Couflens

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Couflens
Couflens
L'église Notre-Dame de Salau.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Ariège
Arrondissement Saint-Girons
Intercommunalité Communauté de communes Couserans-Pyrénées
Maire
Mandat
Henri Richl
2020-2026
Code postal 09140
Code commune 09100
Démographie
Gentilé Couflensois
Population
municipale
88 hab. (2018 en augmentation de 11,39 % par rapport à 2013)
Densité 1,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 47′ 17″ nord, 1° 11′ 14″ est
Altitude Min. 559 m
Max. 2 865 m
Superficie 56,26 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton du Couserans Est
Législatives Première circonscription
Localisation
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Couflens

Couflens (en occitan : Coflens) est une commune française, située dans le département de l'Ariège en région Occitanie.

La commune fait partie de la communauté de communes Couserans - Pyrénées et du parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises.

Ses habitants sont appelés les Couflensois.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Couflens, frontalière avec l'Espagne et dominée par le Mont Rouch (2868 m) se situe dans les Pyrénées centrales aux sources du Salat en Couserans, à 30 km de Saint-Girons. Elle compte 84 habitants en 2016, et accueille la mairie dont dépendent les hameaux d'Angouls, Espalots, Lau, les Capsades, la Souleille et le village de Salau.

Le port de Salau (2 087 m d'altitude) est le point de passage privilégié pour rejoindre à pied l'Espagne.

Le pic de la Montagnoul et la vallée d'Angouls, situés sur le territoire de la commune, ont été classés « Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique », en raison de leur flore des hautes montagnes calcaires avec plantes endémiques ou rares, et de la présence d'une faune de montagne riche.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La cascade du Léziou, au-dessus de Salau.

Le Salat, le ruisseau de Léziou, le ruisseau des Cougnets, le ruisseau d'Angouls... sont les principaux cours d'eau parcourant la commune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 9,7 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 7 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 3,9 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 15 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 1 308 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 10,5 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 9 j

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat semi-continental », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[3]. En 2020, la commune ressort du type « climat de montagne » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, la température décroît rapidement en fonction de l'altitude. On observe une nébulosité minimale en hiver et maximale en été. Les vents et les précipitations varient notablement selon le lieu[4]. À l'ouest du département, le climat océanique, avec ses entrées d’air atlantique, apporte des perturbations qui arrosent les reliefs[5].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[6]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-contre[3].

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[7] complétée par des études régionales[8],[9] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Aulus-les-Bains », sur la commune d'Aulus-les-Bains, mise en service en 1959[10]et qui se trouve à 12 km à vol d'oiseau[11],[Note 2], où la température moyenne annuelle est de 10,3 °C et la hauteur de précipitations de 1 586 mm pour la période 1981-2010[12]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Saint-Girons », sur la commune de Lorp-Sentaraille, mise en service en 1949 et à 25 km[13], la température moyenne annuelle évolue de 12,2 °C pour la période 1971-2000[14], à 12,3 °C pour 1981-2010[15], puis à 12,7 °C pour 1991-2020[16].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Couflens est une commune rurale[Note 3],[17]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[18],[19]. La commune est en outre hors attraction des villes[20],[21].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (98,7 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (100 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (44,8 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (32,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (21,1 %), zones agricoles hétérogènes (1,4 %)[22].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Couflens est située au confluent du Salat et de l'Angouls et très proche de la confluence du riu de Rouze. Cette situation est à l'origine de son nom, du latin confluens[23], comme de nombreux autres lieux en France (Confolens, Couffoulens, Conflent, Conflans...)[24].

Histoire[modifier | modifier le code]

Une convention signée en 1904 entre la France et l'Espagne prévoyait la construction d'une ligne ferroviaire transpyrénéenne entre Saint-Girons (Ariège) et Sort (Pallars Sobira), franchissant la frontière par un tunnel sous le port de Salau[25]. Ce projet fut ensuite abandonné mais quelquefois réactivé jusque dans les années 1990 sur une hypothèse routière.

