Terrorisme palestinien

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Le terrorisme palestinien fait référence aux actes de terrorisme perpétrés pour promouvoir la cause nationale palestinienne.

Il démarre au cours de la Guerre civile de 1947-1948 en Palestine mandataire mais ne devient notoire dans les médias occidentaux qu'à la fin des années soixante, à l'occasion d'actes de piraterie et de prise d'otages[1]. À partir de 1968, il se traduit par le détournements d'avions civils, des prises d'otages, des attaques contre différentes infrastructures et des attentats. Durant la Seconde intifada, il prend la forme d'attentats, dont des attentats-suicides, contre des cibles civiles et militaires.

Depuis 1948, le terrorisme palestinien a fait 3 500 tués et 25 000 blessés, principalement des Israéliens[2],[3].

Une liste d'attentats perpétrés de 1949 à nos jours est présentées dans chronologie du terrorisme palestinien.

Contexte[modifier | modifier le code]

Manifestation antisioniste à la Porte de Damas à Jérusalem le 8 mars 1920.
Construction d'une enceinte de protection par des kibboutzim dans la Vallée de Jezreel en 1938 pendant la Grande Révolte arabe.
L'exode massif de 700 000 Palestiniens lors de la Guerre de 1948 a donné naissance au problème des réfugiés palestiniens dont la situation est à la racine de la lutte armée et du terrorisme palestiniens.

Le conflit israélo-palestinien remonte près de 30 ans avant la création d'Israël. À cette époque, les Arabes palestiniens s'opposent principalement à l'immigration sioniste (Alyah). Pendant la période mandataire, il évolue en un conflit entre deux nationalismes : le nationalisme palestinien et le sionisme ; puis après la création d'Israël en 1948, il s'étend au Moyen-Orient, générant les conflits israélo-arabe et israélo-palestinien dans lequel ces derniers vont faire usage de la lutte armée et du terrorisme.

En 1917, la Déclaration Balfour promet l'établissement en Palestine (Eretz Israël) d'un foyer national pour le peuple juif. À cette époque, la Palestine compte 55,000 Juifs pour 560,000 Arabes[4]. Fin 1918, la conquête de la région par les Britanniques de la région permet la mise en œuvre de ce projet. Les Arabes palestiniens s'y opposent immédiatement, en particulier à l'immigration sioniste. Cette opposition va aller croissant[5].

L’hostilité arabe conduit à des manifestations régulières puis rapidement à des émeutes dont celles de Jérusalem en 1920, de 1921 et à des massacres comme celui d'Hébron en 1929 et qui font plusieurs centaines de morts. Les Arabes palestiniens se rebellent contre les autorités britanniques lors de la Grande Révolte arabe de 1936-1939. Cette insurrection fait plusieurs milliers de morts. À son terme, bien que vaincus, les Arabes palestiniens obtiennent au la mise en place d'un Livre blanc qui prévoit la fin de l'immigration juive en Palestine et la promesse d'une Palestine indépendante dans les 10 ans.

En réaction, c'est au tour des Juifs de Palestine de se révolter. La Seconde Guerre mondiale provoque la mise en place d'une trêve contre l'ennemi commun. En 1942, le congrès sioniste de Biltmore revendique l'entièreté de la Palestine pour l'établissement d'un État juif[6]. Les violences reprennent à partir de 1944, visant principalement les autorités britanniques. En février 1947, ces derniers décident d'abandonner leur mandat sur la Palestine et confient à l'ONU la recherche d'une solution.

Le 29 novembre 1947, le plan de partage de la Palestine élaboré par l’UNSCOP est approuvé par l’Assemblée générale de l’ONU, à New York par le vote de la résolution 181. Le plan est rejeté par les dirigeants de la communauté arabe, y compris le Haut Comité arabe, appuyé dans son rejet du plan par l'ensemble des États de la Ligue arabe[7].

Le lendemain du vote, la guerre civile éclate entre Juifs et Arabes. Elle dégénère après le retrait des soldats britanniques en un conflit régional entre Israël et les pays arabes voisins. Israël en sort victorieuse et accroit ses territoires. Cette guerre est également entachée de nombreux massacres de civils et déclenche l'exode massif des Palestiniens dont plus de 700,000 sur 900,000 fuient ou sont chassés des territoires qui deviendront Israël. Les réfugiés palestiniens sont leurs descendants aujourd'hui. Aucun État palestinien n'est créé car la Jordanie annexe la Cisjordanie tandis que la Bande de Gaza passe sous administration égyptienne. Les Palestiniens vivent cet épisode comme une catastrophe, la « Naqba », les Israéliens comme l'aboutissement de leurs revendications nationalistes.

Les infiltrations de Palestiniens commencent dès la fin de la guerre tout le long de la ligne de cessez-le-feu tortueuse entre Israël et la Jordanie. Elles sont parfois accompagnées d'attaques contre les civils israéliens auxquels les Israéliens répondent par des représailles[8]. Des incursions de « feddayins » armés par les Égyptiens sont également lancées depuis la Bande de Gaza.

En 1965, le mouvement national palestinien et ses différentes constituantes se fédère autour de Yasser Arafat et de l'OLP, l'« Organisation de Libération de la Palestine », qui opte pour la lutte armée et l'usage du terrorisme contre Israël et ses alliés, ainsi que contre la Jordanie.

Organisations palestiniennes considérées comme terroristes[modifier | modifier le code]

Les organisations palestiniennes considérées comme impliquées dans des actes de terrorisme par Les États-Unis, le Canada, l'Union européenne, Israël et d'autres pays sont : le Hamas, l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), le Jihad islamique palestinien, le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), Front populaire de libération de la Palestine-Commandement général (FPLP-CG), le Fatah-Conseil révolutionnaire[9],[10],[11],[12]. Depuis les accords d'Oslo en 1993, le Fatah et d'autres factions de l'OLP ont déclaré renoncer au terrorisme, toutefois, d'autres factions du Fatah, telles que Brigades des martyrs d'Al-Aqsa et le Fatah-Tanzim restent impliquées dans des actes de terrorisme. Israël estime que la direction du Fatah continue de contrôler et soutenir ces activités terroristes[13]

Liste d'attentats terroristes palestinien[modifier | modifier le code]

Principaux attentats palestiniens depuis les accords d'Oslo[modifier | modifier le code]

Chiffres d'après le Ministère des Affaires étrangères d'Israël[14] et selon Jewish Virtual Library [15]:

