Iwuy

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Iwuy
La mairie avant son extension
La mairie avant son extension
Blason de Iwuy
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Arrondissement Cambrai
Canton Cambrai-Est
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Cambrai
Maire
Mandat
Daniel Poteau
2014-2020
Code postal 59141
Code commune 59322
Démographie
Gentilé Ivorakiens[réf. nécessaire]
Population
municipale
3 201 hab. (2011)
Densité 251 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 14′ 00″ N 3° 19′ 23″ E / 50.2333333333, 3.32305555556 ()50° 14′ 00″ Nord 3° 19′ 23″ Est / 50.2333333333, 3.32305555556 ()  
Altitude Min. 35 m – Max. 81 m
Superficie 12,75 km2
Localisation

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Liens
Site web iwuy.fr/

Iwuy est une commune française, située dans le département du Nord en région Nord-Pas-de-Calais.

Ses habitants sont appelés les Ivorakiens[réf. nécessaire] (même si cette appellation officielle tend à disparaître, remplacée par le plus courant Iwuysien)[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Iwuy est située au sud-ouest du département du Nord, à 8,4 km au nord-est de Cambrai, 12,3 km de Denain et 20,2 km de Valenciennes à vol d'oiseau. Lille, la capitale régionale, est à 48 km[2],[3].

Communes limitrophes d’Iwuy
Estrun
Hordain
Hordain Avesnes-le-Sec
Estrun Iwuy Avesnes-le-Sec
Villers-en-Cauchies
Thun-Saint-Martin
Thun-l'Évêque
Thun-Saint-Martin, Naves Rieux-en-Cambrésis

Hydrographie, géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le finage de la commune est bordé à l'ouest par l'Escaut canalisé. L'Erclin, affluent de rive droite, coule au sud-ouest de la commune, sur le territoire de la commune limitrophe de Thun-Saint-Martin.

Le bourg est construit sur la rive droite de l'Escaut, en bordure de la zone alluviale qu'il domine d'une dizaine de mètres[4].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat d'Iwuy est de type océanique « de transition », ou « dégradé », et semblable à celui qui est observé pour la station météorologique voisine de Cambrai-Épinoy.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Iwuy est située à l'intersection de nombreuses voies routières de communication : elle est proche de l'autoroute A2 qui relie l'autoroute A1 à la frontière belge via Cambrai et Valenciennes et dont la sortie no 15.1 est à un peu plus d'un kilomètre au nord de la commune. Iwuy est traversée par la route départementale D630 (ex-route nationale 30) de Bapaume à Quiévrain sur la frontière belge, à laquelle se greffent sur la grand-place de la ville, nommée Place de la République, les routes départementales 88 vers le nord-est et 118 vers le sud-est.

La commune est desservie par une ligne du réseau CambrésiX, groupement composé de six entreprises de transport locales, vers Bouchain et Cambrai[5].

Iwuy est également desservie par une gare située sur la ligne 20 du TER Nord-Pas-de-Calais : Cambrai - Valenciennes. Le bâtiment a été détruit et remplacé par un point d'arrêt qui offre des dessertes vers Cambrai (8 A/R par jour, 10 minutes), Valenciennes (8 A/R par jour, 30 minutes) et Lille (8 A/R par jour, de 1 h 20 à 1 h 40). Le document d'orientations générales du SCot du Cambrésis retient la gare d'Iwuy comme l'un des cinq « pôles d’échanges structurants » de l'arrondissement[6].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

En 2008, Iwuy comptait 1 239 résidences principales, auxquelles s'ajoutaient 92 logements vacants, soit 6,8 % du total, et 12 résidences secondaires ou logements occasionnels. Les maisons représentaient 92,9 % de l'ensemble des logements, pourcentage en baisse par rapport au recensement de 1999 (96,2 %) mais nettement supérieur à celui observé dans le département du Nord (68,6 %).

La part de résidences principales datant d'avant 1949 s'élevait à 52,4 %. Pour les constructions plus récentes, 23,1 % des logements dataient d'entre 1949 et 1974 et 24,5 % d'après 1975[7].

