Yves Guyot

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Yves Guyot
Yves Guyot photographié par Nadar
Yves Guyot photographié par Nadar
Fonctions
Député (1885-1893)
Réélection 1889
Gouvernement IIIème République
Groupe politique Gauche radicale
Ministre des Travaux publics

(3 ans et 5 jours)
Président Sadi Carnot
Gouvernement Gouvernement Pierre Tirard (2)
Gouvernement Gouvernement Charles de Freycinet (4)
Biographie
Nom de naissance Yves Prosper Guyot
Date de naissance
Lieu de naissance Dinan
Date de décès
Lieu de décès Paris
Nationalité française
Père Prosper Guyot, avocat à Rennes
Mère Héloïse Daubes
Conjoint Héloïse Fontaine ( ou Fontane ? ), épousée le 30 mai 1883[1]
Enfants 2 filles, Marie et Yvonne
Profession Journaliste
Distinctions guy medal, de la Royal statistical Association de Londres
Religion Libre penseur


Yves Guyot, né à Dinan le et mort à Paris le , est un homme politique, journaliste, publiciste et économiste français. C'est un républicain et un libéral, partisan farouche du libéralisme politique comme du libéralisme économique libre-échangiste.

Biographie[modifier | modifier le code]

Les débuts d'un républicain[modifier | modifier le code]

Il est le fils de Prosper Guyot, avocat à Rennes, et de Héloïse Daubes. Ses ancêtres du côté paternel étaient avocat - tel son grand-père Yves-Julien -, juge de paix, notaires, procureur, sénéchal en Ercé-près-Liffré pour le marquisat du Bordage, fief protestant. La famille Guyot réussit à acheter le château après la révolution. Il est autorisé à prendre le nom d'Yves-Guyot au lieu de Guyot par un jugement du tribunal civil de Dinan du 6 novembre 1918[2].

Après avoir suivi ses études secondaires à Rennes, et après une licence de droit[3], il s'installe à Paris en 1864[4], pour s'occuper notamment de navigation aérienne: il est alors secrétaire de rédaction de L'Aéronaute, revue fondée par Nadar, et agent général de la Société d'encouragement de la locomotion aérienne au moyen du plus lourd que l'air[5]. Il publie son premier livre en 1867, L'Inventeur, qui inaugure une longue série d'ouvrages traitant de sujets divers, et collabore à des journaux comme La Pensée nouvelle ou Le Courrier français.

À l'instigation de Léon Gambetta dont il a fait la connaissance en 1867[6] et comme la Loi de 1868 sur la presse supprime l'autorisation préalable pour les périodiques, il accepte de diriger le journal nîmois l'Indépendant du Midi à partir d'octobre 1868 C'est alors un opposant du Second Empire finissant. Ses articles et son militantisme lui valent plusieurs condamnations, dont une peine de prison d'un mois[7]. Evincé du journal à l'été 1869 car jugé trop combatif, il attaque en justice le gérant du journal[8]. Il collabore au journal Les Droits de l'homme, publié à Montpellier, et tente de lancer en 1869 un journal de la « démocratie radicale » dans le Gard[9].

Il rejoint ensuite à Paris les milieux républicains et va mener de front une carrière de journaliste, de publiciste et d'homme politique. Il est ainsi secrétaire d'un actif foyer de propagande républicaine, le comité antiplébiscitaire de la rue de la Sourdière, opposé au plébiscite du 8 mai 1870[7]. Parallèlement, il est admis en mars 1870 à la Conférence Molé-Tocqueville[10]. Du fait de son action en faveur de la République, il est arrêté en août 1870 et brièvement emprisonné. Il est en prison au moment du 4 septembre 1870[11]. Il a été le témoin des deux sièges de Paris et de ce qu'il appela plus tard dans son livre La tyrannie socialiste ( 1893 ) « le spectacle lamentable des hommes et des choses » de la Commune, son « odieuse folie »[12]. Il a été un partisan de la conciliation entre Communards et Versaillais. Il est en effet membre de la Ligue d'union républicaine des droits de Paris[13], et membre du Comité de l'équilibre républicain, dont il cosigne le manifeste électoral d'avril 1871. Ce manifeste affirme qu'il faut « empêcher l'énergie de la Commune, née de la lutte, constituée par le combat de dégénérer en violence » et qu'il « faut des hommes qui, mettant les principes au-dessus de la lutte, assurent le respect des droits individuels que la République a toujours réclamés: liberté individuelle, liberté de la presse, de réunion, d'association, afin que la sécurité de nos adversaires démente leurs calomnies »[14].

Le journaliste[modifier | modifier le code]

Il collabore au quotidien parisien Le Rappel lors de sa fondation, comme secrétaire de la rédaction[15]. Mais ce journal est suspendu en mai 1871 en vertu de la loi sur l'état de siège. Soutenu financièrement par le banquier radical Jules Mottu[16], il fonde alors et dirige à partir de septembre 1871 La Municipalité, qui est l'organe des républicains radicaux du nouveau conseil municipal parisien[17]. Il collabore également à d'autres journaux de gauche comme Le Radical ( 1871-72 )[18] et plus tard La Lanterne, de 1878 à 1889. Secrétaire particulier de l'industriel chocolatier et député républicain Émile-Justin Menier qu'il a rencontré en 1873[17], il a été rédacteur en chef de journaux financés par ce-dernier: la revue bimensuelle la Réforme économique lancée en novembre 1875 puis le quotidien racheté en 1876 Le Bien public[19]. Il a collaboré au Voltaire, qui a pris la suite de ce quotidien. Il a auparavant collaboré en 1876 à un éphémère journal de combat, Les Droits de l'homme, avec ses amis Sigismond Lacroix, un ancien du Radical comme lui, et Henry Maret. Il fait partie en 1881, à sa fondation, du comité de l'Association des journalistes républicains[20]. Il lui est arrivé auparavant de présider le banquet mensuel de la presse républicaine[21]. Comme nombre de journalistes de l'époque, ses articles l'amenèrent à se battre en duel[22]. Par exemple contre l'ancien préfet de police Louis Andrieux[23].

D'avril 1892[24] à janvier 1903[25], il est directeur politique du journal Le Siècle. Il considère un quotidien « comme une chaire d'enseignement supérieur, qui doit développer certaines doctrines, affirmer certains principes, fournir des documents et ne pas suivre, comme une bouée, les divers courants de l'opinion »[24]. Il continue de collaborer au Siècle après 1903, sur des questions économiques. Il a collaboré de décembre 1893 à l'été 1895 au quotidien républicain modéré Le Matin, qui l'a embauché en raison de ses convictions antisocialistes[26].

Il succède en novembre 1909[27] à Gustave de Molinari à la tête du Journal des économistes, lié à la Société d'économie politique. Il demeure le rédacteur en chef de ce périodique libéral jusqu'à son décès.

Il a été enfin le directeur à partir de 1911 de l'Agence économique et financière, qui deviendra plus tard L'Agefi. C'est alors une agence dotée d'un service télégraphique et téléphonique, spécialisée dans l'actualité économique. Elle fait paraître aussi un bulletin quotidien - c'est encore une autre tribune pour Guyot, qui y signe des éditoriaux - et des suppléments hebdomadaires. L'agence a été constituée en société anonyme au capital d'un million de francs[28]. À ce titre, il est cité par Boris Souvarine dans sa campagne dans L'Humanité fondée sur les archives de l'économiste libéral Arthur Raffalovitch - un proche de Guyot - au sujet de « l'abominable vénalité de la presse » et des emprunts russes d'avant-guerre: il a accepté en 1914 de publier dans son bulletin et dans un supplément des informations en provenance du ministère des finances russe, moyennant des abonnements souscrits par ce ministère[29]. Le supplément russe de l'agence est de même subventionné par les Russes durant la Première Guerre mondiale[30].

L'homme politique: de l'extrême gauche radicale au centre-droit[modifier | modifier le code]

Il est élu conseiller municipal de Paris, du quartier Saint-Avoye ( 3e arrondissement ), de 1874[31] à 1878 - il annonce fin décembre 1877 qu'il ne représente pas, espérant être élu député à Bordeaux[32]. Il parvient à se faire réélire conseiller municipal en février 1880, dans le quartier de Notre-Dame ( 4e arrondissement )[33]. Il préconise alors la laïcisation de l'enseignement primaire[34]. Réélu en janvier 1881[35], il est en revanche battu en mai 1884[36].

Après un premier échec à Bordeaux en janvier 1878 - il était le candidat du parti radical[37] et un second en août 1881 à Paris contre le ministre Pierre Tirard[38], il est élu député du 1er arrondissement de Paris en 1885 sur une liste patronnée par la presse radicale - La Lanterne[39] notamment - et par Georges Clemenceau[40]. Il vote alors à l'extrême gauche et siège au groupe parlementaire de la Gauche radicale[41].

Il est rapporteur général du budget en 1888. Il devient en 1889 ministre des Travaux publics dans le second gouvernement de Pierre Tirard[42]. Son beau-frère Paul Sébillot est son directeur de cabinet. Tirard est son ancien rival mais le cabinet qu'il constitue, mis en place trois semaines après la victoire du général Boulanger à Paris, a pour but de combattre le boulangisme. Or Guyot est hostile au boulangisme et soutient le système parlementaire[43]. « Je suis antiboulangiste, parce que le général Boulanger représente le coup d'état, la dictature et la guerre », écrivait-il en 1888[44]. La majorité des radicaux refuse de collaborer avec le gouvernement Tirard, condamne la participation de Guyot à ce gouvernement. Le propre journal de Guyot, La Lanterne, le désavoue[45].

Il est réélu en septembre 1889 au scrutin uninominal contre un boulangiste modéré[46]. Il est alors patronné par le comité républicain radical socialiste de l'arrondissement, même s'il fait désormais figure de radical modéré[47]. Il conserve son portefeuille ministériel durant trois années, jusqu'en 1892, dans le quatrième gouvernement de Charles de Freycinet. Il a la charge des transports et d'aucuns moquent son goût pour les inaugurations de ponts ou de voies ferrées partout en France, qui donnent lieu à des banquets, des discours, des remises de médailles[48]. Albert Millaud du Figaro s'en fait une spécialité dans des saynètes amusantes[49]. Comme ministre, il eut également la responsabilité de l'exploitation des mines. Il avait écrit en 1873 et publié en 1882 La Famille Pichot. Scènes de l'enfer social, roman consacré au monde de la mine dans lequel il dépeignait un accident de grisou, une grève et un patronat bonapartiste paternaliste et cupide, afin de montrer « les vices réciproques qui se placent en travers des solutions »[50]. Lui qui défend alors des thèses très libérales fait pourtant voter une loi-cadre sur la sécurité minière qui organise celle-ci sur une base paritaire et démocratique: des délégués à la sécurité seraient élus par le personnel pour discuter de cette question avec la direction[51].

Il perd son siège de député en 1893: il se retire après le premier tour, battu par un républicain de centre-gauche rallié au radicalisme socialisant, René Goblet[52], en raison de sa forte opposition aux socialistes. Les milieux socialistes et syndicalistes de la Bourse du travail de Paris, qui disent se sentir attaqués par des propos incendiaires de Guyot prononcés à la Chambre en mai 1893, le dénoncent[53]. En outre, une partie de ses anciens soutiens radicaux s'est éloigné de lui et le combat désormais, l'accusant d'avoir renié son programme - à propos notamment de la révision de la constitution et de la séparation des Églises et de l'État[54]. On l'accuse aussi de s'être fait rembourser ses dépenses de voyages d'inaugurations lorsqu'il était ministre[55]. L'Intransigeant d'Henri Rochefort, un ancien du Rappel et des Droits de l'homme devenu boulangiste et nationaliste, l'attaque violemment; il l'accuse non sans approximations et erreurs d'être un renégat[56]. Guyot revient sur cette accusation dans Le Siècle ( évocation de son Histoire des prolétaires de 1872 )[57] et dans le premier chapitre de La Comédie socialiste ( « Tentative d'annexion » ), montrant qu'il n'a jamais été ni communard, ni socialiste et ne reconnaissant qu'une erreur, celle d'avoir accepté en 1885 et 1889 l'épithète de radicale socialiste. Notant cependant que cette épithète était « peu compromettante » à l'époque - Le Journal des débats lui reprocha cependant d'avoir accepté l'investiture d'un « comité socialiste »[58] - et que le danger boulangiste l'emportait alors sur le danger socialiste. Quant à la polémique sur ses frais de voyage, il répond à raison qu'aucun député ne l'a interpellé à la Chambre sur cette question, que ses frais ont été déclarés, selon les usages[59].

Il échoue à nouveau à se faire élire député en 1902; il était candidat dans la circonscription de l'Inde française[60]. Il dénonce la situation de cette colonie et l'irrégularité de cette élection, avant et après le scrutin[61]. De même, il est battu aux législatives de 1906 et 1910, à Sisteron[62]. Là encore, il dénonce le candidat élu, le radical-socialiste Antony Joly[63]. Lors de ces deux élections, il est le candidat d'un parti de centre-gauche auquel il appartient, l'Alliance républicaine démocratique[64]. Le Siècle qu'il dirigea approuva le programme de ce parti républicain laïc et libéral fondé en 1901[65].

