Attentat du 19 juin 2017 sur l'avenue des Champs-Élysées à Paris

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Attentat du 19 juin 2017 sur l'avenue des Champs-Élysées à Paris

Localisation Avenue des Champs-Élysées, 8e arrondissement de Paris, Drapeau de la France France
Cible Gendarmerie nationale (France)
Date
15 h 40
Type Attentat-suicide à la voiture-bélier piégée
Armes Voiture, Kalachnikov, Armes de poing, Bonbonne de gaz
Morts 1 (le terroriste)
Blessés 0
Auteurs Adam Lotfi Djaziri
Organisations Drapeau de l'État islamique État islamique
Mouvance Terrorisme islamiste

L'attentat du sur l'avenue des Champs-Élysées à Paris est une attaque terroriste survenue le sur l'avenue des Champs-Élysées à Paris, en France[1]. Une voiture chargée d'armes à feu et d'explosifs a percuté un convoi de véhicules de gendarmerie avant d'exploser, libérant de la fumée orange. Le conducteur, identifié comme étant Adam Lotfi Djaziri, a été tué, figurait sur les listes de surveillance du terrorisme pour l'extrémisme islamique depuis 2014 et a prêté allégeance au chef de l'État islamique Abu Bakr al-Baghdadi avant l'attaque[1]. Dans une lettre à sa famille, il a déclaré qu'il soutenait depuis des années « les moudjahidin qui se battent pour sauver l'islam et les musulmans », ayant pratiqué le tir « pour se préparer au djihad », et a déclaré que l'attaque devrait être traitée comme une « opération de martyre »[1].

Contexte[modifier | modifier le code]

Des policiers, des gendarmes et des soldats assurant la sécurité en France ont également été précédemment pris pour cible par des djihadistes, avec au moins douze attaques ciblées contre des policiers et des soldats entre 2012 et 2017[2]. L'attaque est intervenue deux mois après une autre attaque sur les Champs-Élysées en avril, au cours de laquelle trois policiers et un touriste ont été prit pour cible par un homme brandissant un AK-47, tuant un policier[1]. L'État islamique a encouragé le ciblage de policiers et de soldats au motif qu'ils représentent l'État[3],[4],[5]. L'attaque est l'une des nombreuses attaques à la voiture-bélier inspirées de l'État islamique contre les villes européennes[6],[7]. Le Monde rapporte que depuis , les attentats terroristes en France ont fait 239 morts[8].

Attentat[modifier | modifier le code]

Une berline Renault Mégane II argentée, similaire à celle utilisé dans l'attaque[9].

À 15 h 40, un convoi de fourgonnettes de gendarmerie conduisait sur les Champs-Élysées lorsqu'un terroriste a enfoncé sa berline Renault Mégane argentée dans le véhicule de tête du convoi de gendarmerie, la Mégane a immédiatement pris feu[10],[11]. La voiture contenait un fusil d'assaut AK-47, des armes de poing, une bonbonne de gaz, ainsi qu'une quantité d'explosifs suffisante pour « faire exploser cette voiture »[12],[9]. L'attaquant a été tué par la police et l'incident a fait l'objet d'une enquête antiterroriste[11],[12]. Le ministère de l'Intérieur Gérard Collomb a déclaré que des explosifs avaient été trouvés dans sa voiture et qu'il s'agissait d'une attaque planifiée[13]. L'agresseur était connu de la police et une lettre écrite par ce dernier déclarant son allégeance à l'État islamique a été trouvée à l'intérieur du véhicule[7].

Auteur[modifier | modifier le code]

Adam Lotfi Djaziri
Terroriste islamiste
Information
Nom de naissance Adam Lotfi Djaziri
Naissance
Argenteuil, Val-d'Oise (France)
Décès (à 31 ans)
Avenue des Champs-Élysées, Paris (France)
Cause du décès Abattu par des policiers
Nationalité Français
Allégeance Drapeau de l'État islamique État islamique
Idéologie Salafisme djihadiste
Surnom Abu Maysun al-Faransi[14]
Sexe Masculin
Actions criminelles Attentat
Affaires Attentat du 19 juin 2017 sur l'avenue des Champs-Élysées
Victimes aucune

L'agresseur a été identifié comme étant Adam Lotfi Djaziri, né le [15] et habitant de la banlieue nord-ouest d'Argenteuil[16]. Il était le rejeton d'une « famille salafiste »[17]. L'auteur avait été fiché S[18],[19], c'est-à-dire qu'il était « un individu considéré comme une menace sérieuse pour la sécurité nationale » et la raison de son inscription était son appartenance au « mouvement islamiste radical ». Il était connu de la police. Même s'il était considéré comme dangereux, il a obtenu une autorisation de détention d'arme car il pratiquait le tir sportif[17],[20].

