Montjoie-en-Couserans

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Montjoie-en-Couserans
Montjoie-en-Couserans
L'église de Montjoie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Ariège
Arrondissement Saint-Girons
Canton Portes du Couserans
Intercommunalité Couserans - Pyrénées
Maire
Mandat
Ginette Busca
2014-2020
Code postal 09200
Code commune 09209
Démographie
Gentilé Montjoliens
Population
municipale
1 082 hab. (2015 en augmentation de 3,34 % par rapport à 2010)
Densité 37 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 00′ 09″ nord, 1° 09′ 36″ est
Altitude 450 m
Min. 393 m
Max. 677 m
Superficie 29,63 km2
Localisation

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Montjoie-en-Couserans est une commune française, située dans le département de l'Ariège en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Montjoliens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune des Pyrénées, en Couserans, située dans l'aire urbaine de Saint-Girons, elle fait partie de la communauté de communes Couserans - Pyrénées et du parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Montjoie-en-Couserans est limitrophe de neuf autres communes.

Carte de la commune de Montjoie-en-Couserans et de ses proches communes.
Communes limitrophes de Montjoie-en-Couserans[1]
Gajan Montardit Contrazy
Saint-Lizier Montjoie-en-Couserans Montesquieu-Avantès
Saint-Girons Encourtiech Lescure,
Rivèrenert

Hameaux[modifier | modifier le code]

La commune est vaste et compte plusieurs villages et hameaux dont les principaux sont : Audinac-les-Bains, Baliard, Les Baudis, Belloc, Les Gabats, Lara...

Église St Hilaire de Lara avec vue sur le Mont Valier

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée le Baup, un affluent du Salat et traversée par le Volp un affluent de la Garonne.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 2 963 hectares ; son altitude varie de 393 à 677 mètres[2].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès avec les routes départementales D 117 D 218 et 627.

Toponymie[modifier | modifier le code]

« Montjoie » serait un dérivé du germanique mundgawi (« protection du territoire ») qui aurait été mal traduit par le latin mons gaudii (« mont de la joie »)[3]. L'oïl montjoie est attesté au sens de « monticule servant d’observatoire, tas de pierre ou édicule pour indiquer le chemin ou pour garder un souvenir glorieux »[4] et sa traduction en occitan montjòia prend le sens de « bloc de pierre servant de borne ou de limite ou consacrant un souvenir ».

Montjoie-en-Couserans pourrait être issue de Mons Jovis, « Mont de Jupiter ». Les Gaulois vénéraient leurs ancêtres et si celui-ci était roi ou héros, il devenait un demi-dieu et ses descendants lui rendaient un culte. Pour que ses pouvoirs agissent mieux, il était utile de posséder sa tombe qui était vénérée, et où les Celtes passaient la nuit pour recueillir ses oracles. Ils associèrent l’adoration d’un dieu à la vénération d’un très ancien tumulus, et c’est ce qui dut avoir lieu au Lendit. Cet ancêtre divinisé n'est pas connu mais on peut noter qu'il est possible que ce dieu ait été assimilé à Jupiter car le lieu fut appelé Mons Jovis, « mont de Jupiter[5] ».

Histoire[modifier | modifier le code]

La bastide de Montjoie fut fondée en 1268 par Alphonse de Poitiers, prince de sang royal, frère de saint Louis et grand bâtisseur, en contrat de paréage avec l'Évèque du Couserans.

Henri-Louis Duclos (1815-1900) dans son livre de référence « Histoire des Ariégeois » relate un événement ayant eu lieu durant les guerres de religion, peu avant 1618. « A l’approche des Protestants qui venaient d’envahir la ville de Saint-Lizier, la population du village de Montjoie, le curé en tête, vint se réfugier dans le château de Seignan. Le malheureux desservant avait oublié les hosties consacrées dans le tabernacle de son église, et en fit part au châtelain du lieu, M. de Castéras Seignan ; Celui-ci n’écoutant que sa foi et ses principes religieux, demanda l’absolution et se précipita vers l’église. A peine avait-il pris les hosties que les Huguenots entrèrent dans le temple et poignardèrent le noble seigneur sur les marches de l’autel… C’est de là que viennent les droits de la maison de Castéras Seignan d’être enterrés dans la partie gauche du sanctuaire »

Le même auteur affirme que les archives du village de Montjoie furent brûlées en 1793.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 500 et 1 499 habitants, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de quinze[6],[7].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de l'arrondissement de Saint-Girons de la communauté de communes Couserans - Pyrénées et du canton du Couserans Est (avant le redécoupage départemental de 2014, Montjoie-en-Couserans faisait partie de l'ex-Canton de Saint-Lizier) et avant le 1er janvier 2017 elle faisait partie de la communauté de communes de l'Agglomération de Saint-Girons.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Ginette Busca PS Retraitée Fonction publique
1971 1983 Maurice Fauroux PS Conseiller général
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[9].

En 2015, la commune comptait 1 082 habitants[Note 1], en augmentation de 3,34 % par rapport à 2010 (Ariège : +0,3 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 2961 5551 5601 7391 8891 8491 8591 8261 902
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 6061 5681 5891 6721 7261 9361 8001 6221 535
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 5941 5711 2991 1081 0351 032962909847
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
8188017748579269771 0401 0471 082
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[12] 1975[12] 1982[12] 1990[12] 1999[12] 2006[13] 2009[14] 2013[15]
Rang de la commune dans le département 34 28 25 24 23 26 27 26
Nombre de communes du département 340 328 330 332 332 332 332 332

Économie[modifier | modifier le code]

  • Camping : 115 emplacements pour tentes, camping-cars, etc. et nombreux habitats légers de loisirs différents à Audinac-les-Bains.
  • France sapins bio : production de sapins de Noël et de sirop de bourgeons de sapin, à Belloc.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Montjoie-en-Couserans fait partie de l'académie de Toulouse.

Avec une population communale supérieure à 1000 habitants, la commune de Montjoie-en-Couserans n'a cependant pas d'école primaire, la majorité des jeunes élèves sont scolarisés à l'école Oscar Auriac de Saint-Lizier.

Culture et festivités[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une vaste salle des fêtes située entre Montjoie et Audinac. Elle peut être mise à disposition selon disponibilité. Des salles plus modestes existent dans certains villages éloignés comme aux Baudis.

Comité des fêtes.

Activités sportives[modifier | modifier le code]

  • ''Cheval, mon ami'' : équitation personnalisée de pleine nature, randonnée équestre, attelage et calèche, route de Seillé, à Lara
  • randonnée pédestre, table d'orientation au Mont Calivert

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

La déchetterie la plus proche se trouve à Saint-Girons au lieudit "Palétès".

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Roger Fauroux, ministre et ancien maire de Saint-Girons, a résidé sur la commune.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  3. Anne Lombard-Jourdan, Montjoie et Saint-Denis ! Le centre de la Gaule aux origines de Paris et de Saint-Denis, Paris, Presses du CNRS, 1989, (ISBN 2-87682-029-3), p. 64.
  4. « Étymologie Montjoie », wiktionaire
  5. Anne Lombard-Jourdan, Montjoie et Saint-Denis ! Le centre de la Gaule aux origines de Paris et de Saint-Denis, Paris, Presses du CNRS, , 392 p. (ISBN 2-87682-029-3), p. 64.
  6. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  7. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014/(path)/MN2014/031/031261.html.
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  12. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  13. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  14. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  15. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  16. « Église », notice no PA00093889, base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Église », notice no PA00093890, base Mérimée, ministère français de la Culture

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

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