Terrorisme palestinien

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Le terrorisme palestinien fait référence aux actes de terrorisme perpétrés pour promouvoir la cause nationale palestinienne. Depuis 1948, le terrorisme palestinien a fait 3 500 tués et 25 000 blessés, principalement des Israéliens[1],[2].

Historiquement, depuis 1919 des groupes palestiniens locaux attaquent la population juive du Yishouv, en opposition aux aspirations du sionisme[3]. De 1949 à 1956, les fedayin commettent des attentats dans le cadre du conflit israélo-arabe. Depuis 1965, une nouvelle période de terrorisme voit le jour, avec des attentats organisés par des groupes palestiniens, au nom de la « libération de la Palestine » ainsi que pour créer un État palestinien. L'attaque de l'aqueduc national d'Israël le 1er janvier 1965, marque le début du terrorisme palestinien contemporain[3]. Le terrorisme palestinien ne devient notoire dans les médias occidentaux qu'à la fin des années soixante, à l'occasion d'actes de piraterie et de prise d'otages[4]. À partir de 1968, il se traduit par le détournement d'avions civils, des prises d'otages, des attaques contre différentes infrastructures et des attentats. Durant la Seconde intifada, il prend la forme d'attentats, dont des attentats-suicides, contre des cibles civiles et militaires.

Une liste d'attentats perpétrés de 1949 à nos jours est présentée dans chronologie du terrorisme palestinien.

Contexte historique[modifier | modifier le code]

Construction d'une enceinte de protection d'un kibboutz dans la vallée de Jezreel en 1938 pendant la Grande Révolte arabe.

Violence palestinienne de 1919 à 1948[modifier | modifier le code]

Autocar grillagé pour repousser les jets de pierres et de grenades. Tactique de fortification de la Havlagah (1936-1939).

Les attaques contre les communautés juives par des groupes locaux et inspirées par des leaders religieux, font place en 1936 à des violences caractérisées par des attaques et des massacres suscités par le Mufti de Jérusalem. En Avril 1920, 216 Juifs sont tués ou blessés en une seule journée à Jérusalem. En mai 1921, les victimes juives sont de 40 par jour, et en août 1929, elles sont de 80 morts par jour[3]. Après le plan de partition de la Palestine, des attaques sont soutenues par les États arabes voisins.

Depuis le début du mandat britannique, le Yichouv est victime d'attaques incessante par des Arabes[5]. Les autorités britanniques tentent d'empêcher les émeutes, les vols, meurtres et attaques contre les villes et villages juifs dans l'espoir que des massacres tels que ceux de Safed et Hébron ne se produisent[6].

L'hostilité arabe à la Déclaration Balfour et au traité de Versailles, se caractérise par des manifestations, des émeutes et des massacres. Les émeutes de Jérusalem de 1920 font suite à la déclaration d'indépendance du royaume arabe de Syrie et l'attaque du village de Tel Haï. Les émeutes de 1921 se transforme en attaques contre les Juifs et le massacre d'Hébron en 1929 fait à lui seul plusieurs centaines de morts[7],[8]. Les traités et arrangements signés après la première guerre mondiale, conduisent à la radicalisation du monde arabe, ainsi que de la population arabe de la Palestine[9]

Les Arabes de Palestine se rebellent contre les autorités britanniques lors de la Grande Révolte arabe de 1936-1939. À son terme, bien que vaincus, ils obtiennent la mise en place d'un Livre blanc. En réaction, c'est au tour des Juifs de Palestine de se révolter. En 1942, le congrès sioniste de Biltmore revendique l'entièreté de la Palestine pour l'établissement d'un État juif[10]. Les violences reprennent à partir de 1944, visant principalement les autorités britanniques. En février 1947, ces derniers décident d'abandonner leur mandat sur la Palestine et le confient à l'ONU.

Volontaires arabes en 1947

Le 29 novembre 1947, le plan de partage de la Palestine élaboré par l’UNSCOP est approuvé par l’Assemblée générale des Nations unies, à New York par le vote de la résolution 181. Le plan est rejeté par les dirigeants de la communauté arabe, y compris le Haut Comité arabe, appuyé dans son rejet du plan par l'ensemble des états de la Ligue arabe[11]. Le lendemain du vote, les arabes lancent des attaques, 126 Juifs sont tués durant les deux premières semaines et 75 sont tués dans un camp de réfugiés d'Aden[12] . La guerre civile prend l'ampleur d'un conflit entre Israël et les pays arabes voisins après le retrait des soldats britanniques. Israël en sort victorieuse malgré de lourdes pertes, 6 000 morts, dont plus de 2 000 civils[13]. Cette guerre déclenche l'exode des Palestiniens. Aucun état arabe palestinien n'est créé car la Jordanie annexe la Cisjordanie tandis que la Bande de Gaza passe sous administration égyptienne. Les Palestiniens vivent cet épisode comme une catastrophe, la « Naqba ». Le conflit précède les conflits israélo-arabe et israélo-palestinien dans lequel ces derniers vont faire usage du terrorisme.

Attaques des Fedayin[modifier | modifier le code]

Ferme détruite à Tel Mont par les fédayins.

Suite à la défaite arabe de 1948, des Palestiniens s'infiltrent clandestinement au travers de la ligne d'armistice en territoire israélien. À partir de 1953, la Jordanie et l'Égypte encouragent les infiltrés à commettre des attaques à la grenade et des fusillades contre les communautés israéliennes frontalières et contre la circulation automobile. Certaines attaques seront financées par le gouvernement saoudien et le Mufti Amin al-Husseini. Des incursions armées par les Égyptiens sont parallèlement lancées depuis la Bande de Gaza, tandis que l'armée jordanienne participe à des attaques. Ce n'est qu'à partir de 1954 que des groupes de Fedayin lancent des attaques en série. À partir de 1949 jusqu'à la crise du canal de Suez, 264 civils israéliens sont tués au cours de 729 attaques[3]. De 1951 à 1957, 400 Israéliens sont tués, et 900 sont blessés[14]. 125 sont tués après 1957. Les infiltrations palestiniennes commencent dès la fin de la guerre tout le long de la ligne de cessez-le-feu tortueuse avec Israël. Elles sont accompagnées d'attaques contre les civils auxquels les Israéliens répondent par des opérations de représailles[15].

Formation du nationalisme palestinien[modifier | modifier le code]

Au début des années 1960, deux principales organisations paramilitaires palestiniennes se forment, l'OLP fondée et entrainée par l'Égypte ainsi que le Fatah, soutenu et armé par la Syrie. À partir du rapprochement entre ces deux puissances régionales, l'OLP fonde une nouvelle organisation, les Héros du retour (Abtal al-Awda) basée au Liban et qui rivalise avec le Fatah. En octobre 1966, apparaît une nouvelle organisation, Abd el-Kader Husseini Unit suivie par d'autres unités de Ahmed Jibril, sous les ordres du régime syrien et ayant le soutien de l'OLP. Par la suite, le début des activités terroristes de l'OLP est marqué par de la rivalité avec le Fatah. En 1967 les activités terroristes augmentent jusqu'à la défaite arabe de la guerre des six jours, qui s'ensuit par l'apparition de nombreuses cellules terroristes[3]. En 1963, le Fatah est l'organisation la plus populaire et prend le contrôle de l'OLP, avec Yasser Arafat à sa tête. Georges Habache, à la tête du FPLP établi en décembre 1967, entre en compétition jusqu'à la disolution du FPLP. En 1966 est aussi créé par la Syrie, As-Saiqa et le Front de libération arabe par l'Irak. Dans les années 1970, le Fatah crée l'organisation septembre noir, qui suit l'initiative du FPLP en étendent leurs opérations terroristes au delà du Moyen-Orient[3].

En 1965, le mouvement national palestinien et ses différentes constituantes se fédèrent autour de Yasser Arafat et de l'OLP, l'« Organisation de Libération de la Palestine », qui opte pour la lutte armée et l'usage du terrorisme contre Israël et ses alliés, ainsi que contre la Jordanie.

À partir des années 1970, le terrorisme palestinien devient la première cause de terrorisme en Europe. Mise à part les attentats terroristes échoués, de nombreux attentats n'ont pas été reportés dans la presse par peur de représailles. Beaucoup de pays européens ont en effet emprisonné des terroristes palestiniens. Le terrorisme palestinien est généralement sous-estimé, tandis que la préférence à commettre des attentats dans des pays occidentaux reste constante[16].

Organisations palestiniennes considérées comme terroristes[modifier | modifier le code]

Autocar incendié du Massacre de la route de la côte, 1978

Les organisations palestiniennes sur la liste des organisations terroristes des États-Unis, du Canada, de l'Union européenne, d'Israël et d'autres pays sont : le Hamas, l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), le Jihad islamique palestinien, le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), Front populaire de libération de la Palestine-Commandement général (FPLP-CG), le Fatah-Conseil révolutionnaire[17],[18],[19],[20]. Depuis les accords d'Oslo en 1993, le Fatah et d'autres factions de l'OLP ont déclaré renoncer au terrorisme, toutefois, d'autres factions du Fatah, telles que Brigades des martyrs d'Al-Aqsa et le Fatah-Tanzim restent impliquées dans des actes de terrorisme. Israël estime que la direction du Fatah continue de contrôler et soutenir ces activités terroristes[21].

