Aller au contenu

Nationalisme corse

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Nationalisme corse
Image illustrative de l’article Nationalisme corse
Plaque commémorative en hommage aux pendus de Niolo.

Définition Mouvement nationaliste ethno-culturel soutenant la protection de la culture corse, de la spécificité du peuple corse et partisan de l'autonomie et/ou l'indépendance politique de la Corse.
Date d'apparition 1729 (de facto)
1755 (de jure)
Pays Drapeau de la Corse Corse

Le nationalisme corse est un mouvement politique, culturel et social qui proclame que la Corse constitue une nation et revendique son autonomie voir son indépendance.

Ce mouvement apparaît durant la guerre d'indépendance corse et connaît un regain d'intérêt au XXe siècle.

Premier nationalisme corse

[modifier | modifier le code]

En 1729, la guerre d'indépendance corse éclate. Le , la constitution d'Orezza organise un gouvernement corse faisant sécession avec Gênes, six ans après la révolte fiscale de Bustanicu. L'année suivante, la Corse récusant la tutelle de la République devient le royaume de Corse[1].

Le , Pascal Paoli est proclamé général en chef de la Nation Corse au couvent Saint-Antoine de Casabianca[2].

La Constitution corse est adoptée par des représentants corses le à la Consulta generale di Corti, et est considérée par certains auteurs comme étant la première constitution démocratique de l'histoire moderne[3],[4]. La Corse adopte un hymne national : le Dio vi salvi Regina[5].

La conquête française de 1768 et la bataille de Ponte-Novo en 1769 met fin à la République corse et l'île est incorporée au royaume de France[6],[7].

Révolution française et période impériale (1789-1815)

[modifier | modifier le code]

Le , l'Assemblée constituante décide de voter la réunion de la Corse à la France à la demande des députés corses, malgré les protestations de la république de Gênes[8],[9],[10],[11]. Les citoyens de l'île bénéficient enfin des mêmes droits que les citoyens de métropole[12].

Pascal Paoli revient en Corse débarquant le [9]. Il adhère aux idéaux révolutionnaires, jure obéissance et fidélité au peuple et est nommé par Louis XVI commandant de l'île avec le grade de lieutenant-général[9],[13] de la 23e Région militaire française[14]. Il souhaite la reconnaissance d'un statut spécifique à la Corse[11]. Cependant, la situation se tend dans l'île lorsque la Constitution civile du clergé entre en application[15]. Les partisans du clergé se battent contre les laïcs, ce qui entraîne l'île dans une quasi guerre civile[16],[15].

Paoli s'éloigne progressivement des Jacobins, dont il critique la radicalité, et craint pour l'avenir de l'île[9],[17]. Il parvient à écarter ses principaux opposants, en l’occurrence la famille Bonaparte et Christophe Saliceti, pour prendre le contrôle de l'île[18],[19]. L'exécution de Louis XVI et l'échec de l'expédition de Sardaigne provoque la rupture avec les Jacobins[20],[21]. Le , il est déclaré « ennemi du peuple » par la Convention nationale sur dénonciation de Lucien Bonaparte[8]. Il réunit ses partisans à Corte et entre en contact avec la Grande-Bretagne, qui a rejoint la Première coalition après l'exécution de Louis XVI[22]. Les envoyés de la Convention sont chassés de l'île, qui perd les subventions du gouvernement[8]. Napoléon Bonaparte est pourchassé par les partisans de Paoli, qui brûlent sa maison, mais parvient à s'enfuir et à rejoindre la métropole[20]. Le , Pascal Paoli est déclaré hors-la-loi et « traître à la République »[17],[23]. Il met sur pied une armée et envoie des délégués auprès des représentants britanniques présents en Italie[24],[25].

Par le traité de Paris, les puissances étrangères reconnaissent officiellement la réunion de la Corse à la France[26].

En , la Corse voit un événement statuaire d’importance avec le retour en Corse des cendres de Paoli. L’un de ses enjeux idéologiques sera la reconstruction historiographique du personnage, Paoli devenant de façon téléologique et raccourcie le précurseur de la Révolution française[27].

