Busigny

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Busigny
Les tours de l'ancien château
Les tours de l'ancien château
Blason de Busigny
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Arrondissement Cambrai
Canton Clary
Intercommunalité Communauté de communes du Caudrésis - Catésis
Maire
Mandat
Christian Pecqueux
2014-2020
Code postal 59137
Code commune 59118
Démographie
Gentilé Busignois
Population
municipale
2 566 hab. (2011)
Densité 156 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 02′ 03″ N 3° 28′ 05″ E / 50.0341666667, 3.46805555556 ()50° 02′ 03″ Nord 3° 28′ 05″ Est / 50.0341666667, 3.46805555556 ()  
Altitude Min. 129 m – Max. 180 m
Superficie 16,47 km2
Localisation

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Busigny est une commune française, située dans la région Nord-Pas-de-Calais et le département du Nord (59). Ses habitants sont appelés les Busignois[1]. Le nom jeté des habitants de Busigny est les Croquands (ou Croquants)[2].

Limitrophe du département de l'Aisne, Busigny est située à l'extrémité sud-est de l'arrondissement de Cambrai auquel elle est rattachée. Longtemps possession du chapitre de l'église Saint-Géry de Cambrai, le village partageait son activité entre l'agriculture et le tissage, comme beaucoup d'autres dans cette région. Avec la construction, dans la deuxième moité du XIXe siècle, de la ligne de chemin de fer Saint-Quentin - Hautmont, section de la ligne Paris - Bruxelles, puis d'embranchements vers Cambrai et Hirson, la commune devint un nœud ferroviaire important du nord de la France. La ligne Paris - Bruxelles a perdu de son importance depuis l'ouverture de la LGV Nord, et l'industrie textile a disparu dans la deuxième moité du XXe siècle. Busigny conserve cependant quelques activités industrielles.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La ville, située dans l'extrème sud du département du Nord, est frontalière du département de l'Aisne, région Picardie.

Busigny est à 5,2 km de Bohain-en-Vermandois, 9,6 km du Cateau-Cambrésis, 10,6 km de Caudry, 22,6 km de Cambrai, 24,2 km de Saint-Quentin, 72,4 km de Lille et enfin à 153,4 km de Paris à vol d'oiseau[3],[4].

Communes limitrophes de Busigny
Maurois Honnechy Saint-Souplet
Maretz Busigny Molain
Prémont Becquigny Vaux-Andigny

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Busigny est située dans la partie sud-est du Cambrésis, qui est la plus élevée, et son finage inclut le point culminant de cette région, à 168 m[5]. Le village est entouré de bois sur ces hauteurs, à l'est et au sud. La Selle, affluent de rive droite de l'Escaut, prend sa source non loin, à Molain à 5 km à l'est. La source de l'Escaut lui-même est à Gouy, à environ 15 km à l'ouest.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La ville est traversée par le « riot de la Ville », rigole creusée au XVIIIe siècle pour drainer les eaux de ruissellement et qui rejoint à Maretz une branche du « canal des Torrents », une autre rigole de drainage, pour finir à la source de l'Escaut à Gouy, à l'ouest. L'entretien du « canal des Torrents » a été négligé dans la deuxième moitié du XXe siècle et sa branche principale, passant par Bohain-en-Vermandois et entre Brancourt-le-Grand et Prémont, a disparu des cartes de l'IGN, mais celle qui passe au nord par Maretz est encore visible[4].

Climat[modifier | modifier le code]

Busigny se trouve dans une zone climatique de type océanique dégradé, ou à tendance continentale. Les données climatiques sont comparables à celles de Cambrai-Épinoy, station météorologique la plus proche à 22 km environ.

