Guy Sorman

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Guy Sorman
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Guy Sorman, 5 octobre 2005.

Nom de naissance Guy Bernard Sorman
Naissance (73 ans)
Nérac, Lot-et-Garonne
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture français, anglais , espagnol.

Guy Sorman, né le 10 mars 1944 à Nérac (Lot-et-Garonne), est un éditeur et écrivain franco-américain[1]. Il s'inscrit dans la filiation intellectuelle du libéralisme.

Biographie[modifier | modifier le code]

Guy Sormann, né en 1944 à Nérac, en Lot-et-Garonne, de parents juifs apatrides naturalisés français en 1947. Son père, Nathan, survécut au régime de Vichy, en rejoignant dans les Pyrénées les rangs de la Résistance, aux côtés de républicains espagnols, rescapés de la guerre civile. Nathan avait dix frères et sœurs, tous assassinés dans les camps de concentration nazis, la grand- mère est, elle, morte de faim dans le ghetto de Varsovie[2].

Elève à École communale de Sartrouville, puis au lycée Marcel-Roby à Saint-Germain-en-Laye, il a 4 filles, Joy Sorman (née en 1973), est écrivain, chroniqueuse TV et animatrice radio (sur France Inter en 2010), Lorraine, Victoire et Marie-Liesse.

Études[modifier | modifier le code]

Certificat d'études en 1955. De 1961 à 1964, Guy Sorman étudie le japonais à l'INaLCO. En 1961, il entre à Sciences Po et en sort diplômé deux ans plus tard, major de sa promotion. En 1967, il intègre l'ENA dont il sort en 1969 : promotion Jaurès.

Institut Hoover Stanford en 1985, Maître de conférence à Sciences Po Paris de 1970 à 2000.

Carrière[modifier | modifier le code]

À la sortie de l'ENA , il quitte la fonction publique pour devenir écrivain, enseignant et entrepreneur, se consacrant en particulier à l'entreprise de presse qu'il a fondée (les éditions Sorman, qui éditent, depuis 1975, quinze magazines et lettres d'information professionnelles pour les élus locaux, (La Lettre du Maire depuis 1975, les médecins, les urbanistes, les chefs d'entreprise), Vie Publique et L'Esprit Libre . Collaborateur de Marcel Bleustein-Blanchet à Publicis en 1969-1970, puis de Jean-Jacques Servan-Schreiber et de Michel Albert à L'Express en 1970-1971[réf. nécessaire]. De 1983 à 1993, Guy Sorman sera auprès de Louis Pauwels, l'un des principaux rédacteurs du Figaro Magazine auquel il donne une orientation libérale. À la mort de Louis Pauwels, il devient membre du jury du Prix littéraire Louis Pauwels, aux côtés de Henri Amouroux, Jean Piat, Franz Olivier Giesbert, Jean Miot. Il a été, en particulier avec Françoise Giroud, Alfred Kastler, Marek Halter, Jacques Attali, l'un des cofondateurs en 1979 de l'organisation non gouvernementale Action internationale contre la faim[réf. nécessaire] qui deviendra Action contre la faim. Il préside l'organisation humanitaire Action internationale contre la faim et en devient président d'honneur en 1990. En 2011, il devient administrateur de Action contre la faim USA. Il publie des chroniques dans de nombreux journaux  : Le Figaro, Le Monde, The Wall Street Journal, L'Hebdo (Lausanne), La Presse (Montréal), Jornal do Commercio (São Paulo), La Nación (Buenos Aires), Joong-Ang Ilbo et Dong A (Séoul), Fakt (Varsovie), Asahi Shinbun et Chuo Kuron (Tokyo), ABC (Madrid). Guy Sorman est éditorialiste pour le City Journal à New York, ABC à Madrid, Le Point à Paris et L'Hebdo à Lausanne. En 2013, Guy Sorman devient le président du groupe de presse France Amérique, basé à New York.

Les chroniques de Guy Sorman sont diffusées dans 300 journaux en 5 langues par Project Syndicate (New York), un syndicat qui a pour objectif de propager la démocratie et les débats d'idées (Project-syndicate.org). En 2013, Guy Sorman démissionne de Project Syndicate pour protester contre la complaisance de cette organisation envers le régime de Pékin.