Liste d'attentats terroristes palestinien[modifier | modifier le code]

Principaux attentats palestiniens depuis les accords d'Oslo[modifier | modifier le code]

Chiffres d'après le Ministère des Affaires étrangères d'Israël[22] et selon Jewish Virtual Library [23]:

Date Lieu Victimes événements
11 mars 2011 Itamar 5 morts Une famille tués, les 3 enfants mutilés[24]
2 avril 2009 Bat Ayin 1 enfant de 13 ans tué, 3 blessés Attaque à la hache et au couteau contre des enfants [25]
22 septembre 2008 Jérusalem 1 mort, 19 blessés[26] Une BMW fonce dans la foule
2 juillet 2008 Jérusalem 4 morts, 45 blessés[27] Attaque avec un chargeur sur pneus
6 mars 2008 Jérusalem 8 morts, 10 blessés[28] Des étudiants sont tués dans la bibliothèque
4 février 2008 Dimona 1 mort, 9 blessés Ceinture explosive dans un centre commercial
29 janvier 2007 Eilat 3 morts Dans une boulangerie
17 avril 2006 Tel aviv 11 morts, 60 blessés Attentat-suicide du Jihad islamique dans le restaurant du 19 janvier
30 mars 2006 Kedumim 4 morts Attentat-suicide, déguisé en Juif orthodoxe
19 janvier 2006 Tel Aviv 32 blessés Attentat-suicide dans un restaurant de Shawarma, par les opératifs du Jihad islamique
5 décembre 2005 Netanya 5 morts, 50 blessés Attentat-suicide dans le centre commercial par le Jihad islamique
26 octobre 2005 Hadera 7 morts, 54 blessés Attentat-suicide dans le marché par le Jihad islamique
28 août 2005 Beer Sheva 52 blessés Attentat-suicide du Hamas dans la station d'autobus
12 juillet 2005 Netanya 5 morts, 70+ blessés Le Jihad islamique commet un attentat-suicide dans un centre commercial
25 février 2005 Tel Aviv 5 morts, 50 blessés Le Jihad islamique commet un attentat à la bombe devant une boite de nuit
1 novembre 2004 Tel Aviv 3 morts, +30 blessés Kamikaze du FPLP dans le marché du Carmel
7 octobre 2004 Taba 32 morts, 120+ blessés Attentat à la bombe dans deux hôtels de vacances, 400 kg d'explosif contre l'hôtel Hilton, puis double explosion dans un camping
22 septembre 2004 nord de Jérusalem 2 morts, > 17 blessés Femme kamikaze du Fatah
31 août 2004 Beer Sheva 16 tués, 100 blessés Le Hamas commet deux attentats-suicides dans des bus
11 août 2004 point de passage de Qalandiyah 2 palestiniens tués, 18 blessés Bombe à l'entrée de Jérusalem
11 juillet 2004 Tel Aviv 1 mort, 33 blessés Bombe à l'arrêt de bus
14 mars 2004 Ashdod 10 morts, 16 blessés Le Hamas et le Fatah commettent un double attentat à la bombe dans le port
6 mars 2004 point de passage d'Erez 2 morts 2 policiers palestiniens sont tués
22 février 2004 Jérusalem 8 morts, + 60 blessés Le Fatah commet un attentat à la bombe
29 janvier 2004 Jérusalem 10 morts, 50 blessés Le Fatah commet un attentat à la bombe dans un bus
14 janvier 2004 point de passage d'Erez 4 morts, 10 blessés Femme kamikaze, 3 soldats sont tués par le Hamas et le Fatah
25 décembre 2003 près de Petah Tikva 4 morts, 20 blessés Attentat-suicide à l'arrêt de bus
15 octobre 2003 Beit Hanoun 3 morts 3 américains sont tués à la suite d'une explosion contre un convoi de diplomates américains
4 octobre 2003 Haïfa 21 morts, 60 blessés Une femme kamikaze du Jihad islamique dans un restaurant de Juifs et d'Arabes
9 septembre 2003 Tel-Aviv 9 tués, 32 blessés Le Hamas organise un attentat-suicide à l'entrée de l'hôpital Assaf Harofeh
9 septembre 2003 Jérusalem 7 morts, 50 blessés Le Hamas organise un attentat-suicide dans le café Hillel
19 août 2003 Jérusalem 23 morts, 135 blessés Le Hamas commet un attentat à la bombe dans un bus
12 août 2003 Ariel et Tel Aviv 2 morts, 12 blessés Deux attentats suicide. L’un contre un supermarché à Tel-Aviv, et l’autre à proximité de la colonie juive d’Ariel en Cisjordanie
7 juillet 2003 Kfar Yavetz 1 mort, 3 blessés Mazal Afari est tuée à son domicile, ses petits-enfants sont blessés
19 juin 2003 Sde Trumot 1 mort Jihad islamique
11 juin 2003 Jérusalem 17 morts, 100 blessés Kamikaze dans un bus, le Hamas revendique l'attentat
22 mai 2003 Netzarim 9 blessés Une bombe est détonné le long de la route
19 mai 2003 Afoula 3 morts, 70 blessés Kamikaze devant le centre commercial
18 mai 2003 Jérusalem 8 morts, 20 blessés Kamikaze du Hamas explose dans un bus, le second kamikaze abattu
17 mai 2003 Hébron 2 morts Gadi et Dina Levy de Kyriat Arba sont tués par le Hamas
30 avril 2003 Tel Aviv 3 morts, 60 blessés Kamikaze à la plage
24 avril 2003 Kfar Sava 1 mort, 13 blessés kamikaze devant la gare
30 mars 2003 Netanya > 40 blessés Kamikaze dans la rue commerçante
5 mars 2003 Haïfa 17 morts, 53 blessés Kamikaze dans le bus en direction de l'université de Haïfa, Hamas
5 janvier 2003 Haiïfa 23 morts, 120 blessés Fatah, deux kamikazes dans un quartier d'immigrants
27 novembre 2002 Jérusalem 11 morts, 50 blessés Kamikaze dans un bus rempli de passagers
21 novembre 2002 Kfar Sava 2 morts, 70 blessés Un kamikaze dans le centre commercial
4 novembre 2002 Ariel 2 morts, 20 blessés Les victimes tentent d'empêcher un kamikaze à la pompe d'essence
21 octobre 2002 Wadi Ara 14 morts, 50 blessés Voiture piégée contre un bus
10 octobre 2002 Tel Aviv 1 mort, 30 blessés Attentat-suicide dans un bus devant l'université de Bar-Ilan
19 septembre 2002 Tel Aviv 6 morts, 70 blessés Attentat à la bombe dans un bus devant la grande synagogue
4 août 2002 Meron 9 morts, 50 blessés Attentat-suicide contre un bus
31 juillet 2002 Jérusalem 9 morts, 85 blessés Le Hamas pose une bombe dans la cafétéria étudiante de l'Université hébraïque
30 juillet 2002 Jérusalem 5 blessés explosion dans un restaurant de falafel
17 juillet 2002 Tel Aviv 5 morts, 40 blessés Le Jihad islamique organise un double attentat-suicide à la station d'autobus
16 juillet 2002 près de Bnei Brak 9 morts, 20 blessés Explosifs contre un autobus, terroriste déguisé en soldat
20 juin 2002 Itamar 5 morts, 2 enfants blessés Une mère et ses trois enfants sont tués[29]
19 juin 2002 Jérusalem 7 morts, 50 blessés Attentat à la bombe à un arrêt de bus
18 juin 2002 Jérusalem 19 morts, 74 blessés Hamas, attentat-suicide dans un bus avec des étudiants se rendent à l'école
14 juin 2002 Herzliya fille de 14 ans, 15 blessés bombe dans un restaurant de shawarma
5 juin 2002 Mégiddo 17 morts, 38 blessés Le Jihad islamique commet un attentat à la voiture piégée
28 mai 2002 Itamar 3 enfants tués, des blessés Gilad Stieglitz, 14 ans, est tué sur le terrain de basketball, puis 2 autres étudiants sont tués dans la Yeshiva[29]
27 mai 2002 Petah Tikvah 2 morts, 37 blessés Fatah, attentat-suicide dans un centre commercial
24 mai 2002 Tel Aviv 5 blessés Le terroriste abattu et sa bombe explose prématurément
22 mai 2002 Rishon LeZion 2 morts, 40 blessés Attentat-suicide dans un marché
19 mai 2002 Netanya 3 morts, 59 blessés Le Hamas et le FPLP, attentat-suicide dans le marché
7 mai 2002 Rishon Lezion 16 morts, 55 blessés Hamas, attentat à la bombe lors d'un événement sportif
12 avril 2002 Jérusalem 6 morts, 104 blessés Le Fatah organise un attentat-suicide dans le marché de Mahane Yehuda
10 avril 2002 près du Kibboutz Yagur 10 tués, 22 blessés Le Hamas organise un attentat-suicide dans un bus
31 mars 2002 Haïfa 14 morts, 40 blessés Le Hamas commet un attentat-suicide dans un restaurant
31 mars 2002 Efrat 4 secouristes paramédicaux blessés Attentat-suicide aux urgences
30 mars 2002 Tel Aviv 1 mort, 30 blessés Attentat-suicide du Fatah dans un café d'Allenby
29 mars 2002 Jérusalem 2 morts, 28 blessés Attentat à la bombe du Fatah dans le supermarché de Kiryat Yovel
27 mars 2002 Netanya 30 tués, 140 blessés Le Hamas commet un attentat à la bombe pendant le repas de la festivité de Pessah
21 mars 2002 Jérusalem 3 morts, 86 blessés Le Fatah commet un attentat à la bombe dans le centre ville
20 mars 2002 Afula 7 morts, 30 blessés Le Fatah commet un attentat à la bombe dans un bus
14 mars 2002 Intersection de Karni-Netzarim 3 morts, 2 blessés Le Fatah commet un attentat à l'explosif
12 mars 2002 Kibboutz Matzouva 6 morts, 7 blessés Le Fatah commet une embuscade contre des voitures
12 mars 2002 checkpoint de Kiryat Sefer 1 mort, 1 blessés Fusillade
11 mars 2002 Ashdod des blessés Fusillade pendant une bar Mitzvah
10 mars 2002 Netzarim 1 mort Fatah, fusillade
9 mars 2002 Jérusalem 11 morts, 54 blessés Hamas commet un attentat à la bombe dans un café
9 mars 2002 Netanya 2 morts, 50 blessés Fatah, 2 terroristes ouvre le feu à la plage
7 mars 2002 Atzmona 5 morts, 23 blessés Fusillades et grenades
7 mars 2002 Ariel 15 blessés attentat-suicide à l'hôtel, FPLP
5 mars 2002 Sderot Un bébé handicapé Tir de roquettes
5 mars 2002 Afula 1 mort, dizaine de blessés attentat-suicide dans un bus
5 mars 2002 Tel Aviv 3 morts, > 35 blessés Fusillade au restaurant
5 mars 2002 Bethléem 1 mort, 1 blessé Embuscade de voitures
2 mars 2002 Jérusalem 11 morts, > 50 blessés Fatah, attentat à la bombe contre des femmes et des jeunes enfants
27 février 2002 Cisjordanie 3 blessés Femme kamikaze du Fatah
25 février 2002 Jérusalem 1 mort, 8 blessés fusillade à l'arrêt de bus par le Fatah
25 février 2002 Goush Etzion 1 mort, une femme enceinte blessée Fusillade du Fatah
22 février 2002 Efrat des blessés Un attentat-suicide dans un supermarché
22 février 2002 Nord de Jérusalem un mort Le Fatah tir depuis une voiture
19 février 2002 Ein Arik 6 morts, 1 blessés Une fusillade du Fatah
18 février 2002 Goush Katif 3 morts, 4 blessés Fusillade et explosion par le Fatah
18 février 2002 proche de Jérusalem 1 mort, 1 blessé Voiture piégée par le Fatah
16 février 2002 Karnei Shomron 2, 27 blessés Un kamikaze du FPLP dans un centre commercial
14 février 2002 Gaza 3 morts, 4 blessés pose d'une mine
10 février 2002 Beer Sheva 2 morts, 4 blessés Le Hamas tir depuis une voiture
8 février 2002 Jérusalem 1 mort 4 adolescents avec des couteaux
6 février 2002 Moshav Hamra 2 mort, 5 blessés Le Hamas s'infiltre dans un village
27 janvier 2002 Jérusalem 1 mort, > 150 blessés Femme kamikaze du Fatah, plus de 10 kilos d'explosif
25 janvier 2002 Tel Aviv 24 blessés Le Jihad islamique commet un attentat-suicide dans le centre commercial
22 janvier 2002 Jérusalem 2 morts, 40 blessés Fatah, tir sur la foule
17 janvier 2002 Hadera 6 morts, 35 blessés Fatah, fusillade lors d'une bar mitzva
15 janvier 2002 Beit Jala 1 mort Fatah, un américain est kidnappé et assassiné
9 janvier 2002 Kerem Shalom 4 morts, 2 blessés Hamas, fusillade et explosif
12 décembre 2001 Emmanuel 10 morts, 30 blessés Fatah et Hamas, attaque d'un bus
9 décembre 2001 Haïfa 31 blessés Attentat-suicide
2 décembre 2001 Haïfa 15 morts, 46 blessés Hamas, attentat-suicide contre un bus
1er décembre 2001 Jérusalem 11 morts, plus de 188 blessés Un kamikaze se fait exploser dans une foule d'adolescents,

