Institut économique Molinari

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Institut économique Molinari
Logo de l’association
Cadre
Forme juridique Association
Zone d’influence France, Bruxelles
Fondation
Fondation 2003
Identité
Directeur Cécile Philippe
Financement privé
Slogan « Des idées pour un avenir prospère »
Site web institutmolinari.org

L’institut économique Molinari (IEM) est un think tank (laboratoire d'idées) fondé en 2003 basé à Paris, Bruxelles et Montréal.

Présentation[modifier | modifier le code]

Baptisé du nom de Gustave de Molinari, économiste et journaliste franco-belge, qui a œuvré toute sa vie à promouvoir l'approche politique économique libérale, l'IEM se présente comme un organisme de recherche et d'éducation ayant pour objectif d'influencer les parlementaires, les journalistes et les faiseurs d'opinion dans le but de favoriser une politique économique libérale. À cette fin, l'institut organise des événements, publie des livres, écrit des articles et des éditoriaux.

L'IEM est une organisation à but non lucratif financée par les cotisations volontaires de ses membres : individus, entreprises ou autres fondations, dont il ne publie pas la liste. Il n'accepte aucune subvention gouvernementale ni soutien de partis politiques.

Médias[modifier | modifier le code]

L'IEM publie chaque semaine une brève sur ses deux blogs, hébergés par Le Journal du dimanche[1] et La Provence[2].

Label[modifier | modifier le code]

En 2016, l'IEM obtient le label « Think Tank et Transparent », qui récompense 46 think tanks français au titre de leurs activités de recherche pour l'année 2015[3],[4].

Idéologie et critiques[modifier | modifier le code]

L'IEM est favorable à un agenda de réformes libérales, qu'il définit comme « des solutions alternatives et innovantes favorables à la prospérité de l'ensemble des individus composant la société. »

Prises de position[modifier | modifier le code]

En 2006, l'Institut estime que l'existence et l'origine principalement anthropique du réchauffement climatique ne font pas l'objet d'un consensus scientifique, et met en avant des théories alternatives ; par ailleurs il s'oppose à la mise en œuvre du protocole de Kyoto, qu'il estime coûteux et inefficace[5],[6]. En 2010, Stéphane Foucart estime que cet institut fait partie des think-tanks français « très actifs dans la propagation du déni de changement climatique anthropique »[7].

En 2016, il s'oppose, par la voix de sa directrice, au paquet de cigarettes neutre[8].

Critiques[modifier | modifier le code]

Selon un article du Monde de 2014, cet institut « récent et peu reconnu » est proche de l'« Ifrap et de Contribuables associés, association qui lutte contre la fiscalité de manière générale »[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir sur Le Journal du Dimanche.
  2. Voir sur La Provence.
  3. Observatoire européen des Think Tanks, « Think Tank & Transparent » (consulté le 6 décembre 2016).
  4. Urrutia, O., Mered, M., Denoual, R., et al., La France des Think Tanks 2016, Observatoire européen des Think Tanks, (lire en ligne).
  5. Institut économique Molinari, « Les coûts économiques et l'inefficacité du protocole de Kyoto », (consulté le 11 novembre 2016).
  6. Cécile Philippe, « Le réchauffement climatique : un débat qui dérange », sur Institut Molinari, (consulté le 3 octobre 2017).
  7. « Qui sont les climato-sceptiques ? », L'Express, (consulté le 11 novembre 2016).
  8. Cécile Philippe, « Cigarettes : méfions-nous des sirènes du paquet neutre », sur contrepoints.org, (consulté le 11 novembre 2016).
  9. « Le « jour de libération fiscale » est-il un indicateur sérieux ? », Le Monde, (consulté le 11 novembre 2016).

Lien externe[modifier | modifier le code]