Front islamique du salut

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Front islamique du salut
Image illustrative de l’article Front islamique du salut
Logotype officiel.
Présentation
Secrétaire général Abbassi Madani, Ali Benhadj
Fondation
Disparition
Légalisation
Branche armée Armée islamique du salut
Idéologie Islamisme
Salafisme
Site web www.fisdz.comVoir et modifier les données sur Wikidata

Le Front islamique du salut (FIS) (الجبهة الإسلامية للإنقاذ, al-Jabhah al-Islāmiyah lil-Inqādh) est une formation politique algérienne militant pour la création d'un État islamique. Fondée en février 1989[1], elle est dissoute en mars 1992 par le tribunal administratif d'Alger[2].

Création du parti[modifier | modifier le code]

D'abord cantonné à certains milieux universitaires, le mouvement islamiste élabore une stratégie avec comme corollaire, la conquête du pouvoir et l'instauration d'un État théocratique et totalitaire semblable à celui des mollahs en Iran et des talibans en Afghanistan. Pour ce faire, il eut recours à des actions de bienfaisance et de lutte contre la pauvreté dans le but ultime de gagner la sympathie des masses populaires. Il est fondé le 18 février 1989 dans la mosquée al-Sunna de Bab el Oued à Alger par Abbassi Madani, Hachemi Sahnouni, Ali Belhadj, Said Guechi, Adelbaki Sahraoui, et Kamel Guemazi[3]. Ces prédicateurs lancent un appel solennel à la création prochaine d'un parti, le FIS. Trois semaines plus tard, dans une autre mosquée Kouba de la ville d'Ibn Badis, un programme est solennellement présenté aux fidèles. Ces personnalités demandent au président de prendre en compte le Coran « comme source de la Constitution »[4]. Finalement, le programme du parti est élaboré par des sympathisants, chacun contribuant à apporter des propositions dans les questions de société sur lequel il est le plus compétent. Par exemple, un agriculteur, militant du futur parti politique contribue à forger le programme du parti concernant les questions agricoles, tandis que d'autres citoyens algériens se chargent de réfléchir sur l'éducation, la santé, l'industrie... Le fil directeur du texte est la conformité à la charia[4]. Hachemi Sahnouni, un des membres fondateurs du parti déclare lors d'un entretien : « il fallait agir vite de peur que les autres nous devancent » dans la création du parti[4].Le mouvement est agréé le 6 septembre de la même année par le ministère de l'Intérieur[1],[5].

La création du FIS est rendue possible par la promulgation de la nouvelle constitution algérienne de 1989, le 23 février, qui autorise désormais la création d'associations à caractère politique (ACP) en vertu de l'article 40 du nouveau texte constitutionnel.

Au sein de ce parti islamique nouvellement créé, les mouvances existantes sont multiples, bien que la branche salafiste reste très importante. De plus, les querelles ne sont pas inexistantes, entre les militants musulmans qui sont pour la création d'un parti et ceux qui sont contre. En ce sens, l'influence de la réflexion d'Hassan el-Banna, fondateur égyptien des Frères musulmans n'est pas négligeable. En effet, ce dernier voit la politique comme le ferment de division des fidèles, dont il tient notamment les partis politiques pour responsables[4].

Structuration du FIS[modifier | modifier le code]

Le parti se dote d'un sigle, un programme, des dirigeants et déposent officiellement ses statuts. Ainsi, ce nouvel organe politique se crée comme un parti traditionnel. Il est structuré par l'existence de conseils de direction et de prise de décisions implantés aux différents échelons territoriaux algériens.

Comme figurent dans les statuts officiels du parti, ses principaux objectifs sont la « concrétisation de la solution islamique » et la garantie de « l'unité du pays et de la nation par l'islam » (article 11 des statuts). De plus, « les membres du FIS doivent être musulmans et mener une action islamique à l'intérieur et à l'extérieur du Front » (article 16). Enfin, le parti « tire sa méthode du livre sacré, de la Sunna, de la conduite des sages califes et de l'effort d'interprétation des sages musulmans » (article 3).

Victoire électorale et participation politique[modifier | modifier le code]

Lors des élections locales de 1990, premières élections libres en Algérie, le FIS remporte 853 communes sur 1 539 et 32 wilayas (provinces) sur 48.

Le 26 décembre 1991 a lieu le premier tour des élections législatives. Le FIS obtient 188 sièges sur 231, le FFS 25 sièges et le FLN 15 sièges, les candidats indépendants remportent 3 sièges.

Prenant acte de la situation qui prévalait, l'armée décide le 11 janvier 1992 de pousser le président Chadli Bendjedid à la démission, et interrompt juste après les élections, de même les communes détenues par le FIS sont dissoutes et ses militants emprisonnés. Le FIS s'engage alors dans des activités terroristes contre l'État algérien et les civils qui le soutiennent, au travers de sa branche armée l'AIS (Armée islamique du salut), c'est ainsi que les premières victimes du terrorisme en Algérie furent les agents de l'État ainsi que les intellectuels et les journalistes.