20 minutes plus tard un deuxième avec les secours

29 novembre 2001 Hadera 3 morts, 9 blessés Kamikaze, le Fatah et le Jihad islamique revendiquent l'attentat
27 novembre 2001 Afula 2 morts, dizaine de blessés Le Jihad islamique et le Fatah, tir dans la foule
27 novembre 2001 Goush Katif 1 mort, 3 blessés Hamas, grenades et tirs
26 novembre 2001 checkpoint erez 2 morts Kamikaze du Hamas
24 november 2001 Kfar Darom 1 mort Hamas, tir de mortier sur un terrain de football
4 novembre 2001 Jérusalem 2 morts, > 50 blessés Jihad islamique
28 octobre 2001 Hadera 4 morts, 40 blessés Un terroriste
28 octobre 2001 Kibboutz Metzer 1 mort Tanzim, tir depuis une voiture
17 octobre 2001 Jérusalem 1 mort Assassinat du ministre du tourisme, Rehavam Zeevi, FPLP
7 octobre 2001 Beit Shean 1 mort Attentat-suicide
4 octobre 2001 Afula 3 morts, 16 blessés Tir dans la foule
1er octobre 2001 Jérusalem des blessés voiture piégée à Talpioth
9 septembre 2001 Nahariya 3 morts, 90 blessés kamikaze du Hamas dans la gare centrale
9 septembre 2001 Cisjordanie 1-2 morts, 17 blessés Voiture piégée à Beit Lid
4 septembre 2001 Jérusalem 20 blessés Un kamikaze déguisé en Juif orthodoxe
3 septembre 2001 Jérusalem 3 blessés voitures piégées
12 août 2001 Kiryat Motzkin 21 blessés Le Jihad islamique commet un attentat-suicide dans un café
9 août 2001 Jérusalem 15 morts, > 130 blessés Le Jihad islamique et le Hamas, attentat dans une pizzaria
16 juillet 2001 Benyamina 2 morts, 11 blessés Le Jihad islamique commet un attentat à l'arrêt de bus
22 juin 2001 Dugit 2 blessés Hamas, attentat-suicide
1er juin 2001 Tel-Aviv 21 morts, 120 blessés Le Hamas commet un attentat-suicide dans la discothèque du Dolphinarium.
30 mai 2001 Netanya 8 blessés Le Jihad islamique commet un attentat à la voiture piégée devant une école
27 mai 2001 Jérusalem 30 blessés Le FPLP et le Jihad islamique commettent un attentat avec deux voitures piégées
25 mai 2001 Hadera 65 blessés Le Jihad islamique commet un attentat à la voiture piégé
18 mai 2001 Netanya 5 morts, > 100 blessés Le Hamas commet un attentat à la voiture piégé
9 mai 2001 Tekoa 2 morts Deux enfants de 14 ans sont battus à mort et lapidés, retrouvés démembrés dans une cave
23 avril 2001 Or Yehuda 8 blessés Le Jihad islamique commet un attentat à la voiture piégé dans un marché
22 avril 2001 Kfar Saba 1 mort, 60 blessés Hamas, attentat-suicide à l'arrêt de bus
28 avril 2001 Kfar Saba 2 morts, 4 blessés Hamas, attentat-suicide à l'arrêt de bus de l'école
27 mars 2001 Jérusalem 7 blessés Le Jihad islamique commet un attentat à la voiture piégé
27 mars 2001 Jérusalem 28 blessés Hamas, attentat-suicide
26 mars 2001 Hébron Bébé de 10 mois (Shalhevet) tireur d'élite palestinien
4 mars 2001 Netanya 3 morts, > 65 blessés Hamas, attentat à la bombe
14 février 2001 Azor 8 morts, 25 blessés Hamas, un conducteur de bus renverse la foule
23 janvier 2001 Tulkarem 2 blessés Hamas, kidnapping et meurtre
1er janvier 2001 Netanya > 50 blessés Hamas, voiture piégée
22 décembre 2000 Vallée du Jourdain > 3 blessés Hamas, attentat à la bombe
22 novembre 2000 Hadera 2 morts, 55 blessés Le Jihad islamique commet un attentat à la bombe
20 novembre 2000 Kfar Darom 2 morts, 9 blessés Attentat à la bombe contre un bus scolaire
2 novembre 2000 Jérusalem 2 morts, 10 blessés Le Jihad islamique commet un attentat à la bombe
12 octobre 2000 Ramallah 2 morts Deux conducteurs de l'armée israélienne détenus puis lynchés et mutilés[30]
7 novembre 1999 Netanya 27 blessés Le Hamas est responsable d'un attentat à l'explosif
10 août 1999 Carrefour Nahshon 6 blessés Un terroriste du Hamas fonce dans la foule
6 novembre 1998 Jérusalem 2 morts, 20 blessés 2 kamikazes du Jihad islamique commettent un attentat
29 octobre 1998 Goush Katif 1 mort, 8 blessés Hamas, attentat-suicide contre un bus scolaire
19 octobre 1998 Beer Sheva 59 blessés Hamas, lancé de grenades dans la station d'autobus
11 octobre 1998 Hébron 18 blessés Hamas, lancé de grenades
12 août 1998 Tel-Aviv 14 blessés Le Hamas pose une bombe
4 septembre 1997 Jérusalem 4 morts, 181 blessés Le Hamas, dans un marché
30 juillet 1997 Jérusalem 15 morts, 178 blessés Hamas, kamikaze dans un marché
21 mars 1997 Tel-Aviv 3 morts, 48 blessés Le Hamas pose une bombe dans un restaurant
4 mars 1996 Tel-Aviv 20 morts, 75 blessés Le Jihad islamique est responsable d'un attentat-suicide dans un centre commercial
3 mars 1996 Jérusalem 19 morts, 6 blessés Hamas, attentat-suicide dans un bus
25 février 1996 Ashkelon 2 morts Hamas, attentat-suicide
25 février 1996 Jérusalem 26 morts, 80 blessés Hamas, attentat-suicide dans un bus
24 juillet 1995 Ramat Gan 6 morts, 31 blessés Hamas, attentat-suicide dans un bus
25 juin 1995 Neve Dekalim 3 blessés Le Jihad islamique pose des explosifs
9 avril 1995 Gaza 8 morts, 50 blessés 2 kamikazes du Hamas et du jihad islamique
22 janvier 1995 Carrefour de Beit Lid 21 morts, 69 blessés 2 kamikazes du jihad islamique
25 décembre 1994 Jérusalem 13 blessés Hamas, attentat-suicide
11 novembre 1994 Netzarim 3 morts, 6 blessés Kamikaze à vélo appartenant au jihad islamique
19 octobre 1994 Tel Aviv 22 morts, 56 blessés Kamikaze du Hamas
9 octobre 1994 Jérusalem 2 morts, 14 blessés 2 terroristes du Hamas ouvrent le feu sur la foule
13 avril 1994 Hadera 5 morts Hamas, attentat à la bombe
6 avril 1994 Afula 8 morts Hamas, voiture piégée à côté d'un bus

