Aspet

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Aspet
Mairie d'Aspet.
Mairie d'Aspet.
Blason de Aspet
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Arrondissement Saint-Gaudens
Canton Bagnères-de-Luchon
Intercommunalité Communauté de communes Cagire-Garonne-Salat
Maire
Mandat
Josette Sarradet
2014-2020
Code postal 31160
Code commune 31020
Démographie
Gentilé Aspétois
Population
municipale
936 hab. (2014 en diminution de -1.16 % par rapport à 2009)
Densité 35 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 00′ 58″ nord, 0° 48′ 08″ est
Altitude Min. 399 m – Max. 1 240 m
Superficie 26,37 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Aspet (en gascon Aspèth), est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Aspétois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située au pied des Pyrénées dans le Comminges, Aspet se trouve à 15 km au sud-est de Saint-Gaudens et au pied du pic de Cagire qui domine la vallée à 1 912 m.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Aspet
Cabanac-Cazaux Soueich Estadens
Izaut-de-l'Hôtel Aspet Chein-Dessus
Sengouagnet Milhas Milhas

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par le Ger, affluent de la Garonne.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 2 637 hectares ; son altitude varie de 399 à 1 240 mètres[1].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès par l'autoroute A64 sortie no 18 puis la route départementale D 5 et avec le réseau Arc-en-ciel ainsi qu'en gare de Saint-Gaudens sur la ligne Toulouse - Bayonne..

Toponymie[modifier | modifier le code]

Selon certains, Aspet serait issu du basque azpeta qui signifie en pied de falaise. Le nom de la commune se dit Aspèth (ou « Aspetch », comme écrit André Bouéry) en gascon.

Le rapprochement est tentant entre aspet et azpeta. Mais il n'y a aucune falaise à Aspet. Le paysage de collines est tout en arrondi.

Par ailleurs, dans les premiers documents qui se rapportent à la ville, celle-ci est appelée « Spel » (1068), ou « Espel », ce qui est loin de « Azpeta ».

Dauzat aussi bien que Nègre ou d'autres, sont très hésitants sur l'origine du mot. Aymard y voit le radical « asper », « lieu abrupt », mais alors il s'agirait de la situation élevée de la ville, sur un promontoire entre la vallée du Ger et le vallon du Soueil.

Histoire[modifier | modifier le code]

La fontaine d'Aspet.

On ignore à quel moment exact s’est constituée la seigneurie d’Aspet. Le premier seigneur dont le nom a été conservé s’appelait Ramon-At(hon). Il vécut autour de 1068. Plusieurs seigneurs d’Aspet participent aux Croisades, en particulier Arnaud II, qui s’embarque avec Philippe-Auguste à Gênes en 1190. Au début du XVe siècle, la baronnie passe à la famille de Coarraze, dont la dernière représentante sera dame Catherine, à qui l’on doit, selon la légende,la fontaine qui orne encore la place principale de la ville. Raymond-Arnaud II de Coarraze participe, aux côtés de Jeanne d’Arc, à la prise d’Orléans. Dame Catherine meurt en 1492 et la baronnie passe ensuite à la maison de Foix. Son dernier baron sera Henri III de Navarre, qui deviendra Henri IV. C’est sous son règne que la baronnie sera rattachée à la Couronne[2].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Aspet

Son blasonnement est : écartelé : au premier et au quatrième d'azur à une meule de moulin d'argent; au deuxième parti de gueules à deux otelles adossées d'argent, une en chef posée en bande, l'autre en pointe posée en barre et d'or à deux vaches de gueules, accornées, colletées et clarinées d'azur ; le troisième contourné du deuxième.

La clé de voûte de la chapelle seigneuriale, qui se trouve derrière le chevet de l'église paroissiale, comporte les armes des Coarraze, qui furent seigneurs d'Aspet au XVe siècle.

Raymond-Arnaud de Coarraze décrit ainsi ses armes : « d'or à deux brebis passantes de sinople, accornées et clarinées d'argent, qui était Coarraze, écartelé d'azur à une meule de moulin d'or, chargée de son anille de sable, qui était Aspet ». À la clé de voûte, on voit effectivement les brebis passantes, ainsi que les meules, mais aussi les otelles, qui figurent dans les armes de Comminges. La chapelle gothique date, sûrement, de l'époque des Coarraze.

Les brebis passantes sont devenues ensuite vaches, celles-ci étant l'emblème du Béarn.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de la huitième circonscription de la Haute-Garonne, de la communauté de communes Cagire-Garonne-Salat et du canton de Bagnères-de-Luchon (avant le redécoupage départemental de 2014, Aspet était le chef-lieu de l'ex-canton d'Aspet) et avant le elle faisait partie de la communauté de communes des Trois Vallées.