Durant l'année 1997, le principal fondateur et dirigeant du FIS Abbassi Madani, fut relâché, et mis en résidence surveillée, officiellement il devait appeler les groupes terroristes en activité à déposer les armes. Quelques mois après sa sortie de prison, une lettre compromettante fut découverte, dans laquelle Abbassi Madani appelait le GIA et l'AIS à poursuivre leur djihad (lutte) jusqu'à l'instauration d'un État islamiste. C'est sur la base de cette preuve qu'il fut de nouveau emprisonné.

En juillet 2003, Cheikh Abbassi Madani et Ali Belhadj sont libérés sous la présidence d'Abdelaziz Bouteflika. Abbassi Madani est mort au Qatar en 2019.

Les victoires du FIS aux élections[modifier | modifier le code]

Lors des élections locales du , premières élections libres en Algérie depuis son indépendance ; le FIS remporte alors 953 communes sur 1539 et 32 wilayas (provinces) sur 48[1]. Il obtient dès lors 54 % des suffrages exprimés[6].

Le a eu lieu le premier tour des élections législatives. Le FIS obtient 188 sièges sur 231, soit près de 82 %, le FFS 25 sièges et le FLN 15 sièges, les candidats indépendants remportent 3 sièges. Le taux d'abstention s'élève à 41 %. Prenant acte de la situation qui prévalait, et qui risquait de tourner à son désavantage, l'armée décide le 11 janvier 1992 de pousser le chef de l'État, le président Chadli Bendjedid à la démission et d'interrompre le processus électoral. Les assemblées communales et départementales dirigées par les élus du FIS sont par ailleurs dissoutes et les militants et sympathisants de la formation qui vient de remporter le premier tour du scrutin législatif sont emprisonnés ou expédiés dans des camps établis dans le Sud saharien.

Article détaillé : Janviéristes (Algérie).

Idéologie[modifier | modifier le code]

Parti non-démocratique, le FIS est un regroupement de courants islamistes ayant pour but d'instaurer une république islamique en Algérie. Les divergences entre les différentes tendances sont parfois profondes, cependant les salafistes, regroupés autour d'Ali Belhadj, forment le courant le plus important du parti[7].

Contrairement à ce dernier, Abbassi Madani prône alors un conservatisme religieux relativement modéré avec un attachement tiède à la démocratie, et place la charia au-dessus de cette dernière[8].

Le financement du FIS[modifier | modifier le code]

Plusieurs études ont souligné le rôle du financement extérieur du FIS, mais aussi d'autres groupes religieux[9]. Un fort soutien financier est fourni par l'Arabie saoudite en 1980 afin de contrer la révolution iranienne et en limiter ses conséquences : Les informations exactes au sujet du soutien financier saoudien aux islamistes en Algérie ne sont peut-être connues que par la police secrète du régime[évasif][9].

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L'Iran aussi finança le FIS car, après 1979, ce pays encourageait une révolution islamique mondiale. À l'époque, il n'y avait pas vraiment de conflit entre les musulmans chiites et sunnites. Les différences et contentieux vont vraiment apparaître après 1992, et la dissolution du FIS en Algérie avec, par exemple, la répression en Irak des chiites du Sud du pays (Arabes des marais), après la révolte de contestation de la défaite de l'Irak de Saddam Hussein, après la défaite de la Première Guerre du Golfe, en 1991. Après 1991, il va y avoir la rivalité Iran/Arabie saoudite, pour ce qui est de la suprématie dans le Golfe (« gendarme » du golfe Persique), les contentieux entre Houthis chiites et les sunnites au Yémen, le conflit inter-religieux entre les sunnites et les chiites au Pakistan, etc.

Après 1992, l'Iran ne va aider que les mouvements chiites, ce qui voudra dire, pour la CIA, que l'Iran renoncera à sa grande révolution islamique mondiale. À partir de 1999, le mouvement terroriste Al-Qaïda reprendra le concept de révolution islamique mondiale, avec pour sommet, les attentats extrémistes du 11 septembre 2001 aux États-Unis, et les attentats des ambassades des États-Unis au Kenya, et en Tanzanie, de 1999. Dès lors, pour les mouvements islamistes mondiaux sunnites, les principaux pays donneurs de fonds seront l'Arabie saoudite, le Qatar, les Émirats arabes unis. Cependant, l'Arabie saoudite ne soutient pas les Frères musulmans.

