Montjoie-en-Couserans

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Montjoie-en-Couserans
L'église de Montjoie
L'église de Montjoie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Ariège
Arrondissement Saint-Girons
Canton Portes du Couserans
Intercommunalité Couserans - Pyrénées
Maire
Mandat
Ginette Busca
2014-2020
Code postal 09200
Code commune 09209
Démographie
Gentilé Montjoliens
Population
municipale
1 082 hab. (2015 en augmentation de 3,34 % par rapport à 2010)
Densité 37 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 00′ 09″ nord, 1° 09′ 36″ est
Altitude 450 m
Min. 393 m
Max. 677 m
Superficie 29,63 km2
Localisation

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Montjoie-en-Couserans est une commune française, située dans le département de l'Ariège en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Montjoliens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune des Pyrénées située dans l'aire urbaine de Saint-Girons. Elle fait partie de la communauté de communes Couserans - Pyrénées et du parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises.

Toponymie[modifier | modifier le code]

« Montjoie » serait un dérivé du germanique mundgawi (« protection du territoire ») qui aurait été mal traduit par le latin mons gaudii (« mont de la joie »)[1]. L'oïl montjoie est attesté au sens de « monticule servant d’observatoire, tas de pierre ou édicule pour indiquer le chemin ou pour garder un souvenir glorieux »[2] et sa traduction en occitan montjòia prend le sens de « bloc de pierre servant de borne ou de limite ou consacrant un souvenir ».

Montjoie-en-Couserans pourrait être issue de Mons Jovis, « Mont de Jupiter ». Les Gaulois vénéraient leurs ancêtres et si celui-ci était roi ou héros, il devenait un demi-dieu et ses descendants lui rendaient un culte. Pour que ses pouvoirs agissent mieux, il était utile de posséder sa tombe qui était vénérée, et où les Celtes passaient la nuit pour recueillir ses oracles. Ils associèrent l’adoration d’un dieu à la vénération d’un très ancien tumulus, et c’est ce qui dut avoir lieu au Lendit. Cet ancêtre divinisé n'est pas connu mais on peut noter qu'il est possible que ce dieu ait été assimilé à à Jupiter car le lieu fut appelé Mons Jovis, « mont de Jupiter[3] ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Henri-Louis Duclos (1815-1900) dans son livre de référence « Histoire des Ariégeois » relate un événement ayant eu lieu durant les guerres de religion, peu avant 1618. « A l’approche des Protestants qui venaient d’envahir la ville de Saint-Lizier, la population du village de Montjoie, le curé en tête, vint se réfugier dans le château de Seignan. Le malheureux desservant avait oublié les hosties consacrées dans le tabernacle de son église, et en fit part au châtelain du lieu, M. de Castéras Seignan ; Celui-ci n’écoutant que sa foi et ses principes religieux, demanda l’absolution et se précipita vers l’église. A peine avait-il pris les hosties que les Huguenots entrèrent dans le temple et poignardèrent le noble seigneur sur les marches de l’autel… C’est de là que viennent les droits de la maison de Castéras Seignan d’être enterrés dans la partie gauche du sanctuaire »

Le même auteur affirme que les archives du village de Montjoie furent brûlées en 1793.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Ginette Busca PS Retraitée Fonction publique
1971 1983 Maurice Fauroux PS Conseiller général
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[5].

En 2015, la commune comptait 1 082 habitants[Note 1], en augmentation de 3,34 % par rapport à 2010 (Ariège (département) : +0,3 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 296 1 555 1 560 1 739 1 889 1 849 1 859 1 826 1 902
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 606 1 568 1 589 1 672 1 726 1 936 1 800 1 622 1 535
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 594 1 571 1 299 1 108 1 035 1 032 962 909 847
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
818 801 774 857 926 977 1 040 1 047 1 082
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

  • France Sapin Bio : sapin de noël, sirop de sapin bio aux bourgeons, à Belloc.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Roger Fauroux, ministre et ancien maire de Saint-Girons, a résidé sur la commune.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Anne Lombard-Jourdan, Montjoie et Saint-Denis ! Le centre de la Gaule aux origines de Paris et de Saint-Denis, Paris, Presses du CNRS, 1989, (ISBN 2-87682-029-3), p. 64.
  2. « Étymologie Montjoie », wiktionaire
  3. Anne Lombard-Jourdan, Montjoie et Saint-Denis ! Le centre de la Gaule aux origines de Paris et de Saint-Denis, Paris, Presses du CNRS, , 392 p. (ISBN 2-87682-029-3), p. 64.
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  8. « Église », notice no PA00093889, base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. « Église », notice no PA00093890, base Mérimée, ministère français de la Culture

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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