La pensée de Guyot a influencé les thèses de ce parti[66]. En 1924, Guyot, dans son Journal des économistes, estime que ce parti, qui a évolué vers le centre-droit, est « le groupe qui peut présenter le plus de garanties au point de vue politique; ( il faut donc ) se rallier à lui, appuyer son action et faite voter pour ses candidats ». Il souligne toutefois les insuffisances de son programme[67].

Les prises de position de Guyot[modifier | modifier le code]

L'anticlérical[modifier | modifier le code]

Dans les premières années de la IIIe République, alors que les républicains ne sont pas encore au pouvoir, il fait figure de républicain d'extrême gauche. Du fait de son adhésion au programme radical, de son hostilité aux droites de l'Ordre moral et parce qu'il est un libre penseur[68], anticlérical, dans une période où la question religieuse et la laïcité séparent la droite de la gauche. Auteur d'études sur les doctrines sociales du christianisme, publiées par la librairie anticléricale[69], il est membre d'une ligue anticléricale au début des années 1880[70]. Il est initié franc-maçon[71] dans la loge L'École mutuelle le 6 juin 1879, à l'instar du directeur de La Lanterne, Eugène Mayer[72]. Il a fait partie d'autres loges et n'a pas exercé de responsabilités au Grand Orient.

Dans Le Siècle, il définit ce que doit être un libre penseur et un gouvernement laïc: « Un libre penseur, qui n'a pas de rapports avec son curé, n'a pas de contestation avec lui. (...) Il a une tolérance d'autant plus grande qu'elle est empreinte d'indifférence. (...) Si le prêtre est fanatique, le devoir du libre penseur est de ne pas l'être. Si le prêtre est sectaire, le libre penseur doit prouver sa supériorité morale par une tolérance dédaigneuse. (...) Si nous voulons nous mettre à l'abri du cléricalisme dans nos lois (...), nous devons être laïques dans nos mœurs (...). L'État n'a à s'inquiéter des questions religieuses que lorsqu'elles empiètent sur le domaine civil ou se mêlent à la politique. (...) Nous croyons qu'un gouvernement ne doit jamais faire de politique de combat. Il doit faire une politique de défense quand les intérêts dont il a la charge sont attaqués. En matière religieuse, il ne doit faire ni une politique cléricale, ni une politique anticléricale, il doit faire une politique laïque »[73].

Guyot et la Société d'anthropologie de Paris[modifier | modifier le code]

Ce matérialiste admirateur des Lumières adhère en 1874 à une autre société savante, la Société d'anthropologie de Paris ( SAP ) de Paul Broca, et la préside en 1900[74]. Il fait partie d'un petit groupe matérialiste et anticlérical au sein de la SAP, issu de la Ligue d’Union républicaine des Droits de Paris. Ce groupe a constitué une Société d'autopsie mutuelle, annoncée par Le Bien public de Guyot en 1876. Ses membres s'engagent à léguer leur dépouille à la SAP. Avec un autre député, Guyot obtient la loi du 15 novembre 1887 sur les libres funérailles. Au même moment, en 1886-1887, Guyot et ses amis du groupe matérialiste fondent une loge maçonnique, Le matérialisme scientifique[75]. Il a été l'un des 24 membres fondateurs en 1875 de l'école d'anthropologie, et son directeur de 1914 à 1920[76].

Célébrer la mémoire des philosophes des Lumières[modifier | modifier le code]

Dès 1876, dans le journal Les Droits de l'homme, il est l'un des premiers à appeler à célébrer le centenaire de Voltaire pendant l'exposition universelle de 1878[77]. Ce centenaire a donné lieu à une querelle partisane[78], entre d'une part le camp catholique hostile à Voltaire et d'autre part le camp laïc désireux de célébrer la mémoire du philosophe des Lumières afin d'affermir une IIIe République encore mal assurée. Un comité du centenaire fut fondé en 1877, puis reconstitué en 1878. Mais le camp laïc se divise et deux comités concurrents se font face, le comité, modéré, de la Société des gens de lettres autour de Victor Hugo, et le comité central du centenaire de Voltaire ( appelé aussi « comité Menier » car il est financé par le chocolatier Menier ), composé d'anticléricaux matérialistes et radicaux[79]. Guyot, comme les autres conseillers municipaux parisiens radicaux, en est l'un des membres éminents; il défend le « comité Menier » dans Le Bien public[80] et donne une conférence sur Voltaire, durant laquelle il dénigre la littérature romantique, et donc implicitement Victor Hugo[81]. Mais, malade, il ne put assister au banquet du 30 mai 1878 organisé par le comité Menier. Ce-dernier et Guyot y sont présentés comme les principaux organisateurs du Centenaire[82].

En 1883, Guyot propose au conseil municipal de subventionner l'exécution d'une statue de Jean-Jacques Rousseau[83] et de subventionner le comité du centenaire de Denis Diderot[84]. Il est d'ailleurs membre du comité du centenaire de ce philosophe des Lumières matérialiste. Si, malade à nouveau, il n'assiste pas au banquet organisé pour le centenaire en 1884, il prend part à l'inauguration de la statue de Diderot, sa maquette tout d'abord et la statue deux ans plus tard[85].

Séparer les Églises et l'État[modifier | modifier le code]

C'est un partisan de la séparation des Églises et de l'État, qui est au cœur du programme radical. Son programme électoral de 1881 mentionne ainsi cette séparation, la suppression du budget des cultes, la liberté absolue de conscience[86]. Il lance en 1885 dans La Lanterne un projet de séparation des Églises et de l'État[87]. L'année suivante, ce projet devient une proposition de loi, qu'il défend dans des réunions de francs-maçons[88]. Sa proposition consiste à régler cette question à l'échelle des communes: elle serait facultative et dépendrait des communes et des contribuables qui le souhaitent. Deux ans plus tard, il initie la fondation d'une Ligue pour la séparation des Églises et de l'État par les communes, liée au Grand Orient de France et qu'il préside[89]. Plusieurs autres parlementaires, souvent membres de la gauche radicale et/ou francs-maçons, et conseillers municipaux de Paris s'y associèrent, comme Jean-Baptiste Antoine Blatin, Philippe Émile Jullien, Georges Martin (franc-maçon), Léon Donnat ( vice-présidents ), Camille Jouffrault ( secrétaire général ), Paul Barbe ( trésorier ). 39 autres députés siègent à son comité directeur, tels Arthur Ballue, Charles Beauquier, Jean Chantagrel, Ferdinand-Camille Dreyfus, Gaston de Douville-Maillefeu, Fernand Faure, Louis Guillaumou, Severiano de Heredia, Bernard Montaut, Martin Nadaud, Antoine Révillon, Jean Prosper Turigny, Adolphe Turrel, Amédée Martinon de Saint-Férreol, Maurice Vergoin, Albert Viger, etc.. Ainsi que des publicistes ou directeurs de journaux, comme Eugène Mayer de La Lanterne[90]. Elle fut cependant éphémère; elle ne résista pas à la tempête boulangiste qui divisa les radicaux.

Au temps de l'affaire Dreyfus, il préconise dans Le Siècle la suppression du Concordat et ce qu'il appelle la « concurrence religieuse ». Il appelle à « décatholiciser la France » et estime le protestantisme supérieur au catholicisme hostile aux libertés[91].

Le complot jésuite[modifier | modifier le code]

Lors de l'affaire Dreyfus, Guyot polémique dans Le Siècle avec Ferdinand Brunetière[92] au sujet de Dreyfus, mais aussi de Voltaire. L'affaire Dreyfus dépasse selon lui le cas du capitaine; elle oppose tous ceux « qui tiennent la loi en mépris, qui n'ont foi que dans l'infaillibilité d'autorités providentielles (...) ayant pour appui une démagogie cléricale encadrée dans un Etat-major dépendant du Vatican et du Gesù » [ allusion aux Jésuites qu'il abhorre ] à ceux qui « croient à la prédominance de la loi sur l'arbitraire, qui veulent l'application loyale de la République parlementaire et libérale. (...) En un mot, la lutte est entre l'absolutisme théocratique (...) et la Révolution française »[93]. C'est pourquoi Le Siècle lance en juin 1899 une pétition pour l'expulsion des jésuites[94]. Guyot se dit persuadé de l'existence d'un complot des jésuites, qui sont « une association de malfaiteurs », contre la République[95]. C'est que Guyot demeure franc-maçon[96] et anticlérical[97]. En 1901, alors que Le Siècle traverse des difficultés financières[98], il déclare devant les francs-maçons du Grand Orient vouloir poursuivre son œuvre pour l'établissement d'un parti libéral « qui ne soit ni clérical, ni socialiste, un parti qui représente la tradition des principes de 89 », et dit considérer « que le socialisme est moins dangereux que le cléricalisme » car le premier « représente une grande part d'illusions » alors que le second « représente des réalités très tangibles »[99].

Contre la préfecture de police et la police des mœurs[modifier | modifier le code]

Il participe comme tel à la campagne des républicains parisiens contre la préfecture de police de Paris. Tout d'abord contre la police des mœurs, chargée de la réglementation de la prostitution en France, dont il dénonce l'arbitraire et les méthodes dans un article du quotidien Les Droits de l'homme en novembre 1876, ce qui lui vaut six mois d'emprisonnement et 3 000 francs d'amende[100] et provoque la disparition des Droits de l'homme. Il mène ses attaques au conseil municipal[101]. Ainsi que dans des meetings[102]. Il rencontre l'abolitionniste britannique Josephine Butler, à la tête d'une Fédération abolitionniste internationale qui paye son amende[72], et partage son combat, même si des divergences de fond les opposent[103]. Il ne situe pas en effet sur le terrain de la morale, mais sur celui des droits. Il mène en effet ses attaques au nom de la légalité[104], de la liberté individuelle, de l'égalité devant la loi, de l'égalité entre hommes et femmes, des grands principes de 1789 et de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, et contre la prétention de l'État de règlementer la prostitution. Guyot est alors en matière de prostitution un abolitionniste libéral, hostile aux maisons de tolérance[105]. Guyot est désigné vice-président d'une association britannique que Josephine Butler a contribué à fonder, la Personal Rights Association (en)[106].

Après avoir purgé sa peine de prison à la prison Sainte-Pélagie à partir d'avril 1877, Guyot lance une nouvelle campagne contre la préfecture de police à partir d'octobre 1878 dans les colonnes de La Lanterne, dans des articles anonymes ou signés le « vieux petit employé »[107]. Il fustige une nouvelle fois la police des mœurs[108], s'en prend à l'incompétence des policiers, à leurs méthodes violentes, dénonce des malversations, et sur un terrain plus politique, la présence de bonapartistes parmi les hauts dirigeants de la préfecture. Ce qui aboutit en janvier 1879 à un procès visant le journal. Ainsi qu'au départ de chefs de service de la préfecture, et à la démission du préfet de police Albert Gigot et du ministre de l'intérieur Émile de Marcère[109]. Ses attaques contre la police des mœurs participeront à la dissolution de celle-ci en 1881[110]. Elle survit toutefois sous une autre forme.

À partir du printemps, et surtout d'octobre 1879, il passe de la défense des prostituées à celle des fous: il commence une autre campagne de presse, avec la publication de ses « Lettres de l'infirmier » dans La Lanterne, contre les asiles d'aliénés, contre les pratiques arbitraires d'arrestation et les internements abusifs des fous. Elle eut moins de retentissement que la campagne précédente qui lui a apporté une notoriété certaine[111]. En 1884, il fait paraître dans La Lanterne des lettres hostiles aux conquêtes coloniales, publiées en volume l'année suivante sous le titre Lettres sur la politique coloniale[112].

Il a continué son combat contre la police des mœurs, toujours au nom de la liberté. Combat élargi au féminisme. C'est que ce libéral est aussi féministe[113], ami de Maria Deraismes, membre de la Ligue française pour le droit des femmes[114]. Fondée en 1887, l'éphémère Association pour la défense des droits individuels qu'il préside et dont sont membres des députés comme Henry Maret ou Fernand Faure aux côtés de femmes comme Émilie de Morsier soutient dans son programme que « la femme doit posséder les mêmes droits que l'homme, et la femme mariée les mêmes droits que son mari », que « les règlements de police qui violent la liberté des femmes doivent disparaître, comme entachés d'injustice et d'immoralité » et enfin que « les femmes doivent être acheminées peu à peu vers les droits politiques »[115]. En 1887, il fit une timide proposition de loi - repoussée sans débat - pour admettre les femmes à l'état-civil ou à l'électorat aux prud'hommes[116]. Il oppose dans Le Siècle les abolitionnistes aux réglementaristes[117]. En 1903, il fait partie avec son ami le docteur Louis Fiaux d'une commission extra-parlementaire sur le régime des mœurs annoncée par le président du conseil[118]. En 1904, il saisit le comité central de la ligue des droits de l'homme à propos de rafles policières nocturnes, pour dénoncer leur illégalité[119]. En 1910, il accepte de témoigner au procès de Gustave Hervé - alors que ce-dernier est un agitateur socialiste révolutionnaire et le directeur de La Guerre sociale - contre la police des mœurs, qu'il juge « abominable »[120]. Il préside la branche française de la Fédération abolitionniste internationale[121] et préside des meetings [122]. À la veille de la Première Guerre mondiale, il est élu à l'unanimité pour remplacer James Stewart, décédé, à la présidence de la Fédération internationale[123]. La guerre a prolongé son mandat de trois ans; il quitte la présidence en 1920[124].