Environnement[modifier | modifier le code]

Depuis le Moyen Âge, en raison de la richesse des sols, le Cambrésis a perdu la plupart de ses forêts pour évoluer vers un paysage de culture intensive. Dans le sillage du Grenelle de l'environnement et d'une politique régionale en faveur de la biodiversité, un schéma régional d’orientation Trame verte et bleue (qui évolue en SRCE en 2011-2013) a défini en 2006 les grandes connexions biologiques déclinées aux échelles locales par le Pays du Cambrésis via un Schéma trame verte et bleue territorial et un Programme régional d’animation et d’assistance technique territoriale (PRAATT). Celui-ci, avec la commune et l'Association foncière de remembrement (AFR) de la commune et d'autres partenaires (ENRx, agriculteurs, chasseurs, riverains...), a commencé à restaurer un réseau de haies bocagères (plus de 3 kilomètres en 2012) le long des chemins de remembrement et chemins communaux et de voiries départementales pour restaurer une trame écopaysagère et lutter contre l'érosion des sols, au profit également du cadre de vie de Busigny[6].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Photographie montrant la gare de Busigny
La gare de Busigny

Busigny est traversée par la route départementale D21 de Bohain au Cateau-Cambrésis, ainsi que par la route départementale D15 de Maretz à Vaux-Andigny et, au nord de la commune, par la D67 qui relie la route départementale D932 (dite « chaussée Brunehaut ») à la D77 vers Escaufourt et Vaux-Andigny.

La commune est desservie par une ligne du réseau CambrésiX, groupement composé de six entreprises de transport locales, vers Caudry et Le Cateau-Cambrésis[7].

Busigny est un nœud important du trafic ferroviaire du nord de la France. En effet, la gare (entre Busigny et Maretz) est le lieu où convergent les axes Paris - Maubeuge (et Bruxelles) et Paris - Cambrai[8]. Elle est desservie par les lignes no 18 (Busigny - Jeumont - Aulnoye-Aymeries, avec correspondances pour Valenciennes et Lille) et no 22 (Saint-Quentin - Cambrai - Lille) des TER Nord-Pas-de-Calais. Aussi, elle est un lieu de correspondance important entre trains Intercités et TER. Le document d'orientations générales du SCot du Cambrésis retient la gare de Busigny comme l'un des cinq « pôles d’échanges structurants » de l'arrondissement[9].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Photographie montrant une rue de la cité des cheminots
Une rue de la cité des cheminots

Le bâti de la commune se divise en deux parties bien distinctes : le bourg proprement dit, et à l'ouest, à égale distance du bourg et du village de Maretz, la « cité des cheminots » construite entre 1919 et 1921 pour héberger le personnel du centre ferroviaire. Outre une soixantaine de logements, elle comporte un stade, une école et un centre de loisirs[10].

Très étendue, la ville se compose d'un hameau : La Haie-Menneresse et de plusieurs lieux-dits : Malmaison, Mont-de-Bagny, Saint-Urbain, et le Rond Point.

Logement[modifier | modifier le code]

En 2008, Busigny comptait 1 081 résidences principales, auxquelles s'ajoutaient 82 logements vacants, soit 7,6 % du total, et un faible nombre de résidences secondaires. Les maisons représentaient 96,8 % de l'ensemble des logements, pourcentage identique au recensement de 1999 et nettement supérieur à celui observé dans le département du Nord (68,6 %).

La part de résidences principales datant d'avant 1949 s'élevait à 62,6 %. Pour les constructions plus récentes, 25,2 % des logements dataient d'entre 1949 et 1974 et 12,3 % d'après 1975[11].

Toponymie[modifier | modifier le code]

On trouve Busigny désignée sous les noms suivants au fil de l'histoire : Buising (1030), Busignies (1129), Busenisen (1180), Buseignies (1349), Buseghem (1442), Busenies, Busegnies, Busynges (1470).

