Haut-Salat

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Haut-Salat
Image illustrative de l’article Haut-Salat
Les granges de Cominac (Ercé) et en arrière-plan, le mont Valier.

Subdivision administrative Occitanie
Subdivision administrative Ariège
Villes principales Seix, Aulus-les-Bains
Coordonnées 42° 51′ 58″ nord, 1° 12′ 05″ est
Relief Montagne
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Haut-Salat
Géolocalisation sur la carte : région Occitanie
(Voir situation sur carte : région Occitanie)
Haut-Salat
Géolocalisation sur la carte : Ariège
(Voir situation sur carte : Ariège)
Haut-Salat

Le Haut-Salat est un territoire pyrénéen situé dans le Couserans, en Ariège, constitué de 8 communes correspondant à l'ancien canton d'Oust à savoir Couflens, Ustou, Seix, Aulus-les-Bains, Ercé, Oust Sentenac-d'Oust et Soueix-Rogalle sur la partie amont du bassin versant de la rivière le Salat, affluent de la Garonne. Outre le Salat lui-même depuis sa source, les principales vallées concernées sont celle de l'Alet (Ustou), le Garbet (Aulus-les-bains, Ercé, Oust) et l'Esbints (Sentenac-d'Oust).

Géographie[modifier | modifier le code]

Le mont Rouch (2868 m) plus élevé mais moins connu que le Mont Valier (2848 m). Il doit son nom à la couleur des roches. On peut l'atteindre par la France ou plus facilement par l'Espagne.

Toutes les rivières et ruisseaux convergent vers le Salat, lui-même affluent du fleuve la Garonne. Au-delà du bassin versant qui a forgé les vallées, le territoire du Haut-Salat est frontalier avec l'Espagne par les crêtes de la chaîne des Pyrénées avec la comarque du Pallars-Sobirà (communes de Alt Aneu, Lladore) mais seul l'accès pédestre est possible ; le passage le plus aisé étant le port de Salau (2 078 m). Le point culminant du Haut-Salat est le mont Rouch de France culminant à 2 868 m et non pas le bien plus emblématique mont Valier (2 838 m)[1] dont le massif est partagé avec l'Espagne et le Castillonnais. L'ensemble de ce territoire très cohérent, creusé par ses torrents est ceint par la haute chaîne au sud et des massifs de moins en moins élevés à l'Est et à l'Ouest (mais dont les cols routiers ont été rendus célèbres par le Tour de France cycliste) dès lors que l'on s'approche de l'étroite porte de Kercabanac creusée par le Salat juste avant sa confluence avec l'Arac né au massif des Trois Seigneurs. Le Haut-Salat est ainsi clos.

Il s'inscrit en totalité dans le périmètre du parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises.

Histoire[modifier | modifier le code]

La singulière profession de montreurs d'ours a été l'apanage quasi-exclusif du Haut-Salat, notamment des vallées du Garbet et de l'Alet, à partir de la fin du XVIIIe siècle. et jusqu'aux prémices de la guerre de 14-18. La surpopulation de ce territoire et la présence d'ours ont incité les plus aventureux, jusqu'à plusieurs centaines, vers cette activité en s'exportant dans toute l'Europe et les Amériques.

Les communes[modifier | modifier le code]

Liste des communes
Nom Code
Insee
Intercommunalité Superficie
(km2)
Population
(dernière pop. légale)
Densité
(hab./km2)
Aulus-les-Bains 09029 CC Couserans-Pyrénées 52,24 161 (2018) 3,1
Couflens 09100 CC Couserans-Pyrénées 56,26 88 (2018) 1,6
Ercé (Ariège) 09113 CC Couserans-Pyrénées 40,75 550 (2018) 13
Oust 09223 CC Couserans-Pyrénées 18,97 550 (2018) 29
Seix 09285 CC Couserans-Pyrénées 86,78 706 (2018) 8,1
Sentenac-d'Oust 09291 CC Couserans-Pyrénées 18,38 106 (2018) 5,8
Soueix-Rogalle 09299 CC Couserans-Pyrénées 13,65 422 (2018) 31
Ustou 09322 CC Couserans-Pyrénées 98,34 286 (2018) 2,9

Économie[modifier | modifier le code]

Le territoire du haut-Salat souffre de son enclavement davantage qu'autrefois. Lorsqu'on se déplaçait à pied où avec des animaux de bât, les travailleurs, marchands (colporteurs...) et autres montreurs d'ours s'exportaient au loin passant par des cols aujourd'hui réservés seulement à la randonnée touristique.

La chaîne pyrénéenne constitue un atout pour le tourisme familial ou de randonnée[1] (le territoire est traversé par le GR 10 et surplombé par la Haute randonnée pyrénéenne) et aussi parce qu'elle offre de somptueuses images notamment à l'occasion du Tour de France.

Si les mines ont été présentes sur le territoire notamment à Aulus (Castelminier) et Salau pour l'extraction du tungstène avec une réouverture envisagée pour ce matériau stratégique, l'essentiel de l'économie est liée à une agriculture globalement stagnante et aux activités touristiques diverses principalement visibles avec la station de sports d'hiver de Guzet et la station thermale d'Aulus-les-Bains qui bénéficie de la fréquentation élevée du site classé de la Cascade d'Ars[2].

Environnement[modifier | modifier le code]

Sur ce territoire préservé parcouru par l'ours où un jeune mâle a été abattu clandestinement en juin 2020[3], le bouquetin ibérique a été réintroduit dès 2014 au cirque de Cagateille[1] sur le territoire d'Ustou et au col d'Agnes sur le territoire d'Aulus-les-bains en 2017[4].

Galerie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • L'écho des vallées - bulletin d'information du district du canton d'Oust - semestriel - et suivants
  • Simone Henry, Comminges et Couserans, édition Privat, Toulouse - 1985 (ISBN 9782708971080) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Le guide du Couserans 1998-1999, éd. ACS Développement. Document utilisé pour la rédaction de l’article

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « Haut-Salat : des montagnes sauvages où veillent les bouquetins », La Dépêche du midi,‎ (lire en ligne)
  2. « La cascade et la vallée d’Ars entrent dans la liste des sites classés de l’Ariège », sur www.occitanie.developpement-durable.gouv.fr, (consulté le )
  3. Hélène Ménal, « Ours abattu dans les Pyrénées : Où en est l’enquête sur la mort du jeune mâle tué par arme à feu en Ariège ? », 20 minutes,‎ (lire en ligne)
  4. Émilie Lauria, « Aulus-les-Bains. Dix nouveaux bouquetins lâchés au col d'Agnes », La Dépêche du midi,‎ (lire en ligne)