En janvier 2010 a été lancé un projet d'éco-quartier qui devrait concerner la construction de 120 logements écologiques, avec une première tranche de 40 à 60 logements en 2013. Ce quartier situé au lieu-dit « Les Moulins » sera le premier éco-quartier labellisé « démonstratif bas carbone » dans le département du Nord[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'une des plus anciennes mentions du village se trouve dans un titre de l'abbaye de Saint-Aubert de 1095 sous le nom Ivoriaco[Note 1]. On trouve ensuite, du XIe au XIIe siècle, les noms Ivodio (1096, 1272), Ivrium (1104), Ivurium (1137), Ivodium (1159). Les formes Iwyr ou Iwir sont attestées au XIIIe siècle, Iwui en 1349, Iwy en 1492. Selon Eugène Mannier[9], qui lui-même cite Auguste Le Prevost, la forme Ivoriacum se rattache à Iveriacum ou Iberiacum (qui ont donné les modernes Ivry, Ivrey ou Yvoire), « domaine de l'Ibère », à moins qu'il ne s'agisse du domaine du propriétaire Ivoriacus ou Eburiacus[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité et Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Aux lieux-dits « Glacy » et « Calvigny » ont été mis au jour des pierres taillées et des sépultures de morts assis témoignant d'une occupation préhistorique.

À l'époque gauloise, le lieu appartenait à la tribu des Nerviens. Les habitations gauloises étaient installées sur une faible élévation proche de l'Escaut, sur la rive droite, occupant les mêmes lieux dits « Glacy » et « Calvigny ». Un pont traversait l'Escaut vers l'oppidum d'Estrun : des pieux de soutènement ont été retrouvés sous les alluvions lors de la construction de l'écluse sur le canal de l'Escaut. Deux chemins partaient vers Cambrai et Bavay[11].

Après la conquête de la Gaule par Jules César, la première capitale de la cité des Nerviens fut Bavay, remplacée par Cambrai au IVe siècle après les destructions dues aux Francs. Des fouilles attestent de cette présence romaine : urnes funéraires, bijoux et pièces de monnaie aux effigies d'empereurs[11].

À la suite du traité de Verdun de 843 qui partageait l'empire de Charlemagne, l'Escaut devint pour huit siècles la frontière du royaume de France et de l'Empire, dont relevait Iwuy qui appartenait au comté de Hainaut séparé du comté de Cambrésis par l'Erclin.

La première famille seigneuriale connue est celle d'Écaillon. Les armes de la commune sont proches de celles de cette famille. En 1338, la seigneurie est rachetée par Roland Turck, financier lombard, qui jouit dès lors des biens et des prérogatives seigneuriales et siège au bailliage de Bouchain. La troisième dynastie seigneuriale d'Iwuy commence avec Guillaume de Gommegnies, qui achète la seigneurie en 1370. Ses descendants s'illustreront au service des comtes de Flandre, ducs de Bourgogne[11].

En 1339 le roi d'Angleterre Édouard III allié au Flamands contre le roi de France Philippe VI entame une chevauchée contre Cambrai, dont l'évêque a pris le parti de Philippe VI. Iwuy et sa région sont ravagées par les troupes anglaises, flamandes et françaises[11].

En 1720 la seigneurie est rachetée par Claude Le Blanc[11].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

La culture céréalière et le travail du lin étaient autrefois les activités principales du bourg, devenu plus tard capitale de la chaise.

Tout au long de son histoire, Iwuy, situé au confluent de l'Escaut et de l'Erclin, a tiré profit du transport fluvial pour son commerce. L'Escaut, qui n'était navigable qu'en aval de Valenciennes, fut élargi et canalisé dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle après la découverte du charbon à Anzin où un port fut créé dès 1752 pour le transport de houille et de matériaux liés à l'activité de la Compagnie des mines.

En 1790 la commune fut rattachée au district de Cambrai et au département du Nord.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Photographie montrant le monument aux morts
Le monument aux morts

Le blocus continental favorisa l'installation d'une sucrerie à Iwuy. En 1810 Napoléon Ier, accompagné de Joséphine, passa à Iwuy à l'occasion de l'inauguration du canal de Saint-Quentin raccordé au canal de l'Escaut au sud de Cambrai et permettant la navigation vers l'Oise et Paris.

Comme dans le reste du Cambrésis, au long du XIXe siècle et encore au début du XXe siècle, de nombreux habitants du village se rendaient dans la Somme, la Marne ou la Lorraine en quête de travaux agricoles saisonniers pour y gagner le salaire de l'année. Inversement des Belges venaient dans le Cambrésis travailler aux champs de lin ou dans les briqueteries[11].