La radicalisation des membres du FIS et l'immixtion de l'armée algérienne dans l'organisation[modifier | modifier le code]

Alors que se multiplient les exécutions extra judiciaires, les sympathisants du FIS s'engagent peu à peu dans une lutte armée contre l'État. Dans ce contexte, de nombreuses personnalités civiles (intellectuels, artistes, journalistes) vont être assassinées dans des conditions mystérieuses[réf. nécessaire]. Depuis lors, des témoignages convergents émanant notamment de membres des services secrets de l'armée algérienne ont établi qu'un grand nombre de ces assassinats avaient été commis par les officines de l'armée qui avaient progressivement pris le contrôle des groupes islamistes ou même s'y étaient substitués[10]. Cette stratégie avait pour objectif de discréditer l'opposition islamiste à l'intérieur comme sur la scène internationale et de déplacer sur le terrain strictement sécuritaire une lutte que le pouvoir savait perdue sur le terrain électoral et politique.

Dans son livre Chronique des années de sang (Paris, Denoël, 2003, page 94), Mohamed Samraoui, ex-haut responsable des services secrets de l’armée algérienne, rétablit une série de données factuelles essentielles. Il révèle d’abord que dès 1991, avant même l’apparition des premiers « Groupes islamiques armés », les dirigeants du « Mouvement islamique armé » (le MIA, la première expression armée du courant islamiste), après avoir été amnistiés, se virent équipés par les services secrets de l’armée de « véhicules de services ». Plus tard, « les premiers tracts islamistes appelant à la conquête du pouvoir par les armes », précise-t-il ensuite, « sortaient en fait de la caserne Antar de Ben Aknoun, siège du Centre principal des opérations (CPO)… Quant aux fameuses « listes noires » [des intellectuels à abattre] attribuées aux islamistes, elles avaient été élaborées au Centre Ghermoul, siège de la Direction du contre-espionnage (DCE). Ce sont les capitaines Omar Merabet, Saïd Lerari (dit Saoud) et Azzedine Aouis, qui ont rédigé ces tracts, que les éléments de la « section de protection » et les chauffeurs de la DCE glissaient dans les boites aux lettres des intéressés. » Pour Samraoui, depuis le début la guerre civile, la plupart des « émirs du GIA » ne furent en fait que des épouvantails aux mains des services.

Les événements après la dissolution du FIS[modifier | modifier le code]

Le , Abbassi Madani bénéficie d'une liberté conditionnelle[11],[12]. Cependant, cette liberté est de courte durée car il est placé dès le mois d'août, en résidence surveillée[12]. Officiellement il devait appeler les anciens partisans du FIS à déposer les armes. Quelques mois après sa sortie de prison, une lettre compromettante fut découverte et dans laquelle Ali Belhadj appelait le GIA et l'AIS à poursuivre leur lutte. Une lettre dont l'origine et le contenu restent à prouver. C'est sur la base de cette preuve qu'il fut de nouveau emprisonné. L'AIS a été chargée, durant ces années de défendre les villages isolés contre les GIA, des villages abandonnés par l'armée régulière. Les médias, tant Occidentaux qu'Algériens, omettront de parler de ces nombreux combats dans les montagnes entre l'AIS et les GIA.

En 1999, on ne dénombrait plus que 600 terroristes des GIA. Ce groupe disparaît petit à petit durant ces dernières années. Les partisans du FIS, l'AIS, ont bénéficié d'une amnistie présidentielle à la suite de la loi sur la concorde civile proposée par le président Abdelaziz Bouteflika. Cette volonté du pouvoir de se réconcilier avec le FIS, pose la question de la culpabilité de ce parti quant à cette décennie de massacres de civils. Car malgré l'implication supposée ou réelle de l'armée il reste incontestable que ce parti a appelé à la lutte armée contre son peuple et a usé de liquidations physiques des citoyens pour faire pression sur le gouvernement. Durant la décennie noire, le peuple algérien s'est trouvé ainsi pris entre le feu des islamistes et celui de l'armée régulière.

L'ancien ministre de l'Éducation nationale du temps de Houari Boumédiène, Ahmed Taleb Ibrahimi, fervent partisan du FIS, tentera en 2000 de recréer le parti islamique, mais en vain.

Le , Abbassi Madani et Ali Belhadj sont libérés sous la présidence d'Abdelaziz Bouteflika[13].

En dépit des discours rassurants et des efforts de réconciliation nationale du gouvernement Bouteflika, l'ombre de violences islamistes plane toujours sur l'Algérie. Leur influence, sans toutefois retoucher à la politique, est pesante et certaines lois se durcissent depuis leur sortie officielle. En effet, un amendement des députés du parti islamiste algérien, en lien avec la loi de finance de 2004, a été adopté le , par l'Assemblée populaire nationale[14]. Celui-ci concerne l'interdiction formelle d'importer de l'alcool sur le territoire algérien et intervient donc, quelques mois après la sortie d'Ali Belhadj[14].

Actuellement Ali Belhadj est frappé d'une interdiction de sortie du territoire, voire de la capitale.

