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Théâtre des Gémeaux parisiens

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Théâtre des Gémeaux parisiens
Type Théâtre
Lieu 20e arrondissement de Paris, Drapeau de la France France
Coordonnées 48° 52′ 06″ nord, 2° 23′ 42″ est
Inauguration 14 septembre 2024
Nb. de salles 1
Capacité 300
Anciens noms théâtre de Ménilmontant (1958-2023)
Direction Nathalie Lucas et Serge Paumier
Site web www.theatredesgemeauxparisiens.com

Carte

Le théâtre des Gémeaux parisiens est une salle de spectacles édifiée en 1928 et située rue du Retrait dans le 20e arrondissement de Paris, au sein du quartier de Ménilmontant.

Il succède au théâtre de Ménilmontant[1].

Le patronage Saint-Pierre

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L'œuvre du Patronage Saint-Pierre[2] est créée le par les pères salésiens sur un terrain situé entre la rue du Retrait et la rue Boyer. En 1928, la congrégation, dont l'action est basée sur l'accueil et l'accompagnement des jeunes des quartiers, s'agrandit en rachetant le terrain du 15 rue du Retrait où elle fait édifier, sous l'impulsion du père Julien Dhuit, une salle destinée à promouvoir le théâtre auprès des familles ouvrières du quartier. Une grande chapelle la surplombe[3].

Une première revue écrite et jouée par les jeunes de Ménilmontant est donnée l'année suivante. La troupe de l'Odéon vient y donner quelques représentations. Grâce à la participation financière des habitants, La Passion à Ménilmontant y est représentée pour la première fois en 1932[4],[5]. Elle se joue depuis lors chaque année au mois de mars (à l'exception de 2019 et 2020), entrant dans sa 94e année en 2026. Des acteurs célèbres tels que Michel Etcheverry, Laurent Terzieff et Michael Lonsdale y tiennent le rôle du récitant au fil du temps.

Édith Piaf, Maurice Chevalier, Mouloudji viennent y chanter.

En 1954 est organisé le gala du cinquantenaire des Ménilmontagnards avec notamment Gisèle Casadesus, Georges Chamarat et Michel Galabru.

Le théâtre de Ménilmontant

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En 1957, Guy Rétoré qui vient d'obtenir le Prix des jeunes compagnies, cherche un lieu pour y installer sa troupe de théâtre amateur : la Guilde. La salle est mise à sa disposition et baptisée par lui théâtre de Ménilmontant. Il y monte de 1958 à 1961 des productions telles que Vie et Mort du roi Jean et Macbeth de Shakespeare, Les Grenadiers de la reine de George Farquhar, La Fille du roi Jean de Jean Cosmos, L'Avare de Molière, Les Caprices de Marianne d'Alfred de Musset, La Fleur à la bouche de Luigi Pirandello ou encore Le Manteau de Nicolas Gogol.

Daniel Sorano s'y produit également en 1958 dans L'Étourdi de Molière avec le TNP de Jean Vilar, troupe dans laquelle on compte alors entre autres Philippe Noiret, Yves Gasc, Jean-Pierre Darras et Christiane Minazzoli. En 1963, Guy Rétoré se voit confier la direction du tout nouveau Théâtre de l'Est parisien par André Malraux, ministre de la Culture, édifié à quelques rues de là[6].

L'association culturelle Jean-Bosco est créée en juin 1972 afin de gérer les différentes activités du lieu, notamment « la gestion du théâtre, la production et la diffusion de spectacles, la formation et l'animation de jeunes et d'adultes dans le domaine culturel et l'organisation de manifestations festives »[7]. En 1979, l'Atelier-Théâtre de Ménilmontant (ATM) voit le jour[4].

Au fil du temps, le théâtre de Ménilmontant se modernise et s'agrandit. Le balcon du théâtre est transformé en cabine technique en 1974. Une seconde salle est inaugurée en 1981, puis une troisième (le Labo) en 2005[4].

La programmation est principalement fondée sur la pratique et la découverte des arts populaires : musique, théâtre, danse et littérature. En 1996, se tient le premier Festival de Ménilmontant. Lio, Les 3 Jeanne, Viktor Lazlo, Romain Bouteille et Marianne Sergent s'y succèdent dans les années 2000.

En 1997 est créée l'AEP Les Jeunes de Ménilmontant, association destinée à gérer les différentes activités du lieu[réf. nécessaire].

Didier Braun succède à son frère Stéphane, à la mort de celui-ci en 2004. Victor dos Santos prend la direction du théâtre en 2006[8]. En 2007, il crée l'Estival de Ménilmontant, préfiguration du festival actuel du quartier[4],[9].

En 2008, les quatre frères Giron, musiciens amateurs qui se sont produits au théâtre à l'occasion de fêtes qu'ils avaient animées pendant les années 1960 et 1970, ouvrent la deuxième édition de l'Estival de Ménilmontant, 31 ans après avoir quitté la scène. Le théâtre de Ménilmontant ayant alors pour ligne éditoriale de marier la tradition du patronage et la promotion des professionnels, le concert réunit son public traditionnel tout en attirant un nouveau[10].