Fin de siècle et entre-deux-guerres (1890-1940)

[modifier | modifier le code]

Après la Première Guerre mondiale se développe l'idée que la Corse aurait enduré des sacrifices supérieurs aux autres régions, certitude qui s’est traduite en chiffres gravés dans le marbre et plus durablement encore dans les consciences. Plusieurs travaux historiques remettent en cause cette idéologie : il est admis que 10000 à 12000 insulaires ont trouvé la mort du fait du conflit[28].

Ces différentes idées étaient centrées sur le journal nationaliste corse A Muvra (Le Moufflon). L'hostilité envers l'État français s'est accrue à la suite des opérations militaires menées sur l'île en 1930 pour éradiquer le bandit populaire, Spada[29].

Pour le XXe siècle, des initiatives corsistes et autonomistes apparaissent dès , par exemple avec la création par de la revue A Cispra[30]  dont un seul numéro paraît  par Xavier Paoli et Jacques Toussaint Versini[a]. Toutefois, l'initiative la plus notoire et notable est le journal A Muvra, fondé par Petru Rocca en . Il considère comme un organe de défense des revendications insulaires[31]. Ce journal donne naissance à un véritable mouvement politique et culturel  les muvristes  et devient dès l'organe de presse officiel du Partitu Corsu d'Azione (PCA)[b], lui aussi fondé par Petru Rocca sur le modèle du Partito Sardo d'Azione[32].

Le mouvement muvriste est principalement issu de la petite bourgeoisie avec une forte proportion d'italophiles et de réactionnaires. Une partie du mouvement se tourne rapidement vers l'irrédentisme et reçoit des subsides de l'Italie fasciste ce qui conduit à une marginalisation progressive du journal en Corse et à son interdiction dès le lorsque la Seconde Guerre mondiale débute[33]. Son impact s'avère assez limité sur le plan politique, notamment en raison de son tournant irrédentiste rejeté par la société corse qui adhère alors massivement au patriotisme français de la Première Guerre mondiale[32],[32]. Néanmoins, sur le plan culturel, Petru Rocca et le mouvement muvriste posent aussi les bases du Riacquistu des années [34].

Les premiers mouvements régionalistes

[modifier | modifier le code]

En 1959 est fondé le Mouvement du 29 novembre, qui organise des mobilisations très suivies pour un aménagement de fiscalité, contre la vie chère et contre l'abandon des réseaux de transports[35].

Les années 1960 sont marqués par l'effondrement de l'Empire colonial français. La Corse a fourni de nombreux agents à la colonisation française outre-mer[36]. L'arrivée des Français rapatriés des anciennes colonies[37], provoque des tensions avec la population insulaire[38].

Au début des années 1960, plusieurs étudiants corses à Paris faisant partie de l'équipe dite du Panthéon, café de la rue Soufflot, décident de créer un mouvement appelé le FRC dont une des revendications sera la réouverture de l'université de Corte[39].

En mai 1962, la France négocie la paix (accords d'Évian) avec le FLN algérien, mettant fin à la guerre d'Algérie. Plus d'un million de Français implantés en Algérie coloniale sont contraints à l'exil[38], dont 17 000 viennent s'installer en Corse[40]. Parmi eux se trouvaient des vignerons ayant perdu leurs terres et qui ont reçu des subventions de l'État pour acquérir une superficie nécessaire à la culture de la vigne[41].

L'Action régionaliste corse (ARC), créé en 1970, s'oppose à l'État français car considérant l'arrivée des Pieds-noirs comme des colons[42].

L'affaire d'Aléria et la naissance du FLNC

[modifier | modifier le code]

Le , une vingtaine de ses membres, emmenés par Edmond Simeoni, occupent la cave Depeille, du nom d'un exploitant d'origine pied-noir installé près d'Aléria[43],[44]. Ils l'accusent d'avoir étendu démesurément ses propriétés au détriment des petits viticulteurs corses. Le lendemain, les gendarmes mobiles donnent l'assaut contre la cave. Au cours de la fusillade, deux membres des forces de l'ordre sont tués, et un blessé est fait dans le camp des autonomistes. Edmond Siméoni est immédiatement arrêté et déféré dès le 27 août 1975 devant la Cour de Sûreté de l'Etat. Le même jour, le Conseil des ministres décide la dissolution de l'A. R. C. et Siméoni est incarcéré à la prison de la Santé, à Paris. Des émeutes éclatent les 27 et 28 août 1975 à Bastia, fomentées par de jeunes manifestants qui s'opposent à ce qu'ils appellent la "répression", et au cours desquelles un autre CRS trouve la mort[45].

