La Guerre sociale (1906)

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La Guerre sociale (1906-1916) est un journal antimilitariste fondé par Gustave Hervé, Miguel Almereyda et Eugène Merle, qui rassemble, à l'origine, des socialistes révolutionnaires et des anarchistes sur une ligne communiste libertaire.

Il promeut une stratégie de « concentration révolutionnaire » centrée sur un antimilitarisme « insurrectionnel »[1].

La Guerre Sociale.Édition du 1er aout 1914, au lendemain de l’assassinat de Jaurès.

Un journal relativement influent[modifier | modifier le code]

Proche du syndicalisme révolutionnaire et membre de l'Association internationale antimilitariste, Gustave Hervé fonde l’hebdomadaire La Guerre sociale le . Il devient le grand journal antimilitariste de la Belle Époque, tirant à 50 000 exemplaires. On y trouve notamment des articles de Gustave Hervé, Victor Méric, Eugène Bonaventure de Vigo dit Miguel Almereyda (anagramme de « Y’a la merde »), Eugène Merle, René de Marmande, Jean De Boë, Madeleine Pelletier et Louis Perceau mais aussi des caricatures d’Aristide Delannoy et Jules Grandjouan et des textes de Gaston Couté[2].

La Guerre sociale tire vers 1910 à 60 000 exemplaires et à 52 000 en 1912; selon l'historien Jean Touchard, elle tirait à environ 50 000 exemplaires en 1914, contre 100 000 pour L'Humanité [3].

Après la conversion de Gustave Hervé au nationalisme entre 1912 et 1914, La Guerre sociale ralliée à l'Union sacrée devient La Victoire en 1916.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Raoul Villette, La Guerre Sociale, un journal contre, Éditions des Nuits Rouges, 1999.
  • Marc Angenot, L’antimilitarisme contre la « religion patriotique », Mots, Les langages du politique, 76|2004, lire en ligne.

Notices[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Marc Angenot, L’antimilitarisme contre la « religion patriotique », Mots, Les langages du politique, 76|2004, lire en ligne.
  2. Victor Méric, Les Bandits tragiques, Éditions Le Flibustier, 2010, (ISBN 978-2-918156-03-1), texte intégral.
  3. Jean Touchard, La gauche en France depuis 1900, éd. du Seuil, 1977, p. 82 (chapitre "Une conscience de gauche?")