Liste d'attentats depuis 1967[modifier | modifier le code]

Principaux attentats depuis la guerre des Six jours [31],[32],[33]
Date Lieu Pays Victimes événements
18 mars 1968 Désert du Néguev Israël 2 morts, 28 blessés Un bus scolaire est attaqué avec une Mine terrestre
4 septembre 1968 Tel Aviv Israël 1 mort, 51 Attentat à la bombe
9 octobre 1968 Hébron Israël 47 blessés Une grenade est jetée sur les visiteurs juifs du tombeau des Patriarches
22 novembre 1968 Jérusalem Israël 12 morts, 54 blessés Voiture piégée dans le marché de Mahane Yehuda
4 septembre 1968 Tel Aviv Israël 1 mort, 71 blessés 3 bombes dans le centre-ville
22 novembre 1968 Jérusalem Israël 12 morts, 52 blessés Voiture piégée dans le marché de Mahane Yehuda
26 décembre 1968 Athènes Grèce 1 mort, 2 blessés Attaque contre un avion au décollage
18 février 1969 aéroport de Zurich Suisse 4 morts Attaque contre un avion au décollage
6 mars 1969 Jérusalem Israël 29 blessés Une bombe blesse des étudiants de l'université hébraïque
21 février 1969 Jérusalem Israël 2 morts, 20 blessés Explosion dans le supermarché
22 octobre 1969 Haïfa Israël 4 morts, 20 blessés bombes dans 5 appartements
10 février 1970 Zurich Suisse 1 mort, 11 blessés tentative de détournement d'avion
13 février 1970 en vol Suisse 47 morts Bombe dans le vol 330 de Swissair depuis Zurich
22 mai 1970 Avivim Israël 12 morts, 24 blessés Attaque du car scolaire d'Avivim, 9 enfants tués
6 septembre 1970 Dawson's Field, Zarka Jordanie 1 blessé 5 détournements d'avions
6 novembre 1970 Tel Aviv Israël 2 morts, 34 blessés 2 bombes dans la station d'autobus
1er janvier 1971 Jérusalem Israël 1 mort, 5 blessés Grenade dans un marché, un arabe mort
2 janvier 1971 Bande de Gaza Territoires occupés 2 morts, 2 blessés Meurtres des enfants Aroyo, leurs parents blessés
6 juillet 1971 Petah Tikva Israël 4 morts, 30 blessés Tir de missile Katyusha
16 septembre 1971 Jérusalem Israël 1 mort, 6 blessés un enfant tué et 5 américains blessés par une grenade
8 mai 1972 Aéroport de Lod Israël 1 mort détournement du vol 571 de la Sabena
30 mai 1972 Aéroport de Lod Israël 27 morts, 78 blessés Mitraillage par le FPLP
11 juillet 1972 Tel Aviv Israël 9 blessés Grenade
20 juin 1972 Golan Territoire occupé 2 morts, des blessés tir de roquettes sur un autobus
5 septembre 1972 Munich Allemagne 12 morts Massacre de Munich, 11 athlètes olympiques
5 août 1973 Athènes Grèce 3 morts, 55 blessés Américains tués, vol en direction de New York
28 septembre 1973 Autriche aucun Prise d'otages de réfugiés juifs[34]
4 décembre 1973 Jérusalem Israël 18 blessés Grenade
17 décembre 1973 Aéroport de Rome Italie 34 morts, 22 blessés 30 morts du vol 101 de Pan Am, 2 du vol 303 de Lufthansa, détournement d'avion et fusillade
5 mars 1974 Tel Aviv Israël 3 morts OLP, raid en bateau puis prise d'otages
11 avril 1974 Kiryat Shmona Israël 18 morts, 15 blessés 8 enfants tués
15 mai 1974 Maal'ot Israël 27 morts, 78 blessés Prise d'otages dans une école, 21 enfants tués
24 juin 1974 Nahariya Israël 4 morts, 8 blessés Infiltration du Fatah
7 septembre 1974 mer Ionienne Grèce 88 morts Explosion du vol 841 à destination de New York due au FPLP
18 novembre 1974 Beit Shean Israël 4 morts, +20 blessés Front démocratique pour la libération de la Palestine
20 novembre 1974 Ramat Magshimim Israël 3 morts, 2 blessés Infiltration de l'OLP contre des étudiants
30 novembre 1974 Riyaniya 1 mort, 1 blessés Un terroriste du Fatah tue un Arabe israélien par erreur
11 décembre 1974 Tel Aviv Israël 2 morts, 66 blessés Attentat au cinéma
6 mars 1975 Tel Aviv Israël 4 morts et des blessés Prise d'otages de l'hôtel Savoy
15 juin 1975 Kfar Yuval Israël 3 morts Le front de libération arabe prend en otage une famille
4 juillet 1975 Jérusalem Israël 14 morts, 80 blessés Bombe dans un réfrigérateur
13 novembre 1975 Jérusalem Israël 13 morts, 72 blessés bombe
21 novembre 1975 Ramat Magshimim Israël 3 morts, 2 blessés Un terroriste du FDLP tue des étudiants
3 mai 1976 Jérusalem Israël 1 mort, 28 blessés Une bombe du FDLP jetée d'un scooter
25 mai 1976 Aéroport de Tel Aviv Israël 2 morts, 9 blessés Bombe du FPLP
4 juillet 1976 Entebbe Ouganda 4 morts, 15 blessés Prise d'otage du vol 139 d'Air France
11 août 1976 Istanboul Turquie 4 morts, 20 blessés FPLP
26 septembre 1976 Damas Syrie 4 morts et des blessés Prise d'otages d'un hôtel
17 novembre 1976 Amman Jordanie 4 morts et des blessés Prise d'otages d'un hôtel
28 avril 1977 Beer sheva Israël 28 blessés Bombe
6 juillet 1977 Petah Tikva Israël 1 mort, 22 blessés Bombe en dessous d'un stand de légumes
29 décembre 1977 Nétanya Israël 2 morts et des blessés OLP
14 février 1978 Jérusalem Israël 2 morts, 46 blessés OLP
19 février 1978 Jérusalem Israël 1 mort morts, 1 blessé Bombe à l'université hébraïque
11 mars 1978 Glilot Israël 39 morts, plus de 71 blessés Massacre de la route côtière
26 avril 1978 Galliée [Où ?] 2 morts et des blessés Grenade dans un bus de touristes ouest-allemands
20 mai 1978 Aéroport de Paris-Orly France 2 morts, 2 blessés FPLP
2 juin 1978 Jérusalem Israël 6 morts OLP, bombe dans un bus
30 juin 1978 Jérusalem Israël 2 morts, 47 blessés OLP, dans le marché de Mahné Yehuda
3 août 1978 Tel Aviv Israël 1 mort, plus de 40 blessés OLP, dans le marché du Carmel
19 novembre 1978 Cisjordanie 4 morts, 37 blessés Explosion dans un bus. Le Fatah et le FDLP la revendiquent
21 décembre 1978 Kiryat Shmona Israël 1 mort, 10 blessés Tir de roquette de l'OLP
13 janvier 1979 Maalot Israël 1 mort, 5 blessés Tentative de prise d'un Hôtel [35]
18 janvier 1979 Jérusalem Israël 21 blessés Attentat à la bombe[35]
29 janvier 1979 Netanya Israël 2 morts, 34 blessés OLP
7 mars 1979 Jérusalem Israël 12 blessés double attentat contre des bus au Plaza hôtel[35]
23 mars 1979 Jérusalem Israël 1 mort, 13 blessés Bombe au square Sion[35]
26 mars 1979 Lod Israël 19 blessés Bombe dans le marché[35]
27 mars 1979 Tel Aviv Israël 1 mort, 14 blessés Bombe dans le centre-ville[35]
10 avril 1979 Tel Aviv Israël 1 mort, 22 blessés OLP
22 avril 1979 Nahariya Israël 4 morts, 8 blessés Infiltration du Fatah
15 mai 1979 Tibériade Israël 2 étudiants, 32 blessés OLP
24 mai 1979 Petah Tikva Israël 3 morts, 13 blessés Explosion, les autres bombes sont désactivés
7 juillet 1979 Kfar Manda Israël 4 morts, 11 blessés Bombes[35]
19 septembre 1979 Jérusalem Israël 1 mort, 58 blessés Une bombe dans une rue piétonne[35]
7 avril 1980 Misgav Am Israël 3 morts, 15 blessés Prise d'otage dans une crèche avec des jeunes enfants
2 mai 1980 Hébron Israël 6 morts, 16 blessés Attaque d'une synagogue [35]
17 août 1980 Jaffa Israël 1 mort, 8 blessés Voiture piégé[35]
24 août 1980 Jérusalem Israël 1 mort, 12 Attaque à la pompd d'essence[35]
28 juillet 1980 Anvers Belgique 1 enfant tué, 20 blessés Attaque contre un groupe d'enfants juifs
3 octobre 1980 Paris France 4 morts, 46 blessés Attentat à la bombe contre une synagogue
5 octobre 1980 Givatayim Israël 3 morts, 7 blessés Colis piégé à la poste
11 janvier 1981 Gaza Territoire occupé 1 mort, 2 blessés Grenade jetée contre un taxi
16 avril 1981 Israël aucune infiltration de terroristes en montgolfière
15 juin 1981 nord d'Israël Israël 3 morts, 25 blessés attaques de roquettes
29 août 1981 Vienne Autriche 2 morts, + 30 blessés Attaque contre la synagogue Stadttempel, lors d'une Bar mitzva
12 septembre 1981 Jérusalem Israël 1 mort, 28 blessés Grenades jetée sur des touristes Italiens
20 octobre 1981 Anvers Belgique 3 morts, 106 blessés Attentat contre une synagogue
9 août 1982 Paris France 6 morts, 22 blessés Attentat de la rue des Rosiers
18 septembre 1982 Bruxelles Belgique 4 morts Attaque contre la synagogue, rue de la Régence[36]
9 octobre 1982 Rome Italie 1 morts, 37 blessés Attaque contre la grande synagogue[37]
11 novembre 1982 Tyr Liban 89-103 morts, 55 blessés Attaque suicide contre le quartier général de l'armée israélienne
8 janvier 1983 Tel Aviv Israël 12 blessés Grenade jetée dans un bus
1er juillet 1983 Hébron Israël 1 mort et des blessés Attaque au couteau contre des américains
4 novembre 1983 Tyr Israël 60 morts, 40 blessés Seconde attaque contre le quartier général de l'armée israélienne[38]
6 décembre 1983 Jérusalem Israël 6 morts, 43 blessés Attentat à la bombe dans un bus
28 février 1984 Jérusalem Israël 21 blessés 2 grenades jetées dans un magasin
8 mars 1984 Ashdod Israël 3 morts, 9 blessés Attaque contre un bus[35]
2 avril 1984 Jérusalem Israël 48 blessés Fusillade dans un centre commercial[35]
12 avril 1984 Sud d'Israël Israël 1 mort, 8 blessés Prise d'otages du bus 300
19 avril 1985 Jérusalem Israël 1 mort et des blessés Fusillades[35]
22 juillet 1985 Copenhague Danemark 1 mort et 27 blessés Attentat à la bombe contre une synagogue, une garderie et une maison de repos juive
23 juillet 1985 Beit Shemesh Israël 2 morts, des blessés Attaque par deux terroristes
1er août 1985 Mer Méditerranée aucune Prise d'otages d'une famille belgo-française
6 septembre 1985 Jérusalem Israël 1 mort et des blessés Bombe dans un marché[35]
25 septembre 1985 Larnaca Chypre 3 morts Attaque contre un yacht de touristes israéliens[39]
5 octobre 1985 Ras Burqa, Sinaï Israël 8 morts, 4 blessés Attaque contre une famille israélienne, motif controversé
6 octobre 1985 Jérusalem Israël 3 morts et des blessés Fusillades[35]
7-10 octobre 1985 côte égyptienne 1 mort Détournement du navire de croisière Achille Lauro par Abu Abbas, OLP
23 novembre 1985 Malte 60 morts, 27 blessés Détournement du vol 648 en direction du Caire
27 décembre 1985 Rome et Vienne Italie et Autriche 23 morts, 139 blessés Attaque dans les aéroports
5 septembre 1986 Karachi Pakistan 21 morts, 120 blessés Détournement du vol 73 de la Pan Am
6 septembre 1986 Istanbul Turquie 22 morts Attaque contre la synagogue Neveh Shalom
25 novembre 1987 Nord d'Israël Israël 6 soldats tués, 8 blessés Infiltration de deux terroristes
7 mars 1988 Désert du Neguev Israël 3 morts, 8 blessés « Attaques du bus des mères », prise d'otages de travailleuses de la centrale nucléaire de Dimona
11 juillet 1988 Athènes Grèce 11 morts, 98 blessés Attaque contre le bateau touristique «City of Poros»
6 juillet 1989 Proche de Kiryat-Yéarim Israël 16 morts, 27 blessés Un terroriste prend contrôle du volant et plonge le bus dans un ravin
26 novembre 1990 Ein Netafim Israël 4 morts, 27 blessés Gardes frontière égyptiens au nom du Jihad islamique palestinien[40]

