La Guerre sociale (1906)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir La Guerre sociale.

La Guerre sociale (1906-1916) est un journal antimilitariste fondé par Gustave Hervé, Miguel Almereyda et Eugène Merle, qui rassemble, à l'origine, des socialistes révolutionnaires et des anarchistes sur une ligne communiste libertaire.

Il promeut une stratégie de « concentration révolutionnaire » centrée sur un antimilitarisme « insurrectionnel »[1].

La Guerre Sociale.Édition du 1er aout 1914, au lendemain de l’assassinat de Jaurès.

Un journal relativement influent[modifier | modifier le code]

Proche du syndicalisme révolutionnaire et membre de l'Association internationale antimilitariste, Gustave Hervé fonde l’hebdomadaire La Guerre sociale le [2].

Il devient le grand journal antimilitariste de la Belle Époque, tirant à 50 000 exemplaires.

On y trouve notamment des articles de Gustave Hervé, Victor Méric, Eugène Bonaventure de Vigo dit Miguel Almereyda (anagramme de « Y’a la merde »), Eugène Merle, René de Marmande, Jean De Boë, Madeleine Pelletier et Louis Perceau mais aussi des caricatures d’Aristide Delannoy et Jules Grandjouan et des textes de Gaston Couté[3].

La Guerre sociale tire vers 1910 à 60 000 exemplaires et à 52 000 en 1912; selon l'historien Jean Touchard, elle tirait à environ 50 000 exemplaires en 1914, contre 100 000 pour L'Humanité [4].

Après la conversion de Gustave Hervé au nationalisme entre 1912 et 1914, La Guerre sociale ralliée à l'Union sacrée devient La Victoire en 1916.

Bibliographie et sources[modifier | modifier le code]

  • Raoul Villette, La Guerre Sociale, un journal contre, Éditions des Nuits Rouges, 1999.
  • Marc Angenot, L’antimilitarisme contre la « religion patriotique », Mots, Les langages du politique, 76|2004, lire en ligne.
  • René Bianco, Répertoire des périodiques anarchistes de langue française : un siècle de presse anarchiste d’expression française, 1880-1983, thèse de doctorat, université d’Aix-Marseille, 1987, 3503 pages, La Guerre sociale.
  • Jean-Claude Peyronnet, Un exemple de journal militant : La Guerre Sociale de Gustave Hervé 1906-1914, sous la dir. d'Ernest Labrousse, Paris, DES Histoire, 1964[5].
  • Marie-Christine Duchemin, Le Journal de Gustave Hervé : La Guerre sociale et la tension internationale, 1911-1914 Mémoire de Maîtrise, sous la dir. de J. Droz, Paris I. 1975. 128 pages[6].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Marc Angenot, L’antimilitarisme contre la « religion patriotique », Mots, Les langages du politique, 76|2004, lire en ligne.
  2. Lire en ligne sur gallica.bnf.fr.
  3. Victor Méric, Les Bandits tragiques, Éditions Le Flibustier, 2010, (ISBN 978-2-918156-03-1), texte intégral.
  4. Jean Touchard, La gauche en France depuis 1900, éd. du Seuil, 1977, p. 82 (chapitre "Une conscience de gauche?")
  5. Musée social, Centre d'études, de documentation, d'information et d'action sociales : Un exemple de journal militant : la "Guerre sociale" de Gustave Hervé : 1906-1914.
  6. Musée social, Centre d'études, de documentation, d'information et d'action sociales : Le Journal de Gustave Hervé : "La Guerre sociale" et la tension internationale 1911-1914.