Massat

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Massat
Chapelle de l'Ave Maria de Massat
Chapelle de l'Ave Maria de Massat
Blason de Massat
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Ariège
Arrondissement Saint-Girons
Canton Couserans Est
Intercommunalité Canton de Massat
(siège)
Maire
Mandat
Léon-Pierre Galy-Gasparrou
2014-2020
Code postal 09320
Code commune 09182
Démographie
Gentilé Massatois
Population
municipale
681 hab. (2014)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 53′ 23″ nord, 1° 20′ 55″ est
Altitude 651 m (min. : 598 m) (max. : 1 941 m)
Superficie 44,71 km2
Localisation

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Massat

Massat (occitan : Maçat) est une commune française, située dans le département de l'Ariège en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Massatois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune du parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises située dans les Pyrénées en Couserans sur l'Arac près du Col de Port.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Massat[1]
Boussenac
Biert Massat[1] Saurat
Ercé Le Port Rabat-les-Trois-Seigneurs

Histoire[modifier | modifier le code]

Parcourues à l'époque paléolithique par des tribus rupestres qui laissèrent quelques traces dans les grottes ornées du Ker, les vallées de Massat, sauvages et isolées, n'ont été peuplées qu'à partir du XIe siècle.

Il s'agit d'une "colonisation", encouragée par les Seigneurs de Lomagne pour mettre en valeur ce territoire et résoudre dans leurs domaines un grave problème de surpopulation. Plusieurs chartes de franchises, à partir de 1146, préciseront les droits réciproques des habitants et des seigneurs.

La vallée s'oriente vers une activité industrielle durant presque sept siècles : fabrication de charbon de bois et fonte du minerais de fer dans cinq forges à la catalane. À partir de 1820, avec la découverte du moyen de fondre le fer avec le charbon de houille, la prospérité industrielle de la vallée disparaît.

Ici se situe l'épisode le plus fameux de "la Guerre des demoiselles", dernière grande jacquerie de l'histoire de France qui conduira à la promulgation du Code forestier.

Il ne reste, au XIXe siècle, qu'une activité agricole, essentiellement pastorale, pour une importante production de beurre. Avec un très fort exode rural, amplifié par la guerre de 1914-1918, la vallée se dépeuple vite : 17 000 habitants en 1800 et 1 700 aujourd'hui.

À partir des années 1970, l'arrivée de néo-ruraux, renverse lentement cette tendance. La seule commune de Massat a vu sa population croître de 16,4 % ces quatre dernières années et l'âge moyen s'abaisser de huit ans. Cette situation induit parfois quelques problèmes de cohabitation entre les nouveaux arrivants et la population traditionnelle.[réf. nécessaire]

Les statistiques de la Gendarmerie nationale rangent la vallée parmi les plus paisibles du territoire, bien loin derrière les moyennes nationales en matière de crimes et délits.

L'école de Massat accueille aujourd'hui autant d'enfants qu'en 1956, mais seuls 9 % d'entre eux sont issus de familles authentiquement massatoises.[réf. nécessaire]

La commune de Massat est emblématique d'une forte tradition républicaine : le , après l'anéantissement du maquis d'Ezes par l'armée allemande, un détachement de la Milice s'empara dans la Mairie de l'effigie maçonnique de Marianne qui fut symboliquement fusillée.

Le 15 juin 2014, France inter diffuse un numéro de l'émission Il existe un endroit consacré à ce village: « Cela se passe en France, au beau milieu des Pyrénées, dans un département méconnu voire oublié, où sont tentés des modèles de vie bien singuliers : l'Ariège. Impossibles à mécaniser, les montagnes ariégeoises, après avoir été désertées par les paysans dans les années 60, ont laissé la place à de nombreux migrants en quête d'une autre manière de vivre, loin du consumérisme et du matérialisme, depuis les hippies des années 70 jusqu'aux néo-ruraux d'aujourd'hui. On croise dans ces montagnes qui semblent parfois coupées du monde moderne, des milliers de familles qui inventent des modes de vie surprenants : habitations-cabane, vie en autoproduction, enfants qui font l'école à la maison. Les habitants n'ont pas toujours internet, et vivent parfois à plusieurs heures de marches dans la montagne. C'est aussi au Maxil que nous nous installerons, le bar-restaurant devenu le QG de la vallée de Massat, pour les croiser, et pour découvrir avec eux, leur pays si fascinant et si méconnu. »[2]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Coupé : au 1er parti au I d'argent à deux loups d'azur armés et langués de gueules l'un au-dessus l'autre, au II d'or à trois pals alésés combinés en pointe avec une fasce aussi alésée, le tout de gueules; au 2e d'azur à six losanges de gueules, trois mal ordonnés à dextre et trois mal ordonnés à senestre et au chef denché et cousu de gueules ; sur le tout, de gueules à l'ours debout de sable langué et armé d'argent[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Léon-Pierre Galy-Gasparrou Gauche radicale
et alternative
Retraité de l'enseignement
1996 mars 2001 Jean Lapène PS  
juin 1995 1996 Jacques Galy-Fajou PS  
juin 1995 Alain Masse PS  
1923 Georges Galy-Gasparrou Radical socialiste conseiller général, député, ancien ministre
1921 1923 Jean-Marie Servat SE maire par délégation
1876 1921 Léon Galy-Gasparrou Radical socialiste conseiller général, député
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 681 habitants, en diminution de -2,99 % par rapport à 2009 (Ariège : 0,95 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7 073 7 073 7 638 8 474 9 322 7 180 9 001 8 863 3 922
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 862 4 031 4 140 4 157 4 084 4 088 3 912 3 704 3 540
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 014 3 267 3 058 2 537 2 544 2 005 1 750 1 414 1 057
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
849 746 711 598 624 589 685 693 681
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006 [7].)
Histogramme de l'évolution démographique

La chute de la population en 1851 s'explique notamment par la création des communes de Biert et du Port[8].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Dans les alentours :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Vie locale[modifier | modifier le code]

Enfant massatois (XIXe siècle)

Enseignement[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

L'Azinat de Massat : voir Cuisine ariégeoise
L'occitan parlé à Massat, le "massatois", est un dialecte gascon très influencé par le languedocien[9].

Sports[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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