Gaspard Koenig

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Gaspard Koenig, né en , est enseignant de philosophie, auteur de nombreux essais et romans, et président du think-tank GenerationLibre[1] qu’il a lancé en 2013. Il défend le libéralisme.

Biographie[modifier | modifier le code]

Gaspard Koenig est le fils de Jean-Louis Hue, ancien directeur de la rédaction du Magazine littéraire, et de la critique littéraire Anne-Marie Koenig. Après une scolarité au lycée Henri-IV, Gaspard Koenig est admis à l'École normale supérieure de Lyon en 2002[2], effectue une année d'échange universitaire à l'université Columbia, puis obtient l'agrégation de philosophie en 2004[3].

Il travaille d’abord sur l’œuvre de Gilles Deleuze[4] et s’intéresse aux questions épistémologiques. Il découvre la philosophie libérale française à l’occasion d’une année d’études à l’université Columbia (New York).

Il commence sa carrière professionnelle en enseignant la philosophie comme ATER à l'université de Lille III. Il travaille ensuite pendant deux ans comme plume au cabinet de Christine Lagarde, ministre de l'Économie[5]. En 2009, il rejoint la Banque européenne de restructuration et de développement (BERD) à Londres, où il s’occupe d’affaires institutionnelles (notamment l’expansion de la BERD aux pays du pourtour méditerranéen suite aux printemps arabes).

En juin 2012, il a fait campagne dans la 3e circonscription des Français de l'Étranger (Europe-Nord) sous l'étiquette du Parti libéral démocrate. À l'issue du premier tour, il termine en 6e position, avec 4,40 % des voix.

Il quitte la fonction publique en 2013 pour fonder le think-tank GenerationLibre. Il partage depuis sa vie entre Londres et Paris.

Il poursuit ses activités d’enseignant, en donnant un cours sur la philosophie libérale à Sciences-Po Paris, et en publiant une newsletter ayant pour vocation de décrypter l’actualité à travers les yeux des grands auteurs (« Time To Philo »[6]).

Il tient une chronique hebdomadaire dans Les Échos. Il a également entrepris depuis 2016 une longue série de reportages sur « Les aventuriers de la liberté » dans le monde pour le magazine Le Point, où il part à la rencontre, par exemple, des hackers berlinois, des dissidents chinois, des libertariens américains ou des entrepreneurs rwandais.

Il est membre de la promotion 2017 des « Young Leaders » de la French-American Foundation[7].

Depuis 2018, il enseigne la philosophie et la culture générale à Skema Business School[8].

Think-tank GenerationLibre[modifier | modifier le code]

GenerationLibre est un think-tank fondé en 2013 par Gaspard Koenig, qui défend une sorte de « jacobinisme libéral »[9]. Ce think-tank défend notamment une certaine forme de revenu universel[9].

Conception du libéralisme[modifier | modifier le code]

Dans le débat public français, Gaspard Koenig défend un libéralisme classique, inspiré des révolutionnaires français, où l'État occupe une place centrale, qui se présente comme moyen de « libérer » l’individu de ses tutelles (privilèges[10], corporations…). Ce « jacobinisme libéral » est théorisé dans Le Révolutionnaire, l'Expert et le Geek.

Néanmoins, les recherches philosophiques personnelles de Gaspard Koenig le conduisent vers des positions plus libertariennes, faisant de la propriété de soi (« self-ownership ») un point de départ fondamental de la philosophie politique. Il se rapproche notamment du mouvement américain des « bleeding heart libertarians »[11] (« libertariens avec le cœur sur la main ») qui donne comme fonction à la collectivité de garantir à l’individu non seulement la liberté de ses choix, mais également les moyens de les effectuer (via l’éducation ou le revenu universel par exemple). Ainsi vient se substituer à l’idée libérale classique de liberté négative celle d’autonomie personnelle.

Autres activités[modifier | modifier le code]

Romancier[modifier | modifier le code]

Le premier livre publié par Gaspard Koenig est un roman, Octave avait vingt ans, que Josyane Savigneau du Monde qualifie de « roman très drôle et assez méchant, où la critique sociale n'est jamais aigre, plutôt désopilante[12] », qui avait été retenu sur la première sélection du prix Goncourt 2004[13] et reçu le prix Jean-Freustié 2005. Gaspard Koenig continue depuis de publier régulièrement des romans, dont le plus récent, Kidnapping, décrit l’existence d’une Roumaine partie travailler comme nounou à Londres.

Acteur[modifier | modifier le code]

Gaspard Koenig a été remarqué pour sa ressemblance avec Ted Kennedy, et incarne ce personnage (comme figurant) dans le long-métrage Jackie (2016) de Pablo Larrain[14].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Octave avait vingt ans, roman, Grasset, 2004
  • Un baiser à la russe, roman, Grasset, 2006
  • Les discrètes vertus de la corruption, essai, Grasset, 2009
  • Leçons de conduite, essai, Grasset, 2011[15]
  • La nuit de la faillite, roman, Grasset, 2013[16]
  • Leçons sur la philosophie de Gilles Deleuze, Ellipses, 2013
  • Liber, un revenu de liberté pour tous, avec Marc de Basquiat, essai, Editions de l'onde, 2015
  • Le révolutionnaire, l'expert et le geek, Plon, 2015[17]
  • Kidnapping, roman, Grasset, 2016
  • Les Aventuriers de la Liberté, Plon, 2016[18]
  • Time to Philo, Larousse, 2017
  • Voyages d'un philosophe aux pays des libertés, Editions de l'observatoire, 2018

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « GL Think-tank »
  2. « Arrêté du 7 avril 2003 portant nomination d'élèves à l'École normale supérieure lettres et sciences humaines (ex-Fontenay - Saint-Cloud localisée à Lyon) », Journal officiel, 16 mai 2003.
  3. « À l'ombre de Proust », L'Express, 30 août 2004.
  4. KOENIG Gaspard, Auteur de Leçons sur la philosophie de Gilles Deleuze, Ellipses,
  5. « La “plume” de Bercy fait l’éloge de la corruption », Mediapart, 10 décembre 2009.
  6. « Time To Philo », sur Time To Philo (consulté le 28 mars 2017)
  7. « Gaspard Koenig – Accueil – French American Foundation France », sur french-american.org (consulté le 8 avril 2018)
  8. Juliette Durand, « Gaspard Koenig donnera des cours de philosophie à SKEMA dès la rentrée prochaine - Business Cool », Business Cool,‎ (lire en ligne)
  9. a et b « Gaspard Kœnig, électron libéral », sur Marianne.net
  10. « « Pour l’abolition des privilèges » », Revue Dirigeant N°114,‎ (lire en ligne)
  11. « Les libéraux aussi doivent se réformer », Libération,‎ (lire en ligne)
  12. Josyane Savigneau, « Au bonheur des découvertes », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  13. « L'édition française », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  14. Gaspard Koening, « Comment je suis devenu un Kennedy », Vanity Fair n°43, février 2017, pages 84-89.
  15. « « Comment libéraliser le permis de conduire » », Le Point,‎ (www.lepoint.fr/invites-du-point/gaspard-koenig/gaspard-koenig-comment-liberaliser-le-permis-de-conduire-09-04-2014-1811280_2002.php)
  16. « « La folle nuit où la France a fait faillite » », L'Opinion,‎ (www.lopinion.fr/10-juin-2013/gaspard-koenig-folle-nuit-france-a-fait-faillite-888)
  17. Le révolutionnaire , l'expert et le geek, Plon.
  18. « « Une plongée dans les laboratoires de la liberté » », Les Echos,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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