Association de malfaiteurs en droit pénal français

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Association de malfaiteurs et Association en France.
Association de malfaiteurs
Territoire d’application Drapeau de la France France
Incrimination 450-1
Classification Délit
Prescription 5 ans
Compétence Trib. correctionnel

L'association de malfaiteurs est selon l'article 450-1 du Code pénal français est un groupement d'individus formé en vue de la préparation d'un ou plusieurs crimes ou délits.

Historique[modifier | modifier le code]

Code pénal de 1810[modifier | modifier le code]

Guidé par le souvenir des exactions dont s'étaient rendues coupables les bandes de malfaiteurs qui avaient sévi durant la Révolution française, le code pénal de 1810 (cf. articles 265 à 268) frappait les associations criminelles, à condition qu'elles soient formées d'un nombre suffisant de membres (sans fixer de nombre minimum) groupés en une organisation hiérarchisée (l'article 266 évoquant des « chefs », des « directeurs ») et ayant pour but de mettre en commun le produit des infractions commises.

« Quiconque aura participé à une association formée ou à une entente établie en vue de la préparation, concrétisée par un ou plusieurs faits matériels, d'un ou de plusieurs crimes contre les personnes ou les biens, sera puni d'un emprisonnement de cinq à dix ans et pourra être interdit de séjour.»

— Article 265 de l'Ancien code pénal[1]

Influence du mouvement anarchiste[modifier | modifier le code]

Refonte et révision des textes entre 1981 et 1986[modifier | modifier le code]

  • Les textes n'avaient pas évolué depuis la fin du XIXe siècle, alors que la délinquance avait évolué et progressé. En particulier, il était difficile de prouver que les malfaiteurs envisageaient la commission de plusieurs crimes, comme l'imposait l'article 265 ancien du code pénal. Quid en cas de préparation d'une seule infraction ? De plus, l'association formée en vue de la perpétration de délits, mêmes graves (vols, extorsion, etc) échappait aux prévisions des textes.
  • La loi du 2 février 1981 dite « Loi sécurité et liberté », qui a prévu de nombreuses correctionnalisation d'infractions jusqu'ici criminelles, élargit la répression : l'infraction devient désormais un délit jugé en tribunal correctionnel devant des magistrats professionnels et non plus en Cour d'assises avec des jurés, et est étendue à la préparation d'un ou plusieurs crimes et à la préparation de certains délits correctionnels tels le proxénétisme, les vols aggravés, les extorsions, les destructions par incendie.
  • Appliquant son programme tendant à supprimer certaines « lois liberticides », le gouvernement de Pierre Mauroy, avec Robert Badinter comme ministre de la justice, fait voter et promulguer la loi n°83-466 du 10 juin 1983, qui supprime purement et simplement le délit d'association de malfaiteurs. Toutes les personnes inculpées pour ce motif (notamment concernant le banditisme corse) font alors l'objet d'ordonnances de non-lieu, faute d'élément légal de l'infraction.

Refonte par le nouveau code pénal (1994)[modifier | modifier le code]

La loi n°92-1336 du 16 décembre 1992 a prévu que les articles 450-1 à 450-3 du nouveau code pénal entreraient en vigueur le 1er mars 1994.

Le nouveau code élargit l'incrimination, qui s'applique désormais à la préparation de crimes ou de délits punis de dix ans d'emprisonnement (et non plus des délits énumérés limitativement).

La loi de 1992 soulet l'association de malfaiteurs aux règles spéciales de poursuite, d'instruction et de jugement décrites dans le code de procédure pénale pour la répression du terrorisme, du trafic de stupéfiants, du proxénétisme, lorsque l'association tend à la commission d'infractions relevant de l'une ou l'autre de ces matérières.

La loi n°98-468 du 17 juin 1998 déclare qu'une personne morale peut se voir déclarée pénalement responsable du délit.

Réformes de 1998 et 2001[modifier | modifier le code]

Caractéristiques du délit d'association de malfaiteurs[modifier | modifier le code]

Premier critère : une entente entre plusieurs personnes[modifier | modifier le code]

Deuxième critère : but de l'entente[modifier | modifier le code]

Troisième critère : élément intentionnel[modifier | modifier le code]

Répression[modifier | modifier le code]

Peines applicables[modifier | modifier le code]

Règles de procédure[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles et catégories connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]