Agnès Verdier-Molinié

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Agnès Verdier-Molinié
Paris - Salon du livre de Paris 2017 - Agnès Verdier-Molinié - 001.jpg
Agnès Verdier-Molinié en 2017.
Fonction
Directrice
Fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques
depuis
Biographie
Naissance
Nationalité
Activités
Autres informations
Influencée par
Distinction

Agnès Verdier-Molinié, née en 1978 à Talence, est une lobbyiste, essayiste et militante[réf. nécessaire] française.

Elle dirige la Fondation iFRAP depuis 2007.

Biographie[modifier | modifier le code]

Agnès Verdier-Molinié est née dans une famille de viticulteurs bordelais propriétaires du château Bessan. Portant un intérêt pour le journalisme d'enquête, elle étudie l’histoire de l’économie contemporaine et obtient sa maîtrise à l’université Bordeaux-Montaigne (Bordeaux III), puis poursuit ses études à l’Institut français de presse d'Assas[1]. Elle effectue un stage à L’Express sous la direction de Christophe Barbier puis un autre stage au Canard Enchaîné pour rédiger son mémoire de maîtrise qui porte sur le traitement par Le Canard enchaîné des scandales politico-financiers sous Pompidou[2],[3]. Elle commence sa carrière en rédigeant des piges pour plusieurs journaux nationaux[1].

En 2002, Agnès Verdier-Molinié rejoint le think tank Fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques (Fondation iFRAP) dirigé par Bernard Zimmern enregistré comme lobby à l'assemblée nationale[4]. Considérant Zimmern comme son « parrain intellectuel »[5], elle occupe d’abord le poste de chargée d’études, puis de responsable des relations institutionnelles[1]. En 2004, elle bénéficie de la bourse Tocqueville et se rend un mois à Washington pour se familiariser aux méthodes modernes des think tanks américains[6].

De 2008 à 2010, elle est membre du Conseil pour la diffusion de la culture économique (CODICE)[7]. En décembre 2009, elle devient la directrice de l’iFRAP[2].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Agnès Verdier-Molinié est mariée et mère de deux enfants[2].

Prises de position[modifier | modifier le code]

Agnès Verdier-Molinié fait partie de ce que le magazine L'Expansion présente en 2015 comme les « nouveaux libéraux »[8].

En 2011, dans son essai Les Fonctionnaires contre l’État abordant la question des coûts liés au service public, Agnès Verdier-Molinié revient sur les disparités de revenus entre public et privé, sur les salaires élevés de certains hauts fonctionnaires, et compare ces données aux États voisins pour démontrer certaines incohérences de la politique budgétaire publique en France[9]. Elle compare la fonction publique à une aristocratie nouvelle[10].

Dans son ouvrage 60 milliards d'économies (2013), elle prescrit des mesures telles que le retour aux 39 heures, la décentralisation de l’Éducation, l’arrêt des subventions aux Fracs, la fin du monopole de SNCF Infrastructure... pour réaliser 60 milliards d’euros d’économie chaque année[11]. Dans On va dans le mur !, publié en 2015, elle relance l’offensive contre la dépense publique en évoquant les pertes d’emploi dans le secteur privé, le niveau élevé des taxes sur la production, l’absentéisme dans le corps fonctionnaire, le nombre d’élus en France, le chômage chez les jeunes[12]...

Dans son essai Ce que doit faire le (prochain) président publié en janvier 2017, elle propose 9 lois à adopter avant la fin 2018, dont une pour instaurer la liberté de choix de l'assurance maladie[13]. Elle maintient que l’allègement fiscal permet la rétention des capitaux dans le pays, la productivité et l’emploi, et propose en ce sens une réduction des aides sociales pour désamorcer le "cercle vicieux" aides-impôts[14]. Elle met également en avant la part de responsabilité des syndicats dans le blocage français, syndicats qui, selon elle, « font de la politique »[15].

Refusant d'être considérée comme une « militante libérale », elle déclare ne pas croire aux notions de droite et de gauche et déclare à ce sujet :

« Il y a ceux qui veulent réformer et ceux qui ne veulent pas. »

Elle aurait notamment refusé d'entrer dans un cabinet ministériel sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy[2].

Plusieurs journalistes dénoncent la volonté d'Agnès Verdier-Molinié de passer dans les médias pour une « chercheuse » ou une « experte » alors qu'elle ne détient pas de diplôme universitaire en sciences économiques ou en droit public[16]. Le député René Dosière (PS), spécialiste de la gestion des finances publiques, et souvent opposé à Agnès Verdier-Molinié sur les plateaux de télévision, affirme qu'elle cache ses intentions profondément libérales[2].

Publications[modifier | modifier le code]

Prix[modifier | modifier le code]

  • 2014 : Prix Renaissance de l'économie 2014[17]
  • 2013 : 63e dans le classement « Vos 100 Françaises les plus influentes en 2013 » réalisé par le magazine Slate[18]
  • 2010 : Personnalité think-tank de l’année par l’Observatoire français des think-tanks[19]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Agnès Verdier-Molinié », sur Savoiretperspectives.fr.
  2. a, b, c, d et e Dominique Albertini, « Agnès Verdier-Molinié. Impôts au feu », liberation.fr, 25 septembre 2013.
  3. Anne Fulda, « Agnès Verdier-Molinié, agent d'utilité publique », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  4. https://www.hatvp.fr/fiche-organisation/?organisation=519556013##
  5. https://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/les-nouveaux-liberaux-ces-intellos-newlook-de-la-droite_1724836.amp.html.
  6. Fançois Krug, « Agnès Verdier-Molinié, égérie de la diète publique », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  7. « Christine Lagarde nomme Pascal Morand membre du Codice », ESCP Europe,‎ (lire en ligne).
  8. « Les nouveaux libéraux: ces intellos newlook de la droite », sur lexpansion.lexpress.fr/, (consulté le 2 novembre 2015).
  9. Patrice de Méritiens, « Agnès Verdier-Molinié : "Le lobby des fonctionnaires pousse notre pays vers un point de non-retour" », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  10. Anton Wagner, « L’État des fonctionnaires, Agnès Verdier-Molinié », Contrepoints,‎ (lire en ligne).
  11. « 10 idées pour économiser des milliards », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  12. Marie Théobald, « Grandes rencontres du Figaro : le constat choc d'Agnès Verdier-Molinié sur l'économie française », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  13. Agnès Verdier-Molinié, « Comment construire en France un système de santé prêt au changement », L'Opinion,‎ (lire en ligne).
  14. « "En France, on a un système qui détruit la richesse et fait fuir les talents !", selon Agnès Verdier-Molinié », boursorama.com, 19 janvier 2017.
  15. « Présidentielle 2017 : l'ultralibéralisme peut-il sauver la France ? », rtl.fr, 11 janvier 2017.
  16. Etienne Girard, « L'Ifrap d'Agnès Verdier-Molinié : faux institut de recherche et vrai lobby ultra-libéral », sur Marianne, .
  17. « Prix Renaissance économie », sur cerclerenaissance.info
  18. « Vos 100 femmes les plus influentes de 2013 », Slate,‎ (lire en ligne).
  19. « Agnès Verdier-Molinié », sur Commentaire

Liens externes[modifier | modifier le code]

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