Varilhes

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Varilhes
Le pont et l'église, symboles de la commune.
Le pont et l'église, symboles de la commune.
Blason de Varilhes
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Ariège
Arrondissement Foix
Canton Val d'Ariège
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Pays Foix-Varilhes
Maire
Mandat
Martine Esteban
2014- 2020
Code postal 09120
Code commune 09324
Démographie
Gentilé Varilhois
Population
municipale
3 347 hab. (2015 en augmentation de 10,24 % par rapport à 2010)
Densité 285 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 02′ 47″ nord, 1° 37′ 45″ est
Altitude Min. 309 m
Max. 592 m
Superficie 11,76 km2
Localisation

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Varilhes (prononcer Varilles, de l'occitan Varilhas) est une commune française située dans le département de l'Ariège en région Occitanie.

Elle est le bureau centralisateur du canton du Val d'Ariège et membre de la communauté d'agglomération pays Foix-Varilhes depuis le .

Au dernier recensement de 2015 en augmentation de 10,24 % par rapport à 2010, la commune comptait 3 328 habitants.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue panoramique.

Localisation[modifier | modifier le code]

Varilhes est une commune de l'aire urbaine de Pamiers située dans son agglomération au sud de la ville-centre, sur l'Ariège, en piémont pyrénéen et en plaine d'Ariège.

Proche du parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises, elle se situe à mi-chemin entre Foix et Pamiers.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Varilhes[1]
Saint-Jean-du-Falga,
Benagues
(par un quadripoint)
Verniolle Coussa
Rieux-de-Pelleport Varilhes Saint-Félix-de-Rieutord
Crampagna Saint-Jean-de-Verges Dalou

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 1 176 hectares ; son altitude varie de 309 à 592 mètres[2].

Varilhes est située à la jonction de la plaine de l'Ariège et des dernières formations des Pyrénées. Les molasses tertiaires non plissées qui constituent une grande partie des coteaux du terrefort des vallées de l'Hers, de l'Ariège et de la Garonne n'apparaissent pas à Varilhes.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

À 331 mètres d'altitude, la rivière Ariège et le ruisseau de Dalou (Meridic) sont les principaux cours d'eau qui la traversent.

Climat[modifier | modifier le code]

Varilhes jouit d'un climat océanique malgré la proximité relative de la Méditerranée.

Elle a connu 2 044 heures d'ensoleillement en 2016, contre une moyenne nationale des villes de 1 888 heures de soleil[3].

Elle a également connu 919 millimètres de pluie en 2016, contre une moyenne nationale des villes de 797 millimètres de précipitations[3].

Le vent dominant est celui qui vient de l'océan atlantique et apporte les nuages et la pluie. Du Sud-Est souffle l'auta, vent sec qui dégage le ciel et donne une grande luminosité avant que la pluie ne survienne par l'Ouest, en général dans les trois jours.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La gare de Varilhes (en ).

Transport routier[modifier | modifier le code]

La ville est directement reliée à Toulouse par voie expresse (jusqu'à Pamiers) puis par autoroute (autoroute A 66).