Bus signifie en bas latin « bois, forêt ». Le suffixe -igny vient peut-être du germanique ing, ou ghem, qui ont le sens de lieu habité, hameau. Ignieull et irigny étaient la forme romane du mot. Busigny serait donc l'« habitation des bois », le « village des bois ». Busigny était jusqu'en 1640 couverte de bois et est encore bordée de bois à l'est et au sud[12].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité et Moyen Âge[modifier | modifier le code]

À l'époque gallo-romaine le lieu, occupé dès l'Antiquité, appartenait à la cité des Nerviens, dont la première capitale, Bavay, fut remplacée par Cambrai au IVe siècle. Des traces d'une occupation romaine ont été découvertes en 1847 et 1848 près de la ferme du Rond-Point, au sud-ouest du bourg. Il s'agit d'une enceinte entourée d'un fossé, au milieu de laquelle s'élève une butte qui porte le nom de « Mont du Câtelet ». On y a découvert des dalles de grès, des tuiles, des médailles ou monnaies, un mors de bride et une statuette en bronze représentant une divinité païenne. Une voie empierrée, découverte en 1848, reliait ce lieu à la « chaussée Brunehaut » de Vermand à Bavay[13].

Un cimetière mérovingien a également été découvert. Son mobilier est visible au musée des Beaux-Arts de Cambrai[5].

La redoute romaine fut remplacée par un château au Xe siècle. Repaire de brigands, il fut détruit en 1095 par l'évêque de Cambrai Gaucher[Note 1],[14].

En 878, le pape Jean VIII céda au chapitre de l'église Saint-Géry de Cambrai la possession des terres de Busigny, de sa ferme seigneuriale, de son église et de ses dépendances. Le pape Alexandre III confirma cet acte en 1180[12].

Le village se situait à l'origine à l'emplacement du hameau actuel de Malmaison. Après la destruction de l'église par un incendie au XVIe siècle, la nouvelle église et les habitations furent reconstruites au nord-est, à leur emplacement actuel[15].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Busigny est la première commune du Cambrésis à avoir bénéficié du chemin de fer. La station de Busigny est mise en service le 21 octobre 1855 par la Compagnie des chemins de fer du Nord, lorsqu'elle ouvre la ligne de Saint-Quentin à Hautmont. Busigny devient une gare de bifurcation avec la mise en service le 15 juillet 1858 de la ligne de Busigny à Somain via Cambrai.

Pour décharger la ligne reliant les mines du Nord et du Pas-de-Calais à la sidérurgie lorraine, par Valenciennes et Longwy, la Compagnie des chemins de fer du Nord décida de construire une ligne reliant Busigny à Hirson. Cette ligne à double voie fut ouverte en 1885. Elle se détachait de la ligne Creil - Jeumont au sud de la gare de Busigny. Elle assura le transport des voyageurs jusqu'en 1959, et des marchandises jusqu'aux années 1980. L'électrification de la ligne Valenciennes - Thionville, achevée en 1955, enleva en effet une grande partie de sa raison d'être à la ligne de Busigny à Hirson. La section Busigny - Boué n'a été déposée qu'en 2006[16].

Pendant la guerre franco-allemande de 1870, la gare de Busigny permit à la dizaine de milliers d'hommes du 23e corps de l'Armée du Nord du général Faidherbe, battu à Saint-Quentin le 19 janvier 1871, de faire retraite vers Cambrai et Lille[17].

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Photographie montrant le monument aux morts de la Première Guerre mondiale
Le monument aux morts de la Première Guerre mondiale

Au cours de la Première Guerre mondiale, Busigny ne fut pas le théâtre de combats importants mais subit un bombardement par l'armée française, la ville étant occupée par les troupes allemandes après la bataille du Cateau en août 1914[18].

Busigny fut capturée le 9 octobre 1918, lors de la deuxième bataille de Cambrai, par la cavalerie britannique et la 27e division d'infanterie des États-Unis[Note 2], qui y établit brièvement son état-major. Des hôpitaux de campagne furent installés dans les deux mois suivants[19].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La gare de Busigny étant un centre ferroviaire très important entre Paris et Bruxelles et l'Allemagne, elle fut la cible de plusieurs bombardements, parfois très meurtriers, ainsi que d'actions de sabotage du maquis de Mazinghien.

Le premier bombardement, par la Luftwaffe, eut lieu le 15 mai 1940.