Le dreyfusard[modifier | modifier le code]

Ce libéral légaliste, attaché aux droits individuels, s'est engagé en faveur du capitaine Dreyfus[125], ce qui lui fait manquer de peu d'être incarcéré. Il affirme dans Le Siècle en 1894 que le jury du conseil de guerre ayant condamné Dreyfus est « une institution barbare »[126]. Il se flatte par la suite d'avoir dirigé le seul journal parisien ayant émis des réserves sur le verdict dès 1894[127]. Il s'indigne à la fois de la campagne antisémite et des anomalies du procès dans sa loge maçonnique Le Matérialisme scientifique[128]. Il critique et rejette l'antisémitisme - il rend les jésuites responsables de cet antisémitisme[129] -, voit d'un bon œil les démarches d'un Auguste Scheurer-Kestner[130], nourrit des doutes sur la culpabilité de Dreyfus puis se dit convaincu de son innocence à partir de la fin de l'année 1897, ce qui l'amène à publier l'acte d'accusation du capitaine en janvier 1898, pour mettre en valeur ses « accumulations d'affirmations d'un monstrueux grotesque »[131]. Il va trouver des hommes politiques libéraux pour les persuader de s'engager, sans succès[132]. Guyot proclame l'innocence de Dreyfus dans son journal le 9 janvier 1898, et écrit que « l'affaire est un crime judiciaire dont ne se relèvera jamais la justice militaire si les chefs de l'armée persistent à vouloir le couvrir »[133]. Il a commencé sa campagne en faveur de Dreyfus une semaine avant le célèbre « J'accuse…! » de Zola[134]. S'il mentionne peu l'écrivain à la suite de ce dernier article, Guyot finit par louer l'engagement d'Émile Zola, qu'il connaît depuis les années du Bien public[135]. Guyot a témoigné au procès de Zola. Il est assailli sur les marches du palais de justice par une petite bande de nationalistes emmenés par Jules Guérin[136].

Le Siècle devient le « moniteur du dreyfusisme », Guyot publie des appels, tel son « Appel aux républicains libéraux » du 17 janvier 1898[137], et des articles de partisans de l'innocence du capitaine comme Joseph Reinach. Il a voulu avant tout convaincre ses lecteurs et leur a proposé des documents-clés de l'affaire ainsi que les témoignages les plus sûrs[138]. Comme Guyot en a pris l'habitude, les articles étaient ensuite publiés sous forme de brochures. Le conseil d'administration du journal, appuyant l'action de Guyot, a beaucoup dépensé en faveur du capitaine Dreyfus[139]. Des envois gratuits ont été adressés aux abonnés. L'engagement du Siècle entraîne cependant 3 000 désabonnements et la diminution des recettes publicitaires[25]. Guyot a aussi publié des articles dreyfusards dans des périodiques britanniques[140], et il a évoqué l'affaire à Bruxelles auprès de libéraux belges[141].

Il participe aux discussions qui débouchent sur la formation de la Ligue des droits de l'homme en 1898[142] et intègre son comité central[143]. C'est qu'il souhaite depuis longtemps la formation en France d'une association qui aurait défendu les droits individuels comme le fait au Royaume-Uni la Personal Rights Association (en) dont il est l'un des vice-présidents[144]. Lors du 25e anniversaire de cette société en 1896, il est ainsi revenu sur l'échec de son Association pour la défense des droits individuels: « Malheureusement, nous n'avons aucune société faisant œuvre semblable à la vôtre. Il y a une dizaine d'années, quelques amis et moi, nous avons essayé d'en fonder une, sur le modèle et avec le titre de la vôtre. Nous sommes restés si isolés que l'association est morte de langueur. Et c'est en France que les droits individuels auraient besoin d'avoir de vigoureux défenseurs » [145]. L'association britannique remercie Guyot pour son action en faveur de Dreyfus en février 1898[146].

Guyot et Le Siècle ont polémiqué avec un autre journal dreyfusard mais situé plus à gauche, L'Aurore d'Ernest Vaughan, Francis de Pressensé, membres du comité de la Ligue des droits de l'homme, ou Urbain Gohier. Le Siècle attaque l'antimilitarisme de Gohier, Guyot met en doute les convictions laïques de Pressensé[147]. L'Aurore dénonce les prises de position anglophiles de Guyot lors de la Guerre des Boers[148]. Le Siècle a en effet été le seul quotidien à défendre les Britanniques, contre la propagande des Boers et contre les journaux anglophobes[149]. Guyot dresse un parallèle entre l'affaire Dreyfus et la guerre des Boers, notant ainsi: « Je vois avec une vive satisfaction que des personnes qui ne voulaient rien entendre au sujet de la question du Transvaal (...) commencent à se demander si elles n'ont point commis une erreur semblable à celle qu'avait commise tant de personnes au sujet de Dreyfus (...) Je retrouve (...) les procédés que ( des journaux ) ont employé dans l'affaire Dreyfus. Mais, chose curieuse ! Un certain nombre de personnes, qu'iles exaspéraient alors, les trouvent tout naturels, et elles ne sont pas étonnées de marcher main dans la main avec Édouard Drumont, Henri Rochefort, Ernest Judet ou Arthur Meyer. La question les lie à une politique nationaliste qui aboutirait (...) à une bonne guerre avec l'Angleterre »[150]. Le polémiste Urbain Gohier met aussi en cause sa probité: « Ministre des travaux publics, l'ancien petit employé de la préfecture de police tirait du budget 500 francs par jour, outre ses gages, pour des inaugurations fantastiques. Journaliste, il est aux ordres de toutes les faiseurs de grosses affaires. Il a mis sa feuille à l'encan dans les journaux de Londres [ Guyot s'est en effet adressé aux Britanniques pour trouver des soutiens financiers pour son journal[151] ] et soutiré l'argent des Anglais pour insulter les Boers. Dans l'affaire Dreyfus, il a extorqué le plus de subsides possibles des gens qui avaient le malheur d'être défendu par lui. Mêmes les souscriptions publiques n'étaient pas à l'abri de son audace, et la Ligue des droits de l'homme a dû le menacer d'un scandale pour lui faire restituer les fonds qu'il essayait d'escroquer »[152].

Guyot finit par démissionner de la ligue le 28 octobre 1908[153], comme d'autres républicains modérés marginalisés, après avoir reçu un blâme infligé après les élections législatives de 1906 - on lui reproche de ne pas avoir respecté la discipline républicaine au second tour, ce qu'il nie - et s'être heurté à son deuxième président, le socialiste Francis de Pressensé[154].

Le militant de la représentation proportionnelle[modifier | modifier le code]

Après plusieurs articles dans Le Siècle[155] et une conférence en Belgique en 1899[156] sur les avantages de la représentation proportionnelle, Guyot tient en novembre 1901 une conférence au Grand Orient de France lors de laquelle il appelle à la formation d'une ligue pour défendre ce système électoral[157]. Une Ligue pour la représentation proportionnelle, qu'il préside, est alors fondée le mois suivant[158]. Font partie de son comité de direction des personnalités comme le président de l'Alliance républicaine démocratique Marie-Adolphe Carnot, le sénateur Émile Deschanel, Georges Picot, un ancien président de la Société d'anthropologie ( Hervé ) et plusieurs membres de la Société d'économie politique: outre Guyot, Emmanuel Vidal, Jules Fleury, son secrétaire perpétuel, Frédéric Passy, son président, Anatole Leroy-Beaulieu, Emile Macquart, rédacteur au Journal des économistes et au Siècle, secrétaire général de la Ligue. Une proposition de loi du député Louis Mill en juin 1903 est issue des travaux de la Ligue, sans succès. La Ligue de Guyot s'associe ensuite à l'action menée par d'autres organisations qui mènent le même combat, la Ligue radicale et radicale-socialiste de la R-P et le Comité républicain de la R-P[159].

Le militant du libéralisme économique et du libre-échange[modifier | modifier le code]

Cet économiste libéral n'a apporté aucune innovation théorique. Il ne s'est pas cantonné aux principes. Au contraire, il s'est engagé dans les débats les plus pratiques et a polémiqué avec ses adversaires socialistes et protectionnistes[160].

L'opposition aux socialismes[modifier | modifier le code]

Dans les années 1870, il a collaboré à des journaux radicaux et sociaux, attentifs à la question ouvrière[161]. Mais Guyot est devenu un opposant intransigeant à l'étatisme et aux socialismes. Il critique ainsi Louis Blanc en 1872 dans Le Radical[162] et s'oppose au conseil municipal au « socialisme municipal » et en 1884 à une proposition de subvention financière à des grévistes, ce que ses adversaires politiques lui reprochèrent[163]. À la chambre des députés, il réitère en 1889 son opposition à ce que des secours financiers soient versés par l'État aux victimes des grèves[164].

À partir des années 1890, son combat contre le socialisme, dans la presse et dans nombre de brochures et de pamphlets, se fait plus virulent[165], dans un contexte d'agitation syndicale et anarchiste, marqué par l'assassinat en 1894 du président de la République Sadi Carnot.

D'un tempérament combatif, il attaque avec férocité - qui le lui rendent bien- les théoriciens du socialisme français comme l'ancien communard Benoît Malon, ses leaders, comme Jean Jaurès[166], Alexandre Millerand[167], bourgeois, ambitieux et politicien, ou Jules Guesde, qu'il a connu jusqu'à leur rupture en 1876; ce-dernier a été le correspondant du Bien public à Rome et Guyot lui est venu financièrement en aide[168]. Il entend dénoncer les « charlatans du socialisme » qui n'ont selon lui « pour idéal que la rapine et la tyrannie », le programme socialiste, « ses équivoques, ses grossiers mensonges, ses subtilités hypocrites, tous ses procédés perfides et violents »[169]. Il dénonce les « lâches complaisances » à l'égard des « crimes anarchistes »[170], récuse toute compromission avec les socialistes, convaincu que « tous ceux qui font des concessions aux socialistes s'affaiblissent à leur profit »: « Il n'y a pas à transiger avec les sophismes socialistes; il faut en montrer l'erreur et les conséquences », qui mènent à la révolution et à la « guerre sociale »[171]. D'où des remarques sévères sur les radicaux-socialistes, sur la politique et les programmes d'un Georges Clemenceau[172].

L'une de ses bêtes noires était le député catholique Albert de Mun, à qui il reprochait ses convictions politiques et son antilibéralisme, son « socialisme chrétien »[173]. Le comte de Mun a dénoncé le libéralisme de Guyot à la Chambre[174].

S'il nie en 1892 avoir accepté d'adhérer à une Alliance antisocialiste mort-née[175], cet ancien radical devenu « républicain de gouvernement » prend part en 1896 au banquet des républicains modérés de l'Union libérale républicaine[176], au grand dam des radicaux[177], et appelle tous les républicains « qui considèrent que l'avènement du socialisme serait la ruine de la France » à se rassembler, autour « des principes de 89 »[178]. Ce membre de l'Association de la libre pensée en démissionne en 1905, refusant le soutien apporté à un anarchiste suspecté d'avoir posé une bombe[179].

En 1910, il dénonce encore le socialisme marxiste, mais aussi le socialisme réformiste, « le plus dangereux car il pénètre dans la législation et dans les pratiques administratives » ainsi que le syndicalisme révolutionnaire et « sa politique de violence, résultat de la faiblesse gouvernementale »[180], alors que la Confédération générale du travail est marquée par l'anarcho-syndicalisme et que le gouvernement de Georges Clemenceau a été confronté à d'importantes grèves.

Après la Première Guerre mondiale, il est vent debout contre l'agitation sociale des années 1919-1920, qui lui semble annoncer la « tyrannie socialiste » qu'il redoutait dans les années 1890, et contre la faiblesse des gouvernements[181]. Il est évidemment anticommuniste[182], hostile aux « faiblesses » à l'égard du bolchevisme. Désireux de « défendre la société occidentale », il estime que « les paroles ( des gouvernements ) ne suffisant pas; des actes sont nécessaires »[183]. Contre le « fléau bolcheviste », il affirme en 1924, pour dénoncer l'inaction du gouvernement du cartel des gauches: « Il n'est pas besoin de fascistes, ni de Mussolinis ( sic ), il faut seulement des hommes comme Pierre Tirard et Ernest Constans, avec quatre ou cinq collègues, résolus à frapper à la tête [ allusion au gouvernement Tirard dont Guyot fut membre en 1889, constitué pour combattre le boulangisme ]. Ils seront suivis et obéis »[184]. Il recommande la lecture de la petite revue anticommuniste de Gustave Gautherot, La Vague rouge[185].

L'une des formules fétiches de ce républicain individualiste était: « le progrès politique est en raison inverse de l'action coercitive de l'homme »[186]. C'est pourquoi il s'opposa si fortement aux socialismes.

Le libéral libre-échangiste, individualiste et antiétatiste[modifier | modifier le code]

C'est qu'il est surtout un ardent et acerbe défenseur du libre-échange, des libertés individuelles et du libéralisme économique orthodoxe.