L'agresseur avait obtenu un permis légal pour posséder une arme à feu à la suite d'une décision délibérée des services secrets français qui lui avait permis de garder ses armes à feu afin de ne pas éveiller les soupçons selon lesquels il était surveillé. Le lendemain de l'attaque, quatre proches du conducteur ont été placés en garde à vue[11].

Le jour de l'attaque, l'auteur a envoyé par la poste des lettres confirmant son allégeance au chef de l'État islamique, Abu Bakr al-Baghdadi[21].

Revendication[modifier | modifier le code]

Le , l'État islamique a revendiqué la responsabilité d'une attaque qu'il a menées pendant le mois sacré du Ramadan, dont un autre attentat raté à la gare centrale de Bruxelles le , au lendemain de l'attentat des Champs-Élysées[22].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d « Prosecutor: Champs-Elysees attacker pledged allegiance to IS », sur web.archive.org, (consulté le )
  2. (en-US) « Timeline: How jihadists have targeted soldiers and police in France », sur The Local France, (consulté le )
  3. (en) « Feds Warn of ISIS-Inspired Threat Against Police, Reporters in US », sur NBC News (consulté le )
  4. (en-US) « European terror attacks increasingly targeting police, security forces », sur Fox News, (consulté le )
  5. « Suspected Bomb Lab Found Near Paris, 2 Arrested », sur NDTV.com (consulté le )
  6. (en) « A Brief History Of How ISIS Has Turned Vehicles Into Weapons Of Mass Destruction In Europe », sur IndiaTimes, (consulté le )
  7. a et b (en) « Barcelona attack mirrors Isis atrocities across Europe », sur The Independent, (consulté le )
  8. « Champs-Elysées : des gendarmes attaqués, Collomb dénonce une « tentative d’attentat » », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  9. a et b (en-GB) « Champs-Elysees attack car 'had guns and gas' - Paris police », BBC News,‎ (lire en ligne, consulté le )
  10. (en-US) Aurelien Breeden, « Armed Man Is Killed After Driving Into Police Convoy on Champs-Élysées », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le )
  11. a b et c Melissa Bell, Saskya Vandoorne and Joe Sterling CNN, « Car rams police van on Champs-Elysees, armed suspect dead », sur CNN (consulté le )
  12. a et b (en) « Champs Élysées: driver dead as car carrying firearms rams police van », sur the Guardian, (consulté le )
  13. « ZEIT ONLINE | Lesen Sie zeit.de mit Werbung oder im PUR-Abo. Sie haben die Wahl. », sur www.zeit.de (consulté le )
  14. « Daesh revendique les tentatives d'attentats des Champs-Elysées et de Bruxelles », sur 20minutes.fr, .
  15. Fichiers des personnes décédées depuis 1970 sur le site de l'Insee
  16. (en) « - The Washington Post », sur Washington Post (consulté le )
  17. a et b « [VIDEO] Attentat raté sur les Champs-Elysées: quatre membres de la famille de l'assaillant en garde à vue », sur ladepeche.fr (consulté le )
  18. « Attentat raté sur les Champs-Elysées : le terroriste est mort asphyxié », sur LCI (consulté le )
  19. « Tentative d'attentat sur les Champs-Élysées : un assaillant fiché S », sur Franceinfo, (consulté le )
  20. « ZEIT ONLINE | Lesen Sie zeit.de mit Werbung oder im PUR-Abo. Sie haben die Wahl. », sur www.zeit.de (consulté le )
  21. (en) Nadette De Visser,Christopher Dickey, « There Are So Many Attacks It’s a Terror Blur, But Those Who Keep Track Are Very Worried », The Daily Beast,‎ (lire en ligne, consulté le )
  22. Par Le Parisien avec AFP Le 13 juillet 2017 à 20h32, « Daech revendique les attaques ratées de Paris et Bruxelles en juin », sur leparisien.fr, (consulté le )