Quelques mois plus tard, dans la nuit du 4 au , des militants nationalistes créent le Front de libération nationale de la Corse, marquant le début d'une série d'attentats en Corse et sur le continent[46]. Ils tiennent une conférence de presse au couvent Saint-Antoine de Casabianca, lieu hautement symbolique puisque c'est là qu'avait été votée la Constitution corse et que Pascal Paoli avait proclamé l'indépendance en 1755.

Des années 1970 à 2000, une histoire marquée par la violence

[modifier | modifier le code]

On dénombre notamment la première « nuit bleue » le - puis celle du à Paris (22 attentats) et du , la plus violente de l'histoire du conflit (99 attentats)[47]. Début , une nouvelle flambée de violence revendiquée le FLNC rappelle les « nuits bleues » des décennies passées[48]. Plus récemment, dans la nuit du au , 21 attentats, visant principalement des résidences secondaires sur l'île, sont qualifiés par le même vocable[49].

Depuis les années 2000, un poids politique grandissant

[modifier | modifier le code]

La coalition Unione Naziunale a remporté 17,34 % des suffrages aux élections territoriales de 2004[50].

Aux élections territoriales de 2010, les deux listes nationalistes corses totalisent 35,74 % des voix[51] : les autonomistes de Femu a Corsica conduits par Gilles Simeoni et Jean-Christophe Angelini récoltant 25,89 % des suffrages et les indépendantistes de Corsica Libera menés par Jean-Guy Talamoni recevant 9,85 % des voix[52].

Le , Gilles Simeoni remporte la mairie de Bastia[53]. Les nationalistes conservent la mairie aux élections municipales de 2020[54], et conquièrent Porto-Vecchio[55].

Aux élections territoriales de 2015, la coalition « Pè a Corsica » (fusion des autonomistes de Femu a Corsica et des indépendantistes de Corsica Libera) remporte le second tour en totalisant 35,34 % des voix[56].

Lors des élections législatives françaises de 2017, trois députés issus des rangs de Pè a Corsica sont élus à l'Assemblée nationale sur les quatre que compte la Corse : Paul-André Colombani en Corse-du-Sud[57], Michel Castellani[58] et Jean-Félix Acquaviva en Haute-Corse[59].

Le , le conseil des ministres adopte, le projet de loi constitutionnelle portant sur le statut d’autonomie de la Corse au sein de la République française. Pour être adoptée, cette réforme constitutionnelle doit être votée, par l’Assemblée nationale, et puis le Sénat, puis, lors de leur réunion en Congrès[60].

Tendances du nationalisme corse

[modifier | modifier le code]

Le nationalisme corse se divise en plusieurs tendances :

  • Un nationalisme autonomiste, défendant une plus grande autonomie de la Corse vis-à-vis du pouvoir central, tout en restant membre de la République française[61].
  • Un nationalisme indépendantiste, prônant une indépendance totale de la Corse vis-à-vis des autres nations[61].

Les thématiques du nationalisme corse

[modifier | modifier le code]
Un panneau directionnel criblé de balles.
  • la souveraineté politique de la Corse : l'autonomie ou l'indépendance par rapport à l'État français. La levée d'un impôt révolutionnaire parallèle a été pratiquée par le mouvement dès les années 1980, et continue d'être pratiquée par le FLNC Union des combattants. Les attentats contre les structures de l'État ont été constants : attaques contre les préfectures, les prisons, les perceptions, la présence des camps militaires, assassinat du préfet Érignac, etc. Mais plus nombreux sont les plasticages de demeures particulières appartenant essentiellement à des continentaux ;
  • la promotion de la langue corse et son apprentissage obligatoire en Corse ; ce concept est largement étendu au-delà des simples nationalistes ;
  • la limitation des infrastructures touristiques, et des politiques promouvant le tourisme, et leur substitution par un développement économique durable ;
  • le respect des permis de construire ;
  • le respect du littoral (loi littoral) ;
  • la reconnaissance du statut de prisonnier politique pour les personnes du mouvement nationaliste corse incarcérées y compris pour celles ayant commis des actes pouvant être assimilés à des délits de droit commun.
  • Opposition à l'anticorsisme supposé de la classe politique française.