Selon Guyot, les libertés politiques et économique sont inséparables. Ainsi, en 1881, son programme électoral mentionne les libertés de conscience, d'association, de réunion et de presse et exige « la ratification libérale des traités de commerce assurant, dans un avenir déterminé, le libre-échange absolu » et la nécessité de déterminer « rigoureusement les attributions de l'État, de manière à diminuer les frais généraux de la nation et à assurer à l'initiative privée son maximum de puissance »[187]. Guyot a présidé une Association pour la défense des droits individuels fondée en 1887[188]. Son programme défend aussi bien la liberté de conscience, « qui doit exister pour tous par la séparation complète des Églises et de l'Etat », que la liberté du travail ou la liberté des échanges. Il est surtout vigoureusement antiétatiste: il affirme que « le progrès consiste à éliminer de plus en plus les fonctions remplies par l'État aux frais des contribuables et à leur substituer l'action des individus et des associations privées », que « l'État doit être avant tout un producteur de sécurité , que son rôle consiste essentiellement à enregistrer et à faire exécuter les contrats »[189].

L'atteste aussi le manifeste du Siècle paru en 1893: Guyot veut en faire un journal « fidèle à son passé démocratique et libéral, partisan des traditions de la Révolution française qui (...) a eu pour but d'assurer à tous la liberté politique, la liberté individuelle, la liberté du travail, la sécurité des personnes et des propriétés, l'égalité devant la loi, (...) », favorable « aux principes mutualistes », (...) adversaire de l'impôt sur le revenu et de « la mainmise de l'État sur la vie économique de la nation », ainsi que de « la tyrannie socialiste, (du ) collectivisme, (de ) la guerre sociale et (de ) l'internationalisme révolutionnaire »[190].

Certains amis républicains de Guyot lui reprochèrent ses prises de position en faveur du libéralisme économique dans les années 1880[191]. Ses anciens amis Sigismond Lacroix et Henry Maret critiquent son intransigeance dans les années 1890[192]. Lui critique alors les prises de position de Maret qu'il juge trop favorables au socialisme[193].

Défendre ses convictions libérales et libre-échangistes[modifier | modifier le code]

Il a défendu ses convictions au conseil municipal de Paris; il y a préconisé l'abolition des octrois et fait voter contre le protectionniste Paul Léon Aclocque un vœu en 1884 demandant notamment la suppression graduelle des droits de douane [194]. Il les a aussi défendues à la Chambre des députés. Ainsi, il fait partie en février 1886 des fondateurs du groupe parlementaire des libertés économiques avec des députés comme Frédéric Passy, François Lalande ou Fernand Faure. Ils appellent à « s'opposer à toute élévation des tarifs douaniers actuellement en vigueur » et s'engagent à « travailler à faire pénétrer dans nos lois les principes économiques libéraux »[195].

Il les a enfin défendues dans la presse et dans des brochures, souvent issues de ses articles, lors de conférences, en France et à l'étranger[196], et lors de congrès internationaux, où il s'oppose aux côtés d'autres libéraux aux protectionnistes et aux partisans des interventions de l'État. Tels en 1894 le congrès sur la législation douanière et la réglementation du travail à Anvers[197] ou le congrès sur les accidents du travail à Milan[198], en 1896 le congrès agricole de Budapest[199], en 1897 le congrès de législation du travail à Bruxelles[200].

Anglophile[201], Guyot est membre français honoraire du Cobden Club (en) dès 1879 ( du nom du militant britannique du libre-échange Richard Cobden ); il participe et prend la parole aux banquets annuels de ce club londonien[202]. Il est l'ami de libéraux britanniques, tel le secrétaire général de la Personal Rights Association (en), J.H. Levy[203]. Il a pu s'exprimer dans d'autres lieux fréquentés par les sociabilités libérales britanniques, tel le National Liberal Club (en), lors de dîners de son political economy circle[204]. Ou bien le club macchabéen de Londres[205].

En France, il est membre à partir de 1876 de la Société de statistique de Paris, qu'il a présidée en 1896[206]. Cette société célèbre en 1926 le cinquantenaire de son entrée[207]. Il a été un membre actif, avec plus de 30 communications entre 1894 et 1926.

Il a fait partie des animateurs d'une Ligue permanente pour la défense des intérêts des contribuables et des consommateurs, lancée en février 1879 par Émile-Justin Menier avec lequel il partage une commune conviction en faveur de l'impôt sur le capital, réel ( c'est-à-dire prélevé sur une chose, et non sur une personne ) et proportionnel et non personnel et progressif[208]. Il a donné à travers la France et à Paris de nombreuses conférences pour cette ligue, pour préconiser notamment la suppression des octrois[209]. Cette ligue fédère des partisans d’une diminution des droits indirects sur la consommation et des droits de douane que l'on retrouve ( Menier, Gustave de Molinari, Guyot, Donnat, membre à partir de 1887 ) à la Société d'économie politique ( SEP ), un bastion du libéralisme économique orthodoxe. À partir de décembre 1881, Guyot devient un membre assidu et actif de cette société savante libérale et libre-échangiste.

Il est le secrétaire général de cette ligue durant dix ans; il l'est encore lorsqu'il est nommé ministre en 1889[210]. Cette ligue est alors présidée par son ami Léon Donnat, autre militant à la fois radical et libéral[211], conseiller municipal de Paris. Donnat a été le secrétaire général de l'Association pour la défense des droits individuels présidée par Guyot.

À l'initiative de cette dernière association, des ouvrières des Vosges viennent à Paris en 1889 pour témoigner de leur volonté de travailler la nuit devant une commission de la Chambre des députés, à l'occasion d'un débat sur une loi limitant les heures de travail des mineurs et des femmes. À la Chambre des députés, Guyot combat au nom notamment de la liberté du travail la proposition de la commission interdisant ce travail de nuit pour les femmes. Il est convaincu que « ceux qui veulent protéger ( la femme, qui est une adulte ) n'arrivent qu'à l'opprimer », que « les lois d'hygiène et de protection sociales se manifestent par de la police, par des surveillances, des inspections, des inquisitions qui provoquent une réaction de mécontentements légitimes » et que « la mission de protection du faible contre le fort (...) n'est pas le rôle ni l'attribution de l'État dans un gouvernement libre »[212]. Il continue à collaborer dans les années 1890 à la Ligue des contribuables et des consommateurs[213], qu'il préside, du moins nominalement[214]. D'où une polémique avec l'une de ses bêtes noires, le protectionniste Jules Méline, à propos du mouillage des vins et du code pénal[215].

Il a bataillé contre les protectionnistes et contre leur leader, Jules Méline, et sa ligue bimétallique[216]. Dans Le Siècle et Le Matin puis dans le Journal des économistes, il vante les mérites du libéralisme[217]. Il s'y oppose aux monopoles étatiques[218] ainsi qu'aux lois sociales, portant sur la durée du travail ou sur le salaire minimum[219]. Il est hostile aux grèves[220], synonymes à ses yeux de guerre sociale, prodromes de la tyrannie socialiste[221], plus encore que Gustave de Molinari. Convaincu que les rapports entre un salarié et un salariant doivent se borner aux termes du contrat de travail, il s'oppose à la philanthropie à la fois paternaliste et intéressée du patronat ainsi qu'aux pressions patronales politiques ou religieuses sur les salariés[222]. Lors d'une interpellation en 1891 à la Chambre, il reproche aux compagnies houillères « leur excès de philanthropie », générateur de ressentiments[223]. Il s'en prend plus encore à ce qu'il nomme la tyrannie syndicale ( la pression des syndicalistes sur les non-syndiqués ), aux demandes des patrons comme des salariés d'une intervention de l'État lors d'une grève[224]. L'État doit seulement assurer la liberté du travail[225]. Rétif à tout sentimentalisme, il prend des positions au nom de la science économique qui le classent parmi les libéraux intransigeants. Ainsi à propos de la mendicité[226]. Ou bien d'un fait divers, de l'expulsion par un propriétaire d'une famille d'ouvriers[227]. Lors du débat sur l'interdiction des peintures à la Céruse, il prend une position d'arrière-garde sur cette question, contestant la dangerosité du produit et y voyant un complot de la CGT[228].

Des animateurs de la Société d'économie politique ont collaboré au Siècle dirigé par Guyot, tels Frédéric Passy[229] ou Jules Fleury[230]. Guyot est élu vice-président en 1901 de cette société, qu'il finit par présider de 1913 à 1922[231] et de 1926 à 1928[232]. Il y défend le libéralisme et le libre-échange. En l'absence des présidents de la société, c'est lui qui préside la séance solennelle de la Sorbonne pour le 70e anniversaire de la société en 1912[233].

Dans les années 1900, il devient également l'un des deux vice-présidents de la Société des industriels et des commerçants de France[234], un groupe de pression patronal au succès très limité. Cette association a été fondée en mars 1895 avec l'appui de parlementaires comme Pierre Waldeck-Rousseau, Paul Delombre ou Jules Roche et d'hommes d'affaires parlementaires ( Jules Charles-Roux, Jules Siegfried ), parfois membres de la Société d'économie politique ( Delombre, membre par ailleurs du Cobden Club et ancien membre du comité de la Ligue de Menier, Siegfried, Charles-Roux ), pour rétablir les traités de commerce et faire pièce à l'Association de l'industrie et de l'agriculture françaises. Le premier président de l'association était le commerçant parisien Ernest Lourdelet, membre de la chambre de commerce de Paris[235]. La société a traversé une crise en 1902[236]. C'est à partir de cette date que Guyot accède à la vice-présidence de l'association que président successivement le fabricant de produits chimiques et pharmaceutiques Armand Fumouze, élu président de la chambre de commerce de Paris en 1901, l'un des fils d'Émile Menier, Gaston Menier, membre français du Cobden club et ancien président d'honneur de la Ligue des contribuables et des consommateurs, l'industriel parisien de la confection Julien Hayem[237], membre de la Société d'économie politique à partir de 1902. Cette association tient des dîners mensuels au cours desquels Guyot s'exprime[238], un banquet annuel, publie des travaux en faveur du libéralisme[239], et émet des vœux. Ainsi, en 1910, elle demande une véritable répression contre les meneurs et agitateurs socialistes[240]. En 1907, Guyot préside une séance consacrée à l'impôt sur le revenu, qui est évidemment combattu[241]. L'autre vice-président de cette Société l'est depuis l'origine, contrairement à Guyot; c'est un maître de forges, Alphonse Pinard, administrateur-délégué des forges et fonderies de Sougland ( Dubois, Pinard et Cie ), président de l'Alliance syndicale du commerce et de l'industrie, du syndicat général des fondeurs de fer de France, de la chambre syndicale du chauffage, de la Mutualité industrielle, vice-président de l'Union métallurgique et minière, membre fondateur de l'Alliance républicaine démocratique[242]. Il finit aussi par présider une société savante, la société d'économie industrielle et commerciale. Guyot, qui en a été membre, a été appelé à y discourir à plusieurs reprises[243].

Il est également président d'une Ligue du libre-échange fondée en novembre 1910 avec les principaux membres de la Société d'économie politique. Son siège se situe à l'origine aux bureaux du Journal des économistes dont il est le rédacteur en chef. Elle entend démontrer les méfaits du protectionnisme, par des travaux et des conférences. La ligue a comme présidents d'honneur Pierre Émile Levasseur, Édouard Aynard, Frédéric Passy, Gustave de Molinari, membres de la Société d'économie politique ( SEP ), et le négociant bordelais Marc Maurel, ancien vice-président de la Société des industriels et des commerçants de France. Le secrétaire général de la ligue est le secrétaire général de la SEP, Daniel Bellet. Gustave Schelle, vice-président de la SEP, et le négociant James Hennessy - qui prend la présidence de la ligue à la mort de Guyot en 1928 - figurent parmi les vice-présidents[244]. Cette ligue survit difficilement à la Première Guerre mondiale. Guyot, en tant que président, assiste à une conférence internationale du libre-échange à Londres en 1920, organisée par le Cobden club et diverses ligues[245]. Une rubrique consacrée à la ligue figure dans Le Journal des économistes. La ligne ne fait guère parler d'elle, hormis un appel en 1925 à la diminution des droits de douane pour faire face à l'augmentation du coût de la vie[246].

Guyot a enfin présidé le conseil d'administration d'une société d'assurances mutualiste, la Société générale française d'assurances mutuelles sur la vie, constituée en 1906[247]. Il a été également administrateur d'une filiale, la Société générale française de rentes viagères et de retraites pour la vieillesse, fondée en 1912[248]. La société mère est dissoute en décembre 1918[249].

A l'occasion de ses 80 ans, célébrés par la Société d'économie politique et la Société de statistique de Paris, ses convictions libérales et libre-échangistes sont mises en valeur. Il rappelle les « vérités économiques » dégagées par l'observation depuis les physiocrates du XVIIIe siècle: « les pouvoirs publics ont pour but non de comprimer l'individu, mais de garantir leur liberté », l'affirmation de la propriété individuelle, la « nécessité de la liberté du commerce et de la plus grande concurrence ». Il est plus que jamais partisan de la formule de Vincent de Gournay « Laissez faire, laissez passer » car « c'est la réclamation pour chaque individu du droit de produire et d'échanger; en un mot du droit d'agir: et le droit d'agir est la caractéristique des principes de 1789 ». Il se dit effrayé lorsqu'il voit « le maintien et le renforcement de l'impôt progressif et personnel, le maintien et la continuation de la législation dite sociale ». Il se désole que les pouvoirs publics violent ce qu'il nomme « les lois de la science économique » [ en l'occurrence ses convictions libérales ], que la guerre « n'a point dissipé les erreurs économiques et politiques »: « Tandis que la science et l'industrie affirment la prédominance de la civilisation d'échange, la majorité des peuples et la plupart des gouvernants en sont restés à la vieille politique de la civilisation guerrière »[250].

