Ercé-près-Liffré

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Ercé-près-Liffré
Ercé-près-Liffré
La mairie.
image illustrative de l’article Ercé-près-Liffré
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Rennes
Canton Liffré
Intercommunalité Liffré-Cormier Communauté
Maire
Mandat
Hervé Picard
2014-2020
Code postal 35340
Code commune 35107
Démographie
Gentilé Ercéen
Population
municipale
1 761 hab. (2015 en diminution de 2,22 % par rapport à 2010)
Densité 112 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 15′ 20″ nord, 1° 31′ 04″ ouest
Altitude Min. 46 m
Max. 112 m
Superficie 15,78 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ercepresliffre.fr

Ercé-près-Liffré est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine, en région Bretagne, peuplée de 1 761 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Au cœur du département d'Ille-et-Vilaine, la commune d'Ercé-près-Liffré est située à un peu plus de 20 kilomètres au nord-est de la ville de Rennes, entre l'autoroute A84 (autoroute des Estuaires) et la route départementale 175, route d’Antrain. C'est une commune rurale qui s’étend sur 1 578 hectares au centre d’un ensemble forestier composé par les forêts domaniales de Rennes (au sud), de Saint-Aubin-du-Cormier (au nord-est) et de Liffré (au sud-est). Le territoire communal est vallonné. Il est traversé d'est en ouest par la vallée de l'Illet. Les forêts avoisinantes sont des sites pour les amateurs de VTT.

Ercé-près-Liffré est entouré par les communes de Chasné-sur-Illet, Gahard, Gosné et Liffré.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes ecclesia de Herciaca en 1030, ecclesia Hercei en 1055, Herceium en 1263, Erceyum prope Gahardum en 1516[réf. à confirmer][1].

Histoire[modifier | modifier le code]

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La présence des hommes sur le territoire d’Ercé est attestée dès l’époque néolithique (dès 9000 av. J.-C.). En effet, des mégalithes sont encore visibles aujourd’hui au Bas-Rocher. Des gisements de haches polies ont été répertoriés au Rocher des Amis, d’autres gisements de silex taillés l’ont été au Bignon. L’époque gallo-romaine a laissé des traces aux lieux-dits la Touche et Milieu-Papillon, des vestiges d'une motte castrale sont visibles au Bordage.

Les premières traces écrites de l’histoire communale remontent au XIe siècle. La paroisse d’Ercé apparaît sous le nom de Herciaca puis de Hercei. Elle relevait de la juridiction du Bordage, seigneurie constituée par la famille de Montbourcher. Les traces d’un premier « château sur motte » date de la première moitié du XIIIe siècle. Le château fort fut édifié au XVe siècle. Le nom d’Ercé continue à évoluer : au début du XVIe siècle on parle d'Ereyum prope Gahardum.

Après l’adhésion de ces puissants seigneurs à la religion réformée (1563), le Bordage devient un important centre calviniste et un refuge pour les huguenots du pays rennais. Cette importante châtellenie est érigée par Louis XIV en marquisat avec supériorité sur les paroisses s’étendant de La Bouëxière à Vignoc. On voyait autrefois dans le bourg, des halles et les prisons de la seigneurie du Bordage. Les marques de cette puissance furent détruites pendant la Révolution.

Comme de nombreuses communes rurales, jusqu’au début du XXe siècle, à Ercé, on extrait des matériaux de construction ou de remblai. Une carrière d’ardoise existait au lieu-dit les Buttes. Elle fut abandonnée en 1918. À la Boule d’Or il y avait une carrière de pierre abandonnée en 1948. Les activités de transformation des productions agricoles étaient nombreuses : huit moulins fonctionnaient le long de l’Illet, sept bouchers exerçaient sur la commune. Chaque maison du bourg ou presque abritait une activité commerciale ou artisanale.

Le XXe siècle est marqué par un exode rural important jusqu’en 1975. Pour Ercé-près-Liffré, c’est la fin d’une époque basée exclusivement sur l’agriculture et ses activités annexes.

