Assassinat de Claude Érignac

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L'assassinat du préfet Claude Érignac a eu lieu le à Ajaccio, en Corse.

L'attentat[modifier | modifier le code]

Le 6 février 1998, Claude Érignac, préfet de Corse et de Corse-du-Sud dépose sa femme devant le théâtre du Kallisté, situé au cœur de la ville d'Ajaccio où ils doivent assister à un concert de musique classique. Puis il gare sa voiture et rejoint le théâtre à pied. Il est abattu à 21h05 dans la rue du Colonel-Colonna-d’Ornano par un commando de deux tueurs. Il est atteint par trois balles de calibre 9 mm, une dans la nuque à bout portant, deux dans la tête pour l'achever alors qu'il est à terre. Le tireur prend le temps de sortir le chargeur de son arme, et dépose son pistolet à côté du corps, un Beretta 1992 F (fabriqué sous licence par la Manufacture d'armes de Saint-Étienne) qui avait été volé cinq mois plus tôt, le , pendant la prise en otage de deux gendarmes de la caserne de Pietrosella (Corse-du-Sud)[1].

L’enquête[modifier | modifier le code]

Fausses pistes[modifier | modifier le code]

L'enquête est confiée conjointement au SRPJ d'Ajaccio et à la 6e division de la direction centrale de la police judiciaire (qui deviendra la Division Nationale AntiTerroriste, DNAT). L’instruction est quant à elle confiée aux juges Gilbert Thiel et Laurence Le Vert.

Quelques heures après l'assassinat du préfet, la police interpelle trois jeunes dont le signalement correspond aux premiers témoignages recueillis par les enquêteurs. Ils seront innocentés et remis en liberté dans les jours qui suivent.

Le , le communiqué d'un groupe baptisé les « Anonymes » revendique l'assassinat. Le texte mentionne le numéro de série du Beretta, fait le lien avec l’attaque de la gendarmerie de Pietrosella et revendique deux attentats du FLNC contre l'ENA à Strasbourg le 4 septembre 1997, puis d'un autre le 11 novembre au palais des congrès de Vichy. Le texte accuse également le préfet d'avoir incarné un État colonial sourd aux revendications nationalistes[2]. Les enquêteurs commencent alors à s’intéresser à cette action et aux nombreuses revendications précédant l'assassinat, notamment celle d’un mystérieux groupe « Sampieru » qui menace les hauts représentants de l'État en Corse. Le fondateur de ce groupe clandestin est le militant nationaliste Marcel Lorenzoni, agriculteur et ancien para. L’endettement des agriculteurs était l’un des dossiers sensibles suivis par le préfet et Lorenzoni est un adversaire de la politique agricole appliquée par Érignac. Roger Marion, directeur de la Division Nationale Anti-Terroriste, développe alors son enquête vers la piste agricole. Lors d’une perquisition chez Marcel Lorenzoni, sont retrouvés des armes et des explosifs. Un répertoire téléphonique comportant les coordonnées de très nombreux nationalistes est saisi. Ce carnet servira de prétexte aux enquêteurs pour procéder à des centaines d’arrestations et d’interrogatoires. Par ailleurs, des similitudes sont trouvées entre les revendications suivantes et le discours prononcé par le militant nationaliste Pauline Alfonsi devant la Cour de sûreté de l'État en 1979. Or, Mathieu Filidori est également agriculteur. Cette piste agricole est considérée crédible pendant plus d’un an et Mathieu Filidori est arrêté le pour « complicité d’assassinat ». Il est relâché le et Marcel Lorenzoni le 6 août, ce dernier après dix-huit mois passés en prison. L’enquête sur cette piste agricole, qualifiée de « dossier poubelle » par les avocats de la défense, n’aboutira jamais[3].