Positionnement idéologique

[modifier | modifier le code]

Bien que de nombreux courants idéologiques soient présents au sein des différents mouvements, groupes et partis se réclamant du nationalisme corse à travers les périodes (communisme, socialisme à nationalisme de droite), les mouvements peuvent être positionnés au centre, à l'extrême droite, à l'extrême gauche ou à gauche[63],[64],[65],[66],[67],[68],[69]

Le nationalisme corse et l'investissement international

[modifier | modifier le code]

La côte corse est moins urbanisée que le littoral méditerranéen de la France continentale, notamment du fait d'attentats attribués au mouvement nationaliste contre de nombreuses habitations des non-autochtones[70],[71].

U Rinnovu, un mouvement nationaliste corse généralement désigné comme proche du FLNC du 22 octobre, qualifie d'« hérésie » et de « contresens économique » la construction de villas au profit de non-résidents[72]. Le slogan Vergogna à tè chì vendi a terra Honte à toi qui vends la terre ») est également le titre d'une chanson, et un hymne de ralliement aux nationalistes.

Lors du processus de Matignon sous l'égide du gouvernement Jospin, l'article 12 des accords de Matignon prévoyait une adaptation de la loi littoral pour rendre plus facile la délivrance de permis de construire sur le littoral corse. Le jour de l'examen de cet article à l'Assemblée Nationale, les militants de l'organisation A Manca Naziunale ont encerclé la villa d'André Tarallo, le monsieur Afrique d'Elf, située à Piantaredda, en protestation contre l'octroi de permis de construire contestés[73]. L'article a cependant été rejeté par la suite.

Un exemple de tract

[modifier | modifier le code]

Tract du FLNC contre la vente de villas à la clientèle internationale, laissé sur les lieux de la régie publicitaire du journal Nice-Matin[74] :

ACHETEURS Allemands, Anglais, Français, Néerlandais… recherchent entre particuliers, maisons, appartements, terrains. […] Villas, maisons de village (achat) Recherche entre particuliers : villa, propriété, appartement, terrain, commerce, (…) pour clientèle internationale. Vendeurs : […]. Acheteurs internet […]
Par ces annonces vous participez à la spoliation de notre terre. Nous ne l'accepterons plus.

Cela étant la dénonciation d'un mouvement qui loin de se cantonner à la Corse, touche l'Europe tout entière, apparaît comme inefficace puisque ce sont des Corses qui vendent des terres et qui espèrent en tirer un bénéfice maximum quitte à protester lorsque voulant acheter un nouveau bien ils se heurtent à une hausse de l'immobilier à laquelle ils ont peu ou prou contribué. Une étude plus fine des prix, de l'offre et de la demande démontre qu'aujourd'hui c'est la génération du baby boom qui, prenant sa retraite, cherche des lieux de retraite les plus ensoleillés possible. Ce sont bien souvent les Corses du continent qui achètent des biens sur leur terre d'origine. Appartenant pour beaucoup à la moyenne bourgeoisie et à cette génération qui a profité de l'expansion d'après guerre, elle est capable d'offrir des sommes qui font flamber le marché. La véritable question qui concerne le foncier en Corse est celle de la disparition des arrêtés Miot promulgués sous le premier Empire et qui, entre autres mesures, exonèrent les successions immobilières de tous droits et acceptent l'indivision. La fin des arrêtés Miot pourrait bien ouvrir la voie à une spéculation effrénée.

Visions différentes de la corsité

[modifier | modifier le code]
  • Terra corsa a i corsi – (La terre corse aux Corses/La Corse aux Corses)
  • Libertà Ghjè Ora - (la liberté c'est maintenant !)
  • Basta A Ripressione – (A bas la répression !)
  • Evviva U populu corsu - (Vive le peuple corse !)
  • Evviva U Fronte - (Vive le Front !)
  • À populu fattu, bisogna à marchja - (Pour faire le peuple, il faut marcher.)
  • Simu in casa nostra – (Nous sommes chez nous.)
  • Demucrazia è rispettu pè u populu Corsu – (Démocratie et respect pour le peuple corse.)
  • Vergogna à tè chì vendi a terra - (Honte à toi qui vend la terre.)

