Seix

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne la commune de l'Ariège. Pour la commune de la Vienne, voir Saix. Pour la commune du Tarn, voir Saïx.
Seix
L'église (à gauche) et la mairie (à droite) vues depuis le pont du Haut-Salat
L'église (à gauche) et la mairie (à droite) vues depuis le pont du Haut-Salat
Blason de Seix
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Ariège
Arrondissement Saint-Girons
Canton Couserans Est
Intercommunalité Couserans - Pyrénées
Maire
Mandat
Christine Téqui
2014-2020
Code postal 09140
Code commune 09285
Démographie
Gentilé Seixois, Seixoises
Population
municipale
719 hab. (2014)
Densité 8,3 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 51′ 55″ nord, 1° 12′ 05″ est
Altitude 512 m (min. : 495 m) (max. : 2 838 m)
Superficie 86,78 km2
Localisation

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Seix
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Site web Site officiel

Seix (en occitan Seish) est une commune française, située dans le département de l'Ariège en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Seixois.

La devise de Seix est « Que som de Seish, cap de paur », soit en français : « Je suis de Seix, je n'ai pas peur » ; elle est apposée sur l'ensemble des plaques de rue, sous le blason de la commune.

La commune de Seix est labellisée Station Verte[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Seix est une commune des Pyrénées en Couserans située dans le parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises. C'est une commune frontalière avec l'Espagne dans sa partie sud. Le village se trouve à la confluence de la vallée d'Esbintz et de la vallée du Salat.

La vallée de l'Esbintz mène à l'ouest vers le col de la Core qui assure la communication avec la vallée voisine de Bethmale. C'est le plus gros village du Haut-Salat.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Seix
Sentenac-d'Oust Soueix-Rogalle Oust
Bethmale Seix Ustou
Les Bordes-sur-Lez (frontière espagnole)
Alt Àneu
Couflens

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Seix se situe en zone de sismicité 4 (sismicité moyenne)[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par le Salat à sa confluence avec l'Alet et le Ruisseau d'Estours

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Aux origines de la commune[modifier | modifier le code]

Le bourg de Seix naît vers 1280 à la suite d'un paréage entre le Seigneur Philippe le Hardi et le Roi, devenant une enclave languedocienne en Couserans. L'histoire de Seix a toujours été liée à la frontière (la commune comporte plusieurs kilomètres de frontière avec l'Espagne).

Vers 1280, selon le texte de la Charte, le roi Philippe III de France accorde à la ville de Seix une exemption d'impôts aux habitants qui s'engagent à protéger la frontière[3] :

« Premierament que cascun habitant al dit loc esta sauf et segur et sia en la salvagarda dels dits seignors estan en son hostal et en son cortin. Item que touta personna que fara injuria à altre en son hostal o en son cortin ab costal peyra ne bastou o ab altras armas debendat sia encourut en la pena de cent sols morlas, la malafeyta a dobada à conoissensa de la cort dels Cossols… Item si nuls home ni nulla fenna s’y pelejaba ab fenna et l’appelaba bagassa s’y probar no ac podia, x x diniers de justicia y a la seignoria et que adoba la honta del damnatge à coneguda de la cort… Item touta personna aja poder de corrigir sa familha sens pena de seignoria fora de trincar membres et de aucir. Et se ac fassia, que sia punit cum las autras en semblant forma de linquans à conoissensa de la cort… Item sy nuls home entra de neit en hostal quand lou seignor de l’hostal lou pot prene et presentar à la seignoria. Et sel plaga o l’aucy que no sia tengut per justicia….Item touta personna pusca cassar en tout temps à so plaser sens que pague à persona deguna pena et que done als seignors la part dit del erugio costumada, so es, de singlar, de ors, de cerf et de cabirol, tant solament. »

— Charte consentie à Toulouse par Philippe le Hardi aux habitants de Seix, vers 1280

En 1391, René de Balbi ( nom francisé par la suite en Balby-les Balbi sont originaires de Genes-Italie) défend les droits sur le comté de Foix à la demande du Roi d'Aragon. En 1258, Seix fut dispensé de l'impôt extraordinaire par François 1er lorsque Charles Quint menaçait d'envahir la France car « les habitants étaient obligés de faire guet nuit et jour sur les ports »[4]. Le roi Henri II confirme également cette charte en 1547 à Toulouse[5], puis Charles IX en 1565, et enfin par Louis XIII en 1625. Cette Charte accorde des privilège excessivement favorables à l'organisation de la commune et sera à l'origine de la prospérité de la Commune pendant plusieurs siècles. Ce n'est pas seulement contre les envahisseurs que les habitants s'enhardissaient, mais également contre l'autorité des seigneurs locaux, tenant à ne dépendre que du Roi[6]. Sa devise, "Soún de Seich, cap de paur" vient de ce statut particulier dont bénéficie la commune, tout autant tournée contre les envahisseurs que contre les Seigneurs locaux. Les Seixois avaient ainsi l'habitude de prononcer la devise de la commune en passant devant les châteaux seigneuriaux[7].

Le château de Seix devient résidence de la famille Balby après le mariage de Gabrielle de Sers avec Bertrand de Balby qui verra la naissance, le 15 octobre 1598, d’Étienne de Balby : ce dernier (baron de Montfaucon, seigneur de Fabas et de Montardit) achète, le 20 mai 1626, le château de la Tour et le fait reconstruire.