Économie[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[2]
Période Identité Étiquette Qualité
janvier 1793 novembre 1794 Julien Guyot    
novembre 1794 octobre 1795 Jean-François Huchet    
octobre 1795 juillet 1800 Yves-Julien Guyot    
juillet 1800 octobre 1803 Gilles Guyot    
octobre 1803 janvier 1808 Jean Cottrel    
janvier 1808 octobre 1815 Jacques-Mathurin Tuffier    
octobre 1815 octobre 1840 Pierre Blaucé    
octobre 1840 juillet 1855 Jean (fils) Cottrel    
juillet 1855 mars 1874 François-Julien Lefas Républicain Avocat
mars 1874 mai 1876 Louis Cudelou   Exploitant agricole
mai 1876 février 1880 François-Julien Lefas Républicain  
février 1880 mars 1906 François Huchet    
mars 1906 décembre 1919 Philibert de Parthenay   Notaire
décembre 1919 avril 1941 Léopold Levrelle    
avril 1941 février 1963 Louis Cudelou   Exploitant agricole
mars 1963 mai 1966 Alfred Delépine   Exploitant agricole
mai 1966 juin 1995 Marcel Cudelou (1922-2018)   Exploitant agricole
juin 1995 mars 2001 Jean-Claude Brillault (1933-2005)   Dirigeant de société
mars 2001[3] mars 2014 Annie Pivette (1946)   Professeur
mars 2014[4] mars 2017 Hervé Picard (1967) Divers Droite Fonctionnaire territorial
mars 2017[4] en cours Hervé Picard (1967) Divers Droite Fonctionnaire territorial
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[6].

En 2015, la commune comptait 1 761 habitants[Note 2], en diminution de 2,22 % par rapport à 2010 (Ille-et-Vilaine : +5,54 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 340 1 318 1 348 1 408 1 589 1 550 1 503 1 531 1 567
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 565 1 576 1 560 1 591 1 613 1 652 1 608 1 479 1 508
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 425 1 354 1 219 1 113 1 093 1 069 1 041 1 011 971
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
868 813 763 1 024 1 122 1 364 1 742 1 796 1 759
2015 - - - - - - - -
1 761 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Éducation[modifier | modifier le code]

La commune dispose de deux écoles :

  • l'école Paul-Émile-Victor (école publique) ;
  • l'école du Sacré-Cœur (école privée sous contrat).

Équipements[modifier | modifier le code]

La commune dispose de divers équipements :

  • une salle des sports : espace Nelson-Mandela ;
  • un espace culturel : le Relais des cultures ;
  • une médiathèque ;
  • une salle des fêtes ;
  • un centre de loisirs : Espace jeunes ;
  • des salles pour les associations : salles de la Vallée ;
  • une maison intercommunale (micro-crèche : dix places) ;
  • des terrains de football ;
  • un skate parc ;
  • des équipements pour les plus jeunes.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Château du Bordage[modifier | modifier le code]

Le château du Bordage en partie.

Le château du Bordage est un château fort jusqu’au XVIIe siècle. Voici la description du château tel qu’il était en 1656 d’après le procès-verbal d’état des lieux lors de l’érection du Bordage en marquisat (résumé de Guillotin de Corson et plan dessiné par Paul Sébillot en 1891).

Au nord du château quatre longues et larges avenues d’arbres aboutissaient à une grande place occupée par un jeu de paume et un manège ; tout près étaient les douves ou fossés d’environ 20 mètres de largeur. À l’entrée du Bordage « un pont dormant » de 18 mètres de longueur, fermé d’un bout par une herse et de l’autre par deux ponts-levis attachés au portail, principale entrée du château. Sur le portail étaient sculptés huit écussons. Le portail faisait partie de la courtine nord (muraille) du château terminée par deux grosses tours de 23 mètres de hauteur bâties de pierres de taille.

Le Bordage formait en effet un grand carré défendu de tours à chacun de ses angles, plus un donjon et une sixième tour au milieu de la muraille ouest, servant de magasin de guerre et pleine de mousquets, boulets de canon, pour la défense du château. Une septième tour contenait l’horloge de la forteresse, enfin une huitième et dernière tour renfermait une poterne (petite porte pour les piétons) avec un petit pont-levis du côté des jardins. L’épaisseur des murs des tours atteignaient 6 mètres.

Le donjon était une grosse tour composée de cinq étages avec des grandes chambres. Cette tour avec ses mâchicoulis, défendait le château du côté du midi ainsi qu’une grande douve de 20 mètres de largeur remplie d’eau.

L’enceinte fortifiée du Bordage était divisée intérieurement en deux parties par les écuries et bâtiments de service on appelait avant-cour la portion avoisinant le grand portail ; dans la cour proprement dite se trouvait le logis seigneurial composé de « caves, cuisines, offices, salles hautes et basses, chambres, antichambres et cabinets, richement meublés avec leurs alcôves et estrades, faisant six appartements complets et parfaits ». Le logis était accompagné d’une galerie de 45 m de longueur et de 7 m de largeur, à trois étages. Au rez-de-chaussée une galerie à portique, au 1er étage, 12 fenêtres.