Abbassi Madani a procédé à plusieurs voyages, notamment en Indonésie, en Malaisie et au Qatar où il a été soigné. Depuis novembre 2003, il a vécu au Qatar jusqu’à sa mort en Avril 2019. [15],[16].

Liste des candidats de 1991[modifier | modifier le code]

La liste nominative des députés de la wilaya d'Alger lors des élections législatives du 26 décembre 1991[17].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « Naissance du Front islamique du salut », sur Jeune Afrique.
  2. « Au nom du FIS Le gouvernement algérien envisage aujourd'hui de réhabiliter l'ex-Front islamique du salut, interdit depuis 1992 dans le pays. », sur Slate Afrique.
  3. Aït-Aoudia Myriam, « La naissance du Front islamique du salut : une politisation conflictuelle (1988-1989) », Critique internationale,‎ 2006/1 (no 30), p.129-144 (lire en ligne)
  4. a b c et d Myriam Aït-Aoudia, L'expérience démocratique en Algérie (1988-1992) apprentissages politiques et changement de régime, Paris, SciencesPo Les Presses, , 346 p.
  5. « Front islamique du salut (F.I.S.) », sur Larousse.
  6. « Chronologie de l'Algérie contemporaine », sur TV5 Monde.
  7. Cherif Ouazani « Algérie : les islamistes entre djihadisme et quiétisme », Jeune Afrique, 24 décembre 2011.
  8. Gilles Kepel, Jihad, Folio Actuel, , p. 166-7.
  9. a et b Chapitre « Islamic Politics and the Military: Algeria 1962-2008 » par Riadh Sidaoui, dans Jan-Erik Lane et Hamadi Redissi, Religion and Politics: Islam and Muslim Civilisation, éd. Ashgate Publishing, Farnham, 2009, p. 232.
  10. Lounis Aggoun et Jean Baptiste Rivoire, Françalgérie, crimes et mensonges d’États, Paris, La Découverte, 2004.
  11. « Abassi Madani sort de prison, alors que les violences se poursuivent. Alger libère le chef historique du Front islamique du salut. Cette décision intervient une semaine après l'élargissement du numéro 3, Abdelkader Hachani. », sur Libération.fr.
  12. a et b « Libération des chefs du FIS : les journalistes expulsés », L'Express.
  13. « Abassi Madani et Ali Benhadj », sur Jeune Afrique.
  14. a et b « Les députés veulent interdire l'importation d'alcool », RFI.
  15. « Algérie : Présence de Abassi Madani à une réception du roi Fahd : l'Arabie saoudite s'explique », sur allAfrica.
  16. « Crise au Conseil du culte musulman », sur rfi.fr.
  17. http://www.vitaminedz.com/articlesfiche/1211/1211215.pdf.
  18. http://www.algeria-watch.de/pdf/pdf_fr/resultats_elections_1991_.pdf.
  19. http://www.joradp.dz/FTP/Jo-Francais/1992/F1992001.pdf.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • William B. Quandt (spécialiste de l'Algérie et du tiers monde), Société et pouvoir en Algérie, 1999, édité par Casbah.
  • Lounis Aggoun, Jean Baptiste Rivoire, Françalgérie crimes et mensonges d’États, Histoire secrète de la guerre d'indépendance à la « troisième guerre », Paris, La Découverte, 2004.
  • Mohamed Samraoui, Chronique des années de sang, Paris, Denoël, 2003.
  • Nesroulah Yous, Salimah Mellah, Qui a tué à Bentalha ? Algérie : chronique d'un massacre annoncé, Paris, La Découverte, 2000 (Cahiers libres).
  • Habib Souaïdia, La sale guerre, le témoignage d'un ancien officier des forces spéciales de l'armée algérienne, 1992-2000, Paris, La Découverte, 2001 (Cahiers libres).
  • Mohamed Balhi, Chroniques infernales : Algérie 1990-1995, Marinoor, Alger, 1997. Il y est question de l'émergence du FIS et de ses dérives.
  • Abd'El-Kader Tigua…
  • Abbas Aroua, An inquiry into the algerian massacres.
  • Riadh Sidaoui, FIS, armée, GIA : vainqueurs et vaincus, éd. Publisud, Paris, 2002.
  • Patrick Denaud, FIS (Front islamique du salut) : sa direction parle, éd. l’Harmattan, 1997.
  • Olivier Roy Le néofondamentalisme : des Frères musulmans au FIS algérien Esprit, 180 (3-4), 1992, p.79-89
  • Olivier Roy, L'échec de l'islam politique, Paris, Seuil, 1992
  • Ahmed rouadjia, Du nationalisme du FLN à l'islamisme du FIS Les Temps modernes, 580, janvier-février 1995, p.115-136

Liens externes[modifier | modifier le code]