Massat

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Massat
Massat
Blason de Massat
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Ariège
Arrondissement Saint-Girons
Intercommunalité Communauté de communes Couserans-Pyrénées
Maire
Mandat
Michel Loubet dit Gajol
2020-2026
Code postal 09320
Code commune 09182
Démographie
Gentilé Massatois
Population
municipale
709 hab. (2019 en augmentation de 3,2 % par rapport à 2013)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 53′ 23″ nord, 1° 20′ 55″ est
Altitude 651 m
Min. 598 m
Max. 1 941 m
Superficie 44,71 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton du Couserans Est
Législatives Première circonscription
Localisation
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Massat

Massat (occitan : Maçat) est une commune française, située dans le département de l'Ariège en région Occitanie. Sur le plan historique et culturel, la commune fait partie du Couserans, pays aux racines gasconnes structuré par le cours du Salat.

Exposée à un climat de montagne, elle est drainée par l'Arac, Agouelle Galy, la Canadelle, le ruisseau de Bagen, le ruisseau de Liers, le ruisseau de neyert et par divers autres petits cours d'eau. Incluse dans le parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises, la commune possède un patrimoine naturel remarquable : un site Natura 2000 (la « grotte du Ker de Massat »), un espace protégé (la « grotte de la Campagnole, Ker de Massat ») et sept zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Massat est une commune rurale qui compte 709 habitants en 2019, après avoir connu un pic de population de 9 322 habitants en 1831. Ses habitants sont appelés les Massatois ou Massatoises.

Le patrimoine architectural de la commune comprend deux immeubles protégés au titre des monuments historiques : l'église de la Nativité-de-la-Vierge, inscrite en 1985, et la grotte du Ker, classée en 1974.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Massat se trouve dans le département de l'Ariège, en région Occitanie[I 1].

Elle se situe à 23 km à vol d'oiseau de Foix[1], préfecture du département, à 20 km de Saint-Girons[2], sous-préfecture, et à 15 km de La Bastide-de-Sérou[3], bureau centralisateur du canton du Couserans Est dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales[I 1]. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Saint-Girons[I 1].

Les communes les plus proches[Note 1] sont[4] : Boussenac (2,4 km), Biert (2,9 km), Le Port (3,0 km), Ercé (6,5 km), Aleu (6,7 km), Soulan (9,7 km), Sentenac-de-Sérou (9,8 km), Esplas-de-Sérou (9,8 km).

Sur le plan historique et culturel, Massat fait partie du Couserans, pays aux racines gasconnes structuré par le cours du Salat (affluent de la Garonne), que rien ne prédisposait à rejoindre les anciennes dépendances du comté de Foix[5].

Massat est limitrophe de six autres communes[6].

Carte de la commune de Massat et de ses proches communes.

Commune de la communauté de communes Couserans - Pyrénées et du parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises située dans les Pyrénées en Couserans près du Col de Port.

Géologie[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 4 471 hectares ; son altitude varie de 598 à 1 941 mètres[8].

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est située dans les Pyrénées, une chaîne montagneuse jeune, érigée durant l'ère tertiaire (il y a 40 millions d'années environ), en même temps que les Alpes. Les terrains affleurants sur le territoire communal sont constitués de roches pour partie sédimentaires et pour partie métamorphiques datant pour certaines du Paléozoïque, une ère géologique qui s'étend de −541 à −252,2 Ma (millions d'années), et pour d'autres du Protérozoïque, le dernier éon du Précambrien sur l’échelle des temps géologiques. La structure détaillée des couches affleurantes est décrite dans les feuilles « n°1074 - Saint-Girons » et « n°1075 - Foix » de la carte géologique harmonisée au 1/50 000ème du département de l'Ariège[9],[10] et leurs notices associées[11],[12].