Arrestation du commando[modifier | modifier le code]

Parallèlement à l'enquête policière et judiciaire, le préfet Bernard Bonnet, alors qu'il n'en a ni les prérogatives ni les compétences, mène sa propre enquête avec le groupe de gendarmes du peloton de sécurité. Un informateur secret proche, selon le préfet, de la mouvance nationaliste et qu'il surnomme Corte, lui donne le nom de plusieurs membres du groupe qui aurait planifié l'assassinat. Le , Bonnet fait parvenir au procureur de la République Jean-Pierre Dintilhac une note relevant l’implication d’Alain Ferrandi dans l’assassinat. Elle sera suivie d'une autre note le 10 décembre, puis d'une troisième le . Roger Marion, le directeur de la DNAT, à cause des relations exécrables qu'entretiennent les deux hommes, n'est pas mis au courant de ces notes. L’arrestation du préfet Bonnet le 3 mai à la suite de l’« affaire des paillotes » est bientôt suivie de celle du commando.

En effet, l'exploitation du trafic téléphonique filaire et cellulaire enregistré par les relais d'Ajaccio, a permis d'établir un listing de 3682 conversations échangées entre 20 h 10 et 21 h 40. Les enquêteurs isolent les deux lignes de Maranelli et Ferrandi dont huit échanges courts pourraient correspondre à l'organisation de l'assassinat, ce qui permet finalement de procéder à des interpellations. En outre, Marion affirme n'avoir pu exploiter ces notes qu'après en avoir eu connaissance en janvier 1999, après le retour de Jean-Pierre Chevènement au poste de Ministère de l'Intérieur[4].

Les 21 et , la DNAT arrête Didier Maranelli, Pierre Alessandri, Alain Ferrandi, Marcel Istria ainsi que les épouses et concubines des trois premiers, et les transfère à Paris. Maranelli prétend qu'il est à la chasse au moment de l'assassinat mais il est confondu par les appels téléphoniques qui prouvent sa présence à Ajaccio le soir de l'assassinat. Confirmant les déclarations de sa compagne, il finit par reconnaître qu'il a guetté la sortie du préfet devant la préfecture. Il livre alors les noms de trois autres membres du commando et désigne Yvan Colonna comme le tueur du préfet. Ferrandi de son côté admet avoir été avec des membres du commando le soir des faits. Alessandrini décrit comment s'est déroulé le meurtre, exposant le rôle de tous les protagonistes. Les enquêteur peuvent ainsi reconstituer le scénario de l'attentat : Ferrandi, chef des « Anonymes » est le maître d'œuvre de l'opération ; Maranelli guettait le préfet ; Istria et Otaviani ont accueilli et transporté le commando ; Colonna est celui qui était « en charge d'assassiner le préfet » et Alessandri assurait sa protection, devant le seconder en cas de défaillance ou d'imprévu[5],[6].

Le 23 au matin les policiers interpellent Joseph Versini et Martin Ottaviani, mais Yvan Colonna parvient à prendre la fuite, après être passé à la télé plusieurs fois pendant la journée. Ottaviani, le chauffeur, confirme la présence des trois acolytes sur les lieux de l'assassinat[7].

Le 28 mai, les parents d'Yvan Colonna écrivent à Mme Érignac pour lui demander pardon[7].

Le , Jean Castela est arrêté, puis le , Vincent Andriuzzi est interpellé. Ce sont les deux autres noms cités, avec Alain Ferrandi, par les notes du préfet Bonnet. Présentés comme les « intellectuels » du réseau, les deux enseignants sont mis en examen pour « complicité d’assassinat ». Ils sont aussi accusés de faire partie d'une cellule du nord (par opposition à celle du sud composée du commando opérationnel ayant assassiné le préfet) étant à l'origine des attentats de Strasbourg () et de Vichy (), revendiqués conjointement avec l'assassinat du préfet.

Le , l'enquête est close. Le cas d'Yvan Colonna, alors toujours en fuite, est disjoint.