Liste non-exhaustive d'attentats avant 1967[modifier | modifier le code]

Chiffres basé sur le Ministère des affaires étrangères d'Israël[41].

Date Lieu Victimes événements
Février 1951 Jérusalem 1 mort Jamil Muhammad Mujarrab, viole et tue une fille israélienne[42]
1 janvier 1952 Jérusalem 1 mort sept terroristes attaques une fille de 19 ans dans sa maison, viole et mutilation
7 juin 1953 Sud de Jérusalem 1 mort, trois blessés Quatre jeunes se font tirer dessus
9 juin 1953 Fermes à Lod et à Hadera 1 mort, des blessés Attaques à la grenade et à l'arme à feu contre deux maisons
11 juin 1953 Kfar Hess 2 morts Couple assassiné chez eux
12 octobre 1953 Yehoud 3 morts Une grenade est lancée dans une maison, tuant une mère et ses deux enfants[43]
17 septembre 1954 Maale Akrabim 12 morts, 2 blessés Embuscade d'un autobus et meurtre des passagers
2 janvier 1955 Désert de Judée 2 morts Meurtre de deux promeneurs
24 mars 1955 Fermes de Patish 1 mort, 8 blessés Les terroristes ouvent le feu et lancent des grenades lors d'un marriage
29 août 1955 Beit Hanan 4 morts, 10 blessés Attaques contre des agriculteurs
7 avril 1956 Ashkelon, proche du Kibboutz Givat Haim, Nitsanim et Ketziot 4 morts et des blessés Meurtre d'un résident et attaques sur les routes
11 avril 1956 Shafrir 3 morts, des blessés Des terroristes ouvre le feu sur des enfants dans la synagogue
29 avril 1956 Nahal Oz 1 mort Meurtre de Roi Rotenberg
12 septembre 1956 Ein Ofarim 3 morts Gardes druzes tués
23 septembre 1956 Kibboutz Ramat Rachel 4 morts, 6 blessés tirs sur des archéologues
24 septembre 1956 Aminadav 1 mort Meurtre d'une fillette
4 octobre 1956 Sdom 5 morts, 1 blessé Des ouvriers sont tués, dont un ingénieur américain
9 octobre 1956 Neve Hadassah 2 morts 2 agriculteurs tués
8 novembre 1956 Sur les routes 6 blessés Attaque contre un train et des voitures
18 février 1957 Nir Yitshak 2 morts Tués par la pose de mines
8 mars 1957 Kibboutz de Beit Govrin 1 mort Un berger tué
16 avril 1957 Kibboutz Mesilot 1 mort Garde tué
20 mai 1957 Région de la Arava 1 mort un travailleur dans son camion
29 may 1957 Kissoufim 1 mort, deux blessés Tracteur qui monte sur une mine
23 août 1957 Kibboutz de Beit Govrin 2 morts Duex gardes d'une installation d'eau
21 décembre 1957 Kibboutz Gadot 1 mort Un habitant tué dans les champs
11 février 1958 Yanon 1 mort Un habitant en direction d'un autre village
5 avril 1958 Tel Lakish 2 morts Embuscade et lynchage.
22 avril 1958 Eilat 2 morts Deux pêcheurs tués
26 mai 1958 Jérusalem 4 morts Officiers de police tués
17 novembre 1958 Jérusalem 1 mort Assassinat d'un représentant britannique
3 décembre 1958 Kibboutz Gonen 1 mort, 31 blessés Berger tué et tir d'artillerie
23 janvier 1959 Kibboutz Lehavot Habasan 1 mort Berger tué
1 février 1959 Zavdiel 3 morts Mine terroriste
15 avril 1959 Kibboutz Ramat Rahel 1 mort Garde tué
27 avril 1959 Massada 2 morts Promeneurs
3 octobre 1959 Kibboutz Heftziba 1 mort Berger tué
26 avril 1960 Sud d'Ashkelon 1 mort Meurtre
16 mai 1966 Almagor 2 morts Mine terroriste
13 juillet 1966 Almagor 3 morts Mine terroriste

Statistiques[modifier | modifier le code]

Victimes du terrorisme palestinien contre Israël[44]
Année 1920 1930 1940 1950 1960 1970 1980 1990 2000 (approximation[45])
Nombre de morts 164 181 756 347 169 361 174 348 1 218

Selon la Jewish Virtual Library, 3 791 Israéliens ont été tués par le terrorisme palestinien de 1948 à 2014.

