Sous-direction anti-terroriste

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Sous-direction anti-terroriste
Siège de la DGSI, de l’UCLAT et de la SDAT à Levallois-Perret
Siège de la DGSI, de l’UCLAT et de la SDAT à Levallois-Perret

Siège 84, rue de Villiers, Levallois-Perret, France
Langue Français
Organisations affiliées Ministère de l'Intérieur
Direction générale de la Police nationale
Direction centrale de la Police judiciaire

La sous-direction anti-terroriste (SDAT) est un service de police judiciaire français, dépendant de la direction centrale de la Police judiciaire, voué à la lutte contre le terrorisme.

Présentation[modifier | modifier le code]

Ayant porté les appellations successives de 6e Division centrale de police judiciaire (6e DCPJ) puis de Division nationale anti-terroriste (DNAT), ce service, aujourd'hui passé au rang de sous-direction de la direction centrale de la Police judiciaire, a longtemps été dirigé par Roger Marion et était installé rue des Saussaies au sein du Ministère de l'Intérieur. Depuis le départ de Roger Marion, le service a été successivement dirigé par Jean-Michel Mimran, Frédéric Veaux, Christian Sainte, et Éric Voulleminot (depuis mars 2010). Le service a fait l'objet, dans le passé, d'un certain nombre de critiques sur ses méthodes d'enquête et d'interrogatoire, en particulier de la part de la LDH et de la FIDH, par exemple sur les dossiers liés au nationalisme corse. Néanmoins, la SDAT a démantelé de nombreux groupuscules supposés terroristes qu'elle a remis entre les mains de la justice.

La SDAT, bien qu'administrativement distincte de la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI), est désormais établie dans les mêmes locaux que ce service de renseignement, à savoir dans un bâtiment ultra-sécurisé, inauguré en mai 2007, au 84, rue de Villiers, à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine)[1] tout comme l'unité de coordination de la lutte antiterroriste (UCLAT).

Son organisation repose sur une division nationale pour la répression du terrorisme séparatiste (DNRTS) comptant six groupes d'enquête (trois basques et trois corses), une division nationale pour la répression du terrorisme international (DNRTI) comptant huit groupes d'enquête, une division de logistique opérationnelle (DLO) comprenant notamment une section de recherches et de surveillance (SRS), une brigade d'investigations financières (BIF) rattachée à l'Office central de répression de la grande délinquance financière (OCRGDF), ainsi qu'un groupe des relations internationales (GRI).

La SDAT repose en outre en province sur 20 groupes anti-terroristes (GAT) établis au sein des principaux services de la PJ (DRPJ, DIPJ, SRPJ, voire au sein de certaines antennes PJ, notamment dans le Sud de la France (ex : Toulon, Nice)).

Son effectif, en augmentation, est voisin de 180 fonctionnaires à l'été 2016 (hors GAT). Il devrait passer à plus de 220 agents actifs en fin d'année 2016, et à 240 agents actifs fin 2017.

La section anti-terroriste (SAT) fait quant à elle partie de la Brigade criminelle de la préfecture de police de Paris. Tout comme les trois sections de droit commun de la dite brigade, la SAT était constituée de trois groupes d'enquête avant les attentats qui ont notamment frappé la région parisienne en 2015, ainsi que d'un groupe d'investigations financières et d'un groupe de recherches, d'investigations et de formation, pour un total de 37 fonctionnaires en 2014. Depuis, la SAT est passée à six groupes d'enquête, chacune des trois sections de droit commun lui en ayant cédé un, et compte 59 fonctionnaires en 2016.

Quelques affaires[modifier | modifier le code]

2016[modifier | modifier le code]

2015[modifier | modifier le code]

2012[modifier | modifier le code]

2009[modifier | modifier le code]

  •  : soupçons de racket pour alimenter le PKK [1]
  •  : deux membres d'ETA interpellés dans les Pyrénées-Atlantiques [2]
  •  : enquête préliminaire après l'attentat au Caire dans lequel une jeune touriste française a été tuée et 25 personnes blessées [3]
  •  : un membre de l'ETA interpellé mercredi dans l'Aveyron [4]
  •  : plus de 300 kg d'explosifs découverts dans une cache de l'ETA [5]
  • , Savoie : une jeune fille se tue en manipulant des explosifs [6]
  •  : deux Français d’origine kurde arrêtés [7]
  •  : un homme blesse un gendarme en Lozère: la piste de l'ETA privilégiée [8]
  • une cache d'armes et d'explosifs découverte par la police [9]
  •  : neuf arrestations et découverte d'une cache attribuée à ETA [10]
  •  : un militant nationaliste corse poursuivi pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste », « complicité de tentative de destruction de bien immobilier par l'effet d'une substance explosive » et des infractions à la législation sur les explosifs, mis en examen et placé sous mandat de dépôt [11]
  •  : trois membres d'ETA interpellés en Savoie [12] [13]
  •  : le « corbeau » arrêté à Hérépian par les enquêteurs de la SDAT et qui avait adressé des lettres de menaces à des responsables politiques français, dont le président Nicolas Sarkozy, a avoué être l'auteur des courriers durant sa garde à vue [14]

2008[modifier | modifier le code]

2007[modifier | modifier le code]

  • En 2007, plusieurs interpellations dans le milieu basque d'ETA : [28]

2006[modifier | modifier le code]

  • 8 décembre 2006 : les islamistes en garde à vue à Paris [29]

Controverses[modifier | modifier le code]

À la suite de la parution du livre Place Beauvau - La face cachée de la police, l'Inspection générale de la Police nationale (IGPN) a enquêté sur des allégations de « mauvais traitements » au cours de la garde à vue de deux islamistes arrêtés en 1995 et condamnés à perpétuité pour les attentats commis à Paris ; des informations contradictoires circulent au sujet du contenu de ce rapport : l'IGPN y aurait vu, au plus, quelques violences physiques, tandis que les trois auteurs de l'ouvrage maintiennent leurs accusations de mauvais traitement des policiers sur les terroristes.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Olivia Recasens, Jean-Michel Décugis et Christophe Labbé, Place Beauvau : la face cachée de la police, Paris, Robert Laffont, , 407 p. (ISBN 2-221-10384-X, OCLC 64168047) ; notamment le chapitre « Le roi Roger ».

Vidéos[modifier | modifier le code]

Quelques vidéos :

  • Montpellier [30]
  • Eagle Four : Roger Marion [31]
  • Marion chez Apathie : [32]
  • la SDAT : [33]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]