Date Lieu Victimes événements
11 mars 2011 Itamar 5 morts Une famille tués, les 3 enfants mutilés[16]
2 avril 2009 Bat Ayin 1 enfant de 13 ans tué, 3 blessés Attaque à la hache et au couteau contre des enfants [17]
22 septembre 2008 Jérusalem 1 mort, 19 blessés [18] Une BMW fonce dans la foule
2 juillet 2008 Jérusalem 4 morts, 45 blessés[19] Attaque avec un chargeur sur pneus
6 mars 2008 Jérusalem 8 morts, 10 blessés[20] Des étudiants sont tués dans la bibliothèque
4 février 2008 Dimona 1 mort, 9 blessés Ceinture explosive dans un centre commercial
29 janvier 2007 Eilat 3 morts Dans une boulangerie
17 avril 2006 Tel aviv 11 morts, 60 blessés Attentat-suicide du Jihad islamique dans le restaurant du 19 janvier
30 mars 2006 Kedumim 4 morts Attentat-suicide, déguisé en Juif orthodoxe
19 janvier 2006 Tel Aviv 32 blessés Attentat-suicide dans un restaurant de Shawarma, par les opératifs du Jihad islamique
5 décembre 2005 Netanya 5 morts, 50 blessés Attentat-suicide dans le centre commercial par le Jihad islamique
26 octobre 2005 Hadera 7 morts, 54 blessés Attentat-suicide dans le marché par le Jihad islamique
28 août 2005 Beer Sheva 52 blessés Attentat-suicide du Hamas dans la station d'autobus
12 juillet 2005 Netanya 5, 70+ blessés Le Jihad islamique commet un attentat-suicide dans un centre commerical
25 février 2005 Tel Aviv 5 morts, 50 blessés Le Jihad islamique commet un attentat à la bombe devant une boite de nuit.
1 novembre 2004 Tel Aviv 3 morts, +30 blessés Kamikaze du FPLP dans le marché du Carmel
7 octobre 2004 Taba 32 morts, 120+ blessés Attentat à la bombe dans deux hôtels de vacances, 400kg d'explosif contre l' hôtel Hilton, puis double explosion dans un camping.
22 septembre 2004 nord de Jérusalem 2 morts, > 17 blessés Femme kamikaze du Fatah
31 août 2004 Beer Sheva 16 tués, 100 blessés Le Hamas commet deux attentats-suicides dans des bus.
11 août 2004 point de passage de Qalandiyah 2 palestinens tués, 18 blessés Bombe à l'entrée de Jérusalem
11 juillet 2004 Tel Aviv 1 mort, 33 blessés Bombe à l'arrêt de bus
14 mars 2004 Ashdod 10 morts, 16 blessés Le Hamas et le Fatah commettent un double attentat à la bombe dans le port
6 mars 2004 point de passafe d'Erez 2 morts 2 policiers palestiniens sont tués
22 février 2004 Jérusalem 8 morts, + 60 blessés Le Fatah commet un attentat à la bombe
29 janvier 2004 Jérusalem 10 morts, 50 blessés Le Fatah commet un attentat à la bombe dans un bus
14 janvier 2004 point de passage d'Erez 4 morts, 10 blessés Femme kamikaze, 3 soldats sont tués par le Hamas et le Fatah
25 décembre 2003 près de Petah Tikva 4 morts, 20 blessés Attentat-suicide à l'arrêt de bus
15 octobre 2003 Beit Hanoun 3 morts 3 américains sont tués à la suite d'une explosion contre un convoi de diplomates américans
4 octobre 2003 Haïfa 21 morts, 60 blessés Une femme kamikaze du Jihad islamique dans un restaurant de Juifs et d'Arabes
9 septembre 2003 Tel-Aviv 9 tués, 32 blessés Le Hamas organise un attentat-suicide à l'entrée de l'hôpital Assaf Harofeh
9 septembre 2003 Jérusalem 7 morts, 50 blessés Le Hamas organise un attentat-suicide dans le café Hillel
19 août 2003 Jérusalem 23 morts, 135 blessés Le Hamas commet un attentat à la bombe dans un bus
12 août 2003 Ariel 2 morts, 2 blessés Erez Hershkovitz, 18 et Erez Hershkovitz, 18, sont tués par un kamikaze
7 juillet 2003 Kfar Yavetz 1 mort, 3 blessés Mazal Afari est tuée à son domicile, ses petits-enfants sont blessés
19 juin 2003 Sde Trumot 1 mort Jihad islamique
11 juin 2003 Jérusalem 17 morts, 100 blessés Kamikaze dans un bus, le Hamas revendique l'attentat
22 mai 2003 Netzarim 9 blessés Une bombe est détonné le long de la route
19 mai 2003 Afula 3 morts, 70 blessés Kamikaze devant le centre commercial
18 mai 2003 Jérusalem 8 morts, 20 blessés Kamikaze du Hamas explose dans un bus, le second kamikaze abbatu
17 mai 2003 Hébron 2 morts Gadi et Dina Levy de Kyriat Arba sont tués par le Hamas
30 avril 2003 Tel Aviv 3 morts, 60 blessés Kamikaze à la plage
24 avril 2003 Kfar Sava 1 mort, 13 blessés kamikaze devant la gare
30 mars 2003 Netanya >40 blessés Kamikaze dans la rue commercante
5 mars 2003 Haïfa 17 morts, 53 blessés Kamikaze dans le bus en direction de l'université de Haïfa, Hamas
5 janvier 2003 Haiïfa 23 morts, 120 blessés Fatah, deux kamikazes dans un quartier d'immigrants
27 novembre 2002 Jérusalem 11 morts, 50 blessés Kamikaze dans un bus rempli de passagers
21 novembre 2002 Kfar Sava 2 morts, 70 blessés Un kamikaze dans le centre commercial
4 novembre 2002 Ariel 2 morts, 20 blessés Les victimes tentent d'êmpecher un kamikaze à la pompe d'essence
21 octobre 2002 Wadi Ara 14 morts, 50 blessés Voiture piégée contre un bus
10 octobre 2002 Tel Aviv 1 mort, 30 blessés Attentat-suicide dans un bus devant l'université de Bar-Ilan
19 septembre 2002 Tel Aviv 6 morts, 70 blessés Attentat à la bombe dans un bus devant la grande synagogue
4 août 2002 Meron 9 morts, 50 blessés Attentat-suicide contre un bus
31 juillet 2002 Jérusalem 9 morts, 85 blessés Le Hamas pose une bombe dans la cafétaria estudiante de l'Université hébraïque
30 juillet 2002 Jérusalem 5 blessés explosion dans un restaurant de falafel