Séparatistes

[modifier | modifier le code]
  • A Francia Fora ! – (La France dehors !)
  • I Francesi Fora ! – (Les français dehors !)
  • A Droga Fora – (La drogue dehors !)
  • Gloria à tè [prénom] – (Gloire à toi [...] !)

Partis politiques nationalistes

[modifier | modifier le code]

Anciennement

[modifier | modifier le code]

Autres organisations nationalistes actuelles

[modifier | modifier le code]

Associations culturelles

[modifier | modifier le code]
  • Associazione italo-corsa Pasquale Paoli (Groupe italo-corse établi en Italie)

Les personnalités du mouvement

[modifier | modifier le code]

Début du XXe siècle

[modifier | modifier le code]

Depuis 1975

[modifier | modifier le code]

Chronologie

[modifier | modifier le code]

Notes et références

[modifier | modifier le code]

Références

[modifier | modifier le code]
  1. « STORIA NOSTRA. La Corse laboratoire des Lumières: entre 1735 et 1794, l'île innove avec quatre constitutions à tête de Maure », sur www.corsematin.com, (consulté le )
  2. J.C, « 14 juillet 1755 : Pasquale Paoli proclamé général en chef de la Nation Corse », sur Corse Net Infos - Pure player corse (consulté le )
  3. (en) Dorothy Carrington, « The Corsican Constitution of Pasquale Paoli (1755–1769) », The English Historical Review, vol. 88, no 348, , p. 482.
  4. Ottaviani, T., La Corse pour les Nuls, First-Grün, Paris, 2010
  5. « Pape en Corse : Le Dio vi salvi Regina, l'hymne emblématique de l'île qui a franchi la porte des églises », sur France 3 Corse ViaStella, (consulté le )
  6. « 9 mai 1769 - La France soumet la Corse - Herodote.net », sur www.herodote.net (consulté le )
  7. La Dépêche de Nouméa, « Quand la France impose sa loi en Corse (1769) », sur La Dépêche de Nouméa, (consulté le )
  8. 1 2 3 John Michael Peter McErlean, « Le Royaume anglo-corse (1794-1796). Contre-révolution ou continuité ? », Annales historiques de la Révolution française, no 260, , p. 215-235 (ISSN 0003-4436, e-ISSN 1952-403X, lire en ligne Accès libre, consulté le ).
  9. 1 2 3 4 « La Corse, enjeu de la Révolution française (1789-1796) », L'Histoire, no 81, (ISSN 0182-2411, lire en ligne, consulté le ).
  10. Robert Colonna d'Istria 2019, p. 199.
  11. 1 2 Jean-Clément Martin 2012, p. 186.
  12. Robert Colonna d'Istria 2019, p. 200.
  13. Robert Colonna d'Istria 2019, p. 201.
  14. Anna MORETTI, « Le Royaume anglo-corse (1794-1796) », sur Encyclopédie d’histoire numérique de l’Europe, (ISSN 2677-6588, consulté le )
  15. 1 2 Jean-Clément Martin 2012, p. 297.
  16. (en) Robert Roswell Palmer, « The Kingdom of Corsica and the Science of History », Proceedings of the American Philosophical Society, vol. 105, no 4, , p. 354-360 (ISSN 0003-049X, e-ISSN 2326-9243, lire en ligne Inscription nécessaire, consulté le ).
  17. 1 2 Robert Colonna d'Istria 2019, p. 204.
  18. Desmond Gregory 1985, p. 25.
  19. Jean-Clément Martin 2012, p. 436.
  20. 1 2 Robert Colonna d'Istria 2019, p. 203.
  21. Jean-Clément Martin 2012, p. 393.
  22. (en) Elisa A. Carrillo, « The Corsican Kingdom of George III », The Journal of Modern History, vol. 34, no 3, , p. 254-274 (ISSN 0022-2801, e-ISSN 1537-5358, lire en ligne Inscription nécessaire, consulté le ).
  23. Desmond Gregory 1985, p. 26.
  24. Bernard Ireland 2005, p. 213.
  25. Jean-Clément Martin 2012, p. 394.
  26. Robert Colonna d'Istria 2019, p. 211.
  27. Ange-Toussaint Pietrera, « La Corse contemporaine au prisme du XVIIIe siècle français : de l’enracinement républicain à l’affirmation nationaliste », Astérion, no 24, (DOI https://doi.org/10.4000/asterion.6004, lire en ligne, consulté le )
  28. Sébastien Ottavi, « “Ce vaste massacre fait notre orgueil, mais nous permet de parler haut.” Les Corses et l’impôt du sang, autour de 1914-1918 », Minorités, identités régionales et nationales en guerre, Sylvain Gregori et Jean-Paul Pellegrinetti Presses universitaires de Rennes, (lire en ligne)
  29. J Pellegrinetti and A Rovere. La Corse et la République: la Vie Politique de la Fin du Second Empire au Début du XXIe siècle. Paris, 2004. pp 230-50
  30. A cispra : antologia annuale : marzu 1914 / X. Paoli, (lire en ligne)
  31. « L'île face au continent, les métamorphoses du nationalisme corse : épisode 4/4 du podcast Histoire de la Corse, une île, un destin », sur France Culture, (consulté le )
  32. 1 2 3 Serpentini et al. 2006, p. 662.
  33. Serpentini et al. 2006, p. 662 et 846.
  34. Serpentini et al. 2006, p. 845-846.
  35. "Un département à la Mer", par Eugène Mannon, le 4 janvier 1960 dans Le Monde
  36. Vanina Profizi, « De l'île à l'Empire : colonisation et construction de l'identité nationale : les Corses, la nation et l'empire colonial français XIXe-XXe siècles », theses.fr, Paris, EHESS, (lire en ligne, consulté le )
  37. Jean-Emile Hermitte, Xavier Ettori et Jean-Pierre Monaldi, « Chapitre III : L'implantation des Français d'Afrique du Nord dans la Corse septentrionale », Collection IDERIC, vol. 3, no 1, , p. 53–72 (lire en ligne, consulté le )
  38. 1 2 « " Il faut " coloniser " la Corse " affirment les " pieds-noirs " qui veulent collaborer à la rénovation économique de l'île de Beauté », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
  39. « U Riacquistu : le creuset culturel du nationalisme - Journal de la Corse », sur www.journaldelacorse.corsica (consulté le )
