Contribuables associés

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Contribuables associés
Image illustrative de l'article Contribuables associés

Devise : « Trop de dépenses publiques, c'est trop d'impôts ! »

Création
Type Association loi de 1901
Siège 42, rue des Jeûneurs
75002 Paris
Drapeau de la France France
Langue Français
Membres ~ 350 000
Personnes clés Claude Garrec, président
Eudes Baufreton, délégué général
Benoîte Taffin
Alain Dumait
Alain Mathieu
Site web Contribuables.org

Contribuables associés est un groupe de contribuables constitué en association loi de 1901. Créé le , son but est de défendre les contribuables français. L’association dénonce l'excès de dépenses publiques en France et combat ce qu'elle présente comme un matraquage fiscal.

Objet social[modifier | modifier le code]

Contribuables associés est une association, indépendante et apolitique, ayant pour but de défendre les contribuables auprès des pouvoirs publics et notamment des parlementaires.

Contribuables associés souhaite une gestion plus économe des finances publiques françaises, plombées par de nombreux gaspillages dans les administrations publiques. Ces économies permettraient selon l'association une baisse des impôts et taxes ainsi qu'un meilleur investissement de l'argent public, plus au service des citoyens.

Son slogan « Contre l'oppression fiscale, la pression des contribuables » a été remplacé récemment par « Trop de dépenses publiques, c'est trop d'impôts ! ».

L'association revendique 135 000 adhérents en 2002[1], 146 000 en 2011[2], 200 000[3][réf. insuffisante] en 2012, 350 000 en 2015[réf. nécessaire].

Depuis 2013, l'association est présidée par Claude Garrec ; son délégué général est Eudes Baufreton.

Moyens d'actions[modifier | modifier le code]

Contribuables associés souhaite avant tout sensibiliser le grand public à ses idées. Pour cela, elle utilise de nombreux moyens de communication : manifestations, mailings, études, publications, Internet, réseaux sociaux, etc.

Elle se constitue également en lobby de contribuables auprès des politiques en envoyant des dizaines de milliers de pétitions aux décideurs politiques pour les encourager à adopter certaines lois ou au contraire pour leur demander d'en abandonner d'autres, ou encore en organisant des rendez-vous parlementaires sur un sujet précis.

Contribuables associés se mobilise régulièrement sur le terrain, que ce soit dans le cadre de manifestations pour défendre les travailleurs indépendants par exemple contre le RSI, ou pour faire passer son message, comme avec son Tour de France en 2015 où l'association a silloné 55 villes en 80 jours avec un grand bus rouge « Trop de dépenses publiques, c'est trop d'impôts ! », tout en faisant signer un référendum national pour que des réformes drastiques soient prises.

L'association a lancé en 2000 et célèbre depuis le « jour de libération fiscale », « jour où les citoyens cessent de travailler pour le seul profit de l'État et peuvent enfin bénéficier du fruit de leur labeur ». Ce jour est calculé à partir du ratio de dépenses publiques sur le PIB, que l'association a retenu à 56,9 % en 2015, « libérant » ainsi les Français le 27 juillet. Ce jour est également donné par l'Institut économique Molinari, qui suit une méthode de calcul différente[4]. Il a été promu par les « milieux libéraux et libertariens américains » et « par Milton Friedman, « pape » du libéralisme économique moderne »[4]. D'après Le Monde, « le « jour » évoqué par les deux instituts libéraux ressort d’une méthodologie partiale et peu rigoureuse »[4].

Aujourd'hui, l'association anime Le libre journal des contribuables, une émission sur Radio Courtoisie, un mardi sur quatre, à 18 h. Elle y invite des personnalités telles que les députés Bernard Debré, Jean-Michel Fourgous et Thierry Mariani, ou les universitaires Christian Saint-Étienne et Guy Millière.

Contribuables associés mène également des actions en justice ou auprès d'autorités administratives indépendantes : après que le Crédit lyonnais est condamné en 2008 à verser environ 400 millions d'euros à Bernard Tapie, l'association assigne ce dernier et les liquidateurs de ses sociétés devant le tribunal de commerce de Paris[2]. En 2009, Contribuables associés porte plainte pour « prise illégale d'intérêt » contre François Pérol, contestant les conditions de sa nomination à la tête du groupe Banque populaire Caisses d’épargne[5]. La même année, après l'établissement d'une liste d'évadés fiscaux par le ministre du Budget Éric Woerth, l'avocat Henri-Louis Delsol saisit la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) au nom d’une partie de ses clients et de Contribuables associés[6].