La superficie cadastrale de la commune publiée par l’Insee, qui sert de références dans toutes les statistiques, est de 44,71 km2[13],[Note 2]. La superficie géographique, issue de la BD Topo, composante du Référentiel à grande échelle produit par l'IGN, est quant à elle de 45,16 km2[10]. Son relief est particulièrement escarpé puisque la dénivelée maximale atteint 1 343 mètres. L'altitude du territoire varie entre 598 m et 1 941 m[16].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Carte en couleur présentant les réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier de Massat.

La commune est dans le bassin versant de la Garonne, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne[17]. Elle est drainée par l'Arac, Agouelle Galy, la Canadelle, le ruisseau de Bagen, le ruisseau de Liers, le ruisseau de neyert, un bras de l'Arac, un bras du Ruisseau de Liers, Goute de Coume Nère, le ruisseau de Colle, le ruisseau de Cos, le ruisseau de Fourmigué, le ruisseau de leychen, le ruisseau de Listard, et par un petit cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 66 km de longueur totale[18],[19].

L'Arac, d'une longueur totale de 27,19 km, prend sa source dans la commune du Port et s'écoule d'est en ouest. Il traverse la commune et se jette dans le Salat à Soulan, après avoir traversé 5 communes[20].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat semi-continental », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[21]. En 2020, la commune ressort du type « climat de montagne » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, la température décroît rapidement en fonction de l'altitude. On observe une nébulosité minimale en hiver et maximale en été. Les vents et les précipitations varient notablement selon le lieu[22]. À l'ouest du département, le climat océanique, avec ses entrées d’air atlantique, apporte des perturbations qui arrosent les reliefs[23].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[Note 3]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré suivant[21].

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 10,8 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 6,2 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 5,5 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 4] : 15 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 934 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 9,9 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,5 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[25] complétée par des études régionales[26],[27] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Soulan », sur la commune de Soulan, mise en service en 1975[28] et qui se trouve à 10 km à vol d'oiseau[29],[Note 5], où la température moyenne annuelle est de 11,2 °C et la hauteur de précipitations de 1 218,5 mm pour la période 1981-2010[30]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Saint-Girons », sur la commune de Lorp-Sentaraille, mise en service en 1949 et à 23 km[31], la température moyenne annuelle évolue de 12,2 °C pour la période 1971-2000[32], à 12,3 °C pour 1981-2010[33], puis à 12,7 °C pour 1991-2020[34].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Espaces protégés[modifier | modifier le code]

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[35],[36].

La commune fait partie du parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises, créé en 2009 et d'une superficie de 245 973 ha, qui s'étend sur 138 communes du département. Ce territoire unit les plus hauts sommets aux frontières de l’Andorre et de l’Espagne (la Pique d'Estats, le mont Valier, etc) et les plus hautes vallées des avants-monts, jusqu’aux plissements du Plantaurel[37].

Un autre espace protégé est présent sur la commune : la « grotte de la Campagnole, Ker de Massat », objet d'un arrêté de protection de biotope, d'une superficie de 0,4 ha[38].

Réseau Natura 2000[modifier | modifier le code]

Site Natura 2000 sur le territoire communal.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 6]. Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive habitats : la « grotte du Ker de Massat »[40], d'une superficie de 1 ha, constituant un lieu de reproduction de chauves-souris (Petit Murin et Minioptère de Schreibers) et hébergeant un peuplement d'invertébrés troglophiles endémiques[41].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Quatre ZNIEFF de type 1[Note 7] sont recensées sur la commune[42] :

  • l'« Arac et affluents, en aval du Port » (123 ha), couvrant 5 communes du département[43] ;
  • le « massif de l'Arize, versant sud » (8 013 ha), couvrant 14 communes du département[44] ;
  • le « massif du Pic des Trois-Seigneurs » (11 200 ha), couvrant 10 communes du département[45] ;
  • les « montagnes d'Ercé et de Massat » (6 668 ha), couvrant 6 communes du département[46] ;

et trois ZNIEFF de type 2[Note 8],[42] :

