Ercé-près-Liffré

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Ercé-près-Liffré
Mairie d'Ercé-près-Liffré.
Mairie d'Ercé-près-Liffré.
Image illustrative de l'article Ercé-près-Liffré
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Rennes
Canton Liffré
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Liffré
Maire
Mandat
Hervé Picard
2014-2020
Code postal 35340
Code commune 35107
Démographie
Gentilé Ercéen
Population
municipale
1 759 hab. (2012)
Densité 111 hab./km2
Population
aire urbaine
14 603 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 15′ 22″ N 1° 30′ 59″ O / 48.2561111111, -1.5163888888948° 15′ 22″ Nord 1° 30′ 59″ Ouest / 48.2561111111, -1.51638888889  
Altitude 64 m (min. : 46 m) (max. : 112 m)
Superficie 15,78 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ercepresliffre.fr

Ercé-près-Liffré est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine, en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Au cœur du département d'Ille-et-Vilaine, la commune d'Ercé-près-Liffré est située à un peu plus de 20 kilomètres au nord-est de la ville de Rennes, entre l'autoroute A84 (autoroute des Estuaires) et la RN 175, route d’Antrain. C'est une commune rurale qui s’étend sur 1578 hectares au centre d’un ensemble forestier composé par les forêts domaniales de Rennes (au sud), de Saint-Aubin-du-Cormier (au nord-est) et de Liffré (au sud-est). Le territoire communal est vallonné. Il est traversé d'est en ouest par la vallée de l'Illet.

Histoire[modifier | modifier le code]

La présence des hommes sur le territoire d’Ercé est attestée dès l’époque néolithique (dès 9000 avant J.-C.). En effet, des mégalithes sont encore visibles aujourd’hui au Bas-Rocher. Des gisements de haches polies ont été répertoriés au Rocher des Amis, d’autres gisements de silex taillés l’ont été au Bignon. L’époque gallo-romaine a laissé des traces aux lieux-dits la Touche et Milieu-Papillon, une motte castrale a laissé des vestiges au Bordage.

Les premières traces écrites de l’histoire communale remontent au XIe siècle. La paroisse d’Ercé apparaît sous le nom de Herciaca puis de Hercei. La paroisse relevait de la juridiction du Bordage, seigneurie constituée par la famille de Montbourcher. Les traces d’un premier « château sur motte » date de la première moitié du XIIIe siècle. Le château fort fut édifié au XVe siècle. Le nom d’Ercé continue à évoluer : au début du XVIe siècle on parle d’Ereyum prope Gahardum.

Après l’adhésion de ces puissants seigneurs à la religion prétendue réformée (1563), le Bordage devient un important centre calviniste et un refuge pour les Huguenots du pays rennais. Cette importante chatellerie est érigée par Louis XIV en Marquisat avec supériorité sur les paroisses s’étendant de La Bouëxière à Vignoc. On voyait autrefois dans le bourg, des halles et les prisons de la seigneurie du Bordage. Les marques de cette puissance furent détruites pendant la Révolution.

Comme de nombreuses communes rurales, jusqu’au début du XXe siècle, à Ercé, on extrait des matériaux de construction ou de remblai. Une carrière d’ardoise existait au lieu dit les Buttes. Elle fut abandonnée en 1918. À La Boule d’Or il y avait une carrière de pierre abandonnée en 1948. Les activités de transformation des productions agricoles étaient nombreuses : huit moulins fonctionnaient le long de l’Illet, sept bouchers exerçaient sur la commune. Chaque maison du bourg ou presque abritait une activité commerciale ou artisanale.

Le XXe siècle est marqué par un exode rural important jusqu’en 1975. Pour Ercé près Liffré, c’est la fin d’une époque basée exclusivement sur l’agriculture et ses activités annexes.