La localité, dominée par de grands escarpements rocheux, a été ravagée en automne 1937 par une inondation qui a détruit de nombreuses maisons et emporté le pont de pierre. L'église a échappé à la destruction mais les colonnes de l'ancien cloître ont été emportées. Le 6 novembre 1982, le village de Salau sera dévasté par une crue du ruisseau des Cougnets qui emportera une partie de l'église romane, la route et des chalets.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 En cours Henri Richl DVG Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[27]. En 2018, la commune comptait 88 habitants[Note 4], en augmentation de 11,39 % par rapport à 2013 (Ariège : +0,25 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0559731 1541 1551 2671 2631 2131 5071 205
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1511 0141 0391 016999945900784793
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
774784751618460417354183179
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1031133712627063808184
2018 - - - - - - - -
88--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[28] puis Insee à partir de 2006[29].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Il n'y a plus d'école à Couflens. Les établissements scolaires les plus proches sont une école maternelle publique, une école primaire publique et un collège à Seix[30].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Tous les ans, le premier week-end d'août est organisée une Pujada festive réunissant au port de Salau des randonneurs venus du Couserans et du Pallars Sobira ainsi que des Occitanistes venus de plus loin encore. Une association locale envisage la restauration de l'ancienne cantine des ouvriers forestiers qui exploitaient le bois de la forêt de Bonabé au début du XXe siècle. expédié par câble à la papeterie Matussière-et-Forest alors située à Salau.

Économie[modifier | modifier le code]

La mine de tungstène du hameau de Salau a fermé le 24 décembre 1986[31]. En février 2017, un permis de prospection a été accordé par l'État pour envisager une réouverture controversée[32] de cette mine, la seule en France pour ce métal rare. Finalement ce permis sera annulé le 16 juin 2020 par la justice française[33].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Film[modifier | modifier le code]

En 1985, tournage du téléfilm La sorcière de Couflens"[35] de Gérard Guillaume avec Madeleine Robinson.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  3. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Institut cartographique de Catalogne, « Visualisateur cartographique Vissir » (consulté le 2 février 2018)
  3. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le 17 juin 2021)
  4. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le 17 juin 2021)
  5. [PDF]« Plan Local d’Urbanisme d’Allières – Rapport de présentation », sur wxs-gpu.mongeoportail.ign.fr, (consulté le 17 juin 2021), p. 125
  6. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le 16 octobre 2020)
  7. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le 12 juin 2021).
  8. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Occitanie », sur occitanie.chambre-agriculture.fr, (consulté le 17 juin 2021)
  9. [PDF]« Le changement climatique dans les Pyrénées : impacts, vulnérabilités et adaptation. », sur opcc-ctp.org (consulté le 17 juin 2021).
  10. « Station Météo-France Aulus-les-Bains - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le 17 juin 2021)
  11. « Orthodromie entre Couflens et Aulus-les-Bains », sur fr.distance.to (consulté le 17 juin 2021).
  12. « Station Météo-France Aulus-les-Bains - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté en aulus-les-bains).
  13. « Orthodromie entre Couflens et Lorp-Sentaraille », sur fr.distance.to (consulté le 17 juin 2021).
  14. « Station météorologique de Saint-Girons - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 17 juin 2021)
  15. « Station météorologique de Saint-Girons - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 17 juin 2021)
  16. « Station météorologique de Saint-Girons - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 17 juin 2021)
  17. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  18. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 24 mars 2021).
  19. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  20. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 24 mars 2021).
  21. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 24 mars 2021).
  22. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 12 avril 2021)
  23. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, t. 1, Formations préceltiques, celtiques, romanes, Librairie Droz, , 708 p. (ISBN 2-600-02883-8, lire en ligne), p. 298
  24. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 207.
  25. « Tunnels routiers transpyrénéens », sur Persée, 1950 in revue géographique des pyrénées et du sud-ouest, tome 21, fascicule 2-3,
  26. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  27. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  28. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  29. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  30. Annuaire du Ministère de l'Éducation nationale, section Seix
  31. https://www.ladepeche.fr/article/2015/08/12/2158577-mine-de-salau-pourquoi-les-habitants-n-en-veulent-pas.html
  32. « Mine de Salau : 1 600 signatures en faveur du projet d'étude et de recherche », La Dépêche du midi,‎
  33. Éric Dourel, « La France a mauvaise mine », sur lecourrier.ch,
  34. Notice no PA00093784, base Mérimée, ministère français de la Culture
  35. « La sorcière de Couflens »