Le chemin de fer desservit la commune en 1857.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Au cours des deux guerres mondiales Iwuy est occupé de 1914 à 1918 et de 1940 à 1944. Après la Deuxième Guerre mondiale la population, qui avait beaucoup diminué depuis le début du XXe siècle, augmente à nouveau, puis connaît une nouvelle baisse. Elle est stabilisée au début du XXIe siècle. L'autoroute A2 est ouverte en 1972.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La population de la commune étant comprise entre 2 500 et 3 500 habitants, le conseil municipal comprend 23 membres. Le maire actuel est Daniel Poteau[12].

Iwuy fait partie de la communauté d'agglomération de Cambrai.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  mars 1989 Louis Cadet PCF  
Mars 1989 juin 1995 Pierre Dagniaux    
Juin 1995 mars 2008 Georges Gransart PCF  
Mars 2008 en cours
(au 3 avril 2014)
Daniel Poteau   Réélu pour le mandat 2014-2020[13]
Les données manquantes sont à compléter.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Au premier tour de l'élection présidentielle de 2012, les quatre candidats arrivés en tête à Iwuy sont Marine Le Pen (FN, 30,61 %), François Hollande (PS, 29,14 %), Nicolas Sarkozy (UMP, 17,44 %) et Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche, 12,7 %) avec un taux de participation de 82,93 %. Au deuxième tour François Hollande arrive en tête avec 58,16 % des voix, pour un taux de participation de 82,29 %[14].

Au deuxième tour des élections régionales de 2010[15], 48,67 % des suffrages exprimés sont allés à la liste conduite par Daniel Percheron (Parti socialiste), 19,85 % à celle de Valérie Létard (Union pour un mouvement populaire), et 31,48 % à la liste Front national de Marine Le Pen, pour un taux de participation de 52,67 %.

Aux élections européennes de 2009[16], les deux meilleurs scores à Iwuy étaient ceux de la liste de la majorité présidentielle conduite par Dominique Riquet, qui a obtenu 147 suffrages soit 17,17 % des suffrages exprimés (département du Nord 24,57 %) et de la liste du Parti socialiste conduite par Gilles Pargneaux, qui a obtenu 142 suffrages soit 16,59 % des suffrages exprimés (département du Nord 19,55 %), pour un taux de participation de 37,91 %.

Au deuxième tour de l'élection présidentielle de 2007[17], 46,92 % des électeurs ont voté pour Nicolas Sarkozy (UMP), et 53,08 % pour Ségolène Royal (PS), avec un taux de participation de 82,70 %.

Au deuxième tour des élections législatives de 2007[18], 44,56 % des électeurs d'Iwuy ont voté pour François-Xavier Villain (UMP) (57,45 % dans la 18e circonscription du Nord), 55,44 % pour Brigitte Douay (PS) (42,55 % dans la circonscription), avec un taux de participation de 55,66 % à Iwuy et de 60,08 % dans la circonscription.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La ville d'Iwuy est dans le ressort de la cour d'appel de Douai, du tribunal de grande instance, du tribunal d'instance et du conseil de prud'hommes de Cambrai, et à la suite de la réforme de la carte judiciaire engagée en 2007, du tribunal de commerce de Douai.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La protection et la mise en valeur de l'environnement font partie des compétences optionnelles de la communauté d'agglomération de Cambrai à laquelle appartient Iwuy[19].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 16 avril 2012, Iwuy n'est jumelée avec aucune autre commune[20].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 201 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 045 2 167 2 798 3 118 3 458 3 557 3 732 3 774 3 663
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 589 3 770 3 720 3 705 3 890 3 853 3 955 3 877 3 976
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 021 3 942 3 868 3 333 3 550 3 461 3 461 3 250 3 368
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
3 579 3 573 3 572 3 509 3 418 3 306 3 162 3 124 3 169
2011 - - - - - - - -
3 201 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2004[22])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Iwuy en 2007 en pourcentage[23].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90 ans ou +
0,2 
5,0 
75 à 89 ans
9,1 
10,8 
60 à 74 ans
12,2 
21,5 
45 à 59 ans
21,3 
21,5 
30 à 44 ans
19,4 
20,8 
15 à 29 ans
17,3 
20,2 
0 à 14 ans
20,4 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[24].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Iwuy appartient à l'académie de Lille. La commune gère l'école maternelle Marie-Larivière ainsi que les écoles primaires Victor-Duruy et Joliot-Curie[25]. Le département du Nord gère le collège Jean-Moulin[26] dont le secteur s'étend sur les communes de Thun-Saint-Martin, Thun-l'Évêque, Eswars, Estrun, Paillencourt et Iwuy.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Depuis 2002 se tient à Iwuy le carnaval de la chaise. La fabrication et le rempaillage de chaises est une tradition dans cette localité. Depuis cette date se tient un défilé de géants venant de toutes les localités environnantes. Les nouveaux géants de la ville créés pour l'occasion sont Alfred el' Carrioteux, marié en 2011 à Mirmelène de Quelleries de Courchelettes, Joseph el'Rempailleux, et depuis 2006 Eugénie el' Canneuse[27],[28].