  • le « massif de l'Arize » (42 110 ha), couvrant 40 communes du département[47] ;
  • les « montagnes d'Ercé, d'Oust et de Massat » (30 350 ha), couvrant 13 communes du département[48] ;
  • la « moyenne montagne du Vicdessos et massif des Trois-Seigneurs » (21 558 ha), couvrant 17 communes du département[49].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Massat est une commune rurale[Note 9],[50]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[I 2],[51]. La commune est en outre hors attraction des villes[I 3],[I 4].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (83,4 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (85,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (65,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (18,3 %), zones agricoles hétérogènes (15,4 %), zones urbanisées (0,6 %), prairies (0,6 %)[52].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Habitat et logement[modifier | modifier le code]

En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 975, alors qu'il était de 974 en 2013 et de 914 en 2008[I 5].

Parmi ces logements, 35,9 % étaient des résidences principales, 56,7 % des résidences secondaires et 7,4 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 90,5 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 8,4 % des appartements[I 5].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Massat en 2018 en comparaison avec celle de l'Ariège et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (56,7 %) supérieure à celle du département (24,6 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 69 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (65,9 % en 2013), contre 66,3 % pour l'Ariège et 57,5 % pour la France entière[I 6].

Le logement à Massat en 2018.
Typologie Massat[I 5] Ariège[I 7] France entière[I 8]
Résidences principales (en %) 35,9 65,7 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 56,7 24,6 9,7
Logements vacants (en %) 7,4 9,7 8,2

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès avec les routes départementales D 18, D 318 et D 618 (ex route nationale 618). Plusieurs cols routiers permettent d'atteindre différentes localités hors de la vallée de l'Arac : Le col de Caougnous (Foix, Saurat, Tarascon-sur-Ariège, Rimont...), le port de Lers (Auzat, Val-de-Sos, Tarascon-sur-Ariège, Ax-les-Thermes...) ou encore le col de Saraillé (Oust, Ercé, Aulus-les-Bains).

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Massat est vulnérable à différents aléas naturels : inondations, climatiques (grand froid ou canicule), feux de forêts, mouvements de terrains, avalanche et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à un risque particulier, le risque radon[53],[54].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Zonage de l'aléa retrait-gonflement des argiles sur la commune de Massat.

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement, crue torrentielle d'un cours d'eau, ou ruissellement d'un versant[55].

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont soit des chutes de blocs, soit des glissements de terrains, soit des effondrements liés à des cavités souterraines, soit des mouvements liés au retrait-gonflement des argiles. Près de 50 % de la superficie du département est concernée par l'aléa retrait-gonflement des argiles, dont la commune de Massat[56]. L'inventaire national des cavités souterraines permet par ailleurs de localiser celles situées sur la commune[57].

Risque particulier[modifier | modifier le code]

Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Toutes les communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune de Massat est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif[58].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Parcourues à l'époque paléolithique par des tribus rupestres qui laissèrent quelques traces dans les grottes ornées du Ker, les vallées de Massat, sauvages et isolées, n'ont été peuplées qu'à partir du XIe siècle.[réf. nécessaire]

Il s'agit d'une "colonisation", encouragée par les seigneurs de Lomagne pour mettre en valeur ce territoire et résoudre dans leurs domaines un grave problème de surpopulation.

À partir de 1146, plusieurs chartes de franchises précisent les droits réciproques des habitants et des seigneurs.

La vallée s'oriente vers une activité industrielle durant presque sept siècles : fabrication de charbon de bois et fonte du minerais de fer dans cinq forges à la catalane. À partir de 1850, avec la découverte du moyen de fondre le fer avec le charbon de houille, la prospérité industrielle de la vallée disparaît.

Ici se situe l'épisode le plus fameux de "la Guerre des Demoiselles", dernière grande jacquerie de l'histoire de France conséquence de la promulgation du Code forestier en 1828.

Il ne reste, au XIXe siècle, qu'une activité agricole, essentiellement pastorale, pour une importante production de beurre. Avec un très fort exode rural, amplifié par la guerre de 1914-1918, la vallée se dépeuple vite : 17 000 habitants en 1800 et 1 700 aujourd'hui.