Varilhes est à 10 km de Foix, 11 km de Pamiers, 80 km de Toulouse, 72 km de Carcassonne, 107 km d'Andorre-la-Vieille, 220 km de Montpellier, 254 km de Barcelone, 320 km de Bordeaux, 300 km de Bayonne, 750 km de Paris, 521 km de Lyon et 664 km de Nantes.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Gare de Varilhes sur la ligne de Portet-Saint-Simon à Puigcerda (frontière) qui permet de relier Toulouse et Latour-de-Carol en liaison directe.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Le « transport à la demande » (TAD) est un dispositif de transport public de voyageurs permettant de relier Varilhes, Pamiers, Foix et Mirepoix.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le château du Moyen Âge, attesté dès 1034 et rasé le , n'a laissé aucune trace. Le château et ses annexes occupaient une sorte de triangle délimité en 2017 par la rue du Quai, l’Ariège, la place du Pont et la rue du Bailh. Il était entouré de murailles du côté de l’Ariège et protégé vers la ville par un fossé probablement sec. Le premier édifice en bois fut brûlé lors de la croisade des albigeois en 1211. Reconstruit dans le cours du XIIIe siècle, il était au début du XIVe siècle le plus beau château du comté de Foix puisqu’il était attribué comme demeure à Jeanne d’Artois, parente du roi de France, qui venait d’épouser Gaston de Foix en 1301. Il possédait naturellement une chapelle, attestée en 1324 et 1391[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 2 500 et 3 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 23[14].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[15]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1790 1792 Jean Marc Ville    
1792 1796 Martial Calixte Touja    
1796 1798 Jean Joulet    
1798 1800 Louis Fauré    
1800 1807 Pierre Marchand    
1807 1814 Augustin Martial Solère    
1814 1826 Jean Marc Ville    
1826 1830 Martial Calixte Touja    
1830 1850 Joseph Frézoul    
1850 1852 Jean Fauré    
1852 1854 Bernard Remaury    
1854 1857 Gustave Rousse Las Rives    
1857 1857 Antoine Lagrange    
1857 1858 Bernard Ville    
1858 1860 Antoine Lagrange    
1860 1862 Auguste Ville    
1862 1870 Jean Pierre Alphonse Touja    
sept. 1870 1874 Paul Louis Henri Frézoul    
1874 1876 Jean Pierre Alphonse Touja    
1876 1908 Paul Louis Henri Frézoul    
1908 1912 Louis Fauré    
1912 1919 Paul Frézoul    
1919 1925 Jean Lucien Bonzom    
1925 1940 Jean Louis Siret    
1940 1941 Ernest Noyez    
1941 1944 Louis Jean Baptiste Fauré    
1944 1945 Louis Bonnans    
1945 1947 Jean-Louis Siret    
1947 1965 Léon Pujol    
1965 1971 Pierre Roger    
1971 1976 Léon Viala    
1976 1986 Henri Servant    
1986 1989 Louis Galy    
1989 2008 Henri Servant    
2008 en cours
(au 30 avril 2014)
Martine Esteban    

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Du point de vue administratif, la commune fait partie de l'arrondissement de Foix dans le département de l'Ariège en région Occitanie et avant la réforme territoriale de 2014, était le chef-lieu du canton de Varilhes[16].

Elle est membre de la communauté d'agglomération pays Foix-Varilhes depuis le .

Du point de vue électoral, la commune fait partie de la première circonscription de l'Ariège et, depuis la réforme territoriale de 2014 elle est bureau centralisateur du canton du Val d'Ariège.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Depuis 1987, la gestion des déchets est assurée par le syndicat mixte de collecte et de traitement des ordures ménagères (Smectom) du Plantaurel, principal acteur de la gestion des déchets ménagers et assimilés dans le département de l’Ariège[17].

Sécurité[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une gendarmerie et d'un centre de secours.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population

effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[19].

En 2015, la commune comptait 3 347 habitants[Note 1], en augmentation de 10,24 % par rapport à 2010 (Ariège (département) : +0,3 %, France hors Mayotte : +2,44 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 246 1 306 1 092 1 532 1 556 1 607 1 700 1 766 1 907
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 859 2 006 1 755 1 646 1 637 1 667 1 669 1 628 1 588
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 631 1 602 1 601 1 543 1 525 1 527 1 410 1 507 1 559
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 747 1 938 1 888 2 007 2 327 2 702 2 829 2 848 3 239
2015 - - - - - - - -
3 347 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[21] 1975[21] 1982[21] 1990[21] 1999[21] 2006[22] 2009[23] 2013[24]
Rang de la commune dans le département 10 9 10 10 8 9 9 8
Nombre de communes du département 340 328 330 332 332 332 332 332

Enseignement[modifier | modifier le code]

Située dans l'académie de Toulouse, la commune administre deux écoles comprenant chacune une école maternelle et une école élémentaire[25] : l'école primaire publique Laborie regroupe 93 élèves (données 2016-2017)[26] et l'école primaire publique groupe Paul Delpech regroupe 206 élèves (données 2016-2017)[27].

L'école primaire publique Laborie comprend quatre classes maternelles et élémentaires. L'école primaire publique groupe Paul Delpech comprend neuf classes maternelles et élémentaires ; une section d’enseignement spécifique pour enfants autistes a ouvert une classe maternelle à la rentrée 2016.[réf. nécessaire]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Bal Trad' : mars
  • Festival du jeu : mars
  • Accueil des nouveaux arrivants : avril
  • Grand vide-greniers : 1er mai
  • Quartiers d'été : juin
  • Fête des hameaux : juin
  • Fête locale : août
  • Fête des associations : septembre
  • Festival d'orgues de Barbarie et musiques mécaniques : septembre tous les deux ans
  • Lotos et belotes plusieurs fois par mois
  • Concerts de l'Harmonie Foix Varilhes : plusieurs fois par an
  • Concours photos: plusieurs fois par an

Santé[modifier | modifier le code]

La commune administre une maison médicale.

Le Centre Hospitalier du Val d'Ariège se situe à 3 km.