Il enseigne l'économie et la philosophie politique dans de nombreux établissements parmi lesquels l'Institut d'études politiques de Paris de 1970 à 2000. Il est professeur invité à l'Université de Pékin, à l'Université pontificale de Santiago du Chili et à la Hoover Institution de l'université Stanford.

De 1975 a 1978, Guy Sorman a été l'assistant parlementaire de Robert Bisson, Député maire de Lisieux, Président du Conseil général du Calvados. En 1995, il fera partie de l'équipe de campagne du Président Jacques Chirac. De 1995 à 1997, Guy Sorman a été le président de la mission de prospective auprès du Premier ministre, Alain Juppé. Le ministre des Affaires étrangères lui a confié une mission de réflexion sur l'action culturelle de la France (1993) et l'a nommé en 1997, au Comité stratégique de l'action télévisuelle extérieure[réf. nécessaire]. Il a été membre de la Commission nationale des droits de l'homme, de 2002 à 2007. À la suite de la publication de son livre Le Génie de l'Inde, en 2001, il est nommé membre du Forum d'initiative franco-indien, par Hubert Védrine, alors ministre des Affaires étrangères.[réf. nécessaire].

De 2008 a 2014, il est global adviser (« conseiller international ») du président de la Corée du Sud, Lee Myung-bak[3].

Il est impliqué dans la politique locale comme maire adjoint à la culture de Boulogne-Billancourt de 1995 à 2009, auprès de Jean-Pierre Fourcade. En 2009, il a été nommé président délégué du Conseil économique, social et environnemental local (CESEL)[réf. nécessaire], Pierre-Christophe Baguet étant maire[4]. En mars 2012, Guy Sorman est reconduit dans ses fonctions à la tête du Conseil économique, social et environnemental pour trois ans, à l'unanimité du Conseil municipal de Boulogne-Billancourt. Il est de nouveau reconduit dans ses fonctions de président en mai 2014.

À partir de 2011, il organise à Boulogne-Billancourt, puis à New-York, Madrid, Taipei, Los Angeles, Varsovie, Prague, Bratislava, Barcelone, Berlin et Hong-Kong la première exposition mondiale de l'œuvre photographique de la dissidente chinoise Liu Xia, épouse du prix Nobel Liu Xiaobo. Commissaire de ces expositions, Guy Sorman représente les droits artistiques de Liu Xia hors de Chine.

Depuis le 27 juin 2013, il est l'éditeur et le président du magazine web et papier France-Amérique, la plus grande publication destinée aux francophones établis aux États-Unis d'Amérique et aux américains francophiles, fondée en 1943 par des Français libres à la demande du Général de Gaulle.

En 2013, Guy Sorman devient membre du board de La Maison française de l'université Columbia (New York), de la Maison française de l'université de New York et de Reporters sans frontières-États-Unis.

Prises de position[modifier | modifier le code]

Guy Sorman défend dans ses ouvrages une politique libérale (La Solution libérale, Fayard, 1984), passant par un État minimum (L'État minimum, Albin Michel, 1985) : il est considéré par Andre Fontaine dans Le Monde [réf. nécessaire] comme l'un des fondateurs du renouveau libéral, tel qu'il s'est imposé dans le monde à partir des années 1980 (La Solution libérale, Les Vrais Penseurs de notre temps), contre les totalitarismes et contre les replis identitaires (Le monde est ma tribu). Il est parmi les premiers à défendre le reaganisme auprès des Français (La Révolution conservatrice américaine). L'essentiel de son œuvre est une analyse des effets de la mondialisation sur des cultures classiques comme l'Inde (Le Génie de l'Inde), la Chine (L'Année du Coq) et l'islam. Dans Les Enfants de Rifaa, Guy Sorman a fait découvrir les traditions modérées en islam les mieux à même de résister aux sectes intégristes. Il milite activement pour la démocratie, en particulier en Amérique latine (prise de position contre les caudillos (La Tercera, Santiago du Chili) et en Chine (soutien aux militants des droits de l'homme)[réf. nécessaire].