La commune de Massat est emblématique d'une forte tradition républicaine : le , après l'anéantissement du maquis d'Ezes par l'armée allemande, un détachement de la milice s'empara dans la mairie de l'effigie maçonnique de Marianne qui fut symboliquement fusillée.

À partir des années 1970, l'arrivée de néo-ruraux renverse lentement cette tendance. La seule commune de Massat a vu sa population croître de 16,4 % en quatre ans et l'âge moyen s'abaisser de huit ans. Cette situation induit parfois quelques problèmes de cohabitation entre les nouveaux arrivants et la population traditionnelle[59].

Les statistiques de la Gendarmerie nationale rangent la vallée parmi les plus paisibles du territoire, bien loin derrière les moyennes nationales en matière de crimes et délits.

L'école de Massat accueille aujourd'hui autant d'enfants qu'en 1956, mais seuls 9 % d'entre eux sont issus de familles authentiquement massatoises.

Le , France inter diffuse un numéro de l'émission Il existe un endroit consacré à ce village : « Cela se passe en France, au beau milieu des Pyrénées, dans un département méconnu voire oublié, où sont tentés des modèles de vie bien singuliers : l'Ariège. Impossibles à mécaniser, les montagnes ariégeoises, après avoir été désertées par les paysans dans les années 60, ont laissé la place à de nombreux migrants en quête d'une autre manière de vivre, loin du consumérisme et du matérialisme, depuis les hippies des années 70 jusqu'aux néo-ruraux d'aujourd'hui. On croise dans ces montagnes qui semblent parfois coupées du monde moderne, des milliers de familles qui inventent des modes de vie surprenants : habitations-cabane, vie en autoproduction, enfants qui font l'école à la maison. Les habitants n'ont pas toujours internet, et vivent parfois à plusieurs heures de marche dans la montagne. C'est aussi au Maxil que nous nous installerons, le bar-restaurant devenu le QG de la vallée de Massat, pour les croiser, et pour découvrir avec eux, leur pays si fascinant et si méconnu »[60].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Coupé : au 1er parti au I d'argent à deux loups d'azur armés et langués de gueules l'un au-dessus l'autre, au II d'or à trois pals alésés combinés en pointe avec une fasce aussi alésée, le tout de gueules; au 2e d'azur à six losanges de gueules, trois mal ordonnés à dextre et trois mal ordonnés à senestre et au chef denché et cousu de gueules ; sur le tout, de gueules à l'ours debout de sable langué et armé d'argent[61].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Massat est membre de la communauté de communes Couserans-Pyrénées[I 9], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Saint-Lizier. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[62].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Saint-Girons, au département de l'Ariège, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Occitanie[I 9].

Sur le plan électoral, elle dépend du canton du Couserans Est pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[I 9], et de la première circonscription de l'Ariège pour les élections législatives, depuis le redécoupage électoral de 1986[63].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 500 et 1 499 habitants, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de quinze[64],[65].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 En cours Michel Loubet Dit Gajol DVG Artisan retraité
mars 2001 mai 2020 Léon Pierre Galy-Gasparrou GAUCHE RADICALE LFI Universitaire
1996 mars 2001 Jean Lapène PS Fonctionnaire
juin 1995 1996 Jacques Galy-Fajou PS Enseignant
juin 1995 Alain Massé PS Préparateur en Pharmacie
1923 Georges Galy-Gasparrou Radical socialiste Magistrat, Conseiller Général, Député, Ancien Ministre
1921 1923 Jean-Marie Servat SE Pharmacien, Maire par délégation.Doyen du Conseil Municipal au décès du Maire en 1921 est nommé Maire par délégation par le préfet puisque l'élu du Conseil, au terme de trois scrutins successifs, n'avait pas les Vingt cinq ans révolus imposés alors par la loi pour exercer ce mandat.
1876 1921 Léon Galy-Gasparrou Radical socialiste Notaire, Conseiller Général, Député.
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[66]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[67].