2 014 Palestiniens ont aussi été tués par des actes terroristes palestiniens de 1987 à 2014[46].

Attentats contre les diplomates israéliens[modifier | modifier le code]

Liste basée sur le Ministère des affaires étrangères d'Israël[47]

Liste des principaux attentats contre les missions diplomatiques israéliennes
Année Villes Pays événements
1969 La Haye et Bonn Pays-Bas, Allemagne Attaques à la bombe et à la grenade contre les ambassades, ainsi qu'à l'aéroport de Bruxelles
1970 Asuncion Paraguay Deux Palestiniens ouvre le feu dans le consulat israélien tuant un employé
1971 Istanbul Turquie Le consul israélien, Efraim Elrom est assassiné
1972 Bruxelles, Londres et Bangkok Belgique, Royaume-Uni et Thaïlande Un employé de l'embassade aggressé, assassinat d'un représentant et prise d'otages
1973 Washington États-Unis Assassinat d'un attaché à l'ambassade
1979 Lisbonne Portugal Tentative d'assassinat de l'ambassadeur Ephraim Eldar, un garde tué et trois blessés
1981 Vienne et Athènes Autriche et Grèce Attaque à l'explosif contre l'ambassade et contre la mission diplomatique
1982 Paris, Londres, La Valette, Quito, Sydney France, Royaume-Uni, Malte, Équateur, Australie Assassinat d'un attaché à l'ambassade, l'ambassadeur Shlomo Argov mort de ses blessures, tentative d'enlèvement, attentat à la bombe contre l'ambassade et le consulat
1984 Le Caire, Colombo et Nicosie Égypte, Sri Lanka, Chypre Attentat à l'arme à feu, à l'explosif et à la voiture piégée
1985 Le Caire Égypte Employé de l'ambassade tué
1986 Le Caire Égypte Attentat contre une voiture de l'ambassade, un mort et trois blessés
1988 Manille et Nicosie Philippines et Chypre Explosifs et voiture piégée (des policiers sont tués)
1992 Ankara et Buenos aires Turquie et Argentine Assassinat d'un diplomate et attentat à la bombe contre l'ambassade (28 morts et 300 blessés)
1994 Bangkok et Londres Thaïlande et Royaume-Uni Tentative d'attentat au camion et attentat à la bombe
1997 Amman Jordanie Gardes de l'ambassade blessés
1998 Bruxelles Belgique Grenade neutralisée
1999 Berlin Allemagne Attaque du consulat par une centaine d'émeutiers armés et tentative de prise d'otage et de saisie d'armes à feu.
2004 Tashkent Ouzbékistan Attentat à la bombe contre l'ambassade
2008 Nouakchott Mauritanie Attaque par des Jihadistes
2011 Le Caire Égypte Des émeutiers envahissent l'ambassade
2012 New Delhi, Tbilissi, Bangkok et Bourgas Inde, Géorgie, Thaïlande et Bulgarie Bombes sous les voitures des ambassades, attentat contre un autobus d'Israéliens
2017 Amman Jordanie Garde de l'ambassade poignardé [48]

Groupes islamistes palestiniens[modifier | modifier le code]

Izz al-Din al-Qassam[modifier | modifier le code]

Pour les Palestiniens, la figure emblématique de la violence palestinienne avant 1948 est Izz al-Din al-Qassam qui est tué lors d'une fusillade avec des soldats britanniques en 1936. Pour l'historiographie palestinienne, il est le premier « Fedayin », les « auto-sacrifiés ». Il est à l'origine d'une campagne de terrorisme qui débute par une embuscade et le meurtre de trois membres du kibboutz Yagur le 11 avril 1931, d'un attentat échoué contre des habitations juive à Haïfa ainsi que d'attaques contre des Juifs en Galilée début 1932, puis le 22 décembre, un père et son fils sont tués par une bombe lancée dans une maison à Nahalal[49]. Farhan al-Sa'di (en), un des membres de l'organisation de Izz al-Din al-Qassam[50], chef d'un groupe nommé Ikhwan al-Qassam tend le 15 avril 1936 une embuscade à un bus reliant Naplouse à Tulkarem. Trois passagers Juifs en sont extraits, deux d'entre eux sont abattus, le troisième grièvement blessé[49].

Selon Abudullah Schleifer, le leitmotiv des sermons d'al-Qassam et de son idéologie s'illustre par ces déclarations « La mort du Martyr est le bois d'allumage du Jihad et de l'islam » et « Le Mujahid est l'avant-garde, il illumine la voie de ses disciples »[51]. Selon Khalid Sulaiman, l'objectif des actions violentes perpétrées et encouragées par Al-Qassam à partir de 1930 est de « galvaniser les Arabes musulmans palestiniens » et de « glorifier le martyr et le Djihad ». Abd al-Rahim Mahmud, un poète palestinien qui participa à la Grande Révolte arabe de 1936-1939 en Palestine mandataire au côté d'Al-Qassam et tué en 1947, écrit deux poèmes intitulés : Le Martyr et Appel au Jihad afin d'inciter les Arabes à suivre cette voie[52],[53].

Fatah[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Fatah.

L’idéologie des fondateurs du Fatah dans les années 1960 et début 1970, s'inspire celle de Messali Hadj figure emblématique du Mouvement national algérien. Hisham Sharabi considère que c'est à partir de cette période que se construit sérieusement la « stratégie de lutte armée » de cette organisation. Selon lui, l'objectif du Fatah et des autres organisations palestiniennes affiliées, n'est pas d'atteindre une victoire militaire mais d'entretenir un conflit de longue durée. Cette approche visant à « épuiser par l'usure » les Israéliens et les contraindre ainsi à des représailles de plus en plus violentes afin de galvaniser les foules arabes par une « longue guerre populaire et une vietnamisation du conflit »[54]. Selon Zeev Schiff, cette tactique se doublait d'un espoir que la pression de l'opinion publique arabe forcerait les Pays arabes à s'unir pour une « bataille décisive contre Israël »[55]. Pour Sharabi, les « chefs de la résistance espéraient aussi » en une expansion territoriale israélienne qui accroitrait le nombre de ses recrues, élargirait son champ d'action, rendrait les cibles plus vulnérables du fait de leur dispersion[54]. En 1971, Nabil Shaath, écrit un article dans lequel il présente des « objectifs plus ambitieux » qui pourraient être atteints par l’exercice d'une pression sur l'opinion publique israélienne causée par « le fardeau d'un conflit de longue durée, son cout financier et en vie humaines qui convaincront les Israéliens à accepter des arrangements politiques répondant aux exigences palestiniennes »[56]. Salah Khalaf (Abou Iyad), l'un des fondateurs du Fatah puis chef de Septembre noir qui était avant son assassinat en 1991 l'adjoint de Yasser Arafat à la tête de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), écrit dans un livre coécrit avec Éric Rouleau, que bien que « les fondateurs du Fatah étaient conscients de la supériorité militaire israélienne ils ont maintenu comme objectif principal la lutte armée. Non pas que nous avions des illusions sur notre capacité à vaincre l’État sioniste mais nous étions convaincus que c’était le seul moyen pour imposer la cause palestinienne à l'opinion mondiale »[57].

OLP[modifier | modifier le code]

Article détaillé : OLP.

Le 1er juin 1965, l'OLP en formation tente de faire exploser le conduit national d'eau d'Israël pour son premier attentat. Durant les trois années suivante, l'organisation établit un réseau international de cellules terroristes, elle entraine ses terroristes, amasse des armes et des explosifs et les cachent. C'est durant cette période qu'elle collecte des renseignements pour préparer des attentats contre des cibles juives et israéliennes. Les objectifs sont de rendre la cause palestinienne connue internationalement, perturber le trafic aérien et maritime d'Israël, terroriser et créer une confusion chez la population cible, perturber le tourisme et l'économie israélienne et blesser son image de pays fort et gagnant, victorieux de la guerre des Six jours, isoler Israël et ses institutions, pour en faire un pays « lépreux »[58] En 1969, Yasser Arafat, le chef de l'OLP décrit la transformation des Palestiniens « d'une sous-caste de réfugiés en combattants déchainés » comme « l'une des plus grandes réalisations de notre révolution »[56].

Le , le Massacre de l'aéroport de Lod est commis par trois membres de l'Armée rouge japonaise, au nom du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), tue 26 personnes et blessé 80 autres à l'aéroport Lod de Tel Aviv.

Jihad islamique palestinien[modifier | modifier le code]

Le Jihad islamique palestinien est une organisation terroriste islamiste fondée en 1981 avec pour objectifs la destruction d'Israël et l'établissement d'un État islamique en Palestine[59]. En 1988, il reçoit le support et de l'entraînement par l'Iran et le Hezbollah. Dans les années 1990, son quartier général est basé à Damas. Il organise alors une série d'attentats kamikazes en Israël. En 2003, Sami Al-Arian, représentent du Jihad islamique aux États-Unis est arrêté. En 2006, des membres du Jihad islamique palestinien figurent sur la liste des terroristes les plus recherchés par le FBI. En 2007, le groupe utilise une voiture de presse pour attaquer des soldats israéliens et est condamnée par Human Rights Watch [60].