Procès[modifier | modifier le code]

  • Le lundi , ouverture devant la Cour d'assises spécialement composée à Paris, du procès des huit hommes accusés d'être membres du commando ayant assassiné le préfet Claude Érignac en Corse. Ils reconnaissent tous, comme ils l'ont fait en garde à vue, leur participation à l'assassinat, à l'exception d'Istria, mais se sont rétractés sur un point, la dénonciation de Colonna comme tireur. Le , Colonna est arrêté.
  • Le vendredi , la cour condamne :
    • à la réclusion criminelle à perpétuité, Alain Ferrandi et Pierre Alessandri,
    • à 30 ans de prison, Jean Castela et Vincent Andriuzzi,
    • et à des peines de 15 à 25 ans de prison Joseph Versini, Marcel Istria, Martin Otaviani et Didier Maranelli.
  • Le samedi , à Ajaccio, plusieurs milliers de personnes manifestent contre les verdicts du procès de l’affaire du préfet Claude Érignac.
  • Le dimanche , deux bombes explosent à Nice vers 2 h 30 du matin à quelques minutes d’intervalle à la perception principale. Des gens descendus dans la rue à la suite de la première explosion sont blessés par la seconde. Ces 2 attentats causent 16 blessés et sont revendiqués par l’ex-FLNC.
  • Les samedi 2 et dimanche , 22e Journées internationales de Corte lors desquelles Yvan Colonna, soupçonné d'avoir assassiné le préfet Claude Érignac et mis en examen pour ce fait, est célébré. Dans la nuit, la plaque apposée à la mémoire du préfet Claude Érignac à Ajaccio est brisée.
  • Le mardi , Marc Simeoni, un des fils d’Edmond Simeoni, figure historique de l’autonomisme corse, est arrêté dans le cadre de l’enquête sur les complicités dont aurait bénéficié Yvan Colonna dans sa cavale.
  • Le jeudi , le ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy inaugure, à Ajaccio, une nouvelle plaque commémorative à la mémoire du préfet Claude Érignac tué par des nationalistes corses.
  • Le , la Cour d'assises spécialement composée à Paris acquitte en appel Jean Castela et Vincent Andriuzzi, accusés de « complicité d'assassinat » du préfet Claude Érignac car l'équipe de Roger Marion a maquillé des procès-verbaux et ses déclarations sont contradictoires (le le parquet général de la cour d'appel de Paris forme un pourvoi en cassation contre cette décision qui est rejeté le ). Ils sont également acquittés pour les faits de Strasbourg et Vichy dont les auteurs restent inconnus à ce jour. Ils sont, en revanche, condamnés, le premier à 10 ans de réclusion le second à 8 ans de réclusion, pour des attentats à l'explosif commis en 1994 à Paris et en Lozère, ainsi que pour des faits commis à Nice toujours en 1994.
  • Le , Jean Castela et Vincent Andriuzzi sont mis en liberté conditionnelle.

Le cas Yvan Colonna[modifier | modifier le code]

Le , après 4 années de fuite, Yvan Colonna est arrêté et mis en détention provisoire. Il est renvoyé devant la Cour d'assises spécialement composée à Paris pour « assassinat en relation avec une entreprise terroriste » du 12 novembre au . Après cinq semaines d'un procès que ses avocats jugent « équitable » [8] le parquet requiert la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans. Ses avocats demandent l'acquittement, arguant sur l'absence de preuves matérielles et sur le fait que Pierre Alessandri s'est accusé le 27 septembre 2004 d'être « l'auteur des coups de feu qui ont tué le préfet Érignac »[9]. La cour le condamne le à la réclusion criminelle à perpétuité en première instance[10],[11],[12]. Ses avocats interjettent appel, suivis en cela par le parquet de Paris.

Le procès en appel, à nouveau devant la Cour d'assises spécialement composée à Paris, se tient du 9 février au . L'avocat général, Jean-Claude Kross, a dénoncé postérieurement au procès la défense de rupture mise en œuvre par Me Sollacaro, et les injures et outrages exceptionnels qu'a subis la Cour[7]. Le 2e jour de procès, Yvan Colonna affirme que la Cour est sous l'influence de Nicolas Sarkozy tandis que ses avocats, au nombre de cinq, plaident fréquemment en direction de la presse, mettent en doute l'intégrité de la justice, refusent de saluer la Cour et les victimes comme le veut l'usage[7]. Le , Yvan Colonna récuse ses avocats et quitte le procès au motif qu'une reconstitution a été refusée. Ses avocats quittent également l'audience. Le procès se terminera sans eux. La reconstitution a été refusée pour la raison que les membres du commando refusaient d'y participer[7]. Yvan Colonna est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans pour « assassinat en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs en vue de la préparation d'actes de terrorisme ».