17 juillet 2002 Tel Aviv 5 morts, 40 blessés Le Jihad islamique organise un double attentat-suicide à la station d'autobus
16 juillet 2002 près de Bnei Brak 9 morts, 20 blessés Explosifs contre un autobus, terroriste déguisé en soldat
20 juin 2002 Itamar 5 morts, 2 enfants blessés Une mère et ses trois enfants sont tués[21]
19 juin 2002 Jérusalem 7 morts, 50 blessés Attentat à la bombe à un arrêt de bus
18 juin 2002 Jérusalem 19 morts, 74 blessés Hamas, attentat-suicide dans un bus avec des étudiants se rendent à l'école
14 juin 2002 Herzliya fille de 14 ans, 15 blessés bombe dans un restaurant de shawarma
5 juin 2002 Mégiddo 17 morts, 38 blessés Le Jihad islamique commet un attentat à la voiture piégée
28 mai 2002 Itamar 3 enfants tués, des blessés Gilad Stieglitz, 14 ans, est tué sur le terrain de basketball, puis 2 autres étudiants sont tués dans la Yeshiva[21]
27 mai 2002 Petah Tikvah 2 morts, 37 blessés Fatah, attentat-suicide dans un centre commerical
24 mai 2002 Tel Aviv 5 blessés Le terroriste abattu et sa bombe explose prématurément
22 mai 2002 Rishon LeZion 2 morts, 40 blessés Attentat-suicide dans un marché
19 mai 2002 Netanya 3 morts, 59 blessés Le Hamas et le FPLP, attentat-suicide dans le marché
7 mai 2002 Rishon Lezion 16 morts, 55 blessés Hamas, attentat à la bombe lors d'un événement sportif
12 avril 2002 Jérusalem 6 morts, 104 blessés Le Fatah organise un attentat-suicide dans le marché de Mahane Yehuda
10 avril 2002 près du Kibboutz Yagur 10 tués, 22 blessés Le Hamas organise un attentat-suicide dans un bus
31 mars 2002 Haïfa 14, 40 blessés Le Hamas commet un attentat-suicide dans un restaurant
31 mars 2002 Efrat 4 secouristes paramédicaux blessés Attentat-suicide aux urgences
30 mars 2002 Tel Aviv 1, 30 blessés Attentat-suicide du Fatah dans un café d'Allenby
29 mars 2002 Jérusalem 2, 28 blessés Attentat à la bombe du Fatah dans le supermarché de Kiryat Yovel
27 mars 2002 Netanya 30 tués, 140 blessés Le Hamas commet un attentat à la bombe pendant le repas de la festivité de Pessah
21 mars 2002 Jérusalem 3 morts, 86 blessés Le Fatah commet un attentat à la bombe dans le centre ville
20 mars 2002 Afula 7 morts, 30 blessés Le Fatah commet un attentat à la bombe dans un bus
14 mars 2002 Intersection de Karni-Netzarim 3 morts, 2 blessés Le Fatah commet un attentat à l'explosif
12 mars 2002 Kibbutz Matzuva 6 morts, 7 blessés Le Fatah commet une embuscade contre des voitures
12 mars 2002 checkpoint de Kiryat Sefer 1 mort, 1 blessés Fussillade
11 mars 2002 Ashdod des blessés Fussillade pendant une bar mitzvah
10 mars 2002 Netzarim 1 mort Fatah, fussillade
9 mars 2002 Jérusalem 11 morts, 54 blessés Hamas commet un attentat à la bombe dans un café
9 mars 2002 Netanya 2 morts, 50 blessés Fatah, 2 terroristes ouvre le feu à la plage
7 mars 2002 Atzmona 5 morts, 23 blessés Fussillades et grenades
7 mars 2002 Ariel 15 blessés attentat-suicide à l'hôtel, FPLP
5 mars 2002 Sderot Un bébé handicapé Tir de roquettes
5 mars 2002 Afula 1 mort, dizaine de blessés attentat-suicide dans un bus
5 mars 2002 Tel Aviv 3 morts, >35 blessés Fussillade au restaurant
5 mars 2002 Bethléem 1 mort, 1 blessé Embuscade de voitures
2 mars 2002 Jérusalem 11, >50 blessés Fatah, attentat à la bombe contre des femmes et des jeunes enfants
27 février 2002 Cisjordanie 3 blessés Femme kamikaze du Fatah
25 février 2002 Jérusalem 1 mort, 8 blessés fussillade à l'arrêt de bus par le Fatah
25 février 2002 Goush Etzion 1 mort, une femme enceinte blessée Fussillade du Fatah
22 février 2002 Efrat des blessés Un attentat-suicide dans un supermarché
22 février 2002 Nord de Jérusalem un mort Le Fatah tir depuis une voiture
19 février 2002 Ein Arik 6, 1 blessés Une fussillade du Fatah
18 février 2002 Goush Katif 3, 4 blessés Fussillade et explossif par le Fatah
18 février 2002 proche de Jérusalem 1 mort, 1 blessé Voiture piégée par le Fatah
16 février 2002 Karnei Shomron 2, 27 blessés Un kamikaze du FPLP dans un centre commercial
14 février 2002 Gaza 3 morts, 4 blessés pose d'une mine
10 février 2002 Beer Sheva 2 morts, 4 blessés Le Hamas tir depuis une voiture
8 février 2002 Jérusalem 1 mort 4 adolescents avec des couteaux
6 février 2002 Moshav Hamra 2 mort, 5 blessés Le Hamas s'infiltre dans un village
27 janvier 2002 Jérusalem 1 mort, >150 blessés Femme kamikaze du Fatah, plus de 10 killos d'explosif
25 janvier 2002 Tel Aviv 24 blessés Le Jihad islamique commet un attentat-suicide dans le centre commercial
22 janvier 2002 Jérusalem 2 morts, 40 blessés Fatah, tir sur la foule
17 janvier 2002 Hadera 6 morts, 35 blessés Fatah, fussiade lors d'une bar mitzva
15 janvier 2002 Beit Jala 1 mort Fatah, un américain est kidnappé et assasiné
9 janvier 2002 Kerem Shalom 4 morts, 2 blessés Hamas, fussillade et explosif
12 décembre 2001 Emmanuel 10 morts, 30 blessés Fatah et Hamas, attaque d'un bus
9 décembre 2001 Haïfa 31 blessés Attentat-suicide
2 décembre 2001 Haïfa 15, 46 blessés Hamas, attentat-suicide contre un bus
1 décembre 2001 Jérusalem 11 morts, >188 blesséd Un kamikaze se fait exploser dans une foule d'adolescents, 20 minutes plus tard un deuxième avec les secours