Santé[modifier | modifier le code]

En 2012, Iwuy compte un dentiste, six médecins généralistes, un orthophoniste, deux kinésithérapeutes, trois infirmières et deux pharmacies[29]. L'hôpital le plus proche est celui de Cambrai.

Sports

Iwuy compte de nombreux clubs sportifs comme le football, le hockey ou encore le tennis.

Cultes[modifier | modifier le code]

Les Iwuysiens disposent d'un lieu de culte catholique : l'église Saint-Vaast. Cette église dépend de la paroisse « Bienheureux-Carl-en-Cambrésis » rattachée à l'archidiocèse de Cambrai[30].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2009, le revenu fiscal médian par ménage était de 15 102 €, ce qui plaçait Iwuy au 26 679e rang parmi les 31 604 communes de plus de 50 ménages en métropole[31].

Emploi[modifier | modifier le code]

Iwuy se trouve dans le bassin d'emploi du Cambrésis. L'agence Pôle emploi pour la recherche d'emploi la plus proche est localisée à Cambrai.

En 2008, la population d'Iwuy se répartissait ainsi : 70,8 % d'actifs, ce qui est légèrement inférieur au 71,6 % d'actifs de la moyenne nationale et 8,8 % de retraités, un chiffre proche du taux national de 8,5 %. Le taux de chômage était de 10,8 % contre 13,4 % en 1999[7].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2009, Iwuy comptait 143 établissements[7].

Répartition des établissements par domaines d'activité au 31 décembre 2009

  Ensemble Agriculture Industrie Construction Commerce Services
Nombre d'établissements 143 8 9 11 84 31
% 100 % 5,6 % 6,3 % 7,7 % 58,7 % 21,7 %
Sources des données : INSEE[7]

Iwuy dispose du parc d'activités du Val de Calvigny de 25 hectares, proche de l'autoroute A2, avec une extension de 18 hectares prévue en direction de la zone d'Hordain et définie comme zone d’intérêt prioritaire par le document d'orientation générale du SCoT du Cambrésis[6]. Les entreprises principales qui y sont installées sont Wimetal (fabrication de pièces pour l'industrie automobile), SIF UNis-France (articles ménagers) et un centre logistique Babyliss[32],[33].

La fabrication, le rempaillage et le cannage de chaises sont des activités traditionnelles à Iwuy. En 1925 la commune comptait encore 25 canneurs[34]. Malgré leur diminution ces activités concernent encore une dizaine d'artisans et de commerçants[33].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux historiques[modifier | modifier le code]

Photographie montrant l'église Saint-Vaast
L'église Saint-Vaast
Photographie montrant le cimetière britannique dans le cimetière communal
Le cimetière britannique dans le cimetière communal

Le pavillon de chasse d'Harnould-Joseph Mairesse de Pronville, seigneur d'Iwuy, était le seul vestige du château construit en 1778 et détruit en 1963. Édifié en pierre de taille et décoré d'une colonnade à l'antique, il a été détruit en 2006 pour des raisons de sécurité. Une petite partie du domaine seigneurial a été transformée en parc communal avec étang[34].

L'église Saint-Vaast fut construite au XVIIIe siècle et agrandie au XIXe siècle. Elle présente une façade sobre et un haut clocher-porche bicolore qui s'élève à 51 mètres. L'église est flanquée de deux chapelles circulaires. Des colonnes doriques supportant un plafond à caissons, réalisé en 1992, séparent les bas-côtés de la nef. Sur les murs des chapelles latérales on voit des panneaux de bois datant du XVIIIe siècle. Ce riche décor est complété par la chapelle axiale réalisée par le sculpteur Bouchardon[34].

