Gigi Caciuleanu

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Gigi Caciuleanu
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Biographie
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BucarestVoir et modifier les données sur Wikidata
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Distinction

Gigi Caciuleanu (né Gheorghe Caciuleanu à Bucarest le ) est un danseur et chorégraphe français d'origine roumaine.

Biographie[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Gigi Caciuleanu commence la danse à l'âge de 4 ans dans sa ville natale. A 9 ans, il intègre l’École nationale supérieure de chorégraphie, cursus durant lequel il découvre la danse moderne avec Miriam Raducanu, figure moderne et avant-gardiste de la nouvelle danse roumaine[1]. Après l'obtention de son diplôme, il entre au Théâtre Bolchoï pour suivre un stage de perfectionnement classique, puis est engagé comme soliste par l'Opéra de Bucarest[2], ce qui lui permettra d'aborder les grands rôles du répertoire classique, tout en approfondissant son approche de la danse contemporaine : il participera ainsi en tant que interprète dans la série des créations des spectacles Nocturne 9 et 1/2, initiés par la directrice du théâtre Tandarica (Margareta Nicolesco) et se produira dans de nombreux festivals internationaux[2],[3].

En 1970, il obtient le Premier Prix du Concours international de ballet de Varna[4] et, en 1971 et en 1972, remporte deux fois de suite le Premier prix du Concours international de chorégraphie de Cologne[4]. Deux ans plus tard, il est le grand lauréat du Concours chorégraphique international de Bagnolet.

Carrière de chorégraphe[modifier | modifier le code]

Après avoir été l'invité de Pina Bausch à Essen-Werden, il s'installe en France en 1973 pour fonder le Studio de danse contemporaine à Nancy, secondé par Rosella Hightower ; il reste attaché au Grand Théâtre de Nancy comme danseur étoile et comme directeur du ballet. En 1978, il est à l'origine de la création du Festival de danse d'Aix-en-Provence aux côtés de Rosella Hightower et et se voit confier la direction artistique de la Vème édition des Rencontres chorégraphiques de l'abbaye des Prémontrés de Pont-à-Mousson en 1979.

Entre 1978 et 1993, il dirige le Centre chorégraphique national de Rennes et de Bretagne[5] et le dote d'un répertoire qui lui permet de tourner dans le monde entier (Europe, Asie, Amériques...). Durant cette période, le chorégraphe reçoit la distinction de Chevalier des Arts et des Lettres (1984), le Prix Brigitt pour son apport à la vie culturelle bretonne (1987), et le Prix de chorégraphie que lui décerne une revue roumaine spécialisée pour son spectacle Le Trouvère (1991).

En 1994, il fonde sa propre compagnie à Paris, avec laquelle il tourne de nouveau sur les scènes internationales. Sept ans plus tard, sans abandonner totalement son travail en France, il est nommé directeur du Ballet national du Chili (es) (Banch) [1] et œuvre comme chorégraphe invité dans de nombreuses compagnies (les compagnies de Turin, Montevideo ou encore São Paulo…). La Roumanie le décore de sa plus haute distinction en 2002, la médaille de l'Ordre de l'Étoile de Roumanie. Il fonde, en Roumanie, la Gigi Caciuleanu Romania Dance Company.

Avec plus de 250 chorégraphies à son actif, Gigi Caciuleanu fait partie de plusieurs jurys pour de grands concours : Concours international de danse de Nagoya, Concours Eurovision des Jeunes Danseurs à Gdansk et Varsovie, Concours international de danse de Paris, Concours de Trévise

Œuvres[2],[4],[6][modifier | modifier le code]

  • 1970 : Mess Around (1erprix au concours de danse de Varna)
  • 1971 : Voices (1er prix au concours chorégraphique de Cologne)
  • 1972 : Shadow of Candles (1er prix au concours chorégraphique de Cologne)
  • 1974 : Joie (1er prix au concours de Bagnolet)
  • 1978 : Le sacre du printemps
  • 1981 : Les quatre saisons[7],[8]
  • 1987 : Il Trovatore[9],[10]
  • 1989 : Saxographie[11],[12]
  • 1991 : Mozartissimo[13]
  • 1992 : La Folle de Chaillot[14] pour Maïa Plissetskaïa, Paris, Espace Cardin
  • 1995 : Ma nuit avec Nijinski[15]
  • 1997 : Dans sa fuite Éléonore
  • 2000 : Requiem (musique : Giuseppe Verdi)
  • 2001 : Jungle X
  • 2001 : Gente
  • 2002 : Cuerpos
  • 2002 ou 2003 : Paris-Santiago
  • 2003 : A la alegria (musique : Neuvième Symphonie de Ludwig van Beethoven)
  • 2003 : Carmina Burana
  • 2005 : Noche Bach
  • 2004 : Carne de Aire
  • 2007 : OuiBaDa
  • 2009 : Oratorio de Navidad (musique : Jean-Sébastien Bach)
  • 2012 : D'ale noastre
  • 2013 : Mozart Steps
  • 2014 : Folia, Shakespeare & co
  • 2015 : Vivaldi et les Saisons
  • 2015 : Amor amores
  • 2015 : Imagine all the people
  • 2015 : Fabrika
  • 2015 : OUF ou Une minute de danse
  • 2016 : L'Om DAdA
  • 2017 : #EmojiPlay
  • 2017 : Eine Kleine Nachtmusik

Bibliographie[16][modifier | modifier le code]