Sports[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

Clubs[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

  • 197 entreprises sont recensées sur la commune au 1er janvier 2016
  • 25 créations d'entreprises ont été comptabilisées en 2016[28]
  • MKAD, usine d'usinage de pièces aéronautiques en titane
  • Zone industrielle Delta Sud
  • Zone Artisanale Bigorre

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments et objets remarquables[modifier | modifier le code]

La commune compte deux monuments répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[29] et un monument répertorié à l'inventaire général du patrimoine culturel[30]. Par ailleurs, elle compte un objet répertorié à l'inventaire des monuments historiques[31] et deux objets répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel[32].

La maison Aynié, située à l'angle de la rue de Toulouse et de la rue du Pont, est constituée de deux parties : celle du sud remonte au XVIe siècle, celle du nord au XVIIe siècle. Les façades sur rues et la toiture de la partie du XVIe siècle ont été inscrites à l'inventaire des monuments historiques le [33]. De style gothique à colombages, elle est la plus ancienne de Varilhes : poteau cornier en forme de faisceau de colonnettes, croix de saint André à intervalles remplis de briques, meneaux en bois aux fenêtres du second étage, vaste galerie ouverte au sud sous le toit.

La maison voisine, qui actuellement ne fait qu'un avec la partie la plus ancienne, est élevée suivant les mêmes principes. Sa façade et sa toiture ont également été inscrites à l'inventaire des monuments historiques le [34].

Le monument aux morts de la guerre de 1914-1918, de la guerre de 1939-1945 et de la guerre de 1954-1962 a été élevé en 1922 sur les plans de l'architecte Lescure et du sculpteur Faurès, tous deux toulousains. Il représente en très fort relief la Victoire ailée, tenant la palme de la paix et couronnant un poilu debout tourné vers elle, appuyé sur son fusil. Le groupe est entouré d'une arcade où sont inscrits les mots « Morts pour la patrie »[35]. Le groupe sculpté représentant une Victoire ailée couronnant un Poilu quittant le champ de bataille est répertorié à l'inventaire général du patrimoine culturel[36].

La sculpture en bois taillé représentant le Christ en croix, située à l'intérieur de l'église paroissiale, est classée à l'inventaire des monuments historiques depuis le [37]. Dans cette même église, deux plaques commémoratives des morts de la guerre de 1914-1918 et deux statues, Notre-Dame des Prisonniers (statuette) et Jeanne d'Arc (petite nature) sur sa console, sont répertoriées à à l'inventaire général du patrimoine culturel[38].

Autres monuments[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame[modifier | modifier le code]
Église de Varilhes (en ).

L'église paroissiale est dédiée à Notre-Dame de l'Assomption. Il y a peu de documents concernant sa construction. De l'église citée en 1162, il ne reste rien. La visite épiscopale de Jean de Régert signale des réparations en 1551, celle de François de Caulet en 1674 prescrit de continuer à élever les voûtes. Puis c'est le silence jusqu'aux travaux de l'époque moderne.

Varilhes avait plusieurs cloches avant la Révolution qui ont été envoyées à la fonte en 1793. La plus ancienne cloche subsistante date de 1545 et a été classée monument historique le . Mais elle ne se trouve plus à Varilhes, ayant été échangée avec celle de Malléon qui était cassée lors des réquisitions révolutionnaires. Il y a actuellement quatre cloches, deux venant de Martin fondeur à Foix et deux données par Mlle Martin en 1951.

La chapelle de Vals[modifier | modifier le code]
Chapelle de Vals (en ).

La chapelle Notre-Dame de Vals est dédiée à la Vierge de douleur. Elle est citée dès 1006 et devient prieuré de Saint-Antonin de Frédelas avant 1215. Aucun document ne concerne la construction du Moyen Âge. L'église est plus ou moins ruinée au XVe siècle, abandonnée aux XVIe et XVIIe siècles et rétablie au début du XVIIIe siècle (1715-1717). Acquise comme bien national sous la Révolution, elle est restaurée en 1856 par ses propriétaires qui en font don à la fabrique de l'église paroissiale en 1866. La partie la plus ancienne est la nef (début du XVIIIe siècle) à laquelle ont été ajoutés au XIXe siècle le chœur, la façade et le porche.