Fin juin 2009, la FIDH, qui a fait suivre le procès affirme que « la question du caractère équitable de ce procès est clairement posée » et indique que l'accusé a politisé son procès tandis que la défense a « tout fait pour déstabiliser » le président[13]. L'avocat général critique en retour la FIDH pour sa suspicion systématique et outrancière, ainsi que pour son dédain des victimes[7].

Le , la Cour de cassation annule la condamnation d'Yvan Colonna par la cour d'appel, estimant que cette dernière n'a pas respecté la procédure lors de l'audition d'un expert en balistique. Après un nouveau procès, Yvan Colonna est à nouveau condamné à la réclusion criminelle à perpétuité le (sans peine de sûreté). La Cour de cassation rejette un nouveau pourvoi le  ; la condamnation est donc définitive.

Le , Yvan Colonna saisit la Cour européenne des droits de l'homme, estimant qu'il n'a pas eu droit à un procès équitable[14]. Par la suite, cette même cour a jugé cette requête irrecevable[15], dans une décision du 15 novembre 2016.

Thèse de la défense[modifier | modifier le code]

Une difficulté de ce procès tenait au fait que jeudi , Pierre Alessandri avait rétracté ses aveux, affirmant lors de sa confrontation avec Yvan Colonna, dans le bureau du juge antiterroriste Gilbert Thiel être le tireur qui a abattu Claude Érignac dans le dos. Pour Maître Antoine Sollacaro, avocat d’Yvan Colonna : « La partie civile parlera de « manipulation » ou de « révélations pitoyables ». C’est de bonne guerre. Mais, nous apporterons les éléments d’analyse matérielle qui attestent que la thèse proposée par Alessandri est corroborée par le dossier d’instruction ». Selon lui, dans ce dossier, Yvan Colonna n’a pas sa place sur la scène de l’assassinat : les témoins décrivent deux personnes identifiées comme étant Pierre Alessandri et Alain Ferrandi, à proximité du préfet. Et, Maître Sollacaro de rappeler : « Ceux qui ont assisté au procès se souviennent de la question du juge Van Ruymbeke : « Mais où était donc Colonna ? ». Et Maître Sollacaro de conclure : « Dans un dossier similaire de droit commun, Colonna serait déjà dehors. Il n’y a pas d’élément matériel et plus de mise en cause. Mais, nous ne sommes pas devant une juridiction indépendante. Se repose le problème d’un procès équitable, l’État agissant à travers la famille Érignac ».

Selon Maître Sollacaro, au sujet du courrier qu’Alessandri a écrit au juge Laurence Le Vert, s’accusant d’être le « tireur » : « C’est un document qu’il voulait concrétiser depuis plusieurs mois, qu’il a mûri longuement. Il ressentait la nécessité de faire ses déclarations. Mais, au gré des événements et des circonstances qui entouraient le dossier, il en différait l’envoi ».

Thèse de la partie civile[modifier | modifier le code]

Maître Lemaire, avocat de la famille Érignac, ne croit pas à l’aveu d’Alessandri car celui-ci, lors du procès en 2003, déclara : « Ma participation me place au même niveau de responsabilité que celui qui a tiré ». Cela signifie clairement pour Maître Lemaire, que ce n’est pas Alessandri qui a tiré sur le préfet.

Toujours selon Me Lemaire, il ne saurait y avoir de non-lieu pour Yvan Colonna car « il existe un ensemble de présomptions contre Yvan Colonna qui sont extrêmement lourdes. Il y a des dépositions sérieuses qui attestent, par exemple, de sa présence sur les lieux du crime, en repérage ». Les dépositions les plus accablantes sont celles des membres du commando qui décrivent Colonna comme le tireur, elles seront maintenues pendant près de 18 mois devant les magistrats instructeurs. Il faut ajouter les déclarations de trois compagnes mettant en avant les liens de Colonna avec les autres membres du commando, notamment celle qui décrit l'arrivée de Colonna avec Alessandri et Ferrandi au domicile de ce dernier, vingt minutes après l'assassinat.