  40. Jean-Emile Hermitte, « Introduction : Conditions et traits généraux de l'implantation des "Pieds Noirs" en Corse », Collection IDERIC, vol. 3, no 1, , p. 1–9 (lire en ligne, consulté le )
  41. (en) « Corsican Capers - Island Separatists Highlight France's Malaise », The Social Contract, 2003.
  42. « Il y a 50 ans en Corse, un affrontement violent avec l’État, prélude à la création du FLNC », sur lemans.maville.com (consulté le )
  43. « Un demi-siècle après l’occupation de la cave d’Aléria, l’héritage des fractures et espoirs du nationalisme corse », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
  44. « Témoignages vidéo : les membres du commando d'Aleria racontent la première journée des événements d'août 1975 », sur www.corsematin.com, (consulté le )
  45. [vidéo] « La fusillade d'Aléria | Lumni Enseignement » (consulté le )
  46. « 50 ans du FLNC : quelles mutations du nationalisme corse ? », sur France Culture, (consulté le )
  47. « Vingt ans d'actions violentes », L'Humanité, (consulté le ).
  48. [vidéo] « Corse : la nuit bleue | INA » (consulté le )
  49. Sébastien Tieri et Jean Crozier, « Nuit bleue : 21 attentats recensés en Corse à la veille du  », sur francetvinfo.fr, France 3 Corse ViaStella, (consulté le ).
  50. Marc PIVOIS, « Corse : l'Unione naziunale vacille », Libération, (lire en ligne)
  51. « La "révolution" des nationalistes corses », sur ladepeche.fr (consulté le )
  52. « En Corse, la gauche doit composer avec les nationalistes », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
  53. « Gilles Simeoni, un nationaliste à la mairie de Bastia », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
  54. « Résultats des élections municipales 2020 : Bastia (20200) », sur franceinfo, (consulté le )
  55. Julien Castelli, « Sans surprise à Porto-Vecchio, le nouveau conseil municipal a réelu Jean-Christophe Angelini maire », sur Corse Net Infos - Pure player corse (consulté le )
  56. « "Ce combat vient de loin" : il y a 10 ans, les nationalistes remportaient les élections territoriales pour la première fois », sur France 3 Corse ViaStella, (consulté le )
  57. « Les archives des élections en France », sur www.archives-resultats-elections.interieur.gouv.fr (consulté le )
  58. « Les archives des élections en France », sur www.archives-resultats-elections.interieur.gouv.fr (consulté le )
  59. « Les archives des élections en France », sur www.archives-resultats-elections.interieur.gouv.fr (consulté le )
  60. « Autonomie de la Corse : le gouvernement salue un « texte de compromis » qui « peut aboutir » », sur ouest-france.fr, (consulté le )
  61. 1 2 « La Corse a-t-elle les moyens d’être indépendante ? », sur Le Nouvel Obs, (consulté le )
  62. (fr) L'irrédentisme fasciste et l'occupation de la Corse.
  63. « Partitu di a Nazione Corsa (PNC) », sur france-politique.fr (consulté le )
  64. « Mouvement pour l'Autodétermination (MPA) », sur france-politique.fr (consulté le )
  65. « Cuncolta Indipendentista (CI) », sur france-politique.fr (consulté le )
  66. « Corsica Nazione Indipendente (CNI) », sur france-politique.fr (consulté le )
  67. « Partitu Corsu per u Sucialisimu (PCS) », sur france-politique.fr (consulté le )
  68. « Corsica Libera (CL) », sur france-politique.fr (consulté le )
  69. « Corsica Nazione (CN) », sur france-politique.fr (consulté le )
  70. « Recrudescence d'attentats contre des villas en Corse », Le Figaro, 24 avril 2006.
  71. Marc Pivois, « Les assurances ne veulent prendre aucun risque en Corse », Libération, 7 octobre 2004.
  72. Source : U Rinnovu .
  73. Communiqué de Manca Naziunale.
  74. France 3 Corse, émission Corsica Sera, 12 avril 2006.
  75. Nicole Mari, « Jean-Baptiste Arena : "Il est important que la famille nationaliste soit rassemblée" », sur Corse Net Infos, (consulté le )
  76. Julie QUILICI-ORLANDI, « Jean-Baptiste Arena, un vigneron du cru nationaliste en quête d'un bon millésime », sur Corse Matin, (consulté le )
  77. « Un roi du couteau tient les finances de la Corse », sur Ouest France, (consulté le )
  78. A. Stromboni, « Ajaccio : action symbolique des élus nationalistes en préfecture », sur France 3 Régions, (consulté le )
  79. Sébastien Bonifay, « Municipales : une union des nationalistes à Corte ? », sur France3 Régions, (consulté le )
  80. Julian MATTEI, « Cette jeunesse qui milite à l'école du nationalisme », sur Corse Matin, (consulté le )
  81. « Mise en examen de l'ancien bâtonnier d'Ajaccio Jean-François Casalta », sur France3 Régions, (consulté le )
  82. "La Résistance en Corse" par Paulina Brault pour le Musée de la Résistance, le
  83. Edmond Maestri, La décentralisation, Harmattan, , p. 392.
  84. 1 2 Site de Xavier Raufer est docteur en géographie/géopolitique, université Paris-Sorbonne
  85. Valérie Esclangon-Morin, Les rapatriés d'Afrique du Nord de 1956 à nos jours, Harmattan, , p. 235-236.
  86. "Les tourments du tourisme sur l'île de Beauté" par Joseph Martinetti, dans la revue Hérodote en 2007
  87. Philippe Boggio, « Comment l'occupation d'Aléria en 1975 a mené à la création du FLNC », Slate, (lire en ligne).
  88. Entretien avec Edmond Simeoni pour Alternatives non violentes
  89. Paul Silvani, Corse des années ardentes (1939-1976), Éditions Albatros, , p. 231.
  90. Thierry Vareilles, Encyclopédie du terrorisme international, Harmattan, , p. 81.