29 novembre 2001 Hadera 3, 9 blessés Kamikaze, le Fatah et le Jihad islamique revendiquent l'attentat
27 novembre 2001 Afula 2, dizaine de blessés Le Jihad islamique et le Fatah, tir dans la foule
27 novembre 2001 Goush Katif 1 mort, 3 blessés Hamas, grenades et tirs
26 novembre 2001 checkpoint erez 2 morts Kamikaze du Hamas
24 november 2001 Kfar Darom 1 mort Hamas, tir de mortier sur un terrain de football
4 novembre 2001 Jérusalem 2 morts , >50 blessés Jihad islamique
28 octobre 2001 Hadera 4 morts, 40 blessés Un terroriste
28 octobre 2001 Kibboutz Metzer 1 mort Tanzim, tir depuis une voiture
17 octobre 2001 Jérusalem Ministre du tourisme Rehavam Ze'evi FPLP
7 octobre 2001 Beit Shean 1 mort Attentat-suicide
4 octobre 2001 Afula 3, 16 blessés Tir dans la foule
1 octobre 2001 Jérusalem des blessés voiture piégée à Talpioth
9 septembre 2001 Nahariya 3, 90 blessés kamikaze du Hamas dans la gare centrale
9 septembre 2001 Cisjordanie 1-2, 17 blessés Voiture piégée à Beit Lid
4 septembre 2001 Jérusalem 20 blessés Un kamikaze déguisé en Juif orthodoxe
3 septembre 2001 Jérusalem 3 blessés voitures piégées
12 août 2001 Kiryat Motzkin 21 blessés Le Jihad islamique commet un attentat-suicide dans un café
9 août 2001 Jérusalem 15 morts, >130 blessés Le Jihad islamique et le Hamas, attentat dans une pizzaria
16 juillet 2001 Benyamina 2, 11 blessés Le Jihad islamique commet un attentat à l'arret de bus
22 juin 2001 Dugit 2 blessés Hamas, attentat-suicide
1 juin 2001 Tel-Aviv 21, 120 blessés Le Hamas commet un attentat-suicide dans une discothèque
30 mai 2001 Netanya 8 blessés Le Jihad islamique commet un attentat à la voiture piégée devant une école
27 mai 2001 Jérusalem 30 blessés Le FPLP et le Jihad islamique commetent un attentat avec deux voitures piégées
25 mai 2001 Hadera 65 blessés Le Jihad islamique commet un attentat à la voiture piégé
18 mai 2001 Netanya 5, >100 blessés Le Hamas commet un attentat à la voiture piégé
9 mai 2001 Tekoa 2 morts Deux enfants de 14 ans sont battus à mort et lapidés, retrouvés démembrés dans une cave
23 avril 2001 Or Yehuda 8 blessés Le Jihad islamique commet un attentat à la voiture piégé dans un marché
22 avril 2001 Kfar Saba 1 mort, 60 blessés Hamas, attentat-suicide à l'arrêt de bus
28 avril 2001 Kfar Saba 2 mort, 4 blessés Hamas, attentat-suicide à l'arrêt de bus de l'école
27 mars 2001 Jérusalem 7 blessés Le Jihad islamique commet un attentat à la voiture piégé
27 mars 2001 Jérusalem 28 blessés Hamas, attentat-suicide
26 mars 2001 Hébron Bébé de 10 mois (Shalhevet) tireur d'élite palestinien
4 mars 2001 Netanya 3, >65 blessés Hamas, attentat à la bombe
14 février 2001 Azor 8, 25 blessés Hamas, un conducteur de bus renverse la foule
23 janvier 2001 Tulkarem 2 blessés Hamas, kidnapping et meurtre
1 janvier 2001 Netanya >50 blessés Hamas, voiture piégée
22 décembre 2000 Vallée du Jourdain >3 blessés Hamas, attentat à la bombe
22 novembre 2000 Hadera 2 morts, 55 blessés Le Jihad islamique commet un attentat à la bombe
20 novembre 2000 Kfar Darom 2, 9 blessés Attentat à la bombe contre un bus scolaire
2 novembre 2000 Jerusalem 2, 10 blessés Le Jihad islamique commet un attentat à la bombe
12 octobre 2000 Ramallah 2 morts Deux conducteurs de l'armée israélienne détenus puis lynchés et mutilés[22]
7 novembre 1999 Netanya 27 blessés Le Hamas est résponsable d'un attentat à l'explosif
Août 10, 1999 Carrefour Nahshon 6 blessés Un terroriste du Hamas écrasse la foule
6 novembre 1998 Jérusalem 2, 20 blessés 2 kamikazes du Jihad islamique commettent un attentat
29 octobre 1998 Goush Katif 1 mort, 8 blessés Hamas, attentat-suicide contre un bus scolaire
19 octobre 1998 Beer Sheva 59 blessés Hamas, lancé de grenades dans la station d'autobus
11 octobre 1998 Hébron 18 blessés Hamas, lancé de grenades
12 août 1998 Tel-Aviv 14 blessés Le Hamas pose une bombe
4 septembre 1997 Jérusalem 4 morts, 181 blessés Le Hamas, dans un marché
30 juillet 1997 Jérusalem 15, 178 blessés Hamas, kamikaze dans un marché
21 mars 1997 Tel-Aviv 3, 48 blessés Le Hamas pose une bombe dans un restaurant
4 mars 1996 Tel-Aviv 20 morts, 75 blessés Le Jihad islamique est responsable d'un attentat-suicide dans un centre commercial
3 mars 1996 Jérusalem 19, 6 blessés Hamas, attentat-suicide dans un bus
25 février 1996 Ashkelon 2 morts Hamas, attentat-suicide
25 février 1996 Jerusalem 26, 80 blessés Hamas, attentat-suicide dans un bus
24 juillet 1995 Ramat Gan 6, 31 blessés Hamas, attentat-suicide dans un bus
25 juin 1995 Neve Dekalim 3 blessés Le Jihad islamique pose des explosifs
9 avril 1995 Gaza 8 morts, 50 blessés 2 kamikazes du Hamas et du jihad islamique
22 janvier 1995 Carrefour de Beit Lid 21, 69 blessés 2 kamikazes du jihad islamique
25 décembre 1994 Jérusalem 13 blessés Hamas, attentat-suicide
11 novembre 1994 Netzarim 3, 6 blessés Kamikaze à vélo appartenant au jihad islamique
19 octobre 1994 Tel Aviv 22, 56 blessés Kamikaze du Hamas
9 octobre 1994 Jérusalem 2 morts, 14 blessés 2 terroristes du Hamas ouvrent le feu sur la foule
13 avril 1994 Hadera 5 morts Hamas, attentat à la bombe
6 avril 1994 Afula 8 morts Hamas, voiture piégée à coté d'un bus

