e rang parmi les 31 604 communes de plus de 50 ménages en métropole[34].

Emploi[modifier | modifier le code]

Proville se trouve dans le bassin d'emploi du Cambrésis. L'agence Pôle emploi pour la recherche d'emploi la plus proche est localisée à Cambrai.

En 2008, la population de Proville se répartissait ainsi : 68,8 % d'actifs, ce qui est inférieur au 71,6 % d'actifs de la moyenne nationale et 10,7 % de retraités, un chiffre supérieur au taux national de 8,5 %. Le taux de chômage était de 7 % contre 8,3 % en 1999[6].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Dans le centre du village sont installés une douzaine de commerces de proximité.

Une partie de la zone commerciale de Cambrai-sud se trouve sur le territoire de Proville : début 2012, ce secteur rassemblait 64 entreprises. La dernière réalisation, dénommée « Shopping Valley », date de 2009. Elle ajouté dix-neuf commerces et créé 130 emplois. Un « Shopping Valley II » devrait suivre et inclure des activités ludiques[35],[36].

Au 31 décembre 2009, Proville comptait 170 établissements[6].

Répartition des établissements par domaines d'activité au 31 décembre 2012

  Ensemble Agriculture Industrie Construction Commerce Services
Nombre d'établissements 170 1 10 17 117 25
% 100 % 0,6 % 5,9 % 10,0 % 68,8 % 14,7 %
Sources des données : INSEE[6]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La Maison du Patrimoine a été créée en 2000 pour valoriser le patrimoine local. Elle est le siège de l'association Puerorum Villa. On peut y voir des collections concernant notamment la préhistoire et l' antiquité Des animations et manifestations y sont organisées[37].

Le monument aux héros de la Royal Air Force, érigé par la municipalité en 1948, commémore le sacrifice de l'équipage d'un avion britannique abattu au-dessus de Proville en 1943 au retour d'une mission de bombardement de la Ruhr[37].

Le Proville British Cemetery est un cimetière militaire britannique géré par la Commonwealth War Graves Commission. Il fut établi par la 61st Division et le régiment 8th North Staffords après les combats des 8 et 9 octobre 1918 qui aboutirent à la prise du village. Après l'armistice 21 tombes de soldats morts sur le champ de bataille à l'ouest de Cambrai y furent ajoutées[38].

La chapelle funéraire Crépin édifiée sous le Second Empire sur les plans de l'architecte Henri de Baralle marque le souvenir de la famille Crépin[37].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Le Parc Écologique Urbain du Bois Chenu est le seul espace naturel public dans le Cambrésis, et l'un des rares espaces humides subsistants. Le domaine, constitué par Ernest Chenu au XIXe siècle par l'achat progressif de parcelles agricoles, devient propriété de la commune en 1984. En 1994 il est dévasté par une coupe à blanc non autorisée. L'année suivante une action de sauvegarde de la zone est entreprise en vue de la reboiser et de la renaturer. En 1999, 2000 et 2001 des trophées et des prix viennent récompenser ces efforts. Le Bois Chenu est ouvert à la promenade et à la découverte de la nature[39].

[modifier | modifier le code]

Blason de la ville de Proville (59) Nord-France.svg

Les armes de Proville se blasonnent ainsi :«  De gueules au croissant d'argent. »

Les armoiries de la commune sont celles des seigneurs de Proville[40].