La commune est également membre du SIVOM de Saint-Gaudens Montréjeau Aspet Magnoac.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[3]
Période Identité Étiquette Qualité
1832 1836 Pierre-Mathieu Latour    
1836 1838 Jean-Louis Bouery    
1838 1839 Pierre Faurie    
1839 1852 Pierre-Mathieu Latour    
1852 1865 Jean-Philippe Chibalie    
1865 1871 Benoit Jean-François Bordes    
1871 1878 Jules Sylvain Leprince    
1878 1888 Achille Latour    
1888 1900 Etienne Fabe    
1900 1912 Joseph Ruau Parti radical Avocat, conseiller général (1895), député (1897), ministre de l'agriculture (1905-1910)
1912 1919 Joseph Ribet   Inspecteur du crédit, de la coopération et de la mutualité, conseiller général (1913), député (1914)
1919 1925 Emile Ribet    
1925 1952 François Jaureguiberry    
1952 1953 Edouard Certiat    
1953 1978 André Prat    
1978 1989 Gérard Marasse   Conseiller général (1988-1991)
1989 1995 Aventin Bares    
1995 2001 Joseph Dulon    
en cours Josette Sarradet PRG Conseillère régionale (2004-2010)
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans.

Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 936 habitants, en diminution de -1,16 % par rapport à 2009 (Haute-Garonne : 6,59 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 492 4 059 3 855 3 707 5 575 2 784 2 573 2 751 2 600
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 435 2 457 2 510 2 509 2 591 2 637 2 550 2 302 2 048
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 015 1 961 1 853 1 587 1 613 1 552 1 571 1 405 1 344
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
1 307 1 186 1 229 962 986 923 942 953 936
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[8] 1975[8] 1982[8] 1990[8] 1999[8] 2006[9] 2009[10] 2013[11]
Rang de la commune dans le département 59 85 117 124 137 160 164 168
Nombre de communes du département 592 582 586 588 588 588 589 589

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Martin.
  • Chapelle de Miègecoste[12], dédiée à la Vierge.

Aspet a conservé peu de vestiges de ces temps. On sait que la ville a été entourée de « clausuras = clôtures », vraisemblablement au XIVe siècle, qu’elle avait trois portes, dont la Porte Saint-Martin, dominée par le clocher de l'église qui abrite un carillon célèbre de 16 cloches. Derrière le chevet actuel de l’église on voit encore la chapelle seigneuriale, de style gothique, dont la clef de voûte est ornée des armes des Coarraze.

Certains érudits locaux affirment encore aujourd'hui que la tour du Chucaou, qui domine la ville, est une « tour à signaux ». Pour cela, ils se basent sur une série d'anciens articles de Maurice Gourdon, publiés en 1910, 1911 et 1912 dans la Revue de Comminges[13]. Or, cette idée émise par Maurice Gourdon, qui l'a décrite, est totalement gratuite et ne repose sur aucun fondement. Elle est malheureusement reprise dans toutes les brochures touristiques. Selon Mondon et Gourdon, elle aurait été édifiée entre le XIIe et le XIVe siècles. Elle est donc attribuée au Moyen Âge central ou au bas Moyen Âge sans plus de certitude. La question de sa datation n'est donc pas tranchée, et les Chartes d'Aspet sont totalement muettes à son sujet. On lui donne également — à tort — la dénomination de « tour sarrasine ».

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Vie Locale[modifier | modifier le code]

Services Publics[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Centre médico-social, cabinet dentaire, cabinet d'infirmières, cabinet vétérinaire,

Enseignement[modifier | modifier le code]

Aspet fait partie de l'académie de Toulouse.

L'éducation est assurée sur la commune par le groupe scolaire Germaine Barès et le collège Armand Latour.

Culture et festivité[modifier | modifier le code]

Médiathèque, festival "Aspet s'expose"[15], marchés (tous les mercredis et samedis), école de musique, office du tourisme,

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Chasse, randonnée pédestre, pétanque, gymnastique, cyclisme, karaté, tennis, football[16],

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Ducos, Le canton d'Aspet, Éditions Catherine de Coarraze, 2003.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  2. D’après P.-E. Ousset, Les anciens seigneurs d’Aspet, in Revue du Comminges, 4e trimestre 1950, tome LXIII
  3. « Les maires de Aspet », sur FranceGenWeb (consulté le 8 octobre 2016)
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  9. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  10. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  11. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  12. Nommée « Miègecoste » car elle se situe à « mi-côte » : « Présentation de Notre Dame de MIEGECOSTE à ASPET », sur Aux plaisirs du Cagire (consulté le 8 octobre 2016)
  13. Les tours à signaux ou tours de guet dans le Haut-Comté de Comminges, in Revue du Comminges, 1910, fasc. 2,3,4, p. 91-122 ; 1911, fasc. 1, 2, 3, p. 13-41 et p.122-134 ; 1912, fasc. 1, 2, 3, p. 17-25
  14. Site de la grande chancellerie de la Légion d'honneur
  15. http://www.mairie-aspet31.fr/fr/culture-loisirs/festival-aspet-s-expose.html
  16. http://www.mairie-aspet31.fr/fr/vie-quotidienne/monde-associatif.html