D’après la tradition, cette galerie conduisait au prêche huguenot qui avait au XVIe siècle remplacé la chapelle des premiers sires de Montbourcher. Enfin, au milieu de cette cour d’honneur, jaillissait « un jet d’eau dans son bassin de pierres de taille ». Dans la basse-cour existait une ferme.

Tout le château était cerné de fossés remplis par les eaux de l’Illet, ce qui augmentait encore la fortification de la place dont l’ensemble ne comprenait pas moins d’1,3 ha. De cette importante construction féodale, il reste, aujourd’hui, la base de deux tours ruinées, des parties de l’ancien logis seigneurial, de la muraille nord et des douves. Aujourd'hui le château est une propriété privée.

L'église Saint-Jean-Baptiste[modifier | modifier le code]

L’église Saint-Jean-Baptiste.

Peu après la reconstruction de l´église par l’architecte Anger de La Loriais, qui s´achève en 1849, les principales pièces du mobilier sont mises en place. Tandis que le maître-autel est racheté à l'église Notre-Dame de Rennes dès 1850, la paroisse passe une importante commande à l’ébéniste rennais Jean-Julien Hérault qui réalise successivement la chaire à prêcher (1849), les autels secondaires nord et sud, dédiés à la Vierge et à sainte Anne (1851) et, quelques années plus tard, en 1859, l´ensemble des boiseries du chœur, stalles, niches et lambris. Cet ensemble, remarquable par sa qualité d´exécution, est conçu dans un style néogothique s´accordant au parti architectural de l´édifice et reçoit en complément une série de statues de plâtre polychrome. Celle de l’Éducation de la Vierge est due au sculpteur rennais Jean-Marie Valentin et fut acquise en 1861, pour 250 F. À la même époque sont mis en place le chemin de croix, les fonts baptismaux (1856), les bancs, le siège de célébrant avec deux tabourets (1860) et les meubles de la sacristie, le reste du petit mobilier et des objets liturgiques étant acquis progressivement durant le quatrième quart du XIXe siècle. En 1883, les maîtres verriers Lecomte et Colin de Rennes réalisent les verrières de la nef, puis, en 1891, les trois du chœur ; ces dernières reçoivent un traitement privilégié en regard de celles du transept (non datées), où la surface de décor géométrique est dominante. La majeure partie des ornements liturgiques et des textiles aujourd’hui conservés, de même que les bannières, les lanternes et croix de procession ou les garnitures d´autel, sont acquises à la fin du XIXe et surtout au début du XXe siècle. En 1934, les paroissiens offrent une croix monumentale en souvenir du jubilé de la Rédemption tout en respectant le style de la décoration intérieure.

Dans son ensemble, le mobilier de l´église témoigne d’un aménagement assez homogène réalisé durant la seconde moitié du XIXe siècle ; pourtant quelques éléments rappellent l’histoire ancienne de la paroisse. Hormis deux dalles funéraires du début du XIXe siècle, l’église conserve les fragments d´une statue de son saint patron, saint Jean-Baptiste, et d’un Christ en croix, deux vases sacrés des XVIIe et XVIIIe siècles ainsi que deux confessionnaux de style rocaille et deux tableaux placés de part et d´autre du chœur, datant du XVIIIe siècle. Le tableau du Baptême du Christ ornait certainement le retable des fonts baptismaux de l´ancienne église ; il est peut-être de la main du peintre rennais Duparc qui signe le tableau de Sainte Véronique en 1741.

Par convention, on considère que l'église est orientée est-ouest ; les verrières sont numérotées impaires au nord, paires au sud, en commençant par l'est.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Paul Sébillot (1843-1918), écrivain et ethnologue. Il s'est marié à Ercé-près-Liffré, et a vécu au château du Bordage.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2015, légale en 2018.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Etymologie et Histoire de Ercé-près-Liffré », infobretagne
  2. Cette liste des maires a été établie à partir des recherches de l'Association « Au Fil d'Ercé ».
  3. « Ercé-près-Liffré : Annie Pivette se représente », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 7 avril 2018)
  4. a et b « Hervé Picard est à nouveau maire d’Ercé-près-Liffré », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 7 avril 2018)
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]