Logo proville.png

Le logo de la commune avec son carré vert et ses deux feuilles fait référence à l'image « verte » que veut se donner la commune.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • B. Florin et D. Gaillard, Les Rues des Vignes et Proville, Jadis en Cambrésis Spécial Archéologie,‎ 1981
  • Louis Trenard (dir.) et Michel Rouche (préf. Jacques Legendre), Histoire de Cambrai, Presses Universitaires de Lille, coll. « Histoire des villes du Nord / Pas-de-Calais »,‎ 1982, 24cm, 314 p. (ISBN 2-85939-201-7) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Eugène Bouly, Histoire de Cambrai et du Cambrésis, t. 2, Cambrai, Hattu, Libraire-Éditeur,‎ 1842 (1re éd. 1842) (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « orthodromie : distance à vol d'oiseau », sur le site lion1906.com, site personnel de Lionel Delvarre (consulté le 2 janvier 2012)
  2. Une borne signalant la naissance du canal de Saint-Quentin est visible sur la berge sous le pont supportant la voie rapide Georges-Pompidou
  3. Ce fut le sujet de travail proposé aux experts-boisement (écologues, écogardes, paysagistes ou géographes) formés par le Conseil régional dans le cadre de la mise en place d'un réseau régional de corridors biologiques (trame verte), lors de deux jours de formation de terrain organisés pour eux dans le Cambrésis et à Proville, avec la participation de l'ONF et du CRPF et l'aide de la Mairie (fin des années 1990)
  4. Le nom ne signifie pas « bois de chêne », comme dans d'autres régions, mais est hérité du nom de son ancien propriétaire, M. Chenu
  5. Voir photo
  6. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  7. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Nom des habitants des communes françaises, », sur le site habitants.fr de la SARL Patagos (consulté le 5 janvier 2012)
  2. « Escaut - évaluation des berges », sur le site de l'Agence de l'eau Artois-Picardie (consulté le 9 janvier 2012)
  3. « Escaut - situation générale », sur le site de l'Agence de l'eau Artois-Picardie (consulté le 9 janvier 2012)
  4. Voir la carte géologique (alluvions en bleu, craie en vert, limons en jaune pâle) sur Géoportail. Consulté le 9 janvier 2012..
  5. Voir la carte IGN sur Géoportail. Consulté le 9 janvier 2012..
  6. a, b, c et d [PDF] « Résultats du recensement de la population 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 2 janvier 2012)
  7. [PDF] « Le Document d'Orientation Générale (DOG) », sur le site du Pays du Cambrésis (consulté le 9 janvier 2012), p. 225.
  8. Bois chenu, Propositions de mesures, CSN (Conservatoire des sites naturels), 20/11/996
  9. Voir le chapitre Approche territoriale "Cambrai" de l'Atlas des paysages de la région Nord - Pas-de-Calais (DIREN, 2008, PDF, 10,8 Mo).
  10. ETD, Cambrai, Schéma Trame verte et bleue du pays du Cambrésis et coulée verte de Cambrai; consulté 2013-03-09
  11. Bois Chenu, proville, Parc écologique urbain, voir aussi Visite en MP3 (audioguide), téléchargeable, consulté 2013-03-09
  12. Fabien Bevis (2013), Proville : rasé il y a 15 ans, le bois Chenu retrouve sa splendeur et devient une réserve naturelle régionale, article du journal L'observateur du Cambrésis le 13/03/2012 consulté 2013-03-09
  13. « Escaut - évaluation de la ripisylve », sur le site de l'Agence de l'eau Artois-Picardie (consulté le 9 janvier 2012)
  14. Source : plaquette « Les Prairies de L’Escaut, Site Naturel protégé », éditée par le Conservatoire des sites
  15. Eugène Mannier, Études étymologiques, historiques et comparatives sur les noms des villes, bourgs et villages du département du Nord, Paris, Auguste Aubry, Libraire-Éditeur,‎ 1861 (lire en ligne)
  16. Les Cahiers de préhistoire du Nord, vol. no20, Villeneuve d'Ascq, Ed : Centre de préhistoire du Nord-Pas-de-Calais,‎ 1996 (ISSN 0995-1830, lire en ligne), pp. 56-61 (6 ref.)[ Voir Fiche INIST CNRS]
  17. a et b « Proville », sur le site de l'Office de tourisme du Cambrésis (consulté le 8 janvier 2012)
  18. Trenard, p. 149
  19. Source : Exposition 2004, Maison du patrimoine du Cambrésis
  20. « Les résultats de l'élection présidentielle 2012 », sur le site du ministère de l'intérieur (consulté le 30 avril 2012).
  21. Résultats de l’élection régionale 2010 sur le site du ministère de l’Intérieur. consulté le 14 décembre 2010.
  22. Résultats de l’élection européenne de 2009 sur le site du ministère de l’Intérieur. consulté le 14 décembre 2010.
  23. Résultats de l’élection présidentielle 2007 sur le site du ministère de l’Intérieur. consulté le 14 décembre 2010.
  24. Résultats de l’élection législative 2007 sur le site du ministère de l’Intérieur. consulté le 14 décembre 2010.
  25. [PDF] « Les Feuilles Provilloises », sur le site de l'association « Puerorum Villa » (consulté le 9 janvier 2012)
  26. « Présentation de l'institution », sur le site de la communauté d'agglomération de Cambrai (consulté le 6 janvier 2012)
  27. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des Affaires étrangères (consulté le 4 janvier 2012)
  28. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  29. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  30. « Résultats du recensement de la population en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  31. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  32. « Liens utiles », sur le site de la mairie de Proville (consulté le 2 janvier 2012)
  33. « Paroisse Notre-Dame de Grâce », sur le site du diocèse de Cambrai (consulté le 2 janvier 2012)
  34. « CC-Résumé statistique/com,dep,zone empl », sur le site de l'Insee (consulté le 28 février 2012)
  35. « La zone commerciale Sud - Proville », sur le site de la mairie de Proville (consulté le 7 janvier 2012)
  36. « Shopping valley 2, un espace loisirs à l'horizon 2012 », sur le site du quotidien La Voix du Nord,‎ 14 mai 2010. (consulté le 7 janvier 2012)
  37. a, b et c « Offre touristique de Proville », sur le site de l'Office de tourisme du Cambrésis (consulté le 8 janvier 2012)
  38. (en) « PROVILLE BRITISH CEMETERY », sur le site de la Commonwealth War Graves Commission (consulté le 8 janvier 2012)
  39. « Bienvenue au Parc Ecologique Urbain du Bois Chenu ! », sur le site de la mairie de Proville (consulté le 7 janvier 2012)
  40. « L'armorial du Cambrésis », sur le site de l'association « Cambrésis terre d'histoire » (consulté le 9 janvier 2012)