Liste d'attentats depuis 1967[modifier | modifier le code]

Principaux attentats depuis la guerre des Six jours [23],[24],[25]
Date Lieu Victimes événements
18 mars 1968 Désert du Neguev 2, 28 blessés Un bus scolaire est attaqué avec une Mine terrestre
4 septembre 1968 Tel Aviv 1, 51 Attentat à la bombe
9 octobre 1968 Hébron 47 blessés Une grenade est jetée sur les visiteurs juifs du tombeau des patriarches
22 novembre 1968 Jérusalem 12, 54 blessés Voiture piégée dans le marché de Mahane Yehuda
4 septembre 1968 Tel Aviv 1, 71 blessés 3 bombes dans le centre-ville
22 novembre 1968 Jérusalem 12, 52 blessés Voiture piégée dans le marché de Mahane Yehuda
26 décembre 1968 Athènes 1, 2 blessés Attaque contre un avion au décolage
18 février 1969 aéroport de Zurich 4 morts Attaque contre un avion au décolage
6 mars 1969 Jérusalem 29 blessés Une bombe blesse des étudiants de l'université hébraïque
21 février 1969 Jérusalem 2, 20 blessés Explosion dans le supermarché
22 octobre 1969 Haïfa 4, 20 blessés bombes dans 5 appartements
10 février 1970 Zurich 1, 11 blessés tentative de détournement d'avion
13 février 1970 Suisse 47 morts Bombe dans le vol 330 de Swissair depuis Zurich
22 mai 1970 Avivim 12, 24 blessés Attaque du car scolaire d'Avivim, 9 enfants tués
6 septembre 1970 Dawson's Field 1 blessé 5 détournements d'avions
6 novembre 1970 Tel Aviv 2, 34 blessés 2 bombes dans la station d'autobus
1 janvier 1971 jérusalem 1, 5 blessés Grenade dans un marché, un arabe mort
2 janvier 1971 Bande de Gaza 2, 2 blessés Meurtes des enfants Aroyo, leurs parents blessés
6 juillet 1971 Petah Tikva 4, 30 blessés Tir de missile Katyusha
16 septembre 1971 Jérusalem 1, 6 blessés un enfant tué et 5 américains blessés par une grenade
8 mai 1972 Aéroport de Lod 1 mort détournement du vol 571 de la Sabena
30 mai 1972 Aéroport de Lod 27, 78 blessés Mitraillage par le FPLP
11 juillet 1972 Tel Aviv 9 blessés Grenade
20 juin 1972 Golan 2, des blessés tir de roquettes sur un autobus
5 septembre 1972 Munich 12 morts Massacre de Munich, 11 athlètes olympiques
5 août 1973 Athènes 3, 55 blessés Américains tués, vol en direction de New York
4 décembre 1973 Jérusalem 18 blessés Grenade
17 décembre 1973 Aéroport de Rome 34,+22 blessés 30 morts du vol 101 de Pan Am, 2 du vol 303 de Lufthansa, détournement d'avion et fussillade
5 mars 1974 Tel Aviv 3 morts OLP, raid en bateau puis prise d'otages
11 Avril 1974 Kiryat Shmona 18, 15 blessés 8 enfants tués
15 mai 1974 Maal'ot 27, 78 blessés Prise d'otages dans une école , 21 enfants tués
24 juin 1974 Nahariya 4 morts, 8 blesssés Infiltration du Fatah
7 septembre 1974 mer ioniénne 88 morts Explosion du vol 841 à destination de New York par le FPLP
18 novembre 1974 Beit Shean 4 morts, +20 blesssés Front démocratique pour la libération de la Palestine
20 novembre 1974 Ramat Magshimim 3, 2 blessés Infiltration de l'OLP contre des étudiants
30 novembre 1974 Riyaniya 1, 1 blessés Un terroriste du Fatah tue un arabe israélien par erreur
11 décembre 1974 Tel Aviv 2, 66 blessés Attentat au cinéma
6 mars 1975 Tel Aviv 4 morts et des blessés Prise d'otages de l'hotêl Savoy
15 juin 1975 Kfar Yuval 3 morts Le front de libération arabe prend en otage une famille
4 juillet 1975 Jérusalem 14, 80 blessés Bombe dans un réfrigérateur
13 novembre 1975 Jérusalem 13, 72 blessés bombe
21 novembre 1975 Ramat Magshimim 3, 2 blessés Un terroriste du FDLP tue des étudients
3 mai 1976 Jérusalem 1, 28 blessés Une bombe du FDLP jetée d'un scooter
25 mai 1976 Aéroport de Tel Aviv 2, 9 blessés Bombe du FPLP
4 juillet 1976 Entebbe 4 morts, 15 blessés Prise d'otage du vol 139 d'Air france
11 août 1976 Istanboul 4, 20 blessés FPLP
26 septembre 1976 Damas 4 morts et des blessés Prise d'otages d'un hôtel
17 novembre 1976 Amman 4 morts et des blessés Prise d'otages d'un hôtel
28 avril 1977 Beer sheva 28 blessés Bombe
6 juillet 1977 Petah Tikva 1, 22 blessés Bombe en dessous d'un stand de légumes
29 décembre 1977 Natanya 2 morts et des blessés OLP
14 février 1978 Jérusalem 2, 46 blessés OLP
19 février 1978 Jérusalem 1, 1 blessé Bombe à l'université hébraïque
11 mars 1978 Glilot 39, plus de 71 blessés Massacre de la route côtière
26 avril 1978 Galliée 2 et des blessés Grenade dans un bus de toursites Ouest-Allemands
20 mai 1978 Aéroport de Paris 2, 2 blessés FPLP
2 juin 1978 Jérusalem 6 morts OLP, bombe dans un bus
30 juin 1978 Jérusalem 2, 47 blessés OLP, dans le marché de Mahné Yehuda
3 août 1978 Tel Aviv 1, plus de 40 blessés OLP, dans le marché du Carmel
19 novembre 1978 Cisjordanie 4, 37 blessés Explosion dans un bus. Le Fatah et le FDLP la revendiquent
21 décembre 1978 Kiryat Shmona 1, 10 blessés Tir de roquette de l'OLP
13 janvier 1979 Maalot 1, 5 Tentative de prise d'un Hôtel [26]
18 janvier 1979 Jérusalem 21 blessés Attentat à la bombe[26]
29 janvier 1979 Netanya 2, 34 blessés OLP
7 mars 1979 Jérusalem 12 blessés double attentat contre des bus au Plaza hôtel[26]
23 mars 1979 Jérusalem 1, 13 blessés Bombe au square Sion[26]
26 mars 1979 Lod 19 blessés Bombe dans le marché[26]
27 mars 1979 Tel Aviv 1, 14 blessés Bombe dans le centre-ville[26]
10 avril 1979 Tel Aviv 1, 22 blessés OLP
22 avril 1979 Nahariya 4 morts, 8 blesssés Infiltration du Fatah
15 mai 1979 Tiberiade 2 étudients, 32 blessés OLP
24 mai 1979 Petah Tikva 3, 13 blessés Explosion, les autres bombes sont désactivés
7 juillet 1979 Kfar manda 4, 11 Bombes [26]
19 septembre 1979 Jérusalem 1, 58 Une bombe dans une rue piétonne [26]
7 avril 1980 Misgav Am 3, 15 blessés Prise d'otage dans une crèche avec des jeunes enfants
2 mai 1980 Hébron 6, 16 Attaque d'une synagogue [26]
17 août 1980 Jaffa 1, 8 Voiture piégé[26]
24 août 1980 Jérusalem 1, 12 Attaque à la pompd d'essence[26]
3 octobre 1980 Paris 4, 46 blessés Attentat à la bombe contre une synagogue
5 octobre 1980 Givatayim 3, 7 Colis piégé à la poste
11 janvier 1981 Gaza 1, 2 Grenade jetée contre un taxi
16 avril 1981 Israël aucune infiltration de terroristes en montgolfière
15 juin 1981 nord d'Israël 3, 25 attaques de roquettes
12 septembre 1981 Jérusalem 1, 28 Grenades jetée sur des touristes Italiens
9 octobre 1982 Rome 1, 37 Attaque contre la grande synagogue[27]
8 janvier 1983 Tel Aviv 12 blessés Grenade jetée dans un bus
1 juillet 1983 Hébron 1 et des blessés Attaque au couteau contre un américain
6 décembre 1983 Jérusalem 6, 43 blessés Attentat à la bombe dans un bus
28 février 1984 Jérusalem 21 blessés 2 grenades jetées dans un magasin
8 mars 1984 Ashdod 3, 9 Attaque contre un bus[26]
2 avril 1984 Jérusalem 48 blessés Fussiade dans un centre commercial[26]
19 avril 1985 Jérusalem 1 mort et des blessés Fussiades[26]
23 juillet 1985 Beit Shemen 2, des blessés Attaque par deux terroristes
6 septembre 1985 Jérusalem 1 mort et des blessés Bombe dans un marché[26]
6 octobre 1985 Jérusalem 3 morts et des blessés Fussiades[26]
6 septembre 1986 Istanboul 22 morts Attaque contre la synagogue Neveh Shalom