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Front Régionaliste Corse, Main basse sur une île, Jérôme Martineau édition, 1971.
  • Pierre Dottelonde, Corse : la métamorphose, Albiana, 1987.
  • Bonardi Fabrice, Corse, la croisée des chemins, L'Harmattan, 1989.
  • Gabriel Xavier Culioli, Le complexe corse, Gallimard, 1990.
  • Pierre Poggioli, Journal de bord d'un nationaliste corse, Éditions de l'Aube, 1996 (ISBN 2876782855).
  • Emmanuel Bernabeu-Casanova, Le nationalisme corse : genèse, succès et échec, L'Harmattan, 1997 (ISBN 2-7384-5943-9).
  • Pierre Poggioli, Corse : chroniques d'une île déchirée 1996-1999, L'Harmattan, 1999.
  • Pascal Irastorza, Le guêpier corse. De L'assassinat du Préfet Erignac à l'arrestation du Préfet Bonnet, Fayard, 1999 (ISBN 2-213-60458-4).
  • Xavier Crettiez, La question corse, Complexe, 1999.
  • Marianne Lefèvre, Géopolitique de la Corse. Le modèle républicain en question, L'Harmattan, 2000 (ISBN 2738490751).
  • Jean-Michel Rossi / François Santoni, Pour solde de tout compte, les nationalistes corses parlent, Denoël 2000 (ISBN 2207251306).
  • Ange-Laurent Bindi, Autonomisme. Luttes d'émancipation en Corse et ailleurs 1984-1989, L'Harmattan, 2000 (ISBN 2-7384-0482-0).
  • Edmond Simeoni, Corse, la volonté d'être. Vingt ans après Aléria, Albiana, 2001.
  • Pierre Poggioli, Derrière les cagoules : le FLNC des années 80, DCL Editions, 2004 (ISBN 2911797779).
  • Jean-Louis Andreani, Comprendre la Corse, Gallimard, 2005 (ISBN 2-07-031325-5)
  • Daniel Arnaud, La Corse et l'idée républicaine, L'Harmattan, 2006 (ISBN 2-296-00525-X).
  • Marek Corbel, Le Sanctuaire de Cargèse, polar, 2013.
  • [Serpentini et al. 2006] Antoine-Laurent Serpentini (dir.), Dictionnaire historique de la Corse, Ajaccio, Albiana, , 1 013 p. (ISBN 2-84698-068-3). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.Voir et modifier les données sur Wikidata
  • (en) Desmond Gregory, The Ungovernable Rock : A History of the Anglo-Corsican Kingdom and its role in Britain's Mediterranean Strategy During the Revolutionary War (1793–1797), Londres/Toronto, Associated University Presses, , 211 p. (ISBN 0838632254). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • (en) Bernard Ireland, The Fall of Toulon : The Last Opportunity To Defeat The French Revolution, Londres, Weidenfeld & Nicolson, , 320 p. (ISBN 978-0297846123). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Jean-Clément Martin, Nouvelle histoire de la Révolution française, Paris, Perrin, coll. « Pour l'histoire », , 648 p. (ISBN 978-2262025960, lire en ligne Accès payant). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Robert Colonna d'Istria, Histoire de la Corse : Des origines à nos jours, Paris, Tallandier, coll. « Texto », , 2e éd. (1re éd. 1995), 320 p. (ISBN 979-10-210-3854-7, présentation en ligne, lire en ligne Accès payant). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Filmographie