  • Martine Anstett, Le Gigi illustré, Mac Dolin, 1986
  • David Gruber, La danse une passion : Gigi Caciuleanu et le Théâtre Chorégraphique Rennes Bretagne, Ouest-France, Rennes, 1988
  • Gigi Caciuleanu, VVV : vant, volume, vextori. Eseu de cromo-analiza aplicata corpumui in stare de dans : ecuatii metaforice ale miscarii dansate, Curtea Veche publishing, [Santiago du Chili], [ca 2010]
  • Gigi Caciuleanu, VVV : vents, volumes, vecteurs. Essai de chromo-analyse appliquée au corps en état de danse : équations métaphoriques du mouvement dansé, Faculté des arts, Université du Chili, Bucarest, 2008
  • Ludmila Patlanjoglu, Gigi Caciuleanu, l'Homme Danse, Institut culturel roumain, Bucarest, 2018

Articles[modifier | modifier le code]

  • Odon-Jérôme Lemaître, "Gigi Caciuleanu, le petit prodige de Rennes", Pour la danse. Chaussons & petits rats, n° 50, mai 1979, p. 17[17]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Demarco Digital Archive, « Miriam Raducanu », sur demarco-archive.ac.uk (consulté le 18 novembre 2019)
  2. a b et c Médiathèque du Centre national de la danse, « Fonds Gigi-Gheorghe Caciuleanu », sur mediatheque.cnd.fr (consulté le 18 novembre 2019)
  3. Médiathèque du Centre national de la danse - Fonds Gigi-Gheorghe Caciuleanu, « Affiche de la Richard Demarco Gallery d'Edimbourg - « Richard Demarco Gallery presents Miriam Raducanu's Dance Company with Gheorghe Caciuleanu » », sur mediatheque.cnd.fr (consulté le 18 novembre 2019)
  4. a b et c « Dictionnaire de la danse » (consulté le 18 novembre 2019)
  5. Centre chorégraphique national de Rennes et de Bretagne, « Centre chorégraphique national de Rennes et de Bretagne - Historique », sur /ccnrb.org (consulté le 18 novembre 2019)
  6. Ludmila Patlanjoglu, Gigi Caciuleanu, l'Homme Danse, Bucarest, Institut culturel roumain, (ISBN 9789735777166), p.248-249
  7. Médiathèque du Centre national de la danse - Fonds Jean-Marie Gourreau (photogr. Jean-Marie Gourreau), « Gigi-Gheorghe Caciuleanu - Centre chorégraphique national de Rennes - « Les quatre saisons » - Théâtre des Arènes de Montmartre (Paris) », sur mediatheque.cnd.fr, (consulté le 18 novembre 2019)
  8. Médiathèque du Centre national de la danse - Fonds Jean-Marie Gourreau (photogr. Jean-Marie Gourreau), « Gigi-Gheorghe Caciuleanu - Centre chorégraphique national de Rennes - « Les quatre saisons » - Théâtre des Arènes de Montmartre (Paris) », sur mediatheque.cnd.fr, (consulté le 18 novembre 2019)
  9. Médiathèque du Centre national de la danse - Fonds Jean-Marie Gourreau (photogr. Jean-Marie Gourreau), « Gigi-Gheorghe Caciuleanu - Théâtre chorégraphique de Rennes - « Il trovatore » - Théâtre de Colombes », sur mediatheque.cnd.fr, (consulté le 18 novembre 2019)
  10. Médiathèque du Centre national de la danse - Fonds Jean-Marie Gourreau (photogr. Jean-Marie Gourreau), « Gigi-Gheorghe Caciuleanu - Théâtre chorégraphique de Rennes - « Il trovatore » - Théâtre de Colombes », sur mediatheque.cnd.fr, (consulté le 18 novembre 2019)
  11. Médiathèque du Centre national de la danse - Fonds Jean-Marie Gourreau (photogr. Jean-Marie Gourreau), « Gigi-Gheorghe Caciuleanu - « Saxographie » - Espace Pierre Cardin (Paris) », sur mediatheque.cnd.fr, (consulté le 18 novembre 2019)
  12. Médiathèque du Centre national de la danse - Fonds Jean-Marie Gourreau (photogr. Jean-Marie Gourreau), « Gigi-Gheorghe Caciuleanu - « Saxographie » - Espace Pierre Cardin (Paris) », sur mediatheque.cnd.fr, (consulté le 18 novembre 2019)
  13. Médiathèque du Centre national de la danse - Fonds Jean-Marie Gourreau (photogr. Jean-Marie Gourreau), « Gigi-Gheorghe Caciuleanu - « Mozartissimo » - Salle des fêtes et de spectacles (Colombes) », sur mediatheque.cnd.fr, (consulté le 18 novembre 2019)
  14. Médiathèque du Centre national de la danse - Fonds Jean-Marie Gourreau (photogr. Jean-Marie Gourreau), « Gigi-Gheorghe Caciuleanu - « La folle de Chaillot » - Espace Pierre Cardin (Paris) », sur mediatheque.cnd.fr, (consulté le 18 novembre 2019)
  15. Médiathèque du Centre national de la danse - Fonds Jean-Marie Gourreau (photogr. Jean-Marie Gourreau), « Gigi-Gheorghe Caciuleanu - « Ma nuit avec Nijinsky » », sur mediatheque.cnd.fr, (consulté le 18 novembre 2019)
  16. « Portail documentaire de la médiathèque du Centre national de la danse », sur mediatheque.cnd.fr (consulté le 18 novembre 2019)
  17. « Odon-Jérôme Lemaître, "Gigi Caciuleanu, le petit prodige de Rennes » (consultable à la médiathèque du Centre national de la danse, Pantin), Pour la danse. Chaussons & petits rats n° 50,‎ , p. 17 (résumé)

Liens externes[modifier | modifier le code]