En 2012, l'organisation tirent deux missiles iranniens Fajr-5 sur Tel Aviv. En 2015, à la suite de la guerre du Yémen, l'Iran déclare ne plus financer l'organisation[60].

Hamas[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Hamas et Charte du Hamas.
Un double attentat suicide du Hamas fait 25 morts civils à Jérusalem, le 25 février 1996

Dans sa charte, publiée en 1988, le Hamas définit son idéologie comme islamiste. Cette charte identifie le Hamas comme étant une branche des Frères musulmans en Palestine et déclare que ses membres sont des musulmans qui « craignent Allah et élèvent la bannière du djihad face aux oppresseurs ». Elle souligne que « la lutte contre les Juifs est très importante et très sérieuse » et appelle à la création « d'un État islamique en Palestine à la place d'Israël et des Territoires palestiniens »[61] et à l’anéantissement et la disparition de l’État d'Israël[62],[63]. Dans les années 1970 et 1980 il développe un large réseau de mosquées, d'institutions caritatives, d’écoles et de jardins d'enfant et autres organisations à vocation sociales qui, pour Beverley Milton-Edwards et Stephen Farrell (en) constituent « des graines plantées dans le but de moissonner plus tard, les cœurs, les esprits et les âmes ». Pour le Hamas, « l’élimination de l’entité sioniste » est la condition obligatoire pour la réalisation de son but ultime, l'instauration d'un État palestinien gouverné par les lois de l'islam. En 1973 sous la direction d'Ahmed Yassine est créé, le al-Mujamma al islam (Centre islamique) qui organise des actions violentes contre les partisans des mouvements palestiniens laïcs et gauchistes[64]. À sa création en août 1988, le Hamas est divisé en une branche politique et une branche du renseignement qui en 1992 forme la branche militaire, les Brigades Izz al-Din al-Qassam[65], qui est considérée comme une organisation terroriste, l'Union européenne, les États-Unis[66], l'Australie, le Royaume-Uni et Israël. En 1991, le Hamas commet sa première attaque contre des civils israéliens en tuant un résident de Kfar Darom dans la bande de Gaza, puis le 16 avril 1993, il commence sa campagne d'attentats-suicide en Israël en faisant exploser une camionnette entre deux autobus garés prés d'une cafeteria à Mehola dans la vallée du Jourdain tuant un palestinien, employé dans la cafeteria, la cinquantaine de passagers des autobus en étaient sortis peu avant l'explosion[67].

Les victimes[modifier | modifier le code]

Osher Twito, 9 ans, blessé par une roquette Qassam à Sdérot

Les 8 700 roquettes tirées sur les villes israéliennes de 2001 jusqu'à 2009, causent des centaines de blessés et des morts, mais aussi un traumatisme psychologique au sein de la population ciblée[68]. D'après une étude médicale, plus de 50 % des jeunes enfants de Sderot souffrent de troubles post-traumatiques[69].

L'organisation Shurat HaDin, collecte des milliers de témoignages de victimes du terrorisme palestinien[70].

Un mémorial pour les victimes du terrorisme en Israël a été construit pour les victimes du terrorisme palestinien depuis 1981[71],[72].

Après un attentat, les services d'urgences sont la cible de saturation téléphonique par les Palestiniens, pour retarder l'arrivée des secours[73],[74].

Dans la société palestinienne[modifier | modifier le code]

De 2001 à 2010, 700 Palestiniens ont été tués par des Palestiniens, dont 134 par des exécutions sommaires à la suite de suspicions de collaboration avec Israël[75],. L'autorité palestinienne viole les libertés civiles en tuant des civils, opposants politiques, journalistes, etc[76]. Depuis la première Intifada plus de 2000 Palestiniens ont été tués par d'autres Palestiniens avec des motivations politiques [77].

L'organisation palestinienne, Abu Nidal, responsable de la mort de 900 personnes d'après le département d'État des États-Unis[78], commet des attentats et prise d'otages à travers le monde. En 1978, 600 membres et leurs familles sont tués par l'organisation, correspondant à presque la moitié de l'organisation. Les membres sont arrêtés et torturés jusqu'à des aveux de traîtrise et de manque de loyauté.

Au cours de la première intifada, un millier de Palestiniens sont tués par des Palestiniens, principalement pour des accusations de collaboration avec Israël[79],[80]. Au cours de cette période d'autres Palestiniens mènent des attaques par violence politique, contre les Juifs de Cisjordanie, à l'aide de cocktails Molotov et des lancers de pierres[81].

En 2006, l'organisation Fatah entre en conflit avec l'organisation Hamas, plus de 600 Palestiniens sont tués au cours des affrontements et par des assassinats[82].

Sondages[modifier | modifier le code]

Une étude de Mkhaimer Abusada de l'Université d'Al-Azhar en 1995, conclut que 10 % des Palestiniens sont en faveur du terrorisme contre les civils israéliens et 78 % contre les civils israéliens des territoires occupés. Selon Abusada, le fait qu'une majorité de ceux supportant les accords de paix, supportent aussi les actes de violences, découle de la croyance palestinienne, comme quoi la fin de l'occupation militaire et de la présence de Juifs dans les territoires occupés est nécessaire pour les accords de paix[83].

Selon un sondage de juillet 2001, 58 % des Palestiniens supportent les actes de violence contre les civils israéliens en Israël[84]. Un autre de mai 2002, obtient les chiffres de 52 %, mais la violence contre les civils juifs des territoires occupés reste très élevée à 92 %[85]. Après l'attentat contre le café Maxime en 2003, un sondage conclut à 75 % le support palestinien à l'attentat[86].

Le tir de roquettes sur les villes israéliennes depuis Beit Hanoun, est supporté à 75 % par les Palestiniens, tandis que 59 % des habitants de Beit Hanoun le rejettent[87].

Une étude du psychiatre et neurologue Jeff Victoroff auprès de jeunes de 14 ans du camp de réfugié d'Al-Shati de Gaza conclut que 77 % d'entre eux supportent le terrorisme, et conclut une corrélation entre la sympathie pour le terrorisme et la dépression, l'anxiété, le sentiment d'oppression et le stress émotionnel[88].

Selon les statistiques du Palestinian Center for Policy & Survey Research, le support du terrorisme contre les civils israéliens d'Israël, passe de 40 % en 2005, à 55 % en 2006 et 67 % en 2008. Un attentat de février 2008, tuant une femme, est approuvé par 77 % des Palestiniens, tandis que le massacre de Merkaz Harav contre les étudiants d'une école est supporté à 84 % (91 % dans la bande de Gaza)[89].

En 2015, 67 % des Palestiniens approuvent les attaques au couteau contre des Israéliens[90].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Avishai Margalit, « The Suicide Bombers », NYREV,
  2. (en) « Which Came First- Terrorism or Occupation-Major Arab Terrorist Attacks against Israelis Prior to the 1967 Six-Day War », Israel Ministry of Foreign Affairs
  3. a b c d e et f Countering Palestinian Terrorism in Israel: Toward a Policy Analysis of Countermeasures, RAND CORP SANTA MONICA CA, Alon Hanan, publiée en août 1980
  4. Gilles Ferragu, Histoire du terrorisme, Perrin, , p. 262-263 :

    « Le terrorisme palestinien n'apparaît dans les médias que tardivement, du fait d'une "génération du désastre". Jusque dans les années 1970, la résistance palestinienne se définit comme une résistance militaire, qui emprunte ses modèles à la guérilla et aux mouvements de décolonisation, en particulier au Vietnam [...] À la fin des années 1960, le constat d'un relatif échec doit être fait, qui s'ajoute à l'échec des coalitions arabes contre Israël [...] L'heure est à une nouvelle stratégie [...] Le FPLP inaugure cette forme de terrorisme spectaculaire qui mêle piraterie et prise d'otage le 23 juillet 1968, en détournant un vol Rome-Tel Aviv. »