Autres maisons à colombages[modifier | modifier le code]

Une autre maison située rue de Vilotte (XVIIe siècle), est bâtie comme la maison Aynié sur un rez-de-chaussée de galets de l'Ariège recouverts d'un crépi, percé d'une porte sans caractère récemment restaurée et d'une fenêtre qui a disparu lors de travaux de rénovation du XVIIIe siècle de Jean Baptiste Cassaing. L'immeuble qui porte les numéros 5 et 7, rue de l’Église est du même type que les précédents, mais a été exécuté avec moins de soin. La partie la plus ancienne, sans numéro, est située à l'angle de la rue de l’Église et de la place du même nom. La rue de l’église a été pendant tout l'Ancien Régime la rue principale de Varilhes et n'a perdu son importance qu'avec l'ouverture de la route royale à l'emplacement de la rue du Four. Elle a porté successivement les noms de carrera d'Abalh, rue d'Abalh, rue Madame, rue des Morts, enfin rue de l’Église.

Les maisons en pierre[modifier | modifier le code]

Il n'y a pas de maison en pierre de taille à Varilhes, mais il subsiste d'assez nombreuses habitations aux murs épais de 0,60 à 0,80 m environ, construits en galets noyés dans du mortier, dont les ouvertures, portes et fenêtres, sont en pierre taillée et plus tard en briques. La pierre est fournie par les carrières proches, celle de Vernajoul en particulier, de couleur grise, gréseuse et très gélive. Les propriétaires ont souvent fait graver la date de construction, leur nom ou un décor au claveau central de la porte principale.

La plus ancienne pierre datée conservée en place sur une maison varilhoise est de 1783. Mais une pierre de petite taille remployée dans un mur au no 1 de la rue de Louxo porte la date de 1614.

Le château fort et les remparts[modifier | modifier le code]

Du château fort rasé par ordre de Marie de Médicis en 1623, il ne subsiste à peu près que des noms de rues : la rue du Bail qui suivait les fossés, la rue de la Glacière, qui tire son nom de la glacière aménagée au XVIIe siècle dans les souterrains de l'édifice détruit. Il s'étendait entre l'Ariège, l'église paroissiale, la rue du Bail et la place du Vieux-Pont. Le plus important pan de mur, épais de 1,40 m environ, se dresse entre la place du Vieux-Pont et le pont actuel. Il est construit en galets avec des chaînages de briques et percé d'ouvertures du XVIIIe siècle ou plus récentes.

Les remparts de la ville partaient de l'Ariège, englobaient l'église, suivaient la place Saint-Michel, l'avenue Jacques-Carrié, la place de la Poste et la galage. Ils étaient percés de trois portes : la porte d'Amont, la porte Saint-Michel ou d'Abailh et la porte False, qui toutes ont disparu à la Révolution.

Le pont[modifier | modifier le code]

Le pont en bois, situé en amont du pont actuel et fréquemment emporté par les crues, a disparu en 1875. On apercevait encore par basses eaux il y a peu d'années[Quand ?] les pieux des fondations au milieu de la rivière en face de la place du Vieux-Pont. Le pont actuel se compose de trois arches en maçonnerie de 22 mètres d'ouverture, séparées par de massifs piliers dont les fondations reposent sur le tuf ; il a été bâti de 1875 à 1879.

La mairie[modifier | modifier le code]

L'édifice actuel a remplacé la mairie révolutionnaire établie à peu près à l'angle nord-est de la place dans une maison appartenant aux régentes de Mirepoix. Il se compose de deux parties : à l'est une première mairie fut élevée de 1825 à 1830 avec un couvert servant de halle sur les côtés est et sud ; elle a été restaurée et agrandie en 1879, après la décision de construire le pont de pierre et de créer une nouvelle voie, pour y loger les salles de classe. Six arcades en plein cintre au sud et trois à l'est portent les deux étages percés de six fenêtres rectangulaires en façade et de trois sur les côtés. Des deux portes cintrées de la façade celle de l'est remonte à 1879, l'autre ne date que de 1973 ; du côté de la rue de l’Église subsiste la porte de l'école des garçons.

Le groupe scolaire Paul-Delpech[modifier | modifier le code]

Le groupe scolaire a été élevé de 1931 à 1938 sur les plans de l'architecte Irénée Cros de Foix. Il comprenait alors une école de filles et une école de garçons séparées, une classe enfantine et des bains douches, sans compter les logements d'instituteurs. Avec ses hauts toits d'ardoise et ses multiples décrochements, il avait été surnommé le château scolaire, car il semblait trop important pour le nombre d'écoliers attendus. Mais il s'est révélé trop petit dans les années 1960.

Il a reçu le nom de Paul Delpech, lieutenant au 23e régiment d'artillerie, mort au champ d'honneur le . Ce sont des membres de sa famille, Noël Auguste et Jacques Delpech, qui ont vendu à la commune la propriété du château où a été édifié le groupe scolaire[39].

Les fontaines et lavoirs[modifier | modifier le code]

Avant l'installation des canalisations d'eau potable, les habitants puisaient l'eau dans leur puits ou venaient en chercher aux fontaines publiques. Celle de la place Saint-Michel existe au moins depuis le XVIIIe siècle, mais elle a été rénovée en 1932 après qu'ait été réalisée la première adduction d'eau courante. Elle n'a plus seulement un but utilitaire, mais a un rôle d'agrément que traduit la vasque en fonte bronzée.

Les fontaines de Laborie et du Courbas remontent à la fin du XIXe siècle et ont été construites en pierre par les habitants eux-mêmes. La fontaine principale de Laborie, élevée entre 1881 et 1885, comporte un bassin circulaire d'environ six mètres de diamètre servant d'abreuvoir et deux fontaines, l'une placée à l'intérieur du bassin, formée d'une pyramide sur un socle cubique mouluré, pourvue d'un robinet au-dessus de deux barres de fer permettant de placer un récipient, l'autre diamétralement opposée, mais à l'extérieur du bassin et sans caractère monumental.

La fontaine du Courbas a été édifiée entre 1884 et 1886, elle est du même type que celles de Laborie : bassin circulaire alimenté par un robinet placé dans une borne rectangulaire coiffée d'une pyramide tronquée sommée d'une boule.

Le lavoir de Varilhes a été élevé en 1930 en remplacement de celui construit en 1869. Il est fermé au nord et à l'est par un mur et couvert de tuiles canal. Le grand bassin ovale en ciment est divisé en huit compartiments entourés d'une partie en pente remplaçant la planche à laver, à bonne hauteur pour permettre de laver le linge et de le battre avec le battoir en bois. Il n'est plus alimenté en eau et hors d'usage.

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Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

La commune administre une ludothèque et une médiathèque.

Situé avenue des Pyrénées, le Centre d'Histoire de la Résistance et de la Déportation met en relation objets, photos et discours sur l'occupation allemande et la résistance locale à cette invasion ayant entraîné des déportations.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Varilhes Blason D'argent, à deux fasces de vair.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jeanne Bayle, Varilhes, histoire d'un village ariégeois, 1989.
  • Louis Clayes, Deux siècles de vie politique dans le département de l'Ariège 1789-1989, Pamiers, 1994.
  • Varilhes dans la Résistance 1940-1944, communauté des communes du canton de Varilhes, 2012.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  3. a et b « Climat Varilhes (09120) en 2016 », sur le site linternaute.com du groupe CCM Benchmark (consulté le 7 novembre 2017).
  4. Jeanne BAYLE, L’emplacement du château de Varilhes,
  5. « Résultats de l'élection présidentielle 2007 », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 8 novembre 2017).
  6. « Résultats des élections législatives 2012 », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 8 novembre 2017).
  7. « Résultats des élections européennes 2009 », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 8 novembre 2017).
  8. « Résultats de l'élection présidentielle 2012 », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 8 novembre 2017).
  9. « Résultats de l'élection présidentielle 2012 », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 8 novembre 2017).
  10. « Résultats des élections législatives 2012 », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 8 novembre 2017).
  11. « Résultats des élections municipales et communautaires 2014 », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 8 novembre 2017).
  12. « Résultats de l'élection présidentielle 2017 », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 8 novembre 2017).
  13. « Résultats des élections législatives 2017 », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 8 novembre 2017).
  14. art L. 2121-2 du code général des collectivitésterritoriales.
  15. « Maires de Varilhes », sur le site de la société Advercity (consulté le 7 novembre 2017).
  16. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. « Objet et missions », sur le site du Smectom du Plantaurel (consulté le 7 novembre 2017).
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  33. « Maison en pans de bois », notice no PA00093934, base Mérimée, ministère français de la Culture.
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  35. « Monument aux morts de la guerre de 1914-1918, de la guerre de 1939-1945 et de la guerre de 1954-1962 », notice no IA09000961, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  36. « Groupe sculpté représentant une Victoire ailée couronnant un Poilu quittant le champ de bataille », notice no IM09002350, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  37. « Statue : Christ en croix », notice no PM09000824, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  38. « Deux plaques commémoratives des morts de la guerre de 1914-1918 et deux statues, Notre-Dame des Prisonniers (statuette) et Jeanne d'Arc (petite nature) sur sa console », notice no IM09002347, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  39. Jeanne Bayle, Varilhes, histoire d'un village ariégeois, p. 319.