La brasserie-malterie Mascaut a été fondée en 1876 par Georges et Jean Mascaut. Il s'agissait d'une ferme-brasserie-malterie qui a fonctionné jusqu'en 1935 qui n'a pas été reprise par la suite. Cette entreprise employait une dizaine de personnes travaillaient en 1930. Elle a été reconvertie en magasin de meubles[34]. Les bâtiments sont inscrits à l'inventaire des monuments historiques depuis le 30 août 1999[35].

Deux cimetières militaires britanniques gérés par la Commonwealth War Graves Commission se trouvent sur le territoire communal :

  • le cimetière communal d'Iwuy (Iwuy Communal Cemetery) fut agrandi par les troupes allemandes pendant leur occupation du territoire. Cette extension fut acquise par la commune après l'armistice et les tombes de soldats allemands et français furent déplacées vers d'autres cimetières. Le cimetière britannique fut établi par la 51st (Highland) Division en octobre 1918. Le cimetière contient plus de 100 tombes de soldats tombés en 1914-1918 et 1939-1945[36].
  • Niagara Cemetery fut établi en octobre 1918 lors de l'occupation du village par les troupes britanniques. Il contient plus de 200 tombes de victimes de la Première Guerre mondiale, dont un petit nombre non identifiées[37].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la ville de Iwuy (59) Nord-France.svg

Les armes de Iwuy se blasonnent ainsi : « D'argent à la croix engrêlée de sable, au lambel à cinq pendants de gueules. »

Jean d'Ecaillon hérita de la seigneurie en 1240. Une grande similitude existe entre les armoiries de la famille d'Ecaillon et celles d'Iwuy, avec une différence sur le nombre de pendants[11].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Cyriaque Colpart et Ernest Capliez, Monographie d'Iwuy - 1890-1990, Maubeuge, Les presses de l'imprimerie Maulde et Renou-Sambre,‎ avril 1993
  • O. Dehaisnes et A. Bontemps, Histoire d'Iwuy, Lille, Imprimerie L. Danel,‎ 1887

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une autre mention est datée de 1057 selon le site de la mairie d'Escaudœuvres
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Nom des habitants des communes françaises, », sur le site habitants.fr de la SARL Patagos (consulté le 20 avril 2012).
  2. Calcul de l'orthodromie pour Lille, Cambrai, Denain, Valenciennes.
  3. Voir la carte de l'IGN sur Géoportail. Consulté le 17 avril 2012..
  4. Voir la carte géologique sur Géoportail. Consulté le 24 avril 2012..
  5. « Les plans du réseau », sur le site du réseau Arc-en-ciel (consulté le 17 avril 2012).
  6. a et b [PDF] « Le SCoT du Cambrésis », sur le site du Pays du Cambrésis : le Document d'Orientations Générales (DOG),‎ 20 octobre 2011 (consulté le 29 avril 2012), p. 232.
  7. a, b, c et d [PDF] « Résultats du recensement de la population 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 19 avril 2012).
  8. « Avenir d'Iwuy », sur le site officiel de la mairie d'Iwuy (consulté le 23 avril 2012).
  9. Eugène Mannier, Études étymologiques, historiques et comparatives sur les noms des villes, bourgs et villages du département du Nord, Paris, Auguste Aubry, Libraire-Éditeur,‎ 1861 (lire en ligne)
  10. « L'origine du nom "Iwuy" », sur le site iwuy.free.fr (consulté le 18 avril 2012).
  11. a, b, c, d, e, f et g A. Dumoulin, « Une promotion roturière : IWUY », sur le site non officiel de la mairie d'Iwuy (consulté le 27 avril 2012).
  12. « Mairie », sur le site officiel de la mairie d'Iwuy (consulté le 23 avril 2012).
  13. « Daniel Poteau confirmé à son poste de maire », L'Observateur du Cambresis, no 1331,‎ 3 avril 2014, p. 18
  14. « Les résultats de l'élection présidentielle 2012 », sur le site du ministère de l'intérieur (consulté le 7 mai 2012).
  15. « Résultats de l’élection régionale 2010 », sur le site du ministère de l’Intérieur (consulté le 16 avril 2012).
  16. « Résultats de l’élection européenne de 2009 », sur le site du ministère de l’Intérieur (consulté le 16 avril 2012).
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