Dora Doll

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Doll et Feinberg.
Dora Doll
Description de l'image Defaut.svg.
Nom de naissance Dorothea Hermina Feinberg
Naissance
Berlin (Allemagne)
Nationalité Drapeau de la France Française
Décès (à 93 ans)
Nîmes (Gard, France)
Profession Actrice

Dora Doll (nom de scène de Dorothea Hermina Feinberg) est une actrice française née le à Berlin (Allemagne) et morte à Nîmes le [1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille d'un banquier russe de confession juive chassé par la Révolution de 1917, Dora Doll nait à Berlin en 1922[2]. Elle arrive en France à la fin des années 1930 et ambitionne de devenir comédienne. Parlant déjà le russe et l'allemand, elle apprend très vite le français, puis l'italien et l'anglais[2]. Elle s'inscrit comme auditrice au Conservatoire dans le cours dispensé par Louis Jouvet qui la prend en sympathie et chaperonne ses débuts sur scène[3].

Elle fut la première épouse de l'acteur Raymond Pellegrin, avec qui elle se maria en 1949 avant de lui donner une fille, Danielle, l'année suivante. Ils divorcèrent en 1954, année où elle débuta une liaison avec Jean Gabin qui durera deux ans. La rumeur lui prête également une relation avec Marlon Brando. Elle fut mariée ensuite à François Deguelt[3].

Après quelques figurations chez Marcel Carné (Hôtel du Nord, 1938) et Abel Gance (Paradis perdu, 1940), elle a joué en 1947 la petite amie du mauvais ferrailleur Paulo (Robert Dalban) dans Quai des Orfèvres. Elle a joué les rôles de deuxième et troisième couteau, mais aussi quelques rôles remarquables comme sa Lola dans Touchez pas au grisbi. À Hollywood, elle débute dans un rôle non crédité, une prostituée, dans Un acte d'amour, puis en 1958 elle joue le rôle de Simone dans Le Bal des maudits avec Montgomery Clift et Marlon Brando. Elle a un succès en jouant la femme du patron de café (Bernard Blier) dans Archimède le clochard avec Jean Gabin. En 1977, elle a joué avec Jane Fonda dans Julia de Fred Zinnemann. Après une longue carrière au cinéma, elle a une grande popularité entre 1998 et 2000 avec le feuilleton Cap des Pins dans le rôle de la mère de Paul Barge et la belle-mère de Claude Jade. Dans ce premier feuilleton quotidien, elle était la « Miss Ellie » française.

Elle a reçu en 1993 le Prix « Reconnaissance des cinéphiles » à Puget-Théniers décerné par l'Association Souvenance de cinéphiles pour l'ensemble de sa carrière. Elle a été nommée au grade de chevalier à l'Ordre national du Mérite, par décret du [4].

Elle met fin à sa carrière en 2007, et se retire en Camargue, à Saint-Gilles, dans le département du Gard, puis sombre dans la misère après avoir contracté un crédit revolving, sa maigre retraite lui permettant d'avoir juste de quoi vivre. Elle meurt le 15 novembre 2015, peu avant minuit, dans la maison qu’elle partageait avec sa fille[3].

Filmographie complète[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

1938 à 1939[modifier | modifier le code]

1940 à 1949[modifier | modifier le code]

1950 à 1959[modifier | modifier le code]

1960 à 1969[modifier | modifier le code]

1970 à 1979[modifier | modifier le code]

Photo de plateau du tournage du film Julia de Fred Zinnemann. De gauche à droite, Élisabeth Mortensen, Jane Fonda et Dora Doll. Strasbourg, 1976.

1980 à 1989[modifier | modifier le code]

1990 à 1999[modifier | modifier le code]

Depuis 2000[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

1955 à 1959[modifier | modifier le code]

1960 à 1969[modifier | modifier le code]

1970 à 1979[modifier | modifier le code]

1980 à 1989[modifier | modifier le code]

1990 à 1999[modifier | modifier le code]

Depuis 2000[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Dora Doll est morte : Triste disparition pour le 7e art », sur purepeople.com,
  2. a et b Jean-Noël Mirande, « Dora Doll ou le crépuscule des idoles », sur lepoint.fr, (consulté le 1er février 2017)
  3. a, b et c « Adieu Dora Doll : Aucun de ses partenaires ne lui résistait ! », sur francedimanche.fr, (consulté le 1er février 2017)
  4. Décret du 14 novembre 2000 portant promotion et nomination

Liens externes[modifier | modifier le code]