Le 30 avril 1944 vers 19 heures, 75 bombardiers du 409e groupe de bombardement de l'US Air Force bombardèrent en trois vagues toutes les installations ferroviaires. La gare devait être déserte à cette heure, mais le retard du train Dijon - Lille, et la présence en gare de trois omnibus attendant la correspondance, entraînèrent la mort d'environ 600 victimes civiles. Le 2 mai 1944 la gare fut à nouveau bombardée par l'Allied Expeditionary Air Force (en)[20].

Constitué à partir de juillet 1943, le maquis de Mazinghien, fort de 250 hommes et dont le terrain d'action s'étendait sur le sud du Nord et le nord de l'Aisne, mena de nombreuses actions de renseignement et de sabotage, notamment sur les lignes de chemin de fer et la gare de Busigny : ainsi par exemple le 3 mars 1944 une série de sabotages sur la ligne Busigny - Hirson conduit au déraillement d'un train de charbon destiné à l'Allemagne ; le 4 juin 1944, un nouveau sabotage à Saint-Benin provoque le déraillement d'un convoi de chars Tigre. Après le débarquement allié en Normandie et jusqu'en 22 septembre 1944, date de la dissolution du maquis, d'autres actions de sabotage ont lieu dans la région[21].

Plusieurs résistants payèrent leur engagement de leur vie : quatre furent déportés et onze fusillés, dont Franck Bourreau, âgé de 13 ans, le plus jeune fusillé de France[5],[22].

Le 29 janvier 1944 le bombardier B-17 nommé Mary Ellen, de retour d'une mission sur Francfort, fut touché par la défense antiaérienne allemande au-dessus de Busigny. Six des dix membres d'équipage purent sauter en parachute, quatre furent arrêtés, deux purent s'échapper avec l'aide de résistants et de familles françaises, dont le second lieutenant Richardson. Les quatre autres furent tués dans l'écrasement de l'appareil. Un mémorial fut érigé par la municipalité en mémoire des membres d'équipage morts. Une plaque offerte par le colonel Richardson ainsi qu’un morceau de l’avion sont fixés sur ce monument[23],[22].

Situation contemporaine[modifier | modifier le code]

L'activité de Busigny se partageait après la guerre entre l'agriculture (blé, betteraves, houblon) et l'industrie textile (confection, bonneterie, lingerie, tissus). Depuis les années 1970, ces industries ont disparu. Quelques entreprises du bâtiment et de la construction métallique subsistent à Busigny malgré un contexte économique difficile.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Au deuxième tour des élections régionales de 2010[24], 47,35 % des suffrages exprimés sont allés à la liste conduite par Daniel Percheron (PS), 25,58 % à celle de Valérie Létard (UMP), et 27,07 % à la liste FN de Marine Le Pen, pour un taux de participation de 54,62 %.

Aux élections européennes de 2009[25], les deux meilleurs scores à Busigny étaient ceux de la liste de la majorité présidentielle conduite par Dominique Riquet, qui a obtenu 150 suffrages soit 21,55 % des suffrages exprimés (département du Nord 24,57 %) et de la liste du Front national conduite par Marine Le Pen, qui a obtenu 134 suffrages soit 19,25 % des suffrages exprimés (département du Nord  %), pour un taux de participation de 41,18 %.

Au deuxième tour de l'élection présidentielle de 2007[26], 50,29 % des électeurs ont voté pour Nicolas Sarkozy (UMP), et 49,71 % pour Ségolène Royal (PS), avec un taux de participation de 83,94 %.

Au deuxième tour des élections législatives de 2007[27], 48,90 % des électeurs de Busigny ont voté pour François-Xavier Villain (UMP) (57,45 % dans la 18e circonscription du Nord), 51,10 % pour Brigitte Douay (PS) (42,55 % dans la circonscription), avec un taux de participation de 59,33 % à Busigny et de 60,08 % dans la circonscription.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La mairie

La commune ayant mois de 2500 habitants en 2008 le nombre de conseillers municipaux est de 19. Depuis 2008 le maire est Christian Pecqueux.