Économie[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[1]
Période Identité Étiquette Qualité
janvier 1793 novembre 1794 Julien Guyot    
novembre 1794 octobre 1795 Jean-François Huchet    
octobre 1795 juillet 1800 Yves-Julien Guyot    
juillet 1800 octobre 1803 Gilles Guyot    
octobre 1803 janvier 1808 Jean Cottrel    
janvier 1808 octobre 1815 Jacques-Mathurin Tuffier    
octobre 1815 octobre 1840 Pierre Blaucé    
octobre 1840 juillet 1855 Jean (fils) Cottrel    
juillet 1855 mars 1874 François-Julien Lefas    
mars 1874 mai 1876 Louis Cudelou    
mai 1876 février 1880 François-Julien Lefas    
février 1880 mars 1906 François Huchet    
mars 1906 décembre 1919 Philibert de Parthenay    
décembre 1919 avril 1941 Léopold Levrelle    
avril 1941 février 1963 Louis Cudelou    
mars 1963 mai 1966 Alfred Delépine    
mai 1966 juin 1995 Marcel Cudelou (1922)    
juin 1995 mars 2001 Jean-Claude Brillault (1933-2005)    
mars 2001 mars 2014 Annie Pivette (1946)    
mars 2014 en cours Hervé Picard (1967)   Fonctionnaire territorial
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 1 759 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 340 1 318 1 348 1 408 1 589 1 550 1 503 1 531 1 567
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 565 1 576 1 560 1 591 1 613 1 652 1 608 1 479 1 508
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 425 1 354 1 219 1 113 1 093 1 069 1 041 1 011 971
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
868 813 763 1 024 1 122 1 364 1 742 1 796 1 759
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


La population totale (population municipale et population comptée à part) : 1819

Education[modifier | modifier le code]

La commune dispose de deux écoles:

  • L'école Paul-Emil- Victor (école publique : 230 élèves)
  • l'école du Sacré-Coeur (école privée sous contrat : 43 élèves de la commune et 23 élèves des alentours)

Equipements[modifier | modifier le code]

la commune dispose de divers équipements :

  • Une salle des sports : Espace Nelson-Mandela
  • Espace Culturel : Le Relais des Cultures
  • Médiathèque
  • Une salle des fêtes
  • Un centre de loisirs : Espace jeunes
  • Salles pour les associations : Salles de la Vallée
  • Une maison intercommunale (ouverture en 2015)

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château du Bordage en partie.

Le château du Bordage (château fort jusqu’au XVIIe siècle) Voici la description du château tel qu’il était en 1656 d’après le procès verbal d’état des lieux lors de l’érection du Bordage en marquisat (résumé de Guillotin de Corson et plan dessiné par M. Paul Sébillot en 1891). Au nord du château quatre longues et larges avenues d’arbres aboutissaient à une grande place occupée par un jeu de paume et un manège ; tout près étaient les douves ou fossés d’environ 20 mètres de largeur. À l’entrée du Bordage « un pont dormant » de 18 mètres de longueur, fermé d’un bout par une herse et de l’autre par deux ponts-levis attachés au portail, principale entrée du château. Sur le portail étaient sculptés huit écussons. Le portail faisait partie de la courtine nord (muraille) du château terminée par deux grosses tours de 23 mètres de hauteur bâties de pierres de taille. Le Bordage formait en effet un grand carré défendu de tours à chacun de ses angles, plus un donjon et une sixième tour au milieu de la muraille ouest, servant de magasin de guerre et pleine de mousquets, boulets de canon, pour la défense du château. Une septième tour contenait l’horloge de la forteresse, enfin une huitième et dernière tour renfermait une poterne (petite porte pour les piétons) avec un petit pont-levis du côté des jardins. L’épaisseur des murs des tours atteignaient 6 mètres. Le donjon était une grosse tour composée de cinq étages avec des grandes chambres. Cette tour avec ses mâchicoulis, défendait le château du côté du midi ainsi qu’une grande douve de 20 mètres de largeur remplie d’eau. L’enceinte fortifiée du Bordage était divisée intérieurement en deux parties par les écuries et bâtiments de service on appelait avant-cour la portion avoisinant le grand portail ; dans la cour proprement dite se trouvait le logis seigneurial composé de « caves, cuisines, offices, salles hautes et basses, chambres, antichambres et cabinets, richement meublés avec leurs alcôves et estrades, faisant six appartements complets et parfaits ». Le logis était accompagné d’une galerie de 45 m de longueur et de 7 m de largeur, à trois étages. Au rez-de-chaussée une galerie à portique, au 1er étage, 12 fenêtres. D’après la tradition, cette galerie conduisait au prêche huguenot qui avait au XVIe siècle remplacé la chapelle des premiers sires de Montbourcher. Enfin, au milieu de cette cour d’honneur, jaillissait « un jet d’eau dans son bassin de pierres de taille ». Dans la basse-cour [15] existait une ferme. Tout le château était cerné de fossés remplis par les eaux de l’Illet, ce qui augmentait encore la fortification de la place dont l’ensemble ne comprenait pas moins d’1,3 ha. De cette importante construction féodale il reste aujourd’hui la base de deux tours ruinées, des parties de l’ancien logis seigneurial, de la muraille nord et des douves. Aujourd'hui le château est un propriété privée.

