Lacave (Ariège)

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Lacave
Lacave (Ariège)
Le Salat et l'entrée du village
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Ariège
Arrondissement Saint-Girons
Canton Portes du Couserans
Intercommunalité Couserans - Pyrénées
Maire
Mandat
Jean Boussion
2014-2020
Code postal 09160
Code commune 09148
Démographie
Gentilé Lacavois
Population
municipale
149 hab. (2014)
Densité 33 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 02′ 27″ nord, 0° 59′ 53″ est
Altitude Min. 318 m
Max. 466 m
Superficie 4,50 km2
Localisation

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Lacave

Lacave est une commune française, située dans le département de l'Ariège en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Lacavois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune des Petites Pyrénées située dans l'aire urbaine de Saint-Girons. Elle fait partie de la communauté de communes Couserans - Pyrénées et du parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises. Elle est limitrophe du département de la Haute-Garonne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Lacave est limitrophe de quatre autres communes dont une dans le département de la Haute-Garonne.

Carte de la commune de Lacave et de ses proches communes.
Communes limitrophes de Lacave[1]
La Bastide-du-Salat Betchat
Castagnède
(Haute-Garonne)
Lacave[1]
Prat-Bonrepaux

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par le Salat, un affluent de la Garonne.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 450 hectares ; son altitude varie de 318 à 466 mètres[2].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès avec la D 117 (Ancien tracé de Perpignan à Saint-Martory) et la D 134. Depuis octobre 2016, le contournement routier de Prat-Bonrepaux commence dans la commune.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Précédemment sur les hauteurs de La Hitte, le village de Lacave implanté en bordure du Salat a vu le jour le 11 septembre 1273 par un acte de paréage signé par le comte Bernard VI de Comminges, avec trois nobles propriétaires des terres Guilhem de Seilh, Roger de Francazal et Raymond de Tersac. Ces derniers apportaient le domaine de la plaine de Lacave et de la Hitte qu’ils possédaient en indivision. Le comte de Comminges s’engageait à construire un moulin et un castrum.

Dès la bastide de Lacave construite dans un endroit bien exposé et proche du Salat, la Hitte qui possédait une église devint un hameau de Lacave.

Le castrum créé tel que prévu dans l’acte de paréage de 1273 était une enceinte entourée d’une palissade en bois et de fossés, avec un portail et un bistour, double tour en maçonnerie. Plus tard, la palissade fut remplacée par des murailles.

Après le massacre de la Saint Barthélémy le 24 août 1572, les Protestants de Camarade et du Mas-d’Azil pillèrent le Bas-Couserans.

Le capitaine Verger à la tête des troupes protestantes s’empara de Lacave et du château de Saint-Michel le 17 décembre 1573.

Aymery de Comminges aidé des canons de Madame Mauléon, seigneur de Prat, lui donna l’assaut et le jour de Noël, le 25 décembre 1573, le château était repris.

Par ordre du Roi et des consuls de la Châtellenie de Salies, il fut "démolis et rendu inutile aux ennemis" le 6 janvier 1574.

Le dernier pan de tour du château est tombé en 1992. Aujourd’hui, de cette histoire il ne reste qu’un nom celui du quartier qui surplombe l’ancienne mairie.

Le développement de Lacave, village rural à vocation agricole, riche de bonnes terres planes, a fortement été influencé par sa proximité avec la rivière. Dès sa création, il fut doté d’un moulin,

C’est sans compter avec le Salat, rivière tumultueuse mais ici classée navigable, source de vie et d’activité. À Lacave, au XVIIIe et XIXe siècle on fabriquait des bateaux. Après la révolution, 100 à 140 bateaux par an étaient construits avec les bois d'œuvre de la forêt de Betchat.

Ces bateaux quittaient Lacave, descendaient le Salat puis la Garonne, utilisant des "pertuis" aménagés en conséquence pour passer les digues, pour être vendus jusqu’à Toulouse par leurs fabricants.

En amont du village, une digue barre le Salat et présente la particularité d’alimenter deux canaux, un sur chaque berge. Seul celui de la rive droite est actif, procurant l’énergie à une centrale hydro-électrique.

Après s'être enrichi au Texas et au Mexique, Étienne Boussion revînt à Lacave en 1834. Quelques années plus tard, il fonde une briqueterie et une usine de chaux hydraulique et ciment[3], cette dernière fonctionnera jusqu'à la fin du XXe siècle.

De 1866 à 1969, la commune a bénéficié d'une halte voyageurs sur la ligne de Boussens à Saint-Girons.

Jean Ibanès (1936-1985), ancien élève de la prestigieuse École Normale Supérieure (L1957), agrégé d'histoire, docteur ès sciences économiques. puis enseignant à l'ENS, dont la bibliothèque porte son nom, est né et mort à Lacave. Il fut maire du village de 1977 à 1983 puis de Saint-Girons, conseiller régional et député socialiste (courant de Michel Rocard) de la deuxième circonscription de l'Ariège.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Lacave

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 100 et 499, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de onze[4],[5].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de l'arrondissement de Saint-Girons de la communauté de communes Couserans - Pyrénées et du canton des Portes du Couserans (avant le redécoupage départemental de 2014, Lacave faisait partie de l'ex-canton de Saint-Lizier).

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Jean Boussion DVG Ingénieur
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population

effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[7].

En 2015, la commune comptait 151 habitants[Note 1], en augmentation de 23,77 % par rapport à 2010 (Ariège : +0,3 %, France hors Mayotte : +2,44 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
293305321325412417417405403
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
363328327307268269272258270
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
260251258296254240222218186
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
168135123148109116114122149
2015 - - - - - - - -
151--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[10] 1975[10] 1982[10] 1990[10] 1999[10] 2006[11] 2009[12] 2013[13]
Rang de la commune dans le département 145 88 88 88 73 96 100 90
Nombre de communes du département 340 328 330 332 332 332 332 332

Économie[modifier | modifier le code]

Fromage de vache à la ferme de la Hitte.

Ancienne société des chaux hydrauliques et ciments de Lacave.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Lacave fait partie de l'académie de Toulouse.

Culture et festivités[modifier | modifier le code]

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Cyclisme, pêche, chasse, randonnée pédestre...

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Michel.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Étienne Boussion, créateur en 1875 de la Société des Chaux hydrauliques et Ciments de Lacave.
  • Jean Ibanès (1936-1985), professeur à l'École Normale Supérieure et homme politique, député de l'Ariège (Parti socialiste), maire de Lacave puis de Saint-Girons.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  3. Jean, « Usine de Chaux et ciments de Lacave (Ariège) », Flickr,‎ (lire en ligne)
  4. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  5. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014/(path)/MN2014/031/031416.html.
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  10. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  11. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  12. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  13. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)