Cette période est marquée par des résidences artistiques, notamment celle de la compagnie Viva la commedia ![11] et de l'orchestre Lamoureux.

Les écoliers parisiens viennent également y découvrir des tribute bands, comme The Love Beatles et Destination Woodstock.

En 2009, quatre concerts de l'Ensemble orchestral de Paris donnent l'idée à Victor dos Santos de fonder avec le chef d'orchestre Éric Ledeuil et le soutien par la Mairie de Paris l'Orchestre symphonique de Ménilmontant, rebaptisé plus tard Orchestre symphonique du 2Oe[12], une structure amateure réunissant musiciens confirmés et étudiants des Conservatoires à rayonnement régional (CRR).

En 2010, Hugues Bacigalupo est le dernier à prendre les rênes du théâtre[4],[5].

Des travaux de rénovation sont effectués entre 2012 et 2016. Les peintres Pascale Convert, Sabine Martin-Ragoucy et Guy Hakim imaginent la nouvelle façade colorée du bâtiment. Les trois salles sont renommées en 2018 salle « Guy-Retoré », salle « Nicole-Calfan » et « Cabaret des frères Braun ».

La même année, la congrégation des Salésiens, majoritaire au conseil d'administration de l'association qui possède les terrains et les murs du théâtre, l'association Saint-Gabriel Retrait (ASGR), décide de résilier le bail de l'association gestionnaire en soulevant des défaillances financières et des manquements à la sécurité[1]. Le , le théâtre ferme ses portes[13].

Le théâtre des Gémeaux parisiens

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En 2023, Nathalie Lucas et Serge Paumier, fondateurs du théâtre des Gémeaux d'Avignon, jettent leur dévolu sur ce lieu en raison de son ancrage dans l'histoire de Ménilmontant et de la vie culturelle parisienne.

Souhaitant en faire à terme un jumeau de celui d'Avignon[14], ils inaugurent le le théâtre des Gémeaux parisiens après de profondes rénovations, désormais doté d'une salle unique de 300 places[15],[16],[17],[18].

Huit spectacles sont à l’affiche de septembre à , dont Le Père Goriot d'après Honoré de Balzac[19],[20]

Programmation

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Notes et références

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  1. 1 2 « Rue du Retrait : le théâtre des Gémeaux parisiens succède au théâtre de Ménilmontant », sur Mon petit 20e.
  2. Site officiel du Patronage Saint-Pierre.
  3. « La chapelle du Patro Saint-Pierre de Ménilmontant », sur Commission diocésaine d’Art Sacré de Paris (consulté le ). La chapelle est aujourd'hui désaffectée car ne répondant plus aux normes de sécurité.
  4. 1 2 3 4 5 « La Passion de Ménilmontant : L'historique », sur lapassion.fr (consulté le )
  5. 1 2 « Au théâtre de Ménilmontant, ils rejouent la même histoire depuis 86 ans », sur Aleteia (consulté le ).
  6. « Théâtre de Menilmontant », sur Citizenkid (consulté le )
  7. « Association culturelle Jean-Bosco », sur pappers.fr
  8. « Historique de l'Orchestre symphonique du [[:Modèle:2Oe]] », sur audivimedia.wixsite.com (consulté le ).
  9. Hélène Keller-Lind, « Estival de Ménilmontant », sur resiliencetv.fr, (consulté le ).
  10. « Les Giron Brothers », sur theatreonline.com (consulté le )
  11. Rettebaz, « Critique du spectacle : Viva La Commedia fait son festival », sur criticomique.com, (consulté le ).
  12. « Orchestre symphonique du 2Oe (OS20) », sur Info Concert (consulté le ).
  13. Julien Duffé, « Paris : inquiétude après la fermeture brutale du théâtre de Ménilmontant », sur leparisien.fr, (consulté le ).
  14. Pascal Meynadier, « Les Gémeaux parisiens : un pont entre Avignon et la capitale », sur lejdd.fr, .
  15. Sylvain Merle, « “On a tout changé de fond en comble” : à Ménilmontant, ils créent le théâtre des Gémeaux parisiens », sur leparisien.fr, (consulté le )
  16. « L'ouverture du théâtre des Gémeaux Parisiens », sur Sensitif, (consulté le ).
  17. Sandrine Blanchard, « Les Gémeaux parisiens, la nouvelle scène « avignonnaise » de la capitale », Le Monde, (lire en ligne Accès payant, consulté le ).
  18. Nathalie Simon, « Ces obstinés qui cherchent à occuper les théâtres autrement », sur lefigaro.fr, .
  19. « Ouverture du théâtre des Gémeaux parisiens  : À l’Est, du nouveau ! », sur L'Officiel des spectacles (consulté le ).
  20. « ICI 19/20 - L'entretien : un nouveau théâtre à Paris », sur france.tv, .

Liens externes

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