Idéologies, stratégies et tactiques[modifier | modifier le code]

Izz al-Din al-Qassam[modifier | modifier le code]

Pour les Palestiniens, la figure emblématique de la violence palestinienne avant 1948 est Izz al-Din al-Qassam qui est tué lors d'une fusillade avec des soldats britanniques en 1936. Pour l'historiographie palestinienne il est le premier « Fedayin », les « auto-sacrifiés ». Il est à l'origine d'une campagne de terrorisme qui débute par une embuscade et le meurtre de trois membres du kibboutz Yagur le 11 avril 1931, d'un attentat échoué contre des habitations juive à Haifa ainsi que d'attaques contre des Juifs en Galilée début 1932, puis le 22 décembre, un père et son fils sont tués par une bombe lancée dans une maison à Nahalal[28]. Farhan al-Sa'di (en), un des membres de l'organisation de Izz al-Din al-Qassam[29], chef d'un groupe nommé Ikhwan al-Qassam tend le 15 avril 1936 une embuscade à un bus reliant Naplouse à Tulkarem. Trois passagers Juifs en sont extraits, deux d'entre eux sont abattus, le troisième grièvement blessé[28].

Selon Abudullah Schleifer, le leitmotiv des sermons d'al-Qassam et de son idéologie s'illustre par ces déclarations « La mort du Martyr est le bois d'allumage du Jihad et de l'islam » et « Le Mujahid est l'avant-garde, il illumine la voie de ses disciples »[30]. Selon Khalid Sulaiman, l'objectif des actions violentes perpétrées et encouragées par Al-Qassam à partir de 1930 est de « galvaniser les Arabes musulmans palestiniens » et de « glorifier le martyr et le Jihad ». Abd al-Rahim Mahmud, un poète palestinien qui participa à la Grande Révolte arabe de 1936-1939 en Palestine mandataire au côté d'Al-Qassam et est tué en 1947 écrit deux poèmes intitulés : Le Martyr et Appel au Jihad afin d'inciter les Arabes à suivre cette voie[31],[32].

Fatah[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Fatah.

L’idéologie des fondateurs du Fatah dans les années 1960 et début 1970, s'inspire celle de Messali Hadj figure emblématique du Mouvement national algérien. Hisham Sharabi considère que c'est à partir de cette période que se construit sérieusement la « stratégie de lutte armée » de cette organisation. Selon lui, l'objectif du Fatah et des autres organisations palestiniennes affiliées, n'est pas d'atteindre une victoire militaire mais d'entretenir un conflit de longue durée. Cette approche visant à « épuiser par l'usure » les israéliens et les contraindre ainsi à des représailles de plus en plus violentes afin de galvaniser les foules arabes par une « longue guerre populaire et une vietnamisation du conflit »[33]. Selon Zeev Schiff, cette tactique se doublait d'un espoir que la pression de l'opinion publique arabe forcerait les Pays arabes à s'unir pour une « bataille décisive contre Israël »[34]. Pour Sharabi, les « chefs de la résistance espéraient aussi » en une expansion territoriale israélienne qui accroitrait le nombre de ses recrues, élargirait son champ d'action, rendrait les cibles plus vulnérables du fait de leur dispersion[33]. En 1971, Nabil Shaath, écrit un article dans lequel il présente des « objectifs plus ambitieux » qui pourraient être atteints par l’exercice d'une pression sur l'opinion publique israélienne causée par « le fardeau d'un conflit de longue durée, son cout financier et en vie humaines qui convaincront les Israéliens à accepter des arrangements politiques répondant aux exigences palestiniennes »[35]. Salah Khalaf (Abou Iyad), l'un des fondateurs du Fatah puis chef de Septembre noir qui était avant son assassinat en 1991 l'adjoint de Yasser Arafat à la tête de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), écrit dans un livre coécrit avec Éric Rouleau, que bien que « les fondateurs du Fatah étaient conscients de la supériorité militaire israélienne ils ont maintenu comme objectif principal la lutte armée. Non pas que nous avions des illusions sur notre capacité à vaincre l’État sioniste mais nous étions convaincus que c’était le seul moyen pour imposer la cause palestinienne à l'opinion mondiale »[36].