  5. Palestine Jewry and the Arab Question, 1917-1925 (RLE Israel and Palestine) By Neil Caplan
  6. Law, Order and Riots in Mandatory Palestine, 1928-35, M. Kolinsky, Willy Jou, p.52
  7. Howard Sachar, A History of Israel: From the Rise of Zionism to our Time, 2007, p. 118.
  8. Morris (2003), p. 104 ; p. 108.
  9. Henry Laurens, La Question de Palestine: L'invention de la Terre sainte, vol.1, Fayard, Paris 1999 p.421-477, p.462-5.
  10. Archives de l'ONU Non-UN Doc Declaration adopted by the Extraordinary Zionist Conference at the Biltmore Hotel of New York City, 11 May 1942.
  11. (en)Best, Antony (2004). International history of the twentieth century and beyond.London: Routledge. p. 120
  12. My library My History Books on Google Play Strands of a Plait, Singly, Rachel Sarna, 1998 p.88
  13. Henry Laurens, La Question de Palestine, tome 3, Fayard, Paris 2007 p. 194.
  14. Books on Google Play The Encyclopedia of Middle East Wars: The United States in the Persian Gulf, Afghanistan, and Iraq Conflicts [5 volumes]: The United States in the Persian Gulf, Afghanistan, and Iraq Conflicts, Spencer C. Tucker, 2010
  15. Benny Morris, Victimes, (2003), p. 285-286
  16. Terrorism in Europe (RLE: Terrorism & Insurgency) Yonah Alexander, Kenneth Myers Routledge, 17 Apr 2015
  17. (en) « List of Terrorist organizations », U.S. State Department.
  18. (en)http://www.publicsafety.gc.ca/cnt/ntnl-scrt/cntr-trrrsm/lstd-ntts/crrnt-lstd-ntts-eng.aspx
  19. (en) « COUNCIL DECISION of 21 December 2005 implementing Article 2(3) of Regulation (EC) No 2580/2001 on specific restrictive measures directed against certain persons and entities with a view to combating terrorism and repealing Decision 2005/848/EC » [PDF], official journal of the european union
  20. (en) « 22 U.S. Code § 5201 - Findings; determinations », Legal Information Institute Cornell Law School
  21. (en) « Terrorist Organization Profile: al-Fatah », National Consortium for the Study of Terrorism and Responses to Terrorism University of Maryland
  22. http://www.mfa.gov.il/MFA/ForeignPolicy/Terrorism/Palestinian/Pages/Suicide%20and%20Other%20Bombing%20Attacks%20in%20Israel%20Since.aspx
  23. ¨et le http://www.jewishvirtuallibrary.org/major-palestinian-terror-attacks-since-oslo
  24. https://www.telegraph.co.uk/culture/tvandradio/bbc/8402973/A-family-slaughtered-in-Israel-doesn't-the-BBC-care.html
  25. http://www.nbcnews.com/id/30419441/
  26. https://mobile.nytimes.com/2008/09/23/world/middleeast/23jerusalem.html
  27. Israel: Vehicle Attacks - A New Militant Tactic?. Stratfor Global Intelligence
  28. http://articles.latimes.com/2008/mar/07/world/fg-yeshiva7
  29. a et b www.haaretz.com/print-edition/news/itamar-settlement-has-been-a-prime-target-for-terror-1.348819
  30. http://www.highbeam.com/doc/1P2-4570672.html
  31. http://www.mfa.gov.il/mfa/aboutisrael/maps/pages/1967-1993-%20major%20terror%20attacks.aspx
  32. (en) Chronologies of Modern Terrorism, auteur: Barry Rubin et udith Colp Rubin, 2015
  33. (en) The Middle East: A Reader, auteur: Michael Curtis, 1986
  34. http://www.historisch.apa.at/cms/apa-historisch/dossier.html?dossierID=AHD_19730928_AHD0001
  35. a b c d e f g h i j k l m n o et p http://www.johnstonsarchive.net/terrorism/terrisrael-3.html
  36. The international dimension of Palestinian terrorism, Ariel Merari, Shlomi Elad, 1986
  37. https://news.google.com/newspapers?id=NdtaAAAAIBAJ&sjid=o20DAAAAIBAJ&pg=5128,2003723
  38. www.shabak.gov.il/english/heritage/affairs/Pages/TheTyreHQBombing.aspx
  39. 1985/09/26/world/3-israelis-slain-by-palestinians-in-cyprus.html
  40. http://articles.latimes.com/1990-11-26/news/mn-3974_1_southern-israel
  41. http://www.mfa.gov.il/mfa/aboutisrael/maps/pages/1948-1967-%20major%20terror%20attacks.aspx
  42. Morris, Benny (1997). Israel's Border Wars, 1949–1956: Arab Infiltration, Israeli Retaliation, and the Countdown to the Suez War. Oxford University Press. p. 61.
  43. Byman, Daniel (2011). A High Price: The Triumphs and Failures of Israeli Counterterrorism. Oxford University Press. p. 22., 2014
  44. https://archive.is/20121218180852/www.mfa.gov.il/MFA/MFAArchive/2000_2009/2000/1/Terrorism+deaths+in+Israel+-+1920-1999.htm
  45. https://archive.is/kFr8#selection-3055.0-8.4
  46. http://www.jewishvirtuallibrary.org/total-casualties-arab-israeli-conflict
  47. http://www.mfa.gov.il/mfa/foreignpolicy/terrorism/palestinian/pages/major%20terror%20attacks%20against%20israeli%20embassies%20and.aspx
  48. https://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-4995432,00.html
  49. a et b (en)Shai Lachman, Arab Rebellion and Terrorism in Palestine 1929-39: The Case of Sheikh Izz al-Din al-Qassam and His Movement, dans Zionism and Arabism in Palestine and Israel, Éditions Frank Cass, 1982, 250 pages, p. 65-66
  50. (en)Kimmerling, Baruch and Migdal, Joel S. (2003). The Palestinian People: A History. Harvard University Press, p. 119. (ISBN 978-0-674-01129-8)
  51. (en)Abudullah Schleifer, The Life and Thought of Izz al-Din al-Qassam, Islamic Quaterly 5, numéro 23, 1969, p. 69,72
  52. (en) Khalid Sulaiman, Palestine and Modern Arab Poetry, Zed Books, 1984, p. 29-30
  53. (en)http://islam.gov.kw/Pages/en/PortalServicesDetails.aspx?id=94
  54. a et b Hisham Sharabi, Palestine Guerillas, their credibility and effectiveness, Georgetown University Press, 1970, p. 44,46 et 50,51
  55. (en)Zeev Schiff, A History of the Israeli Army, 1874 to the present, Macmillan, 1985, 274 pages, p. 166,167
  56. a et b (en) William Quant, Palestinian nationalism, Its Political and Military Dimensions, Rand Corporation, 1971,p. 78
  57. (en) Abu Iyad (with Eric Rouleau) My Home, My Land, A narrative of the Palestinian Struggle, New York Times Books, 1981, p. 34,35
  58. Décris par Boaz Ganor dans son livre "The Counter-Terrorism Puzzle: A Guide for Decision Makers, The Interdisciplinary Center (IDC) Herzliya, 2003 p. 203
  59. http://news.bbc.co.uk/2/hi/middle_east/1658443.stm
  60. a et b http://hrw.org/english/docs/2007/06/13/isrlpa16156.htm
  61. (en)http://www.mideastweb.org/hamas.htm,
  62. (en)http://www.fas.org/irp/world/para/docs/880818a.htm
  63. (en)The Palestinian Hamas: Vision, Violence & Coexistence By Shaul Mishal, Avraham Sela, page 45
  64. (en)Beverly Milton-Edwards and Stephen Farrell, Hamas, The Islamic Resistance Movement, John Wiley & Sons, 2013, 368 pages p. 10,14,41-45,
  65. (en)International Crisis Group, Dealing With Hamas, Amman/Brussels: ICG, 2004, p. 11
  66. (en) Country Reports on Terrorism 2004, US Department of State Office of the Coordinator for Counterterrorism
  67. (en)Matthew Levit, Hamas: Politics, Charity, and Terrorism in the Service of Jihad, Yale University Press, 2007, 324 pages, p. 12
  68. http://news.bbc.co.uk/2/hi/middle_east/7270168.stm
  69. http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3739071,00.html
  70. (en) « Israeli NGO to sue PA for terrorism », .
  71. (en) « Monument for the Victims of Hostile Acts », .
  72. Modèle {{Lien web}} : paramètres « url » et « titre » manquants. .
  73. http://www.ynet.co.il/articles/0,7340,L-3267752,00.html
  74. http://m.ynet.co.il/Articles/2449697
  75. http://old.btselem.org/statistics/english/Casualties.asp
  76. http://www.thehumanist.org/humanist/articles/waakjf03.htm
  77. https://www.jewishvirtuallibrary.org/jsource/arabs/intrafada.html
  78. http://library.nps.navy.mil/home/tgp/abu.htm
  79. Human Rights Watch, Israel, the Occupied West Bank and Gaza Strip, and the Palestinian Authority Territories, November, 2001. Vol. 13, No. 4(E), p. 49
  80. http://www.phrmg.org/monitor2001/oct2001-collaborators.htm
  81. (en) Monica Den Boer et Jaap de Wilde, The Viability of Human Security, Amsterdam University Press, (ISBN 90-5356-796-8).
  82. http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3409548,00.html
  83. http://www.thefreelibrary.com/Palestinian+party+affiliation+and+political+attitudes+toward+the...-a053286321
  84. http://www.pcpsr.org/survey/polls/2001/p2a.html#intifada
  85. http://www.pcpsr.org/survey/polls/2002/p4a.html#armed
  86. http://www.pcpsr.org/survey/polls/2003/p9a.html#peace
  87. http://www.pcpsr.org/survey/polls/2004/p13a.html
  88. (en) Victoroff, Tangled roots: social and psychological factors in the genesis of terrorism, IOS Press, (ISBN 978-1-58603-670-6)
  89. http://www.pcpsr.org/survey/polls/2008/p27e1.html#peace
  90. https://www.timesofisrael.com/poll-23-of-palestinians-back-stabbing-attacks-armed-uprising/

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liste de victimes du terrorisme palestinien de 2000 à 2012 [1]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Spencer Tucker et al., The encyclopedia of Middle-East wars, ABC-CLIO, , 1887 p. (ISBN 1851099476)
  • (en) Martin van Creveld, The sword and the olive: a critical history of the Israeli defense force, PublicAffairs, , 448 p. (ISBN 158648155X)

Articles connexes[modifier | modifier le code]