Engomer

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Engomer
Engomer
Chapelle Saint-Michel de Loutrein.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Ariège
Arrondissement Saint-Girons
Intercommunalité Communauté de communes Couserans-Pyrénées
Maire
Mandat
Jean-Claude Le Hir
2020-2026
Code postal 09800
Code commune 09111
Démographie
Gentilé Engomerois
Population
municipale
300 hab. (2018 en augmentation de 9,09 % par rapport à 2013)
Densité 39 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 56′ 51″ nord, 1° 03′ 37″ est
Altitude Min. 448 m
Max. 1 120 m
Superficie 7,60 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Saint-Girons
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Couserans Ouest
Législatives Première circonscription
Localisation
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Liens
Site web engomer.fr

Engomer est une commune française, située dans le département de l'Ariège en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Engomerois et Engomeroises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune des Pyrénées située dans l'aire urbaine de Saint-Girons, traversée par le Lez, affluent du Salat venu du versant nord des Pyrénées centrales, et par la route départementale 618, accès très prépondérant vers les vallées supérieures, Engomer constitue la porte d'entrée du Castillonnais. Elle fait partie de la communauté de communes Couserans - Pyrénées et du parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Lez, le ruisseau de Sour et le ruisseau d'Astien sont les principaux cours d'eau parcourant la commune.

Hameaux[modifier | modifier le code]

Les hameaux d'Astien, Loutrein, Sansou sont constituants de la commune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Engomer[1]
Balaguères
Engomer Moulis
Cescau Castillon-en-Couserans
Carte de la commune d'Engomer et des proches communes.

Climat[modifier | modifier le code]

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 11,2 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 5,7 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 5,4 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 14,6 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 1 071 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 10,4 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,2 j

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat semi-continental », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[2]. En 2020, la commune ressort du type « climat de montagne » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, la température décroît rapidement en fonction de l'altitude. On observe une nébulosité minimale en hiver et maximale en été. Les vents et les précipitations varient notablement selon le lieu[3]. À l'ouest du département, le climat océanique, avec ses entrées d’air atlantique, apporte des perturbations qui arrosent les reliefs[4].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[5]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-contre[2].

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[6] complétée par des études régionales[7],[8] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Saint-Girons », sur la commune de Lorp-Sentaraille, mise en service en 1949[9]et qui se trouve à 8 km à vol d'oiseau[10],[Note 2], où la température moyenne annuelle évolue de 12,2 °C pour la période 1971-2000[11], à 12,3 °C pour 1981-2010[12], puis à 12,7 °C pour 1991-2020[13].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Engomer est une commune rurale[Note 3],[14]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[15],[16].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Girons, dont elle est une commune de la couronne[Note 4]. Cette aire, qui regroupe 70 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[17],[18].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (56,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (56,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (51,7 %), prairies (33,8 %), zones agricoles hétérogènes (5,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (4,5 %), zones urbanisées (4,3 %)[19].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Peut-être du nom de personne germanique Ingomares, attesté dans le Polyptyque de Wadalde (NPAG, I, 145a)[20].

Le nom en occitan gascon est Angomèr.

Histoire[modifier | modifier le code]

Une forge à la catalane existait dès le Moyen Âge à l’entrée du village. En 1808, elle est transformée en fonderie pour fabriquer des boulets de canon pour la guerre d'indépendance espagnole. Environ 300 ouvriers y travaillaient en 1818. L'activité s'arrêta au milieu du XIXe.

Sous le Consulat et l’Empire, l’État reprend les forêts aux communes et en , les besoins en charbon de bois des forges d’Engomer ont nettement contribué à la « Guerre des Demoiselles »[21] qui commença dans le Castillonnais.

Engomer disposait d'au moins deux moulins. L'un d'eux est visible sur le site[22] il fait actuellement l'objet d'une restauration. L'autre a été transformé en fromagerie.