L’église Saint-Jean-Baptiste
  • Église Saint-Jean-Baptiste XIXe siècle

Peu après la reconstruction de l´église par l’architecte Anger de La Loriais, qui s´achève en 1849, les principales pièces du mobilier sont mises en place. Tandis que le maître-autel est racheté à l'église Notre-Dame de Rennes dès 1850, la paroisse passe une importante commande à l’ébéniste rennais Jean-Julien Hérault qui réalise successivement la chaire à prêcher (1849), les autels secondaires nord et sud, dédiés à la Vierge et à sainte Anne (1851) et, quelques années plus tard, en 1859, l´ensemble des boiseries du chœur, stalles, niches et lambris. Cet ensemble, remarquable par sa qualité d´exécution, est conçu dans un style néogothique s´accordant au parti architectural de l´édifice et reçoit en complément une série de statues de plâtre polychrome. Celle de l’Éducation de la Vierge est due au sculpteur rennais Jean-Marie Valentin et fut acquise en 1861, pour 250 F. À la même époque sont mis en place le chemin de croix, les fonts baptismaux (1856), les bancs, le siège de célébrant avec deux tabourets (1860) et les meubles de la sacristie, le reste du petit mobilier et des objets liturgiques étant acquis progressivement durant le quatrième quart du XIXe siècle. En 1883, les maîtres verriers Lecomte et Colin de Rennes réalisent les verrières de la nef, puis, en 1891, les trois du chœur ; ces dernières reçoivent un traitement privilégié en regard de celles du transept (non datées), où la surface de décor géométrique est dominante. La majeure partie des ornements liturgiques et des textiles aujourd’hui conservés, de même que les bannières, les lanternes et croix de procession ou les garnitures d´autel, sont acquises à la fin du XIXe et surtout au début du XXe siècle. En 1934, les paroissiens offrent une croix monumentale en souvenir du jubilé de la Rédemption tout en respectant le style de la décoration intérieure. Dans son ensemble, le mobilier de l´église témoigne d’un aménagement assez homogène réalisé durant la seconde moitié du XIXe siècle ; pourtant quelques éléments rappellent l’histoire ancienne de la paroisse. Hormis deux dalles funéraires du début du XIXe siècle, l’église conserve les fragments d´une statue de son saint patron, saint Jean-Baptiste, et d’un Christ en croix, deux vases sacrés des XVIIe et XVIIIe siècles ainsi que deux confessionnaux de style rocaille et deux tableaux placés de part et d´autre du chœur, datant du XVIIIe siècle. Le tableau du Baptême du Christ ornait certainement le retable des fonts baptismaux de l´ancienne église ; il est peut-être de la main du peintre rennais Duparc qui signe le tableau de Sainte Véronique en 1741. Par convention, on considère que l'église est orientée est-ouest ; les verrières sont numérotées impaires au nord, paires au sud, en commençant par l'est.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Cette liste des maires a été établie à partir des recherches de l'Association « Au Fil d'Ercé ».
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2012.


Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Archives[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]