Le 18 novembre 2007, Contribuables associés appelle à manifester, avec d'autres associations, contre les grèves et les blocages dans les transports et les universités ; le mouvement réunit entre 8 000 et 10 000 personnes[7]. En 2012, l'association soutient le mouvement dit des « pigeons » qui rassemble des entrepreneurs opposés au projet de loi de finances et à l'intégration au barème de l'impôt sur le revenu des plus-values de cessions mobilières[8].

En 2015, Contribuables associés lance une pétition qui réunit plus de 11 000 signatures contre la loi sur le statut de l'élu local adoptée par l'Assemblée nationale, affirmant que les députés se sont attribués un « parachute doré » en « doublant l'indemnisation des élus à la fin de leur mandat ». Le Monde juge que ces critiques sont « exagérées » et se sont faites « au mépris des vérifications factuelles les plus élémentaires qui s'imposaient »[9].

Publications[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Le Cri du Contribuable.

En , l'association publie en interne le trimestriel Contribuables associés : Bulletin de liaison. En il devient Le Contribuable et en Tous contribuables. En , le journal devient bimestriel.

En , le bulletin interne s'ouvre à tous et est publié de façon trimestrielle dans les kiosques sous le nom du Le Cri du Contribuable. En , il devient mensuel, et fin 2006 bimensuel. Depuis septembre 2009, le journal a un site web. En 2010, il redevient mensuel sur abonnement, et 4 numéros hors-série par an sont diffusés en kiosques. En octobre 2013, la revue devient "Les Enquêtes du contribuable". Cette revue s'arrête en janvier 2016, pour laisser place à un nouveau trimestriel diffusé par abonnement "Tous contribuables"

En parallèle, Contribuables associés produit un certain nombre d'études ("Fonction publique française : le dernier dinosaure", "L'échec des plans de relance : comparaison internationale"...), des guides pratiques, des dépliants d'information...

Contribuables associés publie régulièrement des contributions de Jean-Paul Gourévitch, en particulier sur le coût de l'immigration[10],[11].

Présidents[modifier | modifier le code]

Positionnement[modifier | modifier le code]

D'après Le Monde, Contribuables associés est l'un des rares mouvements français tenants du minarchisme[13]. L'historien Émilien Ruiz identifie Contribuables associés comme un « groupement anti-fiscaliste fort d’une certaine audience à droite, et d’une audience certaine à l’extrême droite (l’association émet sur Radio Courtoisie, ses informations sont largement reprises par des sites de ce qu’il est convenu d’appeler la fachosphère [...] ou par des magazines qui se veulent plus respectables, tel Valeurs actuelles). Cet ancrage, son site, bien fait, ne permet pas vraiment de le constater au premier coup d’œil, ce qui offre à ce prétendu “observatoire” [« l'Observatoire des subventions »] la possibilité d’une circulation plus large de ses informations… »[14]

En 2000, Contribuables associés prend position pour le « non » à l'occasion du référendum sur le quinquennat présidentiel[15].

Entre les deux tours de l'élection présidentielle de 2002, alors qu'Alain Dumait, président-fondateur de Contribuables associés, affiche sa préférence pour Jean-Marie Le Pen, Le Monde affirme que l'association soutient également le candidat du FN face à Jacques Chirac au second tour, au regard des engagements qu'il a pris, de même qu'elle a soutenu Alain Madelin et Bruno Mégret au premier tour[1]. En réponse, l'association affirme qu'« elle participe, sans a priori partisan, au débat démocratique » et « n'a jamais indiqué une préférence politique ou appelé à voter pour l'un ou l'autre des candidats ou partis » ; elle précise qu'hormis les trois candidats cités par Le Monde, Jacques Chirac et Lionel Jospin ont également pris des « engagements non négligeables »[16].

En 2013, Contribuables associés se dit « indépendante de tout parti et politiquement neutre » en réaction à un article du Parisien qui la décrit comme étant « réputée proche de l'extrême droite »[17]. En 2013, Hervé Mariton l'évoque comme « une association que l'on peut qualifier de libérale mais pas d'extrême droite », alors qu'il s'est séparé d'une collaboratrice parlementaire issue de l'association et par ailleurs ancienne candidate du Rassemblement étudiant de droite, mouvement d'extrême droite[18].