OLP[modifier | modifier le code]

Article détaillé : OLP.

Le 1 juin 1965, l'OLP en formation tente de faire exploser le conduit national d'eau d'Israël pour son premier attentat. Durant les trois années suivante l'organisation établis un réseau internationale de cellules terroristes, il entraine ses terrroristes, amassent des armes et des explosifs et les cachent. C'est durant cette période qu'elle collecte des renseignements pour préparer des attentats contre des cibles juives et israéliennes. Les objectifs sont de rendre la cause palestinienne connue internationalement, perturber le trafic aérien et maritime d'Israël, terroriser et créer une confusion chez la population cible, perturbé le tourisme et l'économie israélienne et blessé son image, d'un pays fort et gagnant, victorieux de la geurre des Six jours: isolé Israël et ses institutions, pour en faire un pays « lépreux »[37] En 1969, Yasser Arafat, le chef de l'OLP décrit la transformation des Palestiniens « d'une sous-caste de réfugiés en combattants déchainés » comme « l'une des plus grandes réalisations de notre révolution »[35].

le 30 mai 1972, le Massacre de l'aéroport de Lod est commis par trois membres de l'Armée rouge japonaise, au nom du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), tue 26 personnes et blessé 80 autres à l'aéroport Lod de Tel Aviv.

Hamas[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Hamas et Charte du Hamas.

Dans sa charte, publiée en 1988, le Hamas définit son idéologie comme islamiste. Cette charte identifie le Hamas comme étant une branche des Frères musulmans en Palestine et déclare que ses membres sont des musulmans qui « craignent Allah et élèvent la bannière du djihad face aux oppresseurs ». Elle souligne que « la lutte contre les Juifs est très importante et très sérieuse » et appelle à la création « d'un État islamique en Palestine à la place d'Israël et des Territoires palestiniens »[38] et à l’anéantissement et la disparition de l’État d'Israël[39],[40]. Dans les années 1970 et 1980 il développe un large réseau de mosquées, d'institutions caritatives, d’écoles et de jardins d'enfant et autres organisations à vocation sociales qui, pour Beverley Milton-Edwards et Stephen Farrell (en) constituent « des graines plantées dans le but de moissonner plus tard, les cœurs, les esprits et les âmes ». Pour le Hamas, « l’élimination de l’entité sioniste » est la condition obligatoire pour la réalisation de son but ultime, l'instauration d'un État palestinien gouverné par les lois de l'islam. En 1973 sous la direction d'Ahmed Yassin est créé, le al-Mujamma al islam (Centre islamique) qui organise des actions violentes contre les partisans des mouvements palestiniens laïcs et gauchistes[41]. À sa création en aout 1988, le Hamas est divisé en une branche politique et une branche du renseignement qui en 1992 forme la branche militaire, les Brigades Izz al-Din al-Qassam[42], qui est considérée comme une organisation terroriste, l'Union européenne, les États-Unis[43], l'Australie, le Royaume-Uni et Israël. En 1991,le Hamas commet sa première attaque contre des civils israéliens en tuant un résident de Kfar Darom dans la bande de Gaza, puis le 16 avril 1993, il commence sa campagne d'attentats-suicide en Israël en faisant exploser une camionnette entre deux autobus garés prés d'une cafeteria à Mehola dans la vallée du Jourdain tuant un palestinien, employé dans la cafeteria, la cinquantaine de passagers des autobus en étaient sortis peu avant l'explosion[44].

Les victimes[modifier | modifier le code]

Osher Twito, 9 ans, blessé par un missile Qassam à Sderot

Les 8700 missiles tirés sur les villes israéliennes de 2001 jusqu'à 2009, causent des centaines de blessés et des morts, mais aussi un traumatisme psychologique au sein de la population ciblée[45]. D'après une étude médicale, plus de 50 % des jeunes enfants de Sderot souffrent de troubles post-traumatiques[46].

L'organisation Shurat HaDin, collecte des milliers de témoignages de victimes du terrorisme palestinien[47].

Un mémorial pour les Victimes du Terrorisme en Israël à été construit pour les victimes du terrorisme palestinien depuis 1981[48],[49].

Après un attentat, les services d'urgences sont là cibles de saturation téléphonique par les Palestiniens, pour retarder l'arrivée des secours[50],[51].

Dans la société palestinienne[modifier | modifier le code]

De 2001 à 2010, 700 Palestiniens ont été tués par des Palestiniens, dont 134 par des exécutions sommaires suite à des suspicions de collaboration avec Israël[52],. L'autorité palestinienne viole les libertés civiles en tuant des civils, opposants politiques, journalistes, etc[53]. Depuis la première Intifada plus de 2000 Palestiniens ont été tués par d'autres Palestiniens avec des motivations politiques [54].

L'organisation palestinienne, Abu Nidal, responsable de la mort de 900 personnes d'après le département d'État des États-Unis[55], commet des attentats et prise d'otages à travers le monde. En 1978, 600 membres et leurs familles sont tués par l'organisation, correspondant à presque la moitié de l'organisation. Les membres sont arrêtés et torturer jusqu'à des aveux de traîtrise et de manque de loyauté.

Au cours de la première Intifada, un millier de Palestiniens sont tués par des Palestiniens, principalement pour des accusations de collaboration avec Israël[56],[57]. Au cours de cette période d'autres palestiniens mènent des attaques par violence politique, contre les Juifs de Cisjordanie, à l'aide de cocktails Molotov et des lancés de pierres[58].

En 2006, l'organisation Fatah rentre en conflit avec l'organisation Hamas, plus de 600 palestiniens sont tués au cours des affrontements et les assassinats[59].