Busigny est membre de la communauté de communes du Caudrésis - Catésis, qui comprend 46 communes et 62 951 habitants[28].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 2005 Danièle Carpentier PS médecin généraliste
2005 2008 Michel Cotteau    
mars 2008 en cours Christian Pecqueux   retraité de l'Éducation nationale
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La ville de Busigny est dans le ressort de la cour d'appel de Douai, du tribunal de grande instance, du tribunal d'instance et du conseil de prud'hommes de Cambrai, et à la suite de la réforme de la carte judiciaire engagée en 2007, du tribunal de commerce de Douai.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La protection et la mise en valeur de l’environnement font partie des compétences de la communauté de communes du Caudrésis - Catésis. Ses « brigades vertes » interviennent sur le territoire de l'ensemble des communes pour la création et l'entretien des espaces verts, l'aménagement de l'espace rural, les plantations et l'abattage d'arbres[29].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 12 janvier 2012, Busigny n'est jumelée avec aucune autre commune[30].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 566 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 3],[Note 4].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 465 1 756 1 834 1 936 2 275 2 359 2 425 2 572 2 788
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 044 3 412 3 720 3 540 3 221 3 086 3 155 3 046 3 069
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 753 2 759 2 768 3 447 3 548 3 476 3 240 3 007 2 999
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
3 139 3 120 3 046 2 636 2 385 2 429 2 508 2 512 2 559
2011 - - - - - - - -
2 566 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[31] puis Insee à partir de 2004[32].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Busigny en 2007 en pourcentage[33].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90 ans ou +
1,5 
4,0 
75 à 89 ans
8,1 
12,6 
60 à 74 ans
14,6 
18,0 
45 à 59 ans
18,7 
20,5 
30 à 44 ans
18,2 
18,6 
15 à 29 ans
17,8 
25,9 
0 à 14 ans
21,2 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[34].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Photographie montrant l'école Claude-Bernard à la cité des cheminots
L'école Claude-Bernard à la cité des cheminots

Busigny est rattachée à la circonscription de Cambrai/Le Cateau de l'inspection académique du Nord dans l'académie de Lille.

La commune gère une école maternelle, l'école du Centre, ainsi que deux écoles primaires, Jacques-Prévert et Claude-Bernard[35], rattachées au secteur du collège Jean-Rostand du Cateau-Cambrésis. Les lycées les plus proches sont à Caudry et au Cateau-Cambrésis.

Santé[modifier | modifier le code]

En 2012 Busigny compte un médecin généraliste, trois infirmières et une pharmacie[36]. L'hôpital le plus proche est celui du Cateau-Cambrésis.

Cultes[modifier | modifier le code]

Les Busignois disposent d'un lieu de culte catholique, l'église Saint-Médard, qui fait partie de la paroisse Sainte-Anne-en-Cambrésis dans le diocèse de Cambrai[10].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2009, le revenu fiscal médian par ménage était de 14 400 €, ce qui plaçait Busigny au 28 641e rang parmi les 31 604 communes de plus de 50 ménages en métropole[37].

Emploi[modifier | modifier le code]

Busigny se trouve dans le bassin d'emploi du Cambrésis. L'agence Pôle emploi pour la recherche d'emploi la plus proche est localisée au Cateau-Cambrésis.

En 2008, la population de Busigny se répartissait ainsi : 63,9 % d'actifs, ce qui est inférieur au 71,6 % d'actifs de la moyenne nationale et 11,3 % de retraités, un chiffre supérieur au taux national de 8,5 %. Le taux de chômage était de 11,7 % contre 11,3 % en 1999[11].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Les industries textiles, autrefois importantes à Busigny, ont aujourd'hui disparu. Parmi les entreprises principales implantées dans la commune on peut citer : les constructions métalliques Brillard et Choin, l'entreprise générale de bâtiment Delvigne, et les constructions métalliques de Busigny (CMB Rousseau Frères)[38].

