Couflens

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Couflens
Couflens
L'église Notre-Dame de Salau
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Ariège
Arrondissement Saint-Girons
Canton Couserans Est
Intercommunalité Couserans - Pyrénées
Maire
Mandat
Henri Richl
2014-2020
Code postal 09140
Code commune 09100
Démographie
Gentilé Couflensois
Population
municipale
82 hab. (2015 en stagnation par rapport à 2010)
Densité 1,5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 47′ 17″ nord, 1° 11′ 14″ est
Altitude Min. 559 m
Max. 2 865 m
Superficie 56,26 km2
Localisation

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Couflens (en occitan : Coflens) est une commune française, située dans le département de l'Ariège en région Occitanie.

La commune fait partie de la communauté de communes Couserans - Pyrénées et du parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises.

Ses habitants sont appelés les Couflensois.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Couflens, frontalière avec l'Espagne, se situe dans les Pyrénées centrales aux sources du Salat en Couserans, à 30 km de Saint-Girons. Elle compte 84 habitants (en 2009), et accueille la mairie dont dépendent les hameaux d'Angouls, Espalots, Lau, les Capsades, la Souleille et le village de Salau.

Le port de Salau (2 087 m d'altitude) est le point de passage privilégié pour rejoindre à pied l'Espagne.

Le pic de la Montagnoul et la vallée d'Angouls, situés sur le territoire de la commune, ont été classés « Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique », en raison de leur flore des hautes montagnes calcaires avec plantes endémiques ou rares, et de la présence d'une faune de montagne riche.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Couflens[1],[2]
Seix Ustou
Couflens
Alt Àneu
(Espagne)
La Guingueta d'Àneu
(Espagne,
par un quadripoint)
Lladorre
(Espagne)

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Une convention signée en 1904 entre la France et l'Espagne prévoyait la construction d'une ligne ferroviaire transpyrénéenne entre Saint-Girons (Ariège) et Sort (Pallars Sobira), franchissant la frontière par un tunnel sous le port de Salau[3]. Ce projet fut ensuite abandonné mais quelquefois réactivé jusque dans les années 1990 sur une hypothèse routière.

La localité, dominée par de grands escarpements rocheux, a été ravagée en automne 1937 par une inondation qui a détruit de nombreuses maisons et emporté le pont de pierre. L'église a échappé à la destruction mais les colonnes de l'ancien cloître ont été emportées.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Henri Richl DVG Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population

effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5].

En 2015, la commune comptait 82 habitants[Note 1], en stagnation par rapport à 2010 (Ariège : +0,3 %, France hors Mayotte : +2,44 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0559731 1541 1551 2671 2631 2131 5071 205
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1511 0141 0391 016999945900784793
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
774784751618460417354183179
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
1031133712627063808182
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Il n'y a pas d'école à Couflens. Les établissements scolaires les plus proches sont une école maternelle publique, une école primaire publique et un collège à Seix[8].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Tous les ans, le premier week-end d'août est organisée une Pujada festive réunissant au port de Salau des randonneurs venus du Couserans et du Pallars Sobira ainsi que des Occitanistes venus de plus loin encore. Une association locale envisage la restauration de l'ancienne cantine des ouvriers forestiers qui exploitaient le bois de la forêt de Bonabé au début du XXe siècle. expédié par câble à la papeterie Matussière-et-Forest alors située à Salau.

Économie[modifier | modifier le code]

La mine de tungstène du hameau de Salau a fermé le 24 décembre 1986[9]. En février 2017, un permis de prospection a été accordé par l'État pour envisager une rouverture controversée[10] de cette mine, la seule en France pour ce métal.rare.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Dernier village au fond de la haute vallée du Salat, Salau, sur le territoire de la commune de Couflens, abrite une église romane édifiée au XIIe siècle par les Chevaliers hospitaliers de l'Ordre de l'Hôpital de Saint-Jean de Jérusalem. Depuis le 4 avril 1911, l'église est classée au titre des monuments historiques[11].

Film[modifier | modifier le code]

En 1985, tournage du téléfilm "La sorcière de Couflens"[12] de Gérard Guillaume avec Madeleine Robinson;

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Institut cartographique de Catalogne, « Visualisateur cartographique Vissir » (consulté le 2 février 2018)
  3. « Tunnels routiers transpyrénéens », sur Persée, 1950 in revue géographique des pyrénées et du sud-ouest, tome 21, fascicule 2-3,
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  8. Annuaire du Ministère de l'Éducation nationale, section Seix
  9. https://www.ladepeche.fr/article/2015/08/12/2158577-mine-de-salau-pourquoi-les-habitants-n-en-veulent-pas.html
  10. « Mine de Salau : 1 600 signatures en faveur du projet d'étude et de recherche », La Dépêche du midi,‎
  11. Notice no PA00093784, base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « La sorcière de Couflens »