Le pacifiste[modifier | modifier le code]

Pacifiste, en partie parce qu'il est convaincu que le libre-échange favorise la paix, il participe aux discussions qui débouchent sur le congrès international de la paix qui se tient à Paris en 1889[251] et entre au conseil d'administration de la Société française pour l'arbitrage entre nations[252], présidée par Frédéric Passy et dont est membre également le sénateur Ludovic Trarieux, premier président de la Ligue des droits de l'homme[253]. Son journal Le Siècle appuie le mouvement pacifiste et Guyot collabore au périodique La Paix par le droit jusqu'à son décès[254]. Il participe aux congrès de la paix en tant que président de la Ligue du libre-échange[255].

A la veille du premier conflit mondial, il critique le pangermanisme et le gouvernement allemand, sans pour autant rallier le camp des « chauvins français »[256]. Lors de la première année de la Première Guerre mondiale, les dirigeants français de la Ligue du libre-échange, Yves Guyot notamment, polémiquent avec un économiste allemand signataire du Manifeste des 93, Lujo Brentano, à propos de la responsabilité de l'Allemagne dans le déclenchement du conflit et des atrocités commises par l'armée allemande[257]. Guyot réfléchit durant le conflit aux causes et aux conséquences de la guerre, à la nécessité de « préparer l'évaporation et l'oubli » des haines nationales: le futur traité de paix doit être, « non une œuvre de rancune et de passion, mais une œuvre de prévoyance »[258].

Divers[modifier | modifier le code]

Au cours de sa vie, Guyot a été membre de divers autres associations et comités, privés ou publics. Il préside en 1895 l'association littéraire et artistique La Pomme, qui rassemble des personnalités vivant à Paris et originaires de Bretagne et de Normandie[259]. Il est membre à partir de 1909 de la Société franco-japonaise de Paris, et son vice-président en 1922[260], membre du comité de l'Association France-Suisse, constituée en 1922[261]. Il est désigné membre en 1925 du Comité français du tunnel sous la Manche[262]. Il est membre honoraire de la Société royale de statistique de Londres, membre correspondant de la Commission centrale de statistique de Belgique, membre à partir de 1895 de l'Institut international de statistique[263].

Il est membre du conseil supérieur de statistique, du conseil général de la statistique de la France[264].

Il s'est exprimé lors des congrès de l'Association française pour l'avancement des sciences, dans la section d'économie politique[265].

Principales publications[modifier | modifier le code]

  • L'Inventeur, Paris, Librairie A. Lechevalier, 1867 (texte en ligne sur Googlebooks)
  • Histoire des prolétaires depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec Sigismond Lacroix, 1872 ( Lire en ligne )
  • Nos préjugés politiques, Paris, Librairie de la Bibliothèque démocratique, 1872 ( Lire en ligne. )
  • Études sur les doctrines sociales du christianisme, avec Sigismond Lacroix, J. Brouillet, 1873 ( Lire en ligne )
  • Les Lieux communs, précédés de l'histoire d'un petit chapitre, d'un petit journal et d'un grand général, Paris, Le Chevalier, 1874 ( Lire en ligne )
  • Le Manuel du parfait bonapartiste, 1875
  • Dialogue entre John Bull et George Dandin sur le traité de commerce franco-anglais, 1881
  • La Science économique, Paris, C. Reinwald, 1881, In-16, 471 p. ( Lire en ligne )
  • Études de physiologie sociale, Paris, G. Charpentier, 6 vol., 1881-1905: (1) La prostitution ( Lire en ligne ). (2) La police. (3) La traite des vierges à Londres ( [1] ). (4) Le bilan social et politique de l'Église. (5) Les conflits du travail et leur solution, 1903 ( Lire en ligne ). (6) La comédie protectionniste.
  • La Famille Pichot : scènes de l'enfer social, Paris, J. Rouff, 1882, 380 p. ( roman social ) ( Lire en ligne )
  • La Morale : la morale théologique : la morale métaphysique : variations de l'idéal moral, Paris, O. Doin, 1883, coll. Bibliothèque matérialiste, 1883, 356 p
  • L'Organisation municipale de Paris et de Londres, présent et avenir, 1883
  • Un fou, 1884 ( roman )
  • Un drôle, 1885 ( roman )
  • Lettres sur la politique coloniale, Paris, C. Reinwald, 1885 ( Lire en ligne )
  • Le Boulangisme, 1888 ( Lire en ligne )
  • La Tyrannie socialiste, Paris, C. Delagrave, 1893, In-18, 272 p. ( Lire en ligne )
  • Les Principes de 89 et le socialisme, Paris, C. Delagrave, 1894, 281 p. ( Lire en ligne )
  • La propriété, origine et évolution: thèse communiste, par Paul Lafargue. Réfutation, par Yves Guyot, Paris, C. Delagrave, 1895, 530 p. ( Lire en ligne )
  • Trois ans au ministère des Travaux publics, expériences et conclusions, Paris, L. Chailley, 1895
  • L'Économie de l'effort, Paris, A. Colin, 1896, 320 p. ( 10 leçons professées au Collège libre des sciences sociales en 1895-96 ) ( Lire en ligne )
  • Les Tribulations de M. Faubert. L'Impôt sur le revenu, Paris, Flammarion, 1896 ( Lire en ligne )
  • Questions du temps présent. La Morale de la concurrence, Paris, A. Colin, 1896, 61 p. ( Lire en ligne )
  • La Comédie socialiste, Paris, E. Fasquelle, 1897, 502 p.
  • L'Organisation de la liberté, Bordeaux, imp. de G. Gounouilhou, 1897, conférence faite au cercle Voltaire de Bordeaux le 12 juin 1897 ( Lire en ligne )
  • Voyages et découvertes de M. Faubert. Dans les vignes du Médoc. En Suisse. Le monopole de l'alcool en fonction. Dans la mine. À Carmaux. En Angleterre. À Rouen. En Autriche-Hongrie, 1897
  • L'Œuvre de M. Jules Cambon. La politique radicale-socialiste en Algérie, Paris, E. Flammarion, 1897 ( Lire en ligne )
  • La Révision du procès Dreyfus, faits et documents juridiques, Paris, bureaux du Siècle et P-V Stock, 1898, In-8° , 175 p. ( Lire en ligne )
  • L'Innocent et le traître, Dreyfus et Esterhazy, le devoir du garde des sceaux, Le Siècle/Stock, 1898, 64 p. ( Lire en ligne )
  • Dictionnaire du commerce, de l'industrie et de la banque, avec Arthur Raffalovitch, 2 vol., Paris, Guillaumin et Cie, 1898-1901 ( Lire en ligne )
  • Affaire Dreyfus, analyse de l'enquête, P.-V. Stock, 1899, 338 p. ( Lire en ligne )
  • L'Évolution politique et sociale de l'Espagne,  Paris, E. Fasquelle, 1899, 328 p. ( Lire en ligne )
  • L'affaire Dreyfus. Les Raisons de Basile, P.-V. Stock, 1899, 260 p. ( Lire en ligne )
  • La Politique boer, faits et documents en réponse au Dr Kuyper, aux bureaux du Siècle, 1900, 110 p. ( Lire en ligne )
  • La Question des sucres en 1901, Paris, Le Siècle/Guillaumin, 1901, 158 p. ( Lire en ligne )
  • Le bilan social et politique de l'Église, Paris, Fasquelle, 1901, 375 p.
  • Le Repêchage des cinq cent millions à l'eau, le programme Baudin au Sénat, Paris, Guillaumin, 1903, 88 p.
  • Le Trust du pétrole aux États-Unis, Paris, Guillaumin, 1903, 47 p. ( Lire en ligne )
  • Le Blé et les autres céréales aux États-Unis, Paris, Guillaumin, 1905, In-8° , 30 p.
  • La comédie protectionniste, Paris, Fasqelle, 1905 ( Lire en ligne )
  • Caractère de la politique socialiste, Paris, Félix Alcan, 1906, 16 p.
  • La Répartition des industries aux États-Unis, en France et en Belgique, Nancy, Berger-Levrault, 1907, Gr. in-8° , 24 p.
  • La Démocratie individualiste, Paris, V. Giard et E. Brière, 1907, 269 p. ( Lire en ligne )
  • La Crise américaine : ses effets et ses causes, Félix Alcan, 1908, 34 p. ( Lire en ligne )
  • La Crise des transports : illusions et réalités, Paris, F. Alcan, 86 p.
  • Sophismes socialistes et faits économiques, Paris, F. Alcan, 1908, 352 p. ( Lire en ligne )
  • Le Commerce et les Commerçants, Paris, O. Doin et fils, 1909 ( Lire en ligne )
  • Les Chemins de fer et la grève. Avant la grève. La législation nécessaire et les projets de 1910, les retraites des chemins de fer, les législations étrangères et les grèves de transport, la démocratie financière, les réintégrations, Paris, F. Alcan, 1911, 330 p.
  • L'A B C du libre-échange, Paris, F. Alcan, 1913, In-12, 212 p.
  • La Gestion par l'État et les municipalités, Paris, F. Alcan, 1913, 437 p.
  • L'industrie et les industriels, Paris, O. Doin et fils, 1914, XXVIII-356-XII p
  • La Province rhénane et la Westphalie, étude économique, 1915
  • Les Causes et les Conséquences de la guerre, 1916
  • La Question de l'alcool : allégations et réalités,  Paris, F. Alcan, 1917, 288 p. ( Lire en ligne )
  • Les Garanties de la paix, 2 vol., 1918
  • La Politique économique depuis l'armistice et les élections. Lettre aux membres de la Ligue du libre-échange, Paris, Bureaux du Journal des économistes, 1919. In-8°, 16 p. ( Lire en ligne )
  • L'Année du traité de Versailles, Paris, bureaux du Journal des économistes, 1921. In-8°, 22 p.
  • Inflation et Déflation, avec Arthur Raffalovitch, Paris, F. Alcan, 1921, 179 p.
  • Les Problèmes de la déflation, Paris, Félix Alcan, 1923, 308 p.
  • Politique parlementaire et politique atavique, Paris, Félix Alcan, 1924, 426 p.

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Collectif, Les parlementaires de la Seine sous la troisième république: 2. Dictionnaire biographique, Publications de la Sorbonne, 2001 p. 299-300
  • Rémi Fabre et Emmanuel Naquet, Yves Guyot ou la fusion du libéralisme et des droits de l'homme, dans Collectif, Être dreyfusard, hier et aujourd'hui, Presses universitaires de Rennes, 2009
  • Yannick Ripa, « Yves Guyot, un féministe incorrect », dans Florence Rochefort et Eliane Viennot (dir.), L’Engagement des hommes pour l’égalité des sexes (XIVe – XXe siècle), Saint-Étienne, Presses de l’Université de Saint-Étienne, 2013, p. 25-45
  • Jean-Claude Wartelle, Yves Guyot ou le libéralisme de combat, dans la Revue Française d'Histoire des Idées Politiques, no 7, 1er semestre 1998, p. 73-109
  • Vincent Duclert et Perrine Simon-Nahum ( dir. ), L'affaire Dreyfus: Les événements fondateurs, Armand Colin, 2009[266]
  • Benoît Malbranque, Les économistes bretons et leur place dans le développement de l'économie politique ( 1750-1900 ), Institut Coppet, 2013, p. 167-179[267]
  • Jean-Marc Bernardini, Le darwinisme social en France (1859-1918): Fascination et rejet d’une idéologie, CNRS éditions, 1997

Sources primaires[modifier | modifier le code]


