Éric Verhaeghe

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Éric Verhaeghe
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Fonctions
Président
Association pour l'emploi des cadres
-
Gabriel Artero (d)
Catherine Martin (d)
Directeur
Service interacadémique des examens et concours
-
Thierry Le Goff (d)
Stéphane Kesler (d)
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
Site web

Éric Verhaeghe est un haut fonctionnaire, essayiste, journaliste économique et conférencier[1] belge naturalisé français né le à Liège[2].

Il a été président de l'Association pour l'emploi des cadres (APEC) de 2009 à 2011.

Biographie[modifier | modifier le code]

Eric Verhaeghe est né dans un quartier populaire de Liège (Sainte-Walburge). Ses grands-parents étaient paysans, son père maçon[3] et sa mère sans emploi.

Formation[modifier | modifier le code]

Il suit des humanités classiques à l'Athénée Charles Rogier. Il suit ensuite une hypokhâgne et une khâgne au lycée Henri IV.

Après une formation classique, notamment à l'université Paris-I, où il obtient une maîtrise en philosophie et un diplôme d'études approfondies (DEA) en histoire[3],[4], Éric Verhaeghe entame un parcours dans le service public, notamment à la ville de Paris et au ministère de l'Éducation nationale[3].

Après cinq ans à la Ville de Paris, il devient élève de l'ENA (promotion Copernic)[3] en 2000-2002[4], dont il sort 67e sur 106e. Durant ses études à l'ENA, il fut élu représentant des élèves au conseil d'administration, avec 75 % des voix. Il y présenta un memorandum pour la démocratisation de l'école.

Activités professionnelles[modifier | modifier le code]

Il dirige pendant trois ans le Service interacadémique des examens et concours (Siec)[3].

En 2007, il rejoint la Fédération française des sociétés d'assurances (FFSA) où il dirige les affaires sociales[3].

En 2009, il devient président de l'Association pour l'emploi des cadres (APEC), élu pour deux ans, au nom du MEDEF[3],[5]. Sous son mandat, l'APEC met fin au magazine Courrier des Cadres pour des raisons financières[6].

En 2009, il donne des cours de culture générale à Paris-II[3].

Il démissionne en de la présidence de l'APEC et de tous ses autres mandats au MEDEF : à l'Agirc, l'ACOSS, l'Unedic, la CNAV et Pôle emploi. Il déclare être « en désaccord avec les orientations générales du Medef concernant l'Apec et au-delà »[5],[7]. D'après Le Monde, Éric Verhaeghe soutenait notamment l'idée d'un « développement maîtrisé des activités commerciales de l'APEC », tandis que le MEDEF avait défendu au contraire un recentrage de l'APEC sur ses missions de service public, un projet rejeté par les syndicats en décembre 2010[8],[6]. Selon le journal, Éric Verhaeghe a également taxé le MEDEF d'« immobilisme brejnévien » et a froissé le patronat français en critiquant dans son livre Jusqu'ici tout va bien « l'égoïsme et l'avidité d'une certaine élite économique »[8]. Selon Libération, Éric Verhaeghe a également adopté une position hétérodoxe, critiquant notamment l'idée que le coût du travail serait trop élevé « alors qu'au contraire les salariés ont dû s'endetter depuis des années, contribuant ainsi à l'instabilité financière »[9].

A la suite de son départ de l'APEC et de l'abandon de ses mandats patronaux, la FFSA lui retire la direction des affaires sociales, allèguant qu'elle a été mise « devant le fait accompli » et affirmant qu'il « met à mal la position de notre secteur, en termes d'image et de relations avec les partenaires sociaux »[8].

En , il fonde le cabinet d'innovation sociale Parménide[10], spécialisé dans l'élaboration de réseaux sociaux.

En , il est élu à l'unanimité Président de l'association Réavie[11].

En , il fonde Tripalio, société de presse qui publie de l'information sociale.

Il a contribué à la création de la Gazette de l'Assurance, un site de publication dédié aux assureurs, ainsi qu'à Courtage Network, le premier réseau social créé pour les courtiers spécialistes de la protection sociale, et Expert Network, le premier réseau social créé pour les experts-comptables.

Il est créateur de Cosmico, en , une société de « médecine naturelle »[12].

Activités journalistiques et militantes[modifier | modifier le code]

Éric Verhaeghe publie dans les journaux Atlantico[4], Contrepoints[13], FigaroVox et Décider & Entreprendre, et intervient parfois à Radio Courtoisie.

En 2012, dans son essai Faut-il quitter la France, il énonce la notion de « démocratie liquide », une forme supérieure de démocratie, qui utiliserait internet pour ouvrir la décision publique à l'ensemble des citoyens[14].

Publications[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.lalsace.fr/loisirs/2011/03/24/la-solution-est-de-ne-pas-rembourser-la-dette
  2. https://www.babelio.com/auteur/Eric-Verhaeghe/123343
  3. a b c d e f g et h « Eric Verhaeghe Un « techno » rompu aux RH à l'Apec », sur Les Echos, (consulté le )
  4. a b et c « Éric Verhaeghe », sur Atlantico.fr (consulté le )
  5. a et b « Eric Verhaeghe démissionne de l'Apec », sur Le Figaro (consulté le )
  6. a et b « Le président de l'APEC donne sa démission », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  7. Éric Verhaeghe : « Pourquoi je claque la porte du Medef », entretien, L'humanité, 20 janvier 2011
  8. a b et c « Le curieux statut d'un patron viré, mais toujours payé », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  9. « Le patron de l'Apec claque la porte et charge le Medef », sur Libération, (consulté le )
  10. « Après les pigeons, Eric Verhaeghe annonce les dindons de la loi El-Khomri : les start-up », sur usine-digitale.fr, (consulté le )
  11. « Nomination : Eric Verhaeghe élu à l’unanimité Président de l’Association REAVIE », sur News Assurance Pro,
  12. « Cosmico - La médecine naturelle sur mesure », sur Cosmico (consulté le )
  13. « Articles de Éric Verhaeghe sur Contrepoints », sur Contrepoints (consulté le )
  14. « Comment empêcher les Français les plus aisés de quitter notre pays », sur Atlantico.fr, (consulté le )