André Castelot

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André Castelot
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Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
André Storms
Nationalité
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Genre artistique
Distinctions

André Storms, dit André Castelot, est un écrivain, journaliste, biographe et scénariste français d'origine belge[1], né le à Anvers et mort le à Neuilly-sur-Seine.

Auteur de nombreux livres consacrés à l'histoire, il n'hésitait pas à se transformer en reporter. Se rendre sur le terrain, affirmait-il, était le seul vrai moyen de « s'approcher au plus près de la vérité historique ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils du Belge Paul Éloi Storms et de Gabrielle Castelot (la poétesse Gabrielle Lesfort), il est naturalisé français très jeune [2]. Son frère cadet, le futur comédien Jacques Castelot, naît en 1914.

André Castelot est élève au collège Gerson à Paris, puis à Sainte-Croix de Neuilly. Enfant, il est régulièrement emmené par sa mère le jeudi au château de Versailles, puis au château de Fontainebleau et au palais du Louvre. Autodidacte, il ne fait pas d'études supérieures[3].

Directeur et fondateur en 1947 de la collection « Présence de l'Histoire » à la Librairie académique Perrin, André Castelot aime à se définir comme « homme de lettres et journaliste depuis 1935 ». En 1948, il publie un livre consacré à Louis XVII et à sa détention à la prison du Temple. Il écrit plus tard « c'est grâce à l'énigme du Temple que je suis devenu historien ou plutôt — car je préfère cette définition — écrivain d'Histoire et d'histoires »[4]. Il participe à de nombreux quotidiens et périodiques comme Le Figaro, Midi libre, Historia ou encore L'Histoire magazine. Il écrit surtout dans sa résidence de campagne à Port-Mort, un village de l'Eure proche de Gaillon.

Auteur de plus de soixante-cinq biographies et études historiques sur les grandes figures de l'histoire, particulièrement celles des XVIe, XVIIIe et XIXe siècles, il a, aux côtés de son complice et ami de toujours, l'écrivain Alain Decaux, fondé et produit en 1951 l'émission radiophonique hebdomadaire de France Inter La Tribune de l'Histoire, avec un succès d'écoute jamais démenti jusqu’à son arrêt en 1997. À la télévision nationale, les deux auteurs avaient également présenté, de 1956 à 1966, la série Énigmes puis La caméra explore le temps, réalisée par Stellio Lorenzi.

Il a écrit des spectacles « son et lumière », notamment pour Chambord et pour Compiègne, et a présenté en 1984 sur la scène du théâtre du Palais-Royal une évocation de « François Ier le Magnifique ». Il a aussi collaboré avec le metteur en scène et comédien Robert Hossein pour les spectacles Jésus était son nom et Je m'appelais Marie-Antoinette.

Sa biographie de référence de Napoléon II[5] est la première à utiliser les lettres découvertes dans une malle cachée dans un grenier viennois (8 000 lettres) et adressées à l'impératrice Marie-Louise, seconde épouse de Napoléon Ier et mère de l'« Aiglon ».

Il était membre du comité de soutien du mouvement L’Unité capétienne, où on trouve les noms de Jean Dutourd, Marcel Jullian, Reynald Secher, Gonzague Saint Bris et Georges Bordonove.

Hommages et postérité[modifier | modifier le code]

Officier de la Légion d'honneur, commandeur de l'ordre national du Mérite, des Arts et des Lettres et de l’ordre de Léopold (Belgique), André Castelot a reçu de nombreuses distinctions, notamment, en 1984, le grand prix d’Histoire de l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre.

Le prix d'histoire André-Castelot, récompensant un ouvrage de vulgarisation ou un roman historique, a été créé pour honorer sa mémoire.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Louis XVII : L’énigme résolue, Librairie Perrin, 1948
  • Le Secret de Madame Royale, SFELT, 1949[6]
  • Philippe Égalité, le prince rouge, Librairie Perrin, 1951, ouvrage couronné par l'Académie française
  • Marie-Antoinette, Librairie Perrin, 1953, ouvrage couronné par l’Académie française
  • L'Aiglon : Napoléon II, Librairie Perrin, prix Richelieu 1959 et prix des Mille lecteurs 1967
  • La Famille Bonaparte, Librairie Perrin, 1960
  • Vers l'exil, Librairie Perrin, 1962
  • Joséphine, Librairie Perrin, 1965, prix du Plaisir de lire, destins hors séries de l'histoire 1966
  • Bonaparte, Librairie Perrin, 1967
  • Napoléon, Librairie Perrin, 1968
  • Napoléon et l'amour, Club de la Femme, 1968
  • La Duchesse de Berry ou la Mère persécutée, Paris, 1969
  • Napoléon III (2 volumes), Librairie Perrin, 1974, prix des Ambassadeurs
  • My Friend Lafayette - Mon Ami Washington, Librairie Perrin, 1975
  • Maximilien et Charlotte du Mexique : La Tragédie de l'ambition, Librairie Perrin, 1977
  • Talleyrand ou le Cynisme, Librairie Perrin, 1980
  • François Ier, Librairie Perrin, 1985
  • Henri IV, le passionné, Librairie Perrin, 1986, grand prix de la ville de Paris
  • Charles X : La Fin d’un monde, Paris, Perrin, 1988
  • Madame du Barry, Librairie Perrin, 1989
  • Fouché, le double jeu, Librairie Perrin, Paris, 1990
  • La campagne de Russie 1812, Librairie Perrin, Paris, 1991
  • Napoléon raconté aux enfants, Librairie Perrin, Paris, 1992
  • Louis-Philippe, le méconnu, Librairie Perrin, Paris, 1993
  • La Reine Margot, Librairie Perrin, 1994
  • Marie de Médicis : Les Désordres de la passion, Librairie Perrin, 1995
  • Madame de Maintenon, la reine secrète, Éditions Perrin, Paris, 1996
  • Diane, Henri, Catherine : Le Triangle Royal, Éditions Perrin, Paris, 1997
  • Les Grandes Heures des cités et châteaux de la Loire, Éditions Perrin, Paris, 1997
  • Marie Louise, impératrice malgré elle, Éditions Perrin, Paris, 1998
  • La Révolution Française, Éditions Perrin, Paris, 1987

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « André Castelot » sur Universalis.fr
  2. « André Castelot, l'historien qui passionnait la France », sur leparisien.fr, (consulté le 24 mars 2018).
  3. « André Castelot, fin de son histoire », Libération, 20 juillet 2004.
  4. Préface à l'édition de 1989 de Louis XVII.
  5. L'Aiglon : Napoléon II, Librairie Perrin, 1959.
  6. détails de l'édition de 1949 sur le catalogue de la BNF.

Liens externes[modifier | modifier le code]