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Claude Wartelle, Yves Guyot ou le libéralisme de combat, op. cit., p. 79
  2. Les parlementaires de la Seine sous la troisième république, op. cit., p. 299
  3. Jean-Claude Wartelle, Yves Guyot ou le libéralisme de combat, op. cit., p. 74
  4. Yves Guyot, Nos préjugés politiques, Librairie de la bibliothèque démocratique, 1872, Notice biographique, L'Aéronaute, octobre 1869 (Lettre de Guyot). En 1867 selon d'autres sources, ce qui semble être une erreur.
  5. Dictionnaire des parlementaires français, 1891, op. cit., L'Aéronautique, avril 1928, Le Constitutionnel, 28 septembre 1864, L'Aéronaute, octobre 1869 (Lettre de Guyot), La Science pittoresque, 21 octobre 1864 (communication de Guyot)
  6. Le Rappel, 27 juillet 1869, Jean-Claude Wartelle, Yves Guyot ou le libéralisme de combat, op. cit., p. 75
  7. a et b Louis Fiaux, op. cit., p. 298, Journal des débats, 26 janvier 1869 ( arrêt de la Cour de Nîmes en appel ), Ibid., 22 décembre 1868 ( autre arrêt de la même cour à propos de deux articles, en appel ), Ibid., 30 novembre 1868 ( Premier arrêt du tribunal correctionnel de Nîmes au sujet de 2 articles ), Bulletin des arrêts de la Cour de cassation rendus en matière criminelle, 1869 ( à propos des listes de la souscription Baudin publiées par Guyot )
  8. Jean-Claude Wartelle, Yves Guyot ou le libéralisme de combat, op. cit., p. 75, Le Rappel, 27 juillet 1869,
  9. Le Rappel, 18 août 1869
  10. Louis Fiaux, op. cit. p. 297
  11. Le Radical, 4 septembre 1889, Portrait de Guyot, Louis Fiaux, op. cit. p. 298. Selon Jean-Claude Wartelle en revanche, il participe à la journée du 4 septembre: Yves Guyot ou le libéralisme de combat, op. cit., p. 75
  12. Y. Guyot, La tyrannie socialiste, Delagrave, 1893
  13. Louis Fiaux, op. cit., p. 299
  14. Élections des 26 mars et 16 avril 1871 : affiches, professions de foi, documents officiels, clubs et comités pendant la Commune, recueillis par Firmin Maillard , 1871, p. 170-171, p. 191-192
  15. Le Rappel, 7 septembre 1870
  16. Jean-Claude Wartelle, Yves Guyot ou le libéralisme de combat, op. cit., p. 76
  17. a et b Louis Fiaux, op. cit., p. 300
  18. Le Radical, 21 mai 1884
  19. https://www.cairn.info/revue-politix-2008-4-page-9.htm Nicolas Delalande, Émile-Justin Menier, un chocolatier en République Les controverses sur la légitimité de la compétence politique d’un industriel dans la France des années 1870, dans Politix, 2008/4, no 84, Le Figaro, 1er novembre 1877
  20. Bulletin de la Société d'économie politique, 1928, Discours du vice-président de l'Association des journalistes républicains
  21. La Lanterne, 15 novembre 1878
  22. La Lanterne, 4 juillet 1881
  23. La Lanterne, 22 novembre 1888
  24. a et b Le Radical, 22 avril 1892, "La direction politique du Siècle", Le Siècle, 20 avril 1892, Y. Guyot, "Notre programme"
  25. a et b Le Siècle, 28 janvier 1903, Y. Guyot, "Aux lecteurs du siècle"
  26. Le Matin, 20 novembre 1893, Le Matin, 31 janvier 1894
  27. La Revue du mois, 1910, Les 80 ans de M. Yves-Guyot, op. cit.
  28. L'agence a été fondée en 1911 par Henri et Georges Coulon: Les 80 ans de M. Yves-Guyot, op. cit.. Elle n'est mentionnée dans la presse de l'époque qu'à partir de 1912: Le Temps, 10 septembre 1912, Le Figaro, 13 septembre 1912, Le Temps, 20 septembre 1918 ( publicité ), Bulletin de la Société d'économie politique, 1928, Discours de l'administrateur-délégué de cette agence, Nomenclature des journaux, revues, périodiques français, 1926-27, L'Agefi hebdo, Pascal Aubert, "Trois associés, deux publicistes et... une idée (1911-1914)", 24 février 2011
  29. L'Humanité, 31 décembre 1923
  30. Ibid., 14 janvier 1924
  31. Le Rappel, 1er décembre 1874, Ibid., 26 novembre 1874 ( il est soutenu par le comité républicain démocratique du 3e arrondissement )
  32. La Lanterne, 2 janvier 1878. La loi interdit alors à un conseiller municipal de Paris d'être député.
  33. Journal des débats, 21 février 1880, La Lanterne, 26 janvier 1880
  34. Louis Fiaux, op. cit., p. 301
  35. La Lanterne, 11 janvier 1881
  36. La Lanterne, 5 mai 1884, Ibid., 6 mai 1884, Ibid., 21 mai 1884, "Le banquet offert au citoyen Yves Guyot"
  37. La Lanterne, 17 janvier 1878, Ibid., 26 janvier 1878 ( profession de foi de Guyot ), Ibid., 30 janvier 1878
  38. Louis Fiaux, op. cit., p. 306, La Lanterne, 13 août 1881, La Lanterne, 23 août 1881
  39. La Lanterne, 3 octobre 1885
  40. Dictionnaire des parlementaires français, op. cit.
  41. Le Radical, 4 septembre 1889, Portrait de Guyot
  42. Journal des débats, 22 février 1889
  43. Journal des débats, 11 septembre 1889
  44. Y. Guyot, Le boulangisme, 1888
  45. Serge Berstein et Marcel Ruby, Un siècle de radicalisme, Presses universitaires du Septentrion, 2004, p. 45, Dictionnaire international des écrivains du jour, op. cit., La Lanterne, 23 février 1889
  46. Louis Fiaux, op. cit., p. 310, La Lanterne de Boquillon, 4 août 1889
  47. La Lanterne, 26 juillet 1889, Journal des débats, 26 juillet 1889
  48. Le Figaro, 6 septembre 1891, Ibid., 29 septembre 1890
  49. Le Figaro, 31 mars 1891, Le Figaro, 17 mai 1891, Le Figaro, 2 août 1891, Ibid., 7 janvier 1891, Ibid., 20 juillet 1891, Ibid., 22 octobre 1891. Il moque aussi ses circulaires: Ibid., 31 octobre 1891
  50. Y. Guyot, La famille Pichot : scènes de l'enfer social, J. Rouff, 1882
  51. Jean-Claude Wartelle, Yves Guyot ou le libéralisme de combat, op. cit., p. 84
  52. Le Matin, 25 août 1893
  53. Ibid., 15 mai 1893, "A la bourse du travail", Ibid., 17 mai 1893, "Le meeting contre M. Yves Guyot", Ibid., 23 mai 1893, "L'Incident Yves Guyot", Jean-Claude Wartelle, Yves Guyot ou le libéralisme de combat, op. cit., p. 85
  54. Le comité républicain radical-socialiste de l'arrondissement, qui l'a soutenu en 1889, le critique: Le Radical, 15 mai 1892, Le Siècle, 15 mai 1892 ( version de Guyot à propos d'une réunion houleuse où il a rendu compte de son mandat ), Le Radical, 19 mai 1893, "L'incident Yves Guyot", Ibid., 25 septembre 1893, "Le banquet Goblet"
  55. La Justice, 14 mai 1892, Le Figaro, 15 mai 1892. La rumeur semble être partie du Figaro en 1891, qui l'a cependant infirmée: Le Figaro, 3 août 1891, Ibid., 4 août 1891
  56. L'Intransigeant, 11 mai 1892, Ibid., 7 août 1892, Ibid., 16 août 1890, Ibid., 25 mai 1890, Ibid., 15 mai 1892, Ibid., 18 juillet 1893, "Guyot l'Apostat", Ibid., 16 mai 1892, Ibid., 20 décembre 1893
  57. Le Siècle, 8 avril 1894
  58. Journal des débats, 26 juillet 1889
  59. Le Siècle, 26 août 1894
  60. Le Temps, 29 avril 1902, Ibid., 30 mars 1902, L'Intransigeant, 2 avril 1902
  61. Le Siècle, 29 mars 1902, Le Siècle, 30 avril 1902, Le Siècle, 3 décembre 1912, "L'élection de l'Inde", Le Radical, 5 décembre 1902, Journal des débats, 13 juin 1902, "Chambre. L'élection de l'Inde". Un quotidien modéré comme le Journal des débats attirait l'attention avant le scrutin sur les irrégularités passées et notoires en matière d'élection: Journal des débats, 20 avril 1902, "Inde française". C'est Louis Henrique-Duluc qui est élu.
  62. Gil Blas, 18 mars 1910, Le Rappel, 28 mars 1910, Le XIXe siècle, 27 avril 1910, Ibid., 22 mai 1906
  63. Journal des débats, 17 juin 1906, "Correspondance. L'élection de Sisteron", Ibid., 13 juin 1906
  64. Sisteron Journal, 9 avril 1910, Ibid., 2 avril 1910, Ibid., 16 avril 1910, Le Constitutionnel, 17 mai 1906. Guyot a donné une conférence en mai 1905 sur la Séparation des Églises et de l'État, sous les auspices de l'Alliance républicaine démocratique, qui a publié la conférence.
  65. Rosemonde Sanson, L'Alliance républicaine démocratique: Une formation de centre (1901-1920), Presses universitaires de Rennes, 2003, p. 68
  66. Rosemonde Sanson, op. cit., p. 296
  67. Journal des économistes, avril 1924
  68. Bulletin de la Société d'économie politique, 1928. Il a choisi d'être incinéré, et non enterré pour ses obsèques.
  69. L'Anticlérical, 30 novembre 1880. Ouvrage dénoncé par les jésuites: Études religieuses, historiques et littéraires, mars 1893, "La franc-maçonnerie et le gouvernement de la France depuis quinze ans"
  70. Grand dictionnaire universel du XIXe siècle : français, historique, géographique, mythologique, bibliographique, entrée "Ligues diverses" ( en ligne dans bnf/gallica ), L'Anticlérical, 5 avril 1882, Ibid., 11 mars 1882 ( préside une réunion de la ligue à Paris ). Cette ligue s'est formée en 1881.
  71. Marcel Ruby, Un siècle de radicalisme, Presses Univ. du Septentrion, 2004, p. 75, Christine Gaudin et Eric Saunier ( dir. ), Franc-maçonnerie et histoire: bilan et perspectives : actes du colloque international et interdisciplinaire 14-16 novembre 2001 Rouen, Publication de l'Université Rouen Havre, 2003
  72. a et b Jean-Claude Wartelle, Yves Guyot ou le libéralisme de combat, op. cit., p. 78
  73. Le Siècle, 5 mars 1894, "Soyons laïques"
  74. Revue anthropologique , 1928, Bulletin de la Société d'anthropologie de Paris, 1900, vol. 1, no 1
  75. Jean-Claude Wartelle, La Société d’Anthropologie de Paris de 1859 à 1920, dans la Revue d'histoire des sciences humaines, 2004/1, no 10 ( Lire en ligne )
  76. Bulletin de la Société d'économie politique, 1928, Discours du directeur de cette école
  77. Article du 4 mai 1876: La Muse républicaine, 1877,
  78. Christian Amalvi, Les Héros des Français - controverses autour de la mémoire nationale, Larousse, 2011, Mgr Félix Dupanloup, Premières lettres a Messieurs les membres du Conseil municipal de Paris sur le centenaire de Voltaire, éd. Société Bibliographique, 1878 ( Lire en ligne )
  79. Le Gaulois, 11 avril 1878, Ibid., 7 avril 1878, C'est la faute à Voltaire, c'est la faute à Rousseau. Un siècle de de vie posthume, 1789-1912 ( chap. 9 et 10 ), Pierre Leufflen Une nouvelle interprétation de la célébration du centenaire de la mort de Voltaire en 1878 : l’apport essentiel des Archives de la Préfecture de Police, dans les Cahiers Voltaire, 2011, no 10 ( Lire en ligne un extrait ), societe-voltaire.org, Enquête 4. Le centenaire de Voltaire en 1878
  80. Le Gaulois, 7 avril 1878
  81. La Lanterne, 1er avril 1878, La Voix des écoles, 11 avril 1878
  82. La Lanterne, 1er juin 1878
  83. Le Gaulois, 27 février 1883
  84. Conseil municipal de Paris, 1884
  85. Louis Fiaux, op. cit., p. 308, La Lanterne, 25 mars 1884, La Lanterne, 22 juin 1884, La Lanterne, 29 juillet 1884, La Lanterne, 1er août 1884, La Lanterne, 15 juillet 1886
  86. La Presse, 9 novembre 1880 ( conférence de Guyot ), La Lanterne, 16 août 1881
  87. La Lanterne, 7 novembre 1885. Projet annoncé auparavant lors d'un discours: Ibid., 27 octobre 1885
  88. La Lanterne, 11 mai 1886 ( texte de la proposition de loi ), Ibid., 16 juin 1886, Ibid., 25 avril 1886, Jean Gaudemet, Administration et Église: du Concordat à la séparation de l'Église et de l'État, Droz, 1987, p. 37. La Chambre ne statua pas sur la proposition présentée par Guyot et d'autres députés, tendant à « la séparation facultative des cultes et de l'État » (27 mai 1886). C'est Guyot qui en fit le rapport sommaire le 11 juin.
  89. Le Gaulois, 24 mars 1888, La Lanterne, 28 mars 1888 (statuts ), La Lanterne, 25 novembre 1888, Gil Blas, 19 décembre 1888, Le Petit Parisien, 23 juin 1888. Sa ligue ne doit pas être confondue avec une ligue pour la séparation des Églises et de l'État fondée en 1882.
  90. La Lanterne, 12 août 1888, Amédée St.-Ferréol, Appendices de mes mémoires, 1893
  91. Le Siècle, 7 octobre 1899, Y. Guyot, "Nécessité de la concurrence religieuse", Le Siècle, 24 octobre 1899, "Réformes nécessaires"
