Saverdun

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Saverdun
Saverdun
Mairie
Blason de Saverdun
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Ariège
Arrondissement Pamiers
Canton Portes d'Ariège
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Les Portes d'Ariège - Pyrénées
Maire
Mandat
Philippe Calleja
2014-2020
Code postal 09700
Code commune 09282
Démographie
Gentilé Saverdunois
Population
municipale
4 734 hab. (2015 en augmentation de 4,55 % par rapport à 2010)
Densité 77 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 14′ 08″ nord, 1° 34′ 31″ est
Altitude 235 m
Min. 209 m
Max. 374 m
Superficie 61,47 km2
Localisation

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Liens
Site web saverdun.wix.com

Saverdun (Savardun en occitan) est une commune française située dans le département de l'Ariège, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Saverdunois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située en plaine d'Ariège entre Toulouse et Pamiers, la commune est limitrophe avec le département de la Haute-Garonne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Saverdun est limitrophe de dix autres communes dont deux dans le département de la Haute-Garonne.

Carte de la commune de Saverdun et de ses proches communes.
Communes limitrophes de Saverdun[1]
Canté Cintegabelle
(Haute-Garonne)
Calmont
(Haute-Garonne)
Brie Saverdun[1] Mazères
Esplas,
Unzent
Bonnac Montaut,
Le Vernet

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par l'Ariège et ses affluents, la Lansonne, le Crieu, l'Aure et la Galage qui confluent tous sur la commune.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 6 147 hectares ; son altitude varie de 209 à 374 mètres[2].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par les départementales 14 et 820 (ancienne RN 20) et desservie par la sortie 2 de l'autoroute A66.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par une gare de la SNCF, située sur la ligne reliant Portet-sur-Garonne à la frontière espagnole à Puigcerda, et desservie par le réseau d'autocars Arc-en-ciel.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Peu d'informations relatives à la situation de Saverdun sont disponibles entre la fin de l'Empire romain et le Xe siècle. Toutefois, un important château dont la tour s'élevait à 19 mètres et plusieurs églises ont été construits dès le début du XIe siècle.

Saverdun[3] a ensuite été étroitement mêlé aux événements de la croisade des Albigeois qui ensanglantent l'Occitanie entre les XIe et XIIIe siècles et qui ont déjà provoqué la perte de nombreux édifices médiévaux.

Son développement s'est néanmoins poursuivi par la suite, puisque l'hôpital Saint-Jacques y a été construit en 1289 ainsi que le couvent des Augustins en 1316.

Le développement de Saverdun, qui avait été largement acquis à la Réforme, s'est encore poursuivi jusqu'à la fin du XVIe siècle, époque à partir de laquelle elle a été à nouveau durement affecté par les guerres de religion. On estime que la population devait alors s'élever entre 3 000 et 4 000 habitants occupant 800 foyers environ, ce qui devait constituer une bourgade relativement importante à cette époque dans la région.

Finalement, Louis XIII fit raser tous ses remparts entre 1630 et 1633 et une trentaine d'années plus tard, la destruction des édifices religieux protestants fut décidée et exécutée.

Selon une « carte postale » datant de 1624, les remparts de Saverdun occupaient l'actuel lieu-dit « Le Château », alors que, contrairement à la situation la plus habituelle de l'époque, la plus grande partie de la ville était construite « hors les murs » à l'endroit où elle se trouve aujourd'hui.

A quelques exceptions près, ne subsistent des constructions importantes de Saverdun à l'époque médiévale et post-médiévale, que quelques vestiges du château qui devait pourtant être imposant. Ainsi de la tour, qui aurait mesuré 19 mètres de haut sur 8 mètres de diamètre à la base, il ne reste qu'un moignon de quelques mètres dans un état de délabrement avancé.

Les seuls édifices historiques remarquables visibles sont une aile de l'hôpital Saint Jacques, telle qu'elle a été reconstruite immédiatement après l'incendie qui a ravagé complètement l'édifice en 1751 et l'église Notre-Dame, construite en 1648 après la destruction de toutes les églises de la ville par les « Réformés ».

Le temple protestant, place Roussille, est beaucoup plus récent puisque sa construction n'a été entamée qu'en 1792 et achevée en 1823. Il a ensuite subi différentes transformations dont la dernière a été effectuée en 1970. On notera que l'esplanade sur lequel il est construit, lui est très antérieure.

Un autre édifice de l'époque, le moulin farinier, ignoré sans doute par une grande partie de la population, parce que situé à l'intérieur des locaux de la minoterie, subsiste également aujourd'hui. Le moulin qui a subi de nombreuses transformations depuis sa première édification, aurait existé avant 1566 et été reconstruit en 1640 après une inondation qui l'aurait entièrement emporté. Il fonctionne toujours mais en tant que centrale hydro-électrique non accessible au public.

Saverdun n'a guère compter qu'une fabrique de faux[4] comme activité industrielle, elle fit faillite en 1861 alors qu'elle comptait une quarantaine d'ouvriers.

Saverdun est aussi un haut lieu de la Résistance en Ariège.

Le 7 décembre 1966, un avion de transport militaire Noratlas, du Centre d'instruction des équipages de transport 340, s'écrase sur la commune suite à un givrage brutal. Aucun survivant parmi les quatre membres de l'équipage. Une stèle a été placée en leur honneur sur la D 229 après la sablière, en direction de Mazères.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules à un château d'or
Commentaires : Le blason est répertorié dans l'Armorial général de France (1697) qui mentionne, autour, une inscription Castel de Saverdun en caractères d'argent.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 5 000 habitants et 9 999 habitants au dernier recensement, le nombre de membres du conseil municipal est de vingt neuf[5],[6].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de l'arrondissement de Pamiers de la communauté de communes des Portes d’Ariège Pyrénées et du canton des Portes d'Ariège (avant le redécoupage départemental de 2014, Saverdun était le chef lieu de l'ex-canton de Saverdun) et avant le 1er janvier 2017 elle faisait partie de la communauté de communes du canton de Saverdun.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours Philippe Calleja RPR puis UMP-LR Médecin
mars 1989 mars 2001 Jean-Louis Bertrand PS  
mars 1983 mars 1989 Roger Seban RPR  
mars 1965 mars 1983 Lucien Amiel SFIO puis PS Conseiller général (1964-1982)
mars 1959 mars 1965 Augustin Remaury    

Jumelages[modifier | modifier le code]

  • Drapeau du Québec Verdun (Montréal) (Québec). En 1671, un fief noble est concédé à Zacharie Dupuis, à proximité des rapides du Sault-Saint-Louis (Rapides de Lachine) qu'il dénomme Verdun en souvenir de son village natal de Saverdun dans le département de l'Ariège du sud de la France. Ce fief de 320 arpents, correspond aujourd'hui au quartier de Crawford aux limites ouest de Verdun. Le secteur occupait un emplacement stratégique, car il était un lieu d'un ancien portage amérindien, sur la route du commerce des fourrures. Saverdun et Verdun, au Québec, sont jumelées depuis 1981. Fondé par Zacharie Dupuis, un militaire français ariégeois. Depuis 2002, Verdun constitue un arrondissement de Montréal.
  • Drapeau de la Belgique La Roche-en-Ardenne (Belgique)

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[8].

En 2015, la commune comptait 4 734 habitants[Note 1], en augmentation de 4,55 % par rapport à 2010 (Ariège (département) : +0,3 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 954 2 876 2 993 3 147 3 327 3 855 3 961 4 117 4 292
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 121 4 205 3 983 3 876 4 008 3 791 3 642 3 466 3 286
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 362 3 537 3 449 3 209 3 227 2 892 3 017 3 032 3 139
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
3 447 3 916 3 969 3 639 3 568 3 589 4 000 4 528 4 734
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[11] 1975[11] 1982[11] 1990[11] 1999[11] 2006[12] 2009[13] 2013[14]
Rang de la commune dans le département 6 6 6 5 5 5 5 5
Nombre de communes du département 340 328 330 332 332 332 332 332

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune possède une école maternelle, deux écoles primaires, un collège, un lycée professionnel et un institut protestant.

École maternelle[modifier | modifier le code]

École primaire[modifier | modifier le code]

  • École élémentaire Pierre et Marie Curie I[16]
  • École élémentaire Pierre et Marie Curie II[16]

Collège[modifier | modifier le code]

  • Collège du Girbet[17]

Lycée professionnel[modifier | modifier le code]

  • Lycée Professionnel[18] Dr Philippe Tissié

Institut protestant[modifier | modifier le code]

L'Institut protestant, fondé en 1839 et issu de la paroisse locale est reconnu d'utilité publique. L'institut se charge de l'accueil des enfants orphelins ou en difficulté, de leur éducation, leur insertion dans la vie sociale et professionnelle.

Sports[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Au cœur de la cité se trouvent l'église de Saverdun (catholique), et le temple de Saverdun (protestant), ainsi qu'un vaste cimetière.

Économie[modifier | modifier le code]

Secteur agricole[modifier | modifier le code]

Saverdun est une agglomération rurale, dont la principale économie est l'agriculture.

Secteur industriel[modifier | modifier le code]

Artisanat et commerce[modifier | modifier le code]

En 2011, Saverdun accueille le Centre d'affaires Larlenque, dont l'activité s'articule autour du commerce de détail de quincaillerie, peintures et verres en petites surfaces.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et Monuments[modifier | modifier le code]

  • Capsule temporelle

Le 17 octobre 2015, une "Capsule Temporelle" renfermant des messages rédigés par les enfants et la population de la communauté de communes Saverdun a été enfouie dans le jardin public de l'école Pierre et Marie Curie. La réouverture de cette "Capsule" est prévue pour le 17 octobre 2035. Elle contient plus de 530 messages. Cet évènement a été réalisé par les enfants du centre de loisirs.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Le film Trois amis sorti en 2007 a été tourné en partie à Saverdun.

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Saverdun dispose d'un Centre culturel, dans lequel il y a un Centre de ressources (reprographie, bureautique, réseau câblé, et internet…), mais aussi une médiathèque publique et une salle de spectacle.

Le cinéma est inclus dans le Centre culturel, avec une capacité de 189 places.

La ville dispose de deux salles des fêtes dont une de grande capacité, et une autre petite salle d'une centaine de places.

Saverdun s'implique auprès des différents groupes d'animation :

  • l'Atelier chorégraphique ;
  • la Chorale « Au bonheur de chanter » ;
  • la Compagnie de théâtre du « Chat Noir » ;
  • la troupe ludique « Côté Jardin » ;
  • la troupe de danse "Danse ! Petit Prince".

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  3. C. Barrière-Flavy, Histoire de la ville de Saverdun, Le livre d'histoire, 1890, première édition, réédité en 2006, 362 p. (ISBN 2-84373-913-6, lire en ligne)
  4. « Saverdun autrefois cité industrielle ? », La Dépêche du midi,‎ (lire en ligne)
  5. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  6. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014/(path)/MN2014/031/031165.html.
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  11. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  12. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  13. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  14. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  15. Lien Site Pédagogique
  16. a et b Lien Site Pédagogique
  17. Lien Site Pédagogique
  18. Lien Site Pédagogique