Son ouvrage L’État minimum fit l'objet d'une critique dans Le Matin de Paris, intitulée « Un air de déjà lu », par François Hollande[5]. D'après Rue89, c'est « le plus drôle » des articles écrits par François Hollande lorsqu’il était journaliste[6].

Dans son livre Les Enfants de Rifaa, Sorman prend des positions controversées sur Israël, en écrivant : « L'État d'Israël est une erreur historique. [Il] annonce la fin du peuple juif en tant que nation singulière, parce qu'il n'existe pas plusieurs manières de gouverner ni d'être soldat : un politicien israélien ou un soldat israélien ne sont plus que des Israéliens d'État. En quoi sont-ils encore juifs ? » Il est favorable à la dépénalisation des drogues (En attendant les Barbares).

En matière de réchauffement climatique (Le Progrès et ses ennemis), il se déclare « progressiste sceptique » (ABC, Madrid, 14 décembre 2009)[réf. nécessaire], entre les « catastrophistes » et les « négationnistes », c'est-à-dire favorable à une réglementation consensuelle et à une taxe sur le carbone en vertu du principe de précaution[7]. Il dénonce toutefois « le camp des idéologues et activistes anticapitalistes qui s’étaient recyclés dans l’écologisme profond. Ces anciens Rouges masqués en Verts ont manqué leur coup d’État contre le libéralisme lors du sommet de Copenhague ». Avec Wonderful World (Fayard, Paris, 2009), Guy Sorman annonce la mondialisation comme civilisation et rejette les débats gauche-droite comme archaïques. Une tribune publiée dans Le Monde, le 10 août 2010, « Le Nuremberg du communisme », déclenche une polémique sur l'interprétation du procès des Khmers rouges. En septembre 2015, dans Le Monde, il préconise l'accueil massif des réfugiés syriens en Europe qu'il compare aux Juifs avant la guerre[8].

Une critique économique reproche à Sorman son manque de réflexion détaillée qui serait « la première cause de son incapacité de prévoir la crise ». Ce « discours purement idéologique » le couperait d'une analyse attentive des structures et des mécanismes économiques, base indispensable pour fonder des prédictions[9].

A propos de J'aurais voulu être francais, Didier Dufau estime qu'il "n' y a pas genre plus francais que ces Lettres persanes à l'envers" et que Guy Sorman enseigne que "Nous sommes tous devenus peu ou prou des juifs errants."[réf. souhaitée]

Le Nouvel Observateur considère que Guy Sorman est l'intellectuel le plus influent auprès des élites françaises qu'il a convertit au libéralisme moderne.[réf. souhaitée]

Bibliographie sélective[modifier | modifier le code]

  • La Révolution conservatrice américaine, 1983
  • La Solution libérale, 1984
  • L’État minimum, 1985
  • La Nouvelle Richesse des nations, 1987
  • Faut-il aider les Russes ?, Paris, 1988
  • Hacia un nuevo Mundo, Buenos Aires, 1989
  • No a la decadencia de la Argentina, Buenos Aires, 1990
  • Les Vrais Penseurs de notre temps, 1989
  • Sortir du socialisme, 1990
  • En attendant les barbares, 1992
  • Capital, suites et fin, 1993
  • Le Bonheur français, 1995
  • Leibniz avait raison,1996
  • Le monde est ma tribu, 1997
  • Une belle journée en France, 1998
  • Le Génie de l'Inde, 2000
  • Le Progrès et ses ennemis, 2001
  • Les Enfants de Rifaa, 2003
  • Made in USA, 2004
  • L'anti-libéralisme sauvage 2005
  • L’Année du Coq, 2006
  • Train de nuit, 2007
  • L’économie ne ment pas, 2008
  • Wonderful world. Chronique de la mondialisation (2006-2009), 2009
  • Journal d'un optimiste, Fayard, 2012
  • Le Cœur américain. Éloge du don, 2013
  • J'aurais voulu être français, 2016

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]