En 2015, l'association intègre le « Collectif des climato-réalistes », mouvement climatosceptique qui, d'après Stéphane Foucart du Monde, « rassemble des promoteurs du libéralisme économique », « des associations proches des industries fossiles », et « quelques scientifiques (chimistes, mathématiciens…) » qui « sont étrangers à la question climatique ». D'après Stéphane Foucart, l'argumentaire du collectif « est en grand décalage avec l’état des connaissances » sur le réchauffement climatique. Celui-ci apporte son soutien à Philippe Verdier, licencié de France Télévisions pour avoir publié un ouvrage climatosceptique[19].

Contribuables associés est favorable à la suppression de la réserve parlementaire[20].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Virginie Malingre, « Contribuables associés affiche sa préférence pour le FN », sur www.lemonde.fr, Le Monde,‎ (consulté le 16 décembre 2015).
  2. a et b « Affaire Tapie : la CJR reporte sa décision d'enquêter sur Christine Lagarde », sur www.lemonde.fr, Le Monde,‎ (consulté le 17 décembre 2015).
  3. Qui sommes-nous ?, site officiel de Contribuables associés [consulté le 1er août 2012]
  4. a, b et c Samuel Laurent, « Pourquoi le concept de « libération fiscale » n’est pas rigoureux », sur www.lemonde.fr, Le Monde,‎ (consulté le 17 décembre 2015).
  5. « Nouvelle plainte à l'encontre de François Pérol », sur www.lemonde.fr, Le Monde,‎ (consulté le 17 décembre 2015).
  6. François Krug, « Les évadés fiscaux contestent la liste volée de Woerth », sur Rue89,‎ (consulté le 17 décembre 2015).
  7. Michel Delberghe, « "Fillon, tiens bon", proclament les militants de droite contre les "grévistes égoïstes" », sur www.lemonde.fr, Le Monde,‎ (consulté le 17 décembre 2015).
  8. Samuel Laurent, « "Pigeons" : genèse d'une mobilisation efficace », sur www.lemonde.fr, Le Monde,‎ (consulté le 17 décembre 2015).
  9. Maxime Vaudano, « Des élus se sont-ils vraiment attribué un « parachute doré » ? », sur www.lemonde.fr, Le Monde,‎ (consulté le 17 décembre 2015).
  10. « Le coût dur de Marine Le Pen sur l’immigration », sur www.liberation.fr, Libération,‎ (consulté le 16 décembre 2015).
  11. Catherine Guilyardi, « Jean-Paul Gourévitch, Les Migrations pour les nuls. Paris, Editions First, 2014, 22,95 €. », Hommes & Migrations, no 1308,‎ , p. 190-191 (lire en ligne)
  12. http://www.lecri.fr/2013/01/16/claude-garrec-nouveau-president-de-contribuables-associes/38241
  13. William Audureau, « A la rencontre du GamerGate, le mouvement libertarien qui veut défendre « ses » jeux vidéo », sur www.lemonde.fr, Le Monde,‎ (consulté le 16 décembre 2015).
  14. Émilien Ruiz, « Ma pauvre Lucette... Les chiffres, on leur fait dire s'qu'on veut ! », sur http://compter.hypotheses.org,‎ (consulté le 16 décembre 2015).
  15. « Les partisans du « oui » s'alarment de la forte abstention prévisible au référendum », sur www.lemonde.fr, Le Monde,‎ (consulté le 16 décembre 2015).
  16. « Une lettre de Contribuables associés », sur www.lemonde.fr, Le Monde,‎ (consulté le 16 décembre 2015).
  17. « Droit de réponse de l'association Contribuables Associés., sur leparisien.fr,‎ (consulté le 22 mars 2015)
  18. « Mariton se sépare de sa collaboratrice proche de l'extrême droite », sur lemonde.fr,‎ (consulté le 22 mars 2015)
  19. Stéphane Foucart, « La COP21 et le retour des climatosceptiques », sur www.lemonde.fr, Le Monde,‎ (consulté le 16 décembre 2015).
  20. « Transparence : faut-il en finir avec la réserve parlementaire ? », sur Metronews.fr,‎ (consulté le 23 février 2016).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]