Guy Sorman

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Guy Sorman
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Guy Sorman, 5 octobre 2005.

Naissance (73 ans)
Nérac, Lot-et-Garonne
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture français

Guy Sorman, né le à Nérac (Lot-et-Garonne), est un éditeur et écrivain français. Il s'inscrit dans la filiation intellectuelle du libéralisme[réf. nécessaire] et de la défense des droits de l'homme.

Biographie[modifier | modifier le code]

Guy Sorman, né en 1942 à Nérac, en Lot-et-Garonne, de parents juifs apatrides naturalisés français en 1947. Son père Nathan survécut au régime de Vichy, en rejoignant dans les Pyrénées les rangs de la Résistance, aux côtés de républicains espagnols, rescapés de la guerre civile. Nathan avait dix frères et sœurs, tous assassinés dans les camps de concentration nazis, sa mère est, elle, morte de faim dans le ghetto de Varsovie[1].

Guy Sorman est de nationalité américaine .

Carrière[modifier | modifier le code]

Certificat d'études en 1955, Ancien élève de l'Ena,, Stanford en 1985, Maître de conférence à Sciences Po Paris de 1970 a 2000.

Président de France-Amérique depuis 2004.

Président de la Mission de prospective auprès du Premier Ministre Alain Juppé, 1995-1997.

De 2008 a 2014, il est global adviser (« conseiller international ») du président de la Corée du Sud, Lee Myung-bak[2].

Il est impliqué dans la politique locale comme maire adjoint à la culture de Boulogne-Billancourt de 1995 à 2009, auprès de Jean-Pierre Fourcade. En 2009, il a été nommé président délégué du Conseil économique, social et environnemental local (CESEL)[réf. nécessaire], Pierre-Christophe Baguet étant maire[3].


Prises de position[modifier | modifier le code]

Guy Sorman défend dans ses ouvrages une politique libérale (La Solution libérale, Fayard, 1984), passant par un État minimum (L'État minimum, Albin Michel, 1985) : il est considéré[réf. nécessaire] comme l'un des fondateurs du renouveau libéral, tel qu'il s'est imposé dans le monde à partir des années 1980 (La Solution libérale, Les Vrais Penseurs de notre temps), contre les totalitarismes et contre les replis identitaires (Le monde est ma tribu). Il est parmi les premiers à défendre le reaganisme auprès des Français (La Révolution conservatrice américaine). L'essentiel de son œuvre est une analyse des effets de la mondialisation sur des cultures classiques comme l'Inde (Le Génie de l'Inde), la Chine (L'Année du Coq) et l'islam. Dans Les Enfants de Rifaa, Guy Sorman a fait découvrir les traditions modérées en islam les mieux à même de résister aux sectes intégristes. Il milite activement pour la démocratie, en particulier en Amérique latine (prise de position contre les caudillos (La Tercera, Santiago du Chili) et en Chine (soutien aux militants des droits de l'homme)[réf. nécessaire].

Son ouvrage L’État mininum fit l'objet d'une critique dans Le Matin de Paris, intitulée « Un air de déjà lu », par François Hollande[4]. D'après Rue89, c'est « le plus drôle » des articles écrits par François Hollande lorsqu’il était journaliste[5].

Dans son livre Les Enfants de Rifaa, Sorman prend des positions controversées sur Israël, en écrivant : « L'État d'Israël est une erreur historique. [Il] annonce la fin du peuple juif en tant que nation singulière, parce qu'il n'existe pas plusieurs manières de gouverner ni d'être soldat : un politicien israélien ou un soldat israélien ne sont plus que des Israéliens d'État. En quoi sont-ils encore juifs ? » Il est favorable à la dépénalisation des drogues (En attendant les Barbares).

En matière de réchauffement climatique (Le Progrès et ses ennemis), il se déclare « progressiste sceptique » (ABC, Madrid, 14 décembre 2009)[réf. nécessaire], entre les « catastrophistes » et les « négationnistes », c'est-à-dire favorable à une réglementation consensuelle et à une taxe sur le carbone en vertu du principe de précaution[6]. Il dénonce toutefois « le camp des idéologues et activistes anticapitalistes qui s’étaient recyclés dans l’écologisme profond. Ces anciens Rouges masqués en Verts ont manqué leur coup d’État contre le libéralisme lors du sommet de Copenhague ». Avec Wonderful World (Fayard, Paris, 2009), Guy Sorman annonce la mondialisation comme civilisation et rejette les débats gauche-droite comme archaïques. Une tribune publiée dans Le Monde, le 10 août 2010, « Le Nuremberg du communisme », déclenche une polémique sur l'interprétation du procès des Khmers rouges. En novembre 2015 , dans Le Monde , il preconise l'accueil massif des refugies syriens en Europe qu'il compare aux Juifs avant la guerre.


Bibliographie sélective[modifier | modifier le code]

  • La Révolution conservatrice américaine, 1983
  • La Solution libérale, 1984
  • L’État minimum, 1985
  • La Nouvelle Richesse des nations, 1987
  • Faut-il aider les Russes ?, Paris, 1988
  • Hacia un nuevo Mundo, Buenos Aires, 1989
  • No a la decadencia de la Argentina, Buenos Aires, 1990
  • Les Vrais Penseurs de notre temps, 1989
  • Sortir du socialisme, 1990
  • En attendant les barbares, 1992
  • Capital, suites et fin, 1993
  • Le Bonheur français, 1995
  • Leibniz avait raison,1996
  • Le monde est ma tribu, 1997
  • Une belle journée en France, 1998
  • Le Génie de l'Inde, 2000
  • Le Progrès et ses ennemis, 2001
  • Les Enfants de Rifaa, 2003
  • Made in USA, 2004
  • L'anti-libéralisme sauvage 2005
  • L’Année du Coq, 2006
  • Train de nuit, 2007
  • L’économie ne ment pas, 2008
  • Wonderful world. Chronique de la mondialisation (2006-2009), 2009
  • Journal d'un optimiste, Fayard, 2012
  • Le Cœur américain. Éloge du don, 2013
  • J'aurais voulu etre francais, 2016

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]