En 2019, la commune comptait 709 habitants[Note 10], en augmentation de 3,2 % par rapport à 2013 (Ariège : +0,39 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7 0737 0737 6388 4749 3227 1809 0018 8633 922
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 8624 0314 1404 1574 0844 0883 9123 7043 540
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 0143 2673 0582 5372 5442 0051 7501 4141 057
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
849746711598624589685707693
2015 2019 - - - - - - -
675709-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[68] puis Insee à partir de 2006[69].)
Histogramme de l'évolution démographique

La chute de la population en 1851 s'explique notamment par la création des communes de Biert et du Port[68].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus[modifier | modifier le code]

En 2018, la commune compte 327 ménages fiscaux[Note 11], regroupant 583 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 15 210 [I 10] (19 820  dans le département[I 11]).

Emploi[modifier | modifier le code]

Taux de chômage
Division 2008 2013 2018
Commune[I 12] 13,4 % 15,6 % 18,3 %
Département[I 13] 8,9 % 11,1 % 11,2 %
France entière[I 14] 8,3 % 10 % 10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 370 personnes, parmi lesquelles on compte 75,4 % d'actifs (57 % ayant un emploi et 18,3 % de chômeurs) et 24,6 % d'inactifs[Note 12],[I 12]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est supérieur à celui de la France et du département.

La commune est hors attraction des villes[Carte 2],[I 15]. Elle compte 271 emplois en 2018, contre 240 en 2013 et 239 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 219, soit un indicateur de concentration d'emploi de 123,4 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 49,3 %[I 16].

Sur ces 219 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 173 travaillent dans la commune, soit 79 % des habitants[I 17]. Pour se rendre au travail, 58,9 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 1,7 % les transports en commun, 25,9 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 13,5 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 18].

Activités hors agriculture[modifier | modifier le code]

118 établissements[Note 13] sont implantés à Massat au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 14],[I 19].

Secteur d'activité Commune Département
Nombre % %
Ensemble 118
Industrie manufacturière,
industries extractives et autres
10 8,5 % (12,9 %)
Construction 24 20,3 % (14,2 %)
Commerce de gros et de détail,
transports, hébergement et restauration
35 29,7 % (27,5 %)
Information et communication 4 3,4 % (1,8 %)
Activités financières et d'assurance 1 0,8 % (2,8 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
et activités de services administratifs et de soutien
21 17,8 % (13,2 %)
Administration publique, enseignement,
santé humaine et action sociale
15 12,7 % (14,4 %)
Autres activités de services 8 6,8 % (8,8 %)

Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 29,7 % du nombre total d'établissements de la commune (35 sur les 118 entreprises implantées à Massat), contre 27,5 % au niveau départemental[I 20]. Les deux entreprises ayant leur siège social sur le territoire communal qui génèrent le plus de chiffre d'affaires en 2020 sont[70] :

  • SARL Hostellerie des Trois Seigneurs, hôtels et hébergement similaire (170 k€)
  • Ludo Artisan Menuisier, travaux de menuiserie bois et PVC (167 k€)

Petit bourg assez éloigné des villes ariégeoises, Massat compte les principaux commerces indispensables. La vallée de l'Arac ne disposait plus de pompes à carburant depuis 2003, il aura fallu attendre 8 ans et l'appui des collectivités territoriales pour qu'une station automatisée[71] soit mise en service le .

Le principal employeur de la commune et de la vallée de l'Arac est sans contestation la maison de retraite Servat (EHPAD)[72]. Sa capacité d’accueil est de 50 résidents seuls ou en couples, âgés de plus de 60 ans, personnes valides ou dépendantes.

Agriculture[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la petite région agricole dénommée « Région pyrénéenne »[73]. En 2010, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 15] sur la commune est l'élevage d'herbivores hors bovins, caprins et porcins[74].

1988 2000 2010
Exploitations 39 35 32
Superficie agricole utilisée (ha) 694 656 672

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 39 lors du recensement agricole[Note 16] de 1988 à 35 en 2000 puis à 32 en 2010[74], soit une baisse de 18 % en 22 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 48 % de ses exploitations[76]. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 694 ha en 1988 à 672 ha en 2010. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 18 à 21 ha[74].