Le temps des sorcières . En 1593, Mathe De Ga et sa fille Philippe Rieu, retirées dans une forêt à proximité de la bourgade de seix, élaboraient moult potions et onguents à visée médicinale. Ces femmes, dénoncées par leurs fils et frères dont l'un d'eux était curé de seix, furent jugées puis convaincues de sorcellerie. Condamnées au bucher pour "purifier leur âme", la sentence sera exécutée la même année place du Salin à Toulouse.

Le Château de Seix dominant le village

Particularité : Jusqu'à la Révolution, le territoire de Seix est une enclave du Languedoc dans le Couserans dépendant de la Gascogne. Seix servira de porte d'accès ou de défense pour le Royaume de France, le Comté de Foix, le Royaume d'Aragon ou le Comté du Pallars. Voir carte de Cassini.

Seix au XXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1942, Louis Napoléon est arrêté en compagnie de trois compagnons avec lesquels il tente de franchir les Pyrénées, via l’Espagne, afin de gagner la France libre. Faisant fi des propositions faites par les Allemands, il choisit de ne bénéficier d’aucun traitement de faveur et se trouve incarcéré au château du Hâ, à Bordeaux, puis transféré à Fresnes. Il demande à être déporté en Allemagne ou libéré sans condition ou concession.

Sous l'impulsion de son maire Roger Barrau, la commune va connaitre de nouveaux aménagements lui permettant d'enrayer son inexorable déclin démographique. En 1980, la mairie inaugure le village de vacances "La souleille des Lannes" et en 1984 aménage la Maison du Haut-Salat dans une ancienne marbrerie[8]. Abritant la bibliothèque municipale jusqu'en 2010, la maison du Haut-Salat est un centre municipal à vocation culturelle, d'animations et d’hébergements de groupes scolaires. Comme pour la plupart des autres communes de l'Ariège, Seix connait en effet un regain démographique depuis le début des années 2000.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Clocher de l'église Saint Étienne

Bien que n'étant pas le chef-lieu de canton, qui se situe dans la ville voisine d'Oust, la commune de Seix abrite le collège Jules-Palmade, une caserne de sapeur-pompiers et un centre de l'ex-DDE. Longtemps logée à Seix, la gendarmerie siège aujourd'hui à Oust.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1877 19 juillet 1897 Auguste Bordes-Pagès Rad. Sénateur
mars 19xx   Georges Dessort    
mars 19xx   Anselme Courtade    
mars 19xx 1967 Paul Ané SFIO Conseiller général
mars 1969 2001 Sentenac    
mars 1969 2001 Roger Barrau PS Conseiller général
mars 2001 2008 Jean Laffont DVG  
mars 2008 en cours Christine Téqui PS Ingénieur
Conseillère générale puis départementale
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Seix est jumelé avec la commune de Plouha (Côtes-d'Armor) depuis le 15 septembre 2012[9].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Le clocher vu depuis la rue du Roy
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans.

Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[11],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 719 habitants, en diminution de -10,57 % par rapport à 2009 (Ariège : 0,95 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 255 3 027 3 408 3 497 3 822 3 881 4 004 4 071 3 858
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 814 3 594 3 497 3 282 3 243 3 068 3 117 3 052 3 003
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 068 3 098 2 805 2 141 2 047 1 904 1 816 1 331 1 057
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
1 030 1 032 1 009 953 806 697 806 755 719
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Seix dispose de plusieurs établissements d'enseignement de la maternelle au collège[14] : une école maternelle, une école primaire et le collège Jules Palmade. La poursuite de l'enseignement secondaire se déroule au lycée de Saint-Girons.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Le Mirabat, vu depuis Seix

Depuis la fin de l'exploitation des mines de tungstène de Salau, l'activité économique est essentiellement tournée vers le tourisme (le ski avec Guzet-Neige, résidences secondaires, écotourisme, etc.) et le pastoralisme. Seix est en effet la 15e ville d'Ariège comptant le plus grand nombre de résidences secondaires, avec 58,27 % de résidences secondaires sur le territoire de la commune.

Les ressources essentielles de la commune sont basées sur le tourisme. Située proche de la station de Guzet-Neige, Seix est une destination privilégiée pendant les vacances d'été comme d'hiver, renforcé par son classement comme Station verte. On compte ainsi trois campings, trois hôtels et trois gîtes, ainsi qu'un village de vacances. La capacité d'accueil des campings est d'environ 160 emplacements, tandis que les gîtes et hôtels peuvent accueillir autant de personnes[15]. Une activité de services est donc développée sur la commune. Deux sociétés de taxis et d'ambulances, ainsi que de nombreux commerces et services publics tels que La Poste, la Direction départementale de l'Équipement ou encore l'Office national des forêts sont présents sur la commune.

Seix conserve également une économie traditionnelle dans le domaine agricole, forestier ou dans la fabrication du fromage de Bethmale et du Rogallais. L'INSEE recense ainsi 111 établissements à Seix en 2009[16].

Marbre vert d'Estours

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Seix possède de nombreux monuments à découvrir :

Le Château de la Garde

- Le château de la Garde, datant du Moyen Âge, est inscrit également au registre des monuments historiques depuis le 8 février 1996[17]. Forteresse défensive sur les hauteurs de Seix, le château serait déjà en ruine depuis le XVIe siècle et est en cours de rénovation. La fiche du château de la garