Monument aux morts de Saint-Girons

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Monument aux morts de Saint-Girons
Oeuvre d'art soumise au droit d'auteur.jpg
Artiste
Jean-Marie Fourès (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Date
Protection
Objet inscrit monument historique (d) (statue en )
Inscrit MH (monument aux morts en )Voir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées

Le monument aux morts de Saint-Girons (Ariège, France) commémore les soldats de la commune morts lors des conflits du XXe siècle.

Description[modifier | modifier le code]

Le monument est érigé sur la place François-Camel, non loin du confluent du Salat et du Lez. Il est constitué d'une plate-forme de béton couverte de graviers et délimité par un muret de granite, accessible par des escaliers sur trois côtés[1]. L'escalier principal comporte cinq marches, numérotées de 1914 à 1918, encadrées de chaque côté par trois colonnes surmontées d'un casque de poilus[2],[3].

Le centre du monument est constitué d'un pilier surmonté d'une toiture conique, s'élevant au milieu d'un bassin. Tournée vers l'escalier principal est érigée la statue d'une vieille femme en habit traditionnel couserannais, serrant contre sa poitrine une croix de guerre[3].

Le pilier central est recouvert de quatre plaques portant les noms des 216 soldats de la commune ayant perdu la vie lors de la Première Guerre mondiale[4]. Devant la sculpture, autour de la représentation d'une croix de guerre, deux plaques de granit commémorent les trois régiments locaux, les 59e, 134e et 259e régiments d'infanterie, et leurs principales batailles[1].

La commune compte plusieurs autres monuments commémoratifs :

  • Monument aux passeurs de la Seconde Guerre mondiale[5]
  • Monument aux morts du Saint-Girons-Sporting-Club[6]
  • Mausolée des Première et Seconde Guerres mondiales[7]
  • Monument à Oscar et Jean Auriac[8]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal de Saint-Girons prend la décision de le construire le monument dès le , 5 mois après la fin de la Première Guerre mondiale. Le projet est confié à l'architecte Patrice Bonnet, natif de la ville, et la statuaire au sculpteur Jean Fourès. Les travaux débutent en et le monument est inauguré le [1].

Au total, le monument coûte environ 105 097,43 francs, une partie étant réunie par souscription publique, le reste provenant du budget municipal[1].

Le monument aux morts est inscrit au titre des monuments historiques le [9]. Il fait partie d'un ensemble de 42 monuments aux morts de la région Occitanie protégés à cette date pour leur valeur architecturale, artistique ou historique[10].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d « monument aux morts de la guerre de 1914-1918, de la guerre de 1939-1945, de la guerre d'Indochine et de la guerre d'Algérie », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. « Saint-Girons (09200) », sur monumentsmorts.univ-lille.fr, Laboratoire UMR CNRS IRHiS (Institut de Recherches Historiques du Septentrion), Université de Lille
  3. a et b « ensemble des six statues (Poilus symbolisés) et de la statue de la Couseranaise (grandeur nature) », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture
  4. « Saint-Girons - Monument aux Morts (Relevé n° 10922) », Mémorial Gen Web
  5. « monument commémoratif de la guerre de 1939-1945 », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  6. « monument aux morts de la guerre de 1914-1918, de la guerre de 1939-1945 et de la guerre de 1954-1962 », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. « mausolée de la guerre de 1914-1918 et de la guerre de 1939-1945 », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. « monument commémoratif de la guerre de 1939-1945 dédié à Oscar et Jean Auriac », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. « Monument aux morts », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. « Des monuments aux morts de la Grande Guerre protégés au titre des Monuments historiques », Drac Occitanie

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]