D'autre part, Yvan Colonna s'est soustrait à la justice française durant près de quatre ans en se cachant.

Présomption d'innocence et propos du Ministre de l'Intérieur[modifier | modifier le code]

Le soir de l'interpellation d'Yvan Colonna le , Nicolas Sarkozy, alors Ministre de l'Intérieur se réjouit de l'arrestation de l'« assassin du préfet Érignac »[16],[17],[18],[19],[20]. Le lendemain, il déclare : « La cavale d'Yvan Colonna était une insulte à la mémoire du préfet Érignac. Elle faisait peser une lourde suspicion sur la République, incapable d'arrêter l'assassin présumé d'un préfet de la République[21]. ». À titre personnel, les familles Colonna et Culioli-Sarkozy, notamment leurs enfants, se sont souvent côtoyées[22].

Plus tard, en janvier 2007, à des journalistes qui lui demandent s'il croit que Colonna est coupable, Nicolas Sarkozy répond « Si vous le savez, il n'y a pas que moi qui le pense, sinon je ne pense pas qu'on l'aurait gardé en prison[23] ». Le , ses avocats annoncent qu'Yvan Colonna assigne au tribunal Nicolas Sarkozy pour « atteinte à la présomption d'innocence[24] ». Le , il perd ce procès en référé (le tribunal a estimé que les propos du ministre de l'Intérieur, même s'ils « suscitaient une impression certaine de culpabilité » d'Yvan Colonna, ne le présentaient pas comme l'auteur du crime et ne portaient pas atteinte à ses droits)[23].

À partir du mois de février 2006, « l'affaire Colonna » a suscité de nombreux soutiens, notamment celui de la Ligue française des Droits de l'Homme, l'avocat d'Yvan Colonna faisant partie de cette organisation. Un comité de soutien a été officialisé en septembre et a recueilli 35 226 () signatures (dans toute la France, pas seulement en Corse) en faveur de « l'équité et du respect de la présomption d'innocence[25] ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Philippe Valode, Les énigmes de la Ve République, Éditions Générales First, , p. 220
  2. Bernard Bonnet, Préfet en Corse, Michel Lafon, , p. 95
  3. Bernard Bonnet, Préfet en Corse, Michel Lafon, , p. 96
  4. Eric L'Helgoualc’h, Yvan Colonna. Anatomie d'un procès truqué, Max Milo, , p. 76
  5. Pierre Poggioli, De l'affaire Bonnet à Matignon, DCL, , p. 49
  6. Philippe Valode, Les énigmes de la Ve République, Éditions Générales First, , p. 223
  7. a, b, c, d, e et f Mes convictions intimes, Jean-Claude Kross, Dominique Paganelli, Pygmalion, 2009
  8. Justice Colonna
  9. Philippe Valode, Les énigmes de la Ve République, Éditions Générales First, , p. 226
  10. Légifrance code pénal art 132-23
  11. Procès terrorisme corse
  12. À Actualité : Toute l'actualité et l'info en France et dans le Monde - MSN&M6
  13. [PDF] le procès Colonna : la justice terroriste dans l'impasse, fidh, juin 2009
  14. Colonna saisit la Cour européenne des droits de l'Homme, sur le site tempsreel.nouvelobs.com
  15. lefigaro.fr, « CEDH: la plainte d'Yvan Colonna irrecevable », Le Figaro, {{Article}} : paramètre « année » ou « date » manquant (lire en ligne)
  16. Le Journal Du Dimanche
  17. Le Monde
  18. Amnistia.net, Enrico Porsia, « ”Mon client a été balancé!” - Une interview exclusive d'Yvan Colonna dans le fin fond du maquis… », 7 novembre 2007.
  19. France 3 Corse
  20. Daily Motion
  21. Déclaration de M. Nicolas Sarkozy, ministre de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales, sur l'arrestation d'Yvan Colonna, assassin présumé du préfet Claude Érignac, Paris le 5 juillet 2003. - vie-publique.fr
  22. « Les racines corses du Président », Le Monde, (article payant)]
  23. a et b « Yvan Colonna perd son procès contre Nicolas Sarkozy », Le Figaro, .
  24. Yvan Colonna assigne Nicolas Sarkozy pour atteinte à la présomption d'innocence
  25. Yvan Colonna