[modifier | modifier le code]

Télévision

[modifier | modifier le code]
Documentaire
[modifier | modifier le code]

Articles connexes

[modifier | modifier le code]

Événements historiques

[modifier | modifier le code]

Organisations clandestines

[modifier | modifier le code]
  • Armata di U Populu Corsu, groupe armé nationaliste corse
  • Clandestini Corsi organisation clandestine à caractère xénophobe responsable d'attentats ayant pour but de semer la terreur parmi la population maghrébine et plus largement les populations étiquetées comme « non corses » et racailles (trafiquants, agresseurs, voleurs…).
  • Front de libération nationale de la Corse
  • FLNC UC, organisation armée née de la fusion du FLNC du et du FLNC Canal historique dont se réclame Indipendenza
  • FLNC du 5 mai, descendante du FLNC Canal habituel
  • FLNC du 22 octobre, organisation armée née d'une scission du FLNC Union des combattants
  • FLNC-Canal Habituel, organisation armée dont la vitrine légale était le MPA
  • FLNC Canal Historique, organisation armée dont la vitrine légale était la Cuncolta
  • Resistenza, organisation armée de l'ANC
  • Resistenza Corsa, organisation armée qui entendait « combattre contre le trafic de drogue en Corse et l'immigration clandestine »

Formations politiques

[modifier | modifier le code]

Formations syndicales

[modifier | modifier le code]

Analyses thématiques

[modifier | modifier le code]

Liens externes

[modifier | modifier le code]