Margarita Louis-Dreyfus

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Margarita Louis-Dreyfus

Description de cette image, également commentée ci-après

Margarita Louis-Dreyfus et Vincent Labrune,
lors du Trophée des champions 2011.

Nom de naissance Margarita Bogdanova
Alias
MLD
Naissance 1er juin 1962 (52 ans)
Leningrad (URSS)
Nationalité Drapeau : Russie Russe
Pays de résidence Drapeau de la Suisse Suisse
Profession Femme d'affaires
Activité principale Dirigeante du groupe Louis-Dreyfus
Autres activités
Actionnaire majoritaire du club de football de l'Olympique de Marseille
Conjoint
Famille
Éric, Maurice et Kirill (enfants)

Margarita Louis-Dreyfus, née Margarita Bogdanova le 1er juin 1962 à Leningrad, est une femme d'affaires russe, dirigeante du groupe Louis-Dreyfus et actionnaire majoritaire de l'Olympique de Marseille. Elle est la veuve de l'homme d'affaires Robert Louis-Dreyfus.

Biographie[modifier | modifier le code]

Naissance, jeunesse et études[modifier | modifier le code]

Née en juin 1962[1] à Leningrad (aujourd'hui Saint-Pétersbourg)[2], Margarita Bogdanova est issue d'une famille modeste. Ses parents meurent dans un accident de train lorsqu'elle a 7 ans[3] et c'est son grand-père, ingénieur en électricité[3], qui l'élève jusqu'à sa majorité[4]. Elle est diplômée en économie[3]. À 27 ans, profitant de la perestroïka[3] et d'un mariage aux motivations douteuses avec un Suisse-Allemand qui durera un an et demi[2], elle quitte la Russie pour s'installer en Suisse où elle travaille comme assistante dans une société d'import-export[5]. En 1989, elle rencontre Robert Louis-Dreyfus dans un avion entre Zurich et Londres, ils se marieront le 15 mai 1992[5] et auront trois enfants (Éric, né en 1992, et des jumeaux, Maurice et Kirill, nés en 1998)[3].

Elle parle cinq langues : le russe, le français, l'italien, l'anglais et l'allemand[6].

L'après RLD[modifier | modifier le code]

Lorsque son époux, Robert Louis-Dreyfus, meurt d'une leucémie le 4 juillet 2009[7], elle dévient héritière du groupe Louis-Dreyfus et parallèlement actionnaire majoritaire de l'Olympique de Marseille, club de football dont son mari était propriétaire depuis 1996.

À la tête du groupe Louis-Dreyfus[modifier | modifier le code]

À la suite du décès de son mari, elle se retrouve à la tête d'un empire industriel et financier. Elle a dû se disputer avec acharnement contre Jacques Veyrat pour se retrouver seule aux rênes d'un groupe qui réalise plus de 50 milliards de dollars de CA par an. La passation de fortune s'est faite de la manière suivante: avant sa mort, Robert Louis-Dreyfus a racheté et légué 61 % de son groupe à ses trois enfants. Cependant, ceux-ci ne pourront bénéficier de cette fortune qu'à leur 25 ans. Margarita Louis-Dreyfus a été désignée comme responsable intérimaire. C'est à ce niveau que la veuve et Jacques Veyrat sont entrés en collision frontale. Robert Louis-Dreyfus avait également mis sa future veuve à l’abri du besoin via des trusts privés : sa fortune personnelle s’élèverait à quelque 300 millions d’euros[8].

En décembre 2011, elle se voit remettre le prix de « Capitaliste de l'année » par le magazine Le Nouvel Économiste[9].

D'après le classement du magazine Challenges de 2012, Margarita Louis-Dreyfus et ses trois enfants, sont la 9e fortune de France avec 4,5 millards d'euros[10].

Actionnaire majoritaire de l'Olympique de Marseille[modifier | modifier le code]

À son arrivée durant l'été 2009, l'Olympique de Marseille a connu de nombreux changements. En mai 2009, Didier Deschamps était devenu l'entraîneur de l'équipe suite au départ d'Éric Gerets[11] et en juin 2009, trois semaines avant son décès, RLD avait nommé Jean-Claude Dassier pour remplacer Pape Diouf en tant que président du club[12]. Le 9 juin 2011, à la suite d'un conseil de surveillance, Jean-Claude Dassier est écarté au profit de Vincent Labrune. Lors de l'été 2012, Didier Deschamps quittera l' Olympique de Marseille pour devenir sélectionneur de l'Equipe de France. Il sera remplacé par Élie Baup[13].

Actionnaire majoritaire du Standard de Liège[modifier | modifier le code]

Le 15 juin 2011, elle attend une offre de reprise de ses parts dans le club de football belge : le Standard de Liège. Une offre devait lui parvenir d'une société d'investissement hollandaise, Value8, associée à une autre société dont le nom n'a pas été révélé. Cependant ses avocats confirment qu'elle pourrait aussi garder ses parts une année de plus si l'offre ne devait pas être suffisante, tant d'un point de vue financier que sportif.

Le 23 juin 2011, elle reçoit et accepte une offre d'environ 40 M€ de Roland Duchâtelet, qui rachète la totalité de ses parts ainsi que celles de Luciano D'Onofrio[14].

En 2014, elle est classée 15e fortune de France par le magazine Challenges.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]