  92. Y. Guyot, L'affaire Dreyfus. Les raisons de Basile, 1899, op. cit.. Irrité par cette brochure qui reprend les lettres qu'il a adressées au journal de Guyot, Brunetière attaque ce-dernier en justice devant le tribunal civil et le fait condamner à des dommages et intérêts: Le Radical, 10 février 1901, Journal des débats, 12 mai 1901
  93. Y. Guyot, L'affaire Dreyfus. Les raisons de Basile, op. cit., p. 128
  94. Le Siècle, 17 juin 1899. En réponse selon Guyot à une pétition de la Ligue de la patrie française contre les francs-maçons.
  95. Le Siècle, 24 février 1900, Y. Guyot, "La pétition du Siècle et l'expulsion des jésuites", Le Siècle, 28 octobre 1899, "Une association de malfaiteurs"
  96. Le Radical, 20 mars 1902, "Bulletin maçonnique", Le Radical, 24 juin 1903, "Bulletin maçonnique"
  97. Le Siècle, 27 mars 1902, Y. Guyot, "Les doctrines de haine"
  98. Le Siècle, 26 mars 1901 ( Dissolution anticipée de la société possédant le journal ). Avec l'appui de nouveaux actionnaires et une souscription publique, une nouvelle société est ensuite constituée
  99. Le Siècle, 24 avril 1901
  100. Alain Corbin, Les filles de noce: Misère sexuelle et prostitution au XIXe siècle, Flammarion, 2011, Bulletin de la Société d'économie politique, 1928, Nécrologie, Discours lors de ses obsèques de Colson, Journal des débats, 9 décembre 1876, Le Rappel, 15 janvier 1877 ( procès en appel )
  101. Le Constitutionnel, 1er décembre 1876, Le Constitutionnel, 4 décembre 1876
  102. La Presse, 27 janvier 1877
  103. Yannick Ripa, op. cit.
  104. La Lanterne, 17 juillet 1879
  105. Alain Corbin, op. cit. Il n'est pas un libertarien partisan d'une libre sexualité pour autant.
  106. (en) Anja Johansen, « Defending the Individual: the Personal Rights Association and the Ligue des droits de l'homme, 1871–1916 », European Review of History: Revue européenne d'histoire, vol. 20, no 4,‎ , p. 559-579
  107. La Lanterne, 25 juin 1879, La Lanterne, 7 juillet 1879
  108. Premier article de la campagne de presse: La Lanterne, 7 octobre 1878
  109. Jean-Marc Berlière, La police des mœurs, Perrin, 2016, Jean-Marc Berlière, La police des mœurs sous la IIIe République. Limites et réalités d'une police républicaine, Louis Fiaux, op. cit., p. 304-305
  110. Féminisme et prostitution dans l'Angleterre du XIXe siècle : la croisade de Josephine Butler, édité par Frédéric Regard, avec Florence Marie et Sylvie Regard, ENS éditions, 2014, page 34.
  111. La Lanterne, 22 octobre 1879, Nicolas Offenstadt, Stéphane Van Damme, Affaires, scandales et grandes causes.: De Socrate à Pinochet, Stock, 2007, Yannick Ripa, L'affaire Rouy: Une femme contre l'asile au XIXe siècle, Tallandier, 2013
  112. La Lanterne, 14 mai 1885, Pierre Guillen, Politique étrangère de la France, T. III: L'Expansion, 1881-1898, Imprimerie nationale, 1984, p. 469. Un adversaires, Andrieux, souligne en 1889 qu'il est devenu ministre d'une République qui a conquis un empire colonial: Journal officiel, 28 février 1889. C'est que Guyot estime qu'un État ne devrait pas conquérir des colonies mais qu'il n'est pas dans son intérêt de s'en défaire une fois qu'elles sont conquises: Bulletin de la Société d'économie politique, septembre 1893
  113. Société pour l'amélioration du sort de la femme et la revendication de ses droits. Conférence du 14 mars 1888 sous la présidence de Mlle Maria Deraismes. Discours de la présidente et de M. Yves Guyot, Paris, impr. de Mayer, 1888, In-8° , 79 p., Le Radical, 4 décembre 1901, "Conférence féministe"
  114. Lescoffit (C.), Quel féminisme pour la Ligue des Droits de l’Homme entre 1914 et 1940 ?
  115. Le Petit Parisien, 8 avril 1887, Émilie de Morsier, La mission de la femme : discours et fragments, 1897 ( réunion de l'association en 1888 à propos de la prostitution, présidée par Guyot ), La Lanterne, 16 mars 1888
  116. Jean-Claude Wartelle, Yves Guyot ou le libéralisme de combat, op. cit., p. 81
  117. Le Siècle, 10 septembre 1902, Ibid., 8 et 9 septembre
  118. Jean-Marc Berlière, op. cit.
  119. L'Humanité, 23 juillet 1904, L'Humanité, 9 août 1909 ( erreur de date dans ce dernier article )
  120. La Nouvelle revue socialiste, 1927, L'Humanité, 23 février 1910
  121. Assemblée générale de la branche française du 6 juin 1903, "Contre la police des mœurs, critiques et rapports", L'Aurore, 7 juin 1903, L'Aurore, 16 juillet 1902, Lettre au ministre de l'intérieur
  122. Le XIXe siècle, 27 octobre 1906, L'Humanité, 10 juin 1913
  123. L'Aurore, 18 juin 1914
  124. Journal des économistes, octobre 1920 ( Sa mémoire défaillante lui fait écrire qu'il a été élu en 1913. Il est remplacé par un hollandais, de Graaf )
  125. Sur son rôle, voir Philippe Oriol, L'Histoire de l'affaire Dreyfus de 1894 à nos jours, Paris, Les Belles Lettres, 2014, Bulletin de la Société d'économie politique, 1928
  126. Le Siècle, 25 décembre 1894, Y. Guyot, "L'espionnage"
  127. Le Siècle, 1er novembre 1899. Cf. aussi l'introduction de sa brochure La révision du procès Dreyfus, qui revient sur ses articles du Siècle
  128. Yves Hivert-Messeca, L'Europe sous l'acacia: Histoire des Franc-maçonneries européennes du XVIIIe siècle à nos jours, T. II, Dervy, 2016, Jean Jaurès Cahiers trimestriels, Emmanuel Naquet, De la mystique à la politique ? Intellectuels et édiles de la Ligue des droits de l'homme pendant l'affaire Dreyfus, p. 68
  129. Le Siècle, 24 avril 1901
  130. Le Siècle, 16 novembre 1897
  131. Y. Guyot, La révision du procès Dreyfus, op. cit.
  132. Le Siècle, 16 mars 1899, "M. Yves Guyot et l'affaire"
  133. Le Siècle, 10 janvier 1898, Y. Guyot, "Dernières manœuvres".
  134. Jean Jaurès cahiers trimestriels , Eric Cahm, Le Siècle, journal dreyfusard, entre J'accuse...! et les Preuves, janvier-mars 1999
  135. Sur ses relations antérieures avec Zola, cf. Antoine Missemer, « Structures et pratiques économiques dans l’œuvre d’Émile Zola, l’exemple de Germinal ». Œconomica, 2013, vol. 3(4), p. 617-644 ( Lire en ligne ). En mars 1889, un comité présidé par Guyot se met en place pour remettre à Zola une médaille en rappel de son action en faveur de Dreyfus. La médaille lui est remise en 1900: L'Aurore, 13 janvier 1900, Le Siècle, 13 janvier 1900
  136. Vincent Duclert, Perrine Simon-Nahum ( dir. ), Les événements fondateurs: l'affaire Dreyfus, A. Colin, 2009, p. 310
  137. Le Siècle, 17 janvier 1898
  138. Jean Jaurès cahiers trimestriels , Eric Cahm, Le Siècle, journal dreyfusard, entre J'accuse...! et les Preuves, janvier-mars 1999, p. 68-69
  139. Le Siècle, 22 septembre 1899, "Aux actionnaires et aux amis du Siècle"
  140. Jean Jaurès cahiers trimestriels , Eric Cahm, Le Siècle, journal dreyfusard, entre J'accuse...! et les Preuves, janvier-mars 1999, p. 70
  141. Le Siècle, 16 mars 1899
  142. Rémi Fabre et Emmanuel Naquet, op. cit., p. 118, Emmanuel Naquet, La Ligue des droits de l'homme; une association en politique ( 1898-1940 ), Thèse de doctorat, IEP de Paris, 2005
  143. Le Siècle, 6 juin 1898 ( Première réunion de la Ligue ), Ligue Française pour la défense des droits de l'homme et du citoyen : assemblée générale, 23 décembre 1899
  144. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k112650j/f360.image.r=%22Personal%20rights%20association%22 Y. Guyot, "La politique expérimentale", dans La Revue générale : littéraire, politique et artistique, 1885, p. 354 ]
  145. Le Siècle, 27 juin 1896, Vincent Duclert, La Ligue de l'époque héroïque: la politique des savants, dans Le Mouvement social, avril 1989, p. 39
  146. Le Siècle, 27 février 1898, Journal des économistes, janvier-mars 1898
  147. Le Siècle, 21 janvier 1900, Joseph Reinach, "Assez!", Rémi Fabre, Francis de Pressensé et la défense des Droits de l'homme: Un intellectuel au combat, Presses universitaires de Rennes, 2015, L'Aurore, 27 juillet 1901
  148. L'Aurore, 4 août 1900, Ibid., 6 août 1900. Sur ses positions, cf. son plaidoyer pro domo dans Le Siècle du 24 avril 1901.
  149. Daniel C. Bach ( dir. ), La France et l'Afrique du Sud: histoire, mythes et enjeux contemporains, Paris, Karthala, 1990, p. 44-47
  150. Y. Guyot, La politique Boer : faits et documents en réponse au docteur Kuyper, 1900
  151. Le Constitutionnel, 19 avril 1900
  152. L'Aurore, 26 août 1901, Ibid., 29 août 1901. Le Siècle affirme avoir remis à la Ligue la totalité du produit de la souscription pour propager la vérité, ouverte le 28 mars 1899 ( pour la publication de toutes les pièces de l'enquête faite par la Cour de cassation dans l'affaire Dreyfus ): Le Siècle, 22 septembre 1899 . Emmanuel Naquet n'évoque pas cette question dans sa thèse. Gohier démissionne de L'Aurore en 1902; Vaughan, son directeur, déplorant alors ses campagnes violentes et haineuses: cf. Rémi Fabre, Francis de Pressensé et la défense des Droits de l'homme: Un intellectuel au combat, op. cit.
  153. Emmanuel Naquet, op. cit., p. 262
  154. Rémi Fabre, Francis de Pressensé et la défense des Droits de l'homme: Un intellectuel au combat, Presses universitaires de Rennes, 2015, Le Radical, 3 juin 1906, Journal des débats, 12 juin 1906, Lettre de Guyot au secrétaire général de la Ligue des droits de l'homme
  155. Le Siècle, 26 août 1894, Le Siècle, 24 octobre 1899, "Réformes nécessaires", Le Siècle, 20 janvier 1900
  156. Association libérale de Bruxelles. La Question électorale en France et la représentation proportionnelle, conférence de M. Yves Guyot faite à Bruxelles, le 11 mars 1899, bureaux du Siècle, 1899; Le Siècle, 11 mars 1899
  157. Journal des débats, 17 novembre 1901, "Nouvelles politiques"
  158. Le Temps, 15 décembre 1901, Le Siècle, 14 décembre 1901. Cf. Gilles Le Beguec, La représentation proportionnelle : cent ans de controverses, dans Vingtième siècle. Revue d'histoire, 1986, vol. 9, no 1, p. 67-80
  159. La Renaissance latine, 1903, "La représentation proportionnelle à la Chambre", Journal des débats, 21 décembre 1905, Le XIXe siècle, 29 octobre 1906, Le Radical, 18 mai 1912, L'Humanité, 27 février 1913, L'Humanité, 1er avril 1914.
  160. Jean-Claude Wartelle, op. cit., p. 73
  161. Michelle Perrot, Les ouvriers en grève. Tome 1: France 1871-1890, Éditions de l’École des hautes études en sciences sociales, 2001, p. 34
  162. Y. Guyot, La tyrannie socialiste, 1893, p. VI
  163. Ibid., p. IX, Le Siècle, 15 janvier 1907, Y. Guyot, "Chronique économique", Le Gaulois, 29 mars 1884, L'Intransigeant, 2 mai 1884
  164. Le Siècle, 15 janvier 1907
  165. Le Siècle, 22 juillet 1894, Y. Guyot, "Discussion et provocation", Ibid., 6 mars 1894, "La canalisation du socialisme", Ibid., 20 février 1894, Ibid., 6 avril 1894, Le Matin, Y. Guyot, 8 mai 1895, "Déontologie socialiste"
  166. Bulletin de la Société d'études jaurésiennes, 1977, Le Siècle, 11 avril 1894, "M. Jaurès"
  167. Son évolution vers la droite après la Première Guerre mondiale n'empêche pas Guyot de se souvenir de son passé: Journal des économistes, novembre 1924
  168. Y. Guyot, La comédie socialiste, op. cit., p. 118-122
  169. Y. Guyot, La Comédie socialiste, op. cit. p. 362 et 468
  170. Le Siècle, 1er juillet 1894, "Les solidaires"
  171. Y. Guyot, Sophismes socialistes et faits économiques, op. cit., p. IX et X
  172. Le Siècle, 15 avril 1894, Journal des économistes, octobre 1919
  173. Y. Guyot, La tyrannie socialiste, op. cit., p. 253
  174. Journal officiel, Débats parlementaires du 11 juin 1888
  175. Le Siècle, 8 mai 1892, Ibid., 9 mai 1892, Ibid., 10 mai 1892 ( Lettre de Guyot )
  176. Journal des débats, 16 janvier 1896.
  177. Le Radical, 16 janvier 1896
  178. Le Siècle, 16 janvier 1896
  179. L'Humanité, 10 septembre 1905, L'Aurore, 13 septembre 1905 ( Lettre de Ferdinand Buisson ), La Pensée libre, 15 octobre 1905, "L'anarchiste Malato", L'Intransigeant, 11 septembre 1905
  180. Bulletin de la Société d'économie politique, 1910
