Fabio Casartelli

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Casartelli
Fabio Casartelli.jpg
Informations
Naissance
Décès
(à 24 ans)
Tarbes +
Nationalité
Équipes professionnelles
Principales victoires
Stèle dédiée à la mémoire de Fabio Casartelli au col de Portet-d'Aspet
Fabio Casartelli, 4e en partant de la gauche lors du Paris-Nice 1993
Monument en hommage à Fabio Casartelli

Fabio Casartelli est un coureur cycliste italien né le 16 août 1970 à Côme et mort le 18 juillet 1995 d'une chute de vélo dans la descente du col de Portet-d'Aspet.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né le à Côme, en Lombardie, Fabio Casartelli grandit à moins d'une dizaine de kilomètres de là, dans la commune d'Albese con Cassano, en compagnie de ses parents, Sergio et Rosa[1],[2]. Il est marié en 1993 à Annalisa, avec laquelle il a un enfant, prénommé Marco et âgé de seulement trois mois au moment du décès de Fabio[3].

Succès amateurs et titre olympique[modifier | modifier le code]

En 1992, Fabio Casartelli est sélectionné pour participer avec l'équipe italienne aux Jeux olympiques de Barcelone, alors réservés aux coureurs amateurs. Il remporte la médaille d'or de la course en ligne en devançant au sprint ses compagnons d'échappée, le néerlandais Erik Dekker et le letton Dainis Ozols[4]. Ce titre olympique lui permet de passer professionnel l'année suivante.

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

En 1993, Fabio Casartelli signe son premier contrat professionnel avec l'équipe italienne Ariostea, dirigée par Giancarlo Ferretti[5] et qui compte notamment dans ses rangs Giorgio Furlan, vainqueur l'année précédente de la Flèche wallonne et du Tour de Suisse[6]. Casartelli obtient très rapidement sa première victoire : il s'impose le 17 avril dans la 9e étape de la Semaine cycliste bergamasque[7]. Deux mois plus tard, il se distingue en se classant à trois reprises sur le podium d'une étape au Tour de Suisse, dont le classement général revient à son coéquipier Marco Saligari.

L'année suivante, Fabio Casartelli rejoint une autre équipe italienne, la formation ZG Mobili, dirigée par Domenico Cavallo[8], avec laquelle il participe à son premier Tour de France, où il abandonne dans la 7e étape entre Rennes et le Futuroscope[9].

Décès accidentel[modifier | modifier le code]

Le 18 juillet 1995, lors de la 15e étape du Tour de France disputée entre Saint-Girons et Cauterets, il chute lourdement dans la descente du col de Portet-d'Aspet. Alors qu'il ne portait pas de casque en raison de la chaleur, sa tête heurte un plot en béton qui borde la route. Héliporté vers le centre hospitalier de Tarbes, il souffre de graves traumatismes faciaux et est victime de trois arrêts cardiaques durant son transfert. Il meurt à la suite de ses blessures[3]. Son coéquipier et compagnon de chambre chez Ariostea, Massimiliano Lelli, témoigne : « On avait affronté la montée du col à faible allure, Virenque était devant, parti chasser les points du Grand prix de la Montagne, dans la descente le rythme du peloton s'était accéléré, on dévalait en file indienne, j'étais quinze places derrière Fabio, quand je l’ai vu sur le sol, recroquevillé. Une vision effroyable. On a roulé, roulé sans rien savoir et puis, 20 km plus loin, Radio Tour nous a appris qu’il était mort...On s'est tous mis à pleurer, dans le peloton. Fabio, c'était un enfant comme nous[10]. » Fabio Casartelli est le troisième coureur à perdre la vie sur la route du Tour de France après Francisco Cepeda en 1935 et Tom Simpson en 1967[11]. Le lendemain, le peloton, après une minute de silence, prit le départ de l'étape, qui fut neutralisée par les coureurs. Tous les coéquipiers de Fabio Casartelli franchissent ensemble et quelques mètres devant le peloton la ligne d'arrivée à Pau. De même, Lance Armstrong qui gagnera quelques jours plus tard à Limoges, lèvera le doigt au ciel en hommage à son équipier.

En octobre 1995, une stèle en marbre blanc est érigée à l'endroit du drame. Il est de coutume que les coureurs du Tour de France respectent, en signe de recueillement et en mémoire de Fabio Casartelli, une minute de silence à cet endroit si la route du Tour emprunte le col du Portet d'Aspet.

On peut observer sa bicyclette dans l'état après sa chute dans la chapelle Madonna del Ghisallo.

Palmarès[modifier | modifier le code]

Résultats année par année[modifier | modifier le code]

Résultats sur les grands tours[modifier | modifier le code]

Tour de France[modifier | modifier le code]

Tour d'Italie[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

Une course cyclosportive, « La Casartelli », est organisée chaque année au mois de septembre par l'association saint-gironnaise La Roue Libre, en collaboration avec la Fondazione Fabio Casartelli, pour perpétuer le souvenir du coureur italien[12]. Les communes de Saint-Girons et d'Albese con Cassano sont par ailleurs jumelées[13],[14].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Fondazione Fabio Casartelli », sur le site de la Cyclosportive La Casartelli (consulté le 4 juin 2014).
  2. « Les parents de Fabio Casartelli sont repartis », La Dépêche du Midi,‎ (consulté le 4 juin 2014).
  3. a et b Jean-Louis Le Touzet et Patrick Leroux, « Fabio Casartelli, 1970-1995, chute fatale dans la descente du Portet d'Aspet », Libération,‎ (consulté le 4 juin 2014).
  4. (en) « Cycling at the 1992 Barcelona Summer Games : Men's Road Race, Individual », sur sports-reference.com (consulté le 4 juin 2014).
  5. « Ariostea 1993 », sur siteducyclisme.net (consulté le 4 juin 2014).
  6. « Fiche de Giorgio Furlan », sur siteducyclisme.net (consulté le 4 juin 2014).
  7. « Settimana Ciclista Lombarda », sur siteducyclisme.net (consulté le 4 juin 2014).
  8. « ZG Mobili 1994 », sur siteducyclisme.net (consulté le 4 juin 2014).
  9. « Fabio Casartelli - Année 1994 », sur letour.fr (consulté le 4 juin 2014).
  10. « L'hommage à Casartelli », sur lequipe.fr, L'Équipe,‎ .
  11. Christian-Louis Eclimont, Le Tour de France en 100 Histoires Extraordinaires, Paris, First,‎ (ISBN 978-2754050449), p. 309.
  12. « Mémorial Fabio Casartelli », sur le site de la ville de Saint-Girons (consulté le 4 juin 2014).
  13. « Un final très émouvant », La Dépêche du Midi,‎ (consulté le 4 juin 2014).
  14. « Quel avenir pour la Fabio Casartelli ? », La Dépêche du Midi,‎ (consulté le 4 juin 2014).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]