Au 31 décembre 2009, Busigny comptait 85 établissements[11].

Répartition des établissements par domaines d'activité au 31 décembre 2009

  Ensemble Agriculture Industrie Construction Commerce Services
Nombre d'établissements 85 11 12 10 39 13
% 100 % 12,9 % 14,1 % 11,8 % 45,9 % 15,3 %
Sources des données : INSEE[11]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Médard

Deux tours datant de la seconde moitié du XVIIIe siècle sont le seul vestige de l'ancien château de Busigny, construit par le baron Jacques de Hannecart après la destruction du précédent château, édifié à la fin du XIIe siècle, par un incendie vers 1755. De style Renaissance, il se composait d'une construction centrale flanquée de deux ailes terminées chacune par une tour carrée. En 1805 le château devint la propriété de l'épouse du général d'Empire Jean Rapp. Il fut démoli en 1972, à l'exception des tours[39].

L'église Saint-Médard fut édifiée au XVIe siècle et achevée en 1542. Entre 1750 à 1752 on y ajouta des bas-côtés. La tour carrée qui domine le porche fut construite en 1831 sur les plans de l'architecte cambrésien Henri de Baralle. Le chœur actuel date du milieu du XIXe siècle[39].

La chapelle Saint-Urbain fut édifiée dans les bois près d'une source dont l’eau était réputée pour ses vertus curatives. La légende raconte que des fleurs de laine y poussèrent après que des moutons eurent été engloutis par la source[5]. La chapelle fut reconstruite au XIXe siècle. On y allait en pèlerinage jusqu'à ce que la source soit murée pour cause d’insalubrité. Cependant une messe y est encore célébrée chaque année, fin mai[10],[39].

La gare de Busigny est mise en service par la Compagnie des chemins de fer du Nord le 21 octobre 1855. En 1864, on lui ajoute une remise aux voitures[40], et, en 1865, le bâtiment voyageurs définitif remplace la construction provisoire[41].

Busigny Communal Cemetery Extension est un cimetière militaire britannique géré par la Commonwealth War Graves Commission. La plupart des tombes sont celles de soldats dirigés vers les trois hôpitaux de campagne installés à Busigny en octobre et novembre 1918, après la reconquête du village par les Américains et les Britanniques. Après l'armistice des corps y furent amenés d'une dizaine de cimetières alentour. Le cimetière contient 670 tombes de soldats de la Première Guerre mondiale, dont 64 non identifés[19].

Vie culturelle[modifier | modifier le code]

La salle des fêtes

Plus de vingt associations participent à la vie de la commune dans le domaine des arts, des sports et de la vie civique.

L'association Arts en Cambrésis, créée en 1997, se donne pour but l'organisation de manifestations culturelles (expositions, concerts, spectacles de théâtre, conférences), la mise d'un lieu de rencontres ou de travail, « l'Atelier », à la disposition d'artistes, la sensibilisation des jeunes à l’art et la constitution d'une collection d'art contemporain.

Arts en Cambrésis a créé en 1999 le festival « Mai en Cambrésis » avec le concours des communes de Bertry, Busigny, Cambrai, Caudry, Le Cateau-Cambrésis et Solesmes, avec le soutien du Conseil Général du Nord[42].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

armes de Busigny

Les armes de Busigny se blasonnent ainsi : Parti : au premier d'or aux trois chevrons de gueules soutenus d'une croix de guerre 1939-1945 pendante au naturel, au second d'or aux trois fasces de gueules semées de billettes du champ [43]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. ou l'archidiacre Gaucher, selon A. Morel, De Paris à Cologne, Paris, Librairie de L. Hachette et Cie, coll. « guides Joanne »,‎ 1864, p. 170
  2. La 27e selon le site de la Commonwealth War Graves Commission, la 30e selon le site « La Voix de Busigny ».
  3. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  4. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

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  2. J.-N. D., « Les Croquands (ou Croquants) de Busigny », lavoixdunord.fr,‎ 3 août 2010 (consulté le 1er décembre 2012)
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