  181. Journal des économistes, avril 1919, "la tyrannie socialiste et le triomphe de Karl Marx", Ibid., mars 1919, Journal des économistes, juillet 1919, Ibid., mai 1920
  182. Journal des économistes, octobre 1920, Y. Guyot, "L'endosmose bolchevique"
  183. Journal des économistes, 15 juillet 1925. Cf. aussi Ibid., juin 1925, Ibid., avril 1927, Ibid., juillet 1927
  184. Journal des économistes, décembre 1924
  185. Journal des économistes, janvier 1927, Ibid., juillet 1927
  186. Le Siècle, 4 avril 1902, "Le parti républicain individualiste français", Y. Guyot, La Démocratie individualiste, Paris, V. Giard et E. Brière, 1907, p. 123
  187. La Lanterne, 16 août 1881
  188. >Le Radical, 8 mars 1887, La Lanterne, 16 mars 1888
  189. >Le Petit Parisien, 8 avril 1887
  190. Le Siècle, 11 novembre 1893, Y. Guyot, "Manifeste"
  191. Le Radical, 12 avril 1884
  192. Le Radical, 11 décembre 1893, p. 1 et 2 ( à propos d'un attentat anarchiste ), Ibid., H. Maret, 30 septembre 1893, "La vraie liberté", Ibid., 11 octobre 1893, H. Maret, "L'édifice social"
  193. Cf. Y. Guyot, Les principes de 89 et le socialisme, Ch. Delagrave, 1894 ( Lire en ligne )
  194. Louis Fiaux, op. cit., p. 301, Y. Guyot, Conseil municipal de Paris 1880. Discours prononcé par M. Yves Guyot, dans la séance du 29 mai 1880, au sujet du dégrèvement des taxes d'octroi sur les boissons, Paris, Impr. de A. Lahure, 1880, La Lanterne, 26 mars 1884, Le Gaulois, 25 mars 1884
  195. La Lanterne, 29 mars 1886
  196. Conférences en 1895 en Belgique sur le travail et le socialisme et sur les grèves
  197. Il a présidé la section de la réglementation du travail: Journal des débats, 30 juillet 1894, Le Siècle, 30 juillet 1894
  198. Journal des débats, 6 octobre 1894
  199. Le Siècle, 20 septembre 1896, Journal des débats, 24 septembre 1894
  200. Congrès international de législation du travail tenu à Bruxelles du 27 au 30 septembre 1897: Rapports et compte rendu analytique des séances publiés, Le Siècle, 30 septembre 1897, Ibid., 1er octobre 1897
  201. Le Siècle, 24 avril 1901
  202. Le Siècle, 28 janvier 1903, Y. Guyot, "Aux lecteurs du siècle", La Lanterne, 1er juillet 1884, Journal des économistes, avril-juin 1887, "Le banquet du Cobden-Club", Le Siècle, 28 juin 1896, Journal des débats, 22 novembre 1903
  203. Journal des économistes, octobre 1913
  204. Site internet du club, Le Siècle, 5 juillet 1894, Le Siècle, 26 juin 1896, Ibid., 27 juin 1896, "Lettre de M. Faubert ( pseudonyme de Guyot ) à Mme Faubert", Journal des économistes, avril-juin 1904, Journal des économistes, octobre-décembre 1907, Ibid., avril-mai 1916
  205. Le Siècle, 6 août 1894
  206. Bulletin de la Société d'économie politique, 1928, Discours de Truchy lors de ses obsèques
  207. Journal de la Société statistique de Paris, 1926
  208. Nicolas Delalande, Émile-Justin Menier, un chocolatier en République Les controverses sur la légitimité de la compétence politique d’un industriel dans la France des années 1870, op. cit., Le Siècle, 10 juillet 1894, "Les trois systèmes fiscaux", Ibid., 1er mai 1894, "La question fiscale", Ibid., 4 mai 1894, "La question fiscale"
  209. La Lanterne, 19 juillet 1879, La Lanterne, 13 mai 1881, Numéro Le Conseiller des contribuables et des consommateurs, juin 1886, Ibid., février 1886, Ibid., avril 1886
  210. Le Conseiller des contribuables et des consommateurs, mai 1889 ( Banquet Yves Guyot ); Statuts et bureau de la ligue: Le Conseiller des contribuables et des consommateurs, novembre 1887
  211. Guyot présente Donnat lors de ses obsèques en 1893 comme son meilleur ami. Donnat était alors le président du conseil d'administration du Siècle depuis quelques mois. Sur Léon Donnat, cf. Jean-Marc Bernardini, Le darwinisme social en France (1859-1918): Fascination et rejet d’une idéologie, CNRS éditions, 1997, Nobuhito Nagaï, Les conseillers municipaux de Paris sous la Troisième République (1871-1914), Publications de la Sorbonne, 2017, Le XIXe siècle, 2 avril 1893, "Nécrologie", Le Siècle, 1er avril 1893, "Nécrologie", Le Siècle, 4 avril 1893.
  212. La Lanterne, 31 janvier 1889, "Liberté du travail. Les enfants et les femmes dans les établissements industriels" ( l'article, non signé, est sans doute de Guyot ), Journal officiel, 4 février 1889, Intervention de Guyot
  213. Revue libérale, 7 mars 1894, Ibid., 27 mai 1894, Revue libérale, 1895, Ibid., 1896
  214. Revue libérale, 1898. Il est alors tout à l'affaire Dreyfus. La ligue est désormais la chose de son secrétaire général, Gaston Morin directeur de la petite Revue libérale
  215. Le Siècle, 1er mars 1894, "La liberté du commerce et M. Méline"
  216. Le Matin, 30 janvier 1895, "La déception Méline", Ibid., 27 février 1895, "Le miracle Méline", Le Siècle, 15 février 1896, "La devise protectionniste"
  217. Le Siècle, 2 décembre 1902, Y. Guyot, "Le libéralisme", Ibid., 4 avril 1894, "L'Etat et l'individu"
  218. Le Siècle, 7 septembre 1896
  219. Le Siècle, 23 octobre 1901, "Les mineurs et les intérêts solidaires"
  220. Le Matin, 27 mars 1895, "Préjugés grévistes", Ibid., 24 avril 1895, "Le droit de grève"
  221. Journal des économistes, octobre 1919
  222. Le Siècle, 26 octobre 1899, "Les mineurs de Carmaux"
  223. Y. Guyot, L'industrie et les industriels, O. Doin et fils, 1914, Chap. "Le paternalisme patronal", Y. Guyot, Les conflits du travail et leurs solutions, Études de physiologie sociale. Tome 5, Fasquelle, 1903 , La Défense des travailleurs, 28 novembre 1891
  224. Le Siècle, 26 octobre 1899, "Les mineurs de Carmaux", Ibid., 6 octobre 1899, "Les grèves et l'illusion de l'arbitrage", Ibid., 7 octobre 1899, "M. Schneider et l'arbitrage"
  225. Le Siècle, 14 mars 1900
  226. Le Siècle, 3 avril 1894
  227. Le Siècle, 11 octobre 1900, Y. Guyot, "Le progrès moral et le progrès intellectuel", Ibid., 6 octobre 1900, "La philanthropie de façade", Ibid., 9 octobre 1900, "La politique réaliste et la politique de sentiment". L'Aurore en profite pour le critiquer: L'Aurore, 12 octobre 1900, "Férocité imbécile"
  228. Jean-Claude Wartelle, Yves Guyot ou le libéralisme de combat, op. cit., p. 90-91
  229. Le Siècle, 22 juillet 1894, "Hommages stériles et provisoires"
  230. Le Siècle, 2 octobre 1897
  231. Ou 1921 selon Raphaël-Georges Lévy: Les 80 ans de M. Yves-Guyot, op. cit.
  232. Bulletin de la Société d'économie politique, 1928, Discours du secrétaire perpétuel de cette société
  233. Journal des économistes, avril-juin 1912
  234. Journal des débats, 3 août 1903, La Loi sur les accidents du travail et le corps médical, 1908, Bureau de la société. )
  235. Jean-François Sirinelli ( dir. ), Dictionnaire historique de la vie politique française au XXe siècle, Presses Universitaires de France, 1995, p. 456, Le XIXe siècle, 2 juin 1896, Le Petit Journal, 30 mars 1895, Bulletin de la Chambre du commerce d'exportation, avril 1897.
  236. L'Union pharmaceutique, 1904, Discours de Julien Hayem à l'occasion du décès de Fumouze . Des libéraux de la Société d'économie politique ( Raphaël-Georges Lévy, Alfred Neymarck ) ont été proches de cette société avant Guyot ( Le XIXe siècle, 5 avril 1901 ). Guyot a pu cependant côtoyer Hayem et Lourdelet lors d'un congrès international tenu à Paris en 1900 ( Congrès international du commerce et de l'industrie tenu à Paris du 23 au 29 juillet 1900. Discussions, travaux et résolutions du congrès publiés sous la direction de M. Julien Hayem et de M. Maurice Schloss, 1901.
  237. Julien Hayem ( société J. Hayem et Cie, qui fabrique des chemises, cols et cravates ) est son secrétaire général puis son président: Dossier de la Légion d'honneur de J. Hayem dans la base Léonore
  238. Le XIXe siècle, 12 janvier 1906, L'Aurore, 11 avril 1907, Revue de la prévoyance et de la mutualité, 1908
  239. Journal des économistes, janvier-mars 1907
  240. Le Figaro, 22 octobre 1910
  241. L'Aurore, 14 mars 1907
  242. Journal de Fourmies, 19 juillet 1896, Dossier de la Légion d'honneur d'A. Pinard ( 1845-1927 ), commandeur, dans la base Léonore
  243. Par exemple: Journal des économistes, 1913
  244. Journal des débats, 13 novembre 1910, Journal des économistes, octobre-décembre 1910,Le Temps, 31 mai 1911 ( première conférence publique, présidée par Édouard Aynard, Conférence d'Yves Guyot et de Daniel Bellet à la Chambre de commerce de Marseille, 1913, Journal des économistes, avril-juin 1911, Le Temps, 15 mai 1919, Le libre échange international : six conférences organisées en 1918 par la Ligue du libre échange à l'École des hautes-études sociales
  245. Journal des économistes, octobre 1920
  246. L'Homme libre, 9 décembre 1925
  247. Le Journal, 27 septembre 1913, L'Argus, 2 septembre 1906, Ibid., 21 octobre 1906, Le Petit Parisien, 7 juin 1910. Parmi les autres administrateurs figure un député radical, Augustin Féron, et le maire de Colombes, Geofroix
  248. L'Argus, 27 juillet 1912
  249. L'Argus, 19 novembre 1933
  250. Les 80 ans de M. Yves-Guyot, op. cit.
  251. La Revue libérale, 10 avril 1923, Congrès international de la paix, 1889, p. 13
  252. Revue libérale, 1889
  253. Revue libérale, 15 janvier 1897. Guyot est réélu en 1897: Revue libérale, 1897. Il n'en est plus membre vers 1900: Société française pour l'arbitrage entre nations... 34e année d'existence, 1900
  254. Roger Chickering, Imperial Germany and a World Without War: The Peace Movement and German Society, 1892-1914, Princeton University Press, 2015, p. 338 et 375. Un de ses articles est publié dans La Paix par le droit un mois avant son décès. L'Association et le périodique du même nom ont assisté à ses obsèques: La Paix par le droit, 1928, Volume 38, n° 3, p. 160-161
  255. L'Humanité, 17 septembre 1912, Journal des économistes, juillet-septembre 1912: Sa communication annoncée au congrès de 1912 sur La Jalousie commerciale et les relations internationales communication devait être présentée au congrès de la Paix de Rome en 1911, annulé. Elle a été publiée en brochure par la Ligue.
  256. Journal des économistes, avril 1913
  257. Journal des économistes, "Le Manifeste des Kulturkriger". Brentano aurait fait amende honorable en 1919: Journal des économistes, octobre 1919
  258. Y. Guyot, Les causes et les conséquences de la guerre, préface à la 2e édition, 1916
  259. Le Matin, 19 janvier 1896
  260. Bulletin de la Société d'économie politique, 1928, Discours du président de cette société, Bulletin de la Société franco-japonaise de Paris, avril 1922
  261. Le Temps, 30 décembre 1922
  262. Journal des débats, 15 mars 1925
  263. Bulletin de l'Institut international de statistique, 1924
  264. Journal officiel, 22 juin 1925, Annuaire statistique, 1925
  265. Le Siècle, 13 août 1897
  266. Deux erreurs factuelles dans la biographie de Guyot: il n'a pas été directeur du Journal des débats ( Le Figaro l'annonce cependant en février 1896 comme le nouveau directeur: Le Figaro, 14 février 1896. L'information est relayée par des journaux comme La Lanterne ou Le Matin. Le Siècle du 16 avril, en une seule ligne, note que Guyot demeure le directeur politique de ce journal. Le Radical annonce qu'une note communiquée à l'agence Havas déclare qu'Étienne Bandy de Nalèche reste directeur et que Guyot entrerait aux Débats comme simple collaborateur  : Le Radical, 21 février 1896) et l'agence économique et financière n'a pas été fondée pendant la Première Guerre mondiale. .
  267. Une erreur factuelle: Guyot n'a pas été rédacteur en chef de La Lanterne.
  268. Le docteur Louis Fiaux a été le collègue de Guyot au conseil municipal de Paris, et il a mené comme lui la campagne contre la police des mœurs.

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