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Codaccioni Michel - Corse, Assassinat d’un Préfet. Albiana, 1998, 167 p. Photos, annexes. (ISBN 2905124393).
  • Bernard Bonnet - Préfet en Corse. Lafont, 1999, 304 p. (ISBN 2-84098-532-2).
  • Follorou Jacques - Corse : l’État bafoué. Stock, 1999, 283 p. Index. (ISBN 2-234-05185-1).
  • Irastorza Pascal - Le guêpier corse. De l’assassinat de préfet Erignac à l’arrestation du préfet Bonnet. Fayard, 1999, 264 p. Annexes, index. (ISBN 2-213-60458-4).
  • Laville Alain - Un crime politique en Corse. Claude Erignac, le préfet assassiné. Le Cherche Midi, 1999, 305 p. (ISBN 2-86274-631-2).
  • Poggioli Pierre - Chroniques d’une île déchirée. l'Harmatan, 1999, 383p. (ISBN 2-7384-8073-X).
  • Santoni François - Contre-enquête sur trois assassinats, Erignac, Rossi, Fratacci. Denoël Impact, 2001, 171 p. (ISBN 2-207-25235-3).
  • Bernardini Jean-François - Lettre à Madame Érignac. Albiana, 2003, 40p. (ISBN 2-84698-074-8).
  • Deloire Christophe, Dubois Christophe - L’enquête sabotée. Pourquoi ne le retrouve-t-on pas. Albin Michel, 2003, 297 p. Annexes. (ISBN 2-226-13693-2).
  • Bernard Bonnet - Le Sang et le Pilori. L'archipel, Belfond, 2005, 322p. (ISBN 978-2841877355).
  • Albertini Antoine, Charpier Frédéric - Les dessous de l’affaire Colonna. Presses de la Cité, 2007, 246 p. Annexes. (ISBN 978-2-258-07320-3).
  • Amaté Gérard - L'affaire Colonna. Une bataille de presse. Jean-Paul Bayol, 2009, 153p. (ISBN 978-2-916913-21-6).
  • Larminier Jean-Pierre - Claude Erignac & Yvan Colonna - Deux victimes pour une "Affaire d'État". Éditions Jeanne d’Arc, 2009, 45 p. (ISBN 978-2911794742)
  • Laurette Roland - Le roman de Ghjuvanni Stephagese. Clés pour l’affaire Colonna. L’Harmattan, 2009, 237 p. (ISBN 978-2-296-07776-8).
  • Amaté Gérard - Dreyfus Et Colonna - Lettre Ouverte À François Hollande. Jean-Paul Bayol, 2010, 74 p. (ISBN 978-2-916913292)
  • Bernard Bonnet - Colonna. Les silences du doute. Archipel, 2011, 368 p. (ISBN 978-2-8098-0528-4).
  • Le Coq Vincent - Colonna, anatomie d’un procès truqué. Max Milo, 2011, 311 p. (ISBN 978-2-315-00284-9).
  • Luccioni Isabelle, Ortoli Pierre, Raffaelli Jean-Marc, Romani Hélène - Le préfet, les juges et le berger. Albiana, 2011, 242 p. Annexes, photos. (ISBN 978-2-84698-393-8).
  • Benoît Bertrand-Cadi - La véritable histoire du commando Erignac. Tallandier, 2013, 276 p.
  • Christian English et Frédéric Thibaud, Affaires non classées (tome 1) (chapitre : L'assassinat du préfet Érignac), First édition, 27 mai 2003, 334 pages, (ISBN 2876917661)

Filmographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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