Sondages[modifier | modifier le code]

Une étude de Mkhaimer Abusada de l'Université d'Al-Azhar en 1995, conclu que 10% des Palestiniens sont en faveur du terrorisme contre les civils israéliens et 78% contre les civiles Israéliens des territoires occupés. Selon Abusada, le fait qu'une majorité de ceux supportant les accords de paix, supportent aussi les actes de violences, découle de la croyance palestinienne, comme quoi la fin de l'occupation millitaire et de la présence de Juifs dans les territoires occupés est nécessaire pour les accords de paix[60].

Selon un sondage de juillet 2001, 58% des Palestiniens supportent les actes de violences contre les civils israéliens en Israël[61]. Un autre de de mai 2002, obtient les chiffres de 52%, mais la violence contre les civils juifs des territoires occupés reste très élevé à 92%[62]. Après l'attentat contre le café maxime en 2003, un sondage conclus à 75% le support palestinien à l'attentat[63].

Le tir de roquettes sur les villes israéliennes depuis Beit Hanoun, est supporté à 75% par les Palestiniens, tandis que 59% des habitants de Beit Hanoun le rejettent[64].

Une étude de Victoroff et al, avec des jeunes de 14 ans du camp de réfugié d'Al-Shati de Gaza conclut que 77% supportent le terrorisme, et conclus une corrélation entre la sympathie pour le terrorisme et la dépression, l'anxiété, le sentiment d'oppression et le stress émotionnel[65].

Selon les statistiques du Palestinian Center for Policy & Survey Research, le support du terrorisme contre les civils Israéliens d'Israël, passe de 40% en 2005, à 55% en 2006 et 67% en 2008. Un attentat de février 2008, tuant une femme, est supporté par 77% des Palestiniens, tandis que le massacre de Merkaz Harav contre les étudians d'une école est supporté à 84% (91% dans la bande de Gaza)[66].

En 2015, 67% des Palestiniens supportent le poignardage d'Israeliens[67].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Gilles Ferragu, Histoire du terrorisme, Perrin, , p. 262-263 :

    « Le terrorisme palestinien n'apparaît dans les médias que tardivement, du fait d'une "génération du désastre". Jusque dans les années 1970, la résistance palestinienne se définit comme une résistance militaire, qui emprunte ses modèles à la guérilla et aux mouvements de décolonisation, en particulier au Vietnam [...] À la fin des années 1960, le constat d'un relatif échec doit être fait, qui s'ajoute à l'échec des coalitions arabes contre Israël [...] L'heure est à une nouvelle stratégie [...] Le FPLP inaugure cette forme de terrorisme spectaculaire qui mêle piraterie et prise d'otage le 23 juillet 1968, en détournant un vol Rome-Tel Aviv. »

  2. (en) Avishai Margalit, « The Suicide Bombers », NYREV,
  3. (en) « Which Came First- Terrorism or Occupation-Major Arab Terrorist Attacks against Israelis Prior to the 1967 Six-Day War », Israel Ministry of Foreign Affairs
  4. Howard Sachar, A History of Israel: From the Rise of Zionism to our Time, 2007, p. 118.
  5. Morris (2003), p. 104 ; p. 108.
  6. Archives de l'ONU Non-UN Doc Declaration adopted by the Extraordinary Zionist Conference at the Biltmore Hotel of New York City, 11 May 1942.
  7. (en)Best, Antony (2004). International history of the twentieth century and beyond.London: Routledge. p. 120
  8. Benny Morris, Victimes, (2003), p. 285-286
  9. (en) « List of Terrorist organizations », U.S. State Department.
  10. (en)http://www.publicsafety.gc.ca/cnt/ntnl-scrt/cntr-trrrsm/lstd-ntts/crrnt-lstd-ntts-eng.aspx
  11. (en) « COUNCIL DECISION of 21 December 2005 implementing Article 2(3) of Regulation (EC) No 2580/2001 on specific restrictive measures directed against certain persons and entities with a view to combating terrorism and repealing Decision 2005/848/EC » [PDF], official journal of the european union
  12. (en) « 22 U.S. Code § 5201 - Findings; determinations », Legal Information Institute Cornell Law School
  13. (en) « Terrorist Organization Profile: al-Fatah », National Consortium for the Study of Terrorism and Responses to Terrorism University of Maryland
  14. http://www.mfa.gov.il/MFA/ForeignPolicy/Terrorism/Palestinian/Pages/Suicide%20and%20Other%20Bombing%20Attacks%20in%20Israel%20Since.aspx
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  16. http://www.telegraph.co.uk/culture/tvandradio/bbc/8402973/A-family-slaughtered-in-Israel-doesn't-the-BBC-care.html
  17. http://www.nbcnews.com/id/30419441/
  18. https://mobile.nytimes.com/2008/09/23/world/middleeast/23jerusalem.html
  19. Israel: Vehicle Attacks - A New Militant Tactic?. Stratfor Global Intelligence
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  21. a et b www.haaretz.com/print-edition/news/itamar-settlement-has-been-a-prime-target-for-terror-1.348819
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  24. (en) Chronologies of Modern Terrorism, auteur: Barry Rubin et udith Colp Rubin, 2015
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  27. https://news.google.com/newspapers?id=NdtaAAAAIBAJ&sjid=o20DAAAAIBAJ&pg=5128,2003723
  28. a et b (en)Shai Lachman, Arab Rebellion and Terrorism in Palestine 1929-39: The Case of Sheikh Izz al-Din al-Qassam and His Movement, dans Zionism and Arabism in Palestine and Israel, Éditions Frank Cass, 1982, 250 pages, p. 65-66
  29. (en)Kimmerling, Baruch and Migdal, Joel S. (2003). The Palestinian People: A History. Harvard University Press, p. 119. (ISBN 978-0-674-01129-8)
  30. (en)Abudullah Schleifer, The Life and Thought of Izz al-Din al-Qassam, Islamic Quaterly 5, numéro 23, 1969, p. 69,72
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  37. Décris par Boaz Ganor dans son livre "The Counter-Terrorism Puzzle: A Guide for Decision Makers, The Interdisciplinary Center (IDC) Herzliya, 2003 p. 203
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  58. Den Boer, Monica; de Wilde, Jaap (2008). The Viability of Human Security. Amsterdam University Press. ISBN 90-5356-796-8.
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Spencer Tucker et al., The encyclopedia of Middle-East wars, ABC-CLIO, , 1887 p. (ISBN 1851099476)
  • (en) Martin van Creveld, The sword and the olive: a critical history of the Israeli defense force, PublicAffairs, , 448 p. (ISBN 158648155X)

Articles connexes[modifier | modifier le code]