Vie locale[modifier | modifier le code]

Enfant massatois (XIXe siècle)

Enseignement[modifier | modifier le code]

Massat compte une école primaire publique ainsi qu'une crèche collective multi-accueil.

Santé[modifier | modifier le code]

Outre l'EHPAD - résidence Servat, la commune est dotée d'une maison de santé pluridisciplinaire, d'une pharmacie, d'un prestataire ambulancier.

Culture[modifier | modifier le code]

Chaque année depuis 1981, l'association Massat Musique Montagne[77] organise fin juillet un stage de chant choral en alternance avec des randonnées en montagne. Concerts publics en clôture.

Le bourg est doté depuis 2015 d'une salle polyvalente.

L'Azinat de Massat : voir Cuisine ariégeoise

L'occitan parlé à Massat, le "massatois", est un dialecte gascon très influencé par le languedocien[78].

Sports[modifier | modifier le code]

Lieu de passage de la 15e étape du Tour de France 2007, 12e étape du Tour de France 2015, 13e étape du Tour de France 2017 ainsi que de la Route du Sud.

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Église de la Nativité-de-la-Vierge, achevée en 1725, inscrite à l'inventaire des monuments historiques en 1985 avec son clocher octogonal du XVe siècle.
  • Chapelle de l'Ave-Maria dite chapelle de l'Aisle de Massat.
  • Chapelle Saint-Martin de Massat (chapelle désaffectée et privée). L'édifice est répertoriée dans la Base Mérimée[79],Reconstruite en 1917 en mémoire des victimes de la Grande Guerre.

Dans les alentours :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les distances sont mesurées entre chef-lieux de communes à vol d'oiseau.
  2. La superficie publiée par l’Insee est la superficie évaluée en 1975 par le service du cadastre de la Direction Générale des Impôts, corrigée des modifications communales intervenues depuis 1975. Elle comprend toutes les surfaces du domaine public et privé, cadastrées ou non cadastrées, à l'exception des lacs, étangs et glaciers de plus d'un kilomètre carré ainsi que des estuaires et ne correspond pas obligatoirement à la surface géographique[14],[15]
  3. Les normales servent à représenter le climat dans lequel nous vivons. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[24].
  4. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  5. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  6. Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[39].
  7. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  8. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  9. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  10. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  11. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  12. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  13. L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
  14. Le champ de ce tableau couvre les activités marchandes hors agriculture.
  15. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  16. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[75].
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le )
  2. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

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  2. « Commune urbaine-définition » (consulté le ).
  3. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », (consulté le ).
  4. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », (consulté le ).
  5. a b et c « Chiffres-clés - Logement en 2018 à Massat - Section LOG T2 » (consulté le ).
  6. « Chiffres-clés - Logement en 2018 à Massat - Section LOG T7 » (consulté le ).
  7. « Chiffres clés - Logement en 2018 dans l'Ariège - Section LOG T2 » (consulté le ).
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  14. « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 dans la France entière » (consulté le ).
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Autres sources[modifier | modifier le code]

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  2. Stephan Georg, « Distance entre Massat et Saint-Girons », sur https://fr.distance.to (consulté le ).
  3. Stephan Georg, « Distance entre Massat et La Bastide-de-Sérou », sur https://fr.distance.to (consulté le ).
  4. « Communes les plus proches de Massat », sur www.villorama.com (consulté le ).
  5. Frédéric Zégierman, Le guide des pays de France - Sud, Paris, Fayard, (ISBN 2-213-59961-0), p. 300-301.
  6. « Massat, carte interactive » sur Géoportail. Couches « Cartes IGN classiques », « Limites administratives » et « Hydrographie » activées.
  7. Carte IGN sous Géoportail
  8. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  9. « Carte géologique de Massat » sur Géoportail (consulté le 22 avril 2022).
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