Le tramway électrique de la ligne de Saint-Girons à Castillon et à Sentein a desservi la commune de 1911 à 1937.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014 En cours Remy Toulza SE Cadre
mars 2008 2014 Joël Seille    
mars 2001 2008 Édouard Bareille    
1995 2001 Pierre Ferré    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[23]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[24]. En 2018, la commune comptait 300 habitants[Note 5], en augmentation de 9,09 % par rapport à 2013 (Ariège : +0,25 %, France hors Mayotte : +1,78 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
738640666707869918964944889
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
840766797784733702712644635
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
600581537512503385510439386
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
366326318321293257273275275
2017 2018 - - - - - - -
297300-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2006[26].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Au lieu-dit la Forge, se trouve une entreprise papetière fondée en 1895 par Léon-Alexandre Martin et toujours gérée par la famille. Avec une quarantaine d'employés, les papeteries Léon Martin produisent des papiers spéciaux de faibles grammages (18 g au m²) susceptibles d'être personnalisés et proposés notamment à des clients prestigieux en France et pays limitrophes. Certifiée ISO 9001 et Imprim'Vert, produisant sur site 60 % de son électricité, ayant une politique environnementale exemplaire en matière de gestion des déchets et effluents, l’entreprise a été lauréate en 2012 du Grand Prix « entreprise familiale » lors de la 4e édition des Grands Prix de l’économie Objectifnews.

Au village se trouve une fromagerie artisanale qui fabrique depuis 1979 "L'estive", fromage de vache de type Bethmale élaboré dans la tradition des Pyrénées centrales. Elle est couplée à un atelier de produits alimentaires (millas, raviolis, aligot) et à une boutique.

"La Ferme du Mountagnol" propose cueillette des petits fruits et confitures, coulis, sirops à base de plantes et de fruits et aussi jus de pommes et crème de châtaignes..

Vie pratique[modifier | modifier le code]

Outre son école primaire, son bureau de poste, le café du coin[27], sa salle des fêtes, son marché de producteurs du dimanche matin organisé par Les fermes buissonnières[28], la commune compte plusieurs commerces en son centre dont un café-restaurant. Également, une épicerie associative gérée par des bénévoles a été créée en 2012[29], financée par un appel à souscription auprès des consommateurs et citoyens de la commune et des alentours; elle propose des produits locaux, une large gamme de produits issus de l'agriculture biologique et des produits de grande distribution.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le Lez à Engomer.
  • Église Saint-Saturnin (XIXe siècle)
  • Église Saint-Michel datant du XVe siècle et inscrite à l'inventaire des monuments historiques en 1995. Une association a été créée pour la connaissance et la restauration de cet édifice..

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  3. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  4. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Cartes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  4. [PDF]« Plan Local d’Urbanisme d’Allières – Rapport de présentation », sur wxs-gpu.mongeoportail.ign.fr, (consulté le ), p. 125
  5. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  6. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  7. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Occitanie », sur occitanie.chambre-agriculture.fr, (consulté le )
  8. [PDF]« Le changement climatique dans les Pyrénées : impacts, vulnérabilités et adaptation. », sur opcc-ctp.org (consulté le ).
  9. « Station Météo-France Saint-Girons - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  10. « Orthodromie entre Engomer et Lorp-Sentaraille », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station météorologique de Saint-Girons - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Station météorologique de Saint-Girons - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Saint-Girons - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  15. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  16. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  18. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  19. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  20. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 2 : Formations non-romanes ; formations dialectales, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 194), , 676 p. (ISBN 978-2-600-00133-5, lire en ligne)..
  21. François Baby, La guerre des Demoiselles en Ariège. 1829-1872, Cairn,
  22. Moulin
  23. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  24. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  25. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  26. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  27. « Engomer : au village, un "café du coin" qui a du caractère », La Dépêche du midi,‎ (lire en ligne)
  28. « Les fermes buissonnières | ENGOMER », sur www.engomer.fr (consulté le )
  29. https://www.ladepeche.fr/article/2012/09/10/1436128-engomer-les-consommateurs-creent-une-epicerie.html" /
  30. Didier Péron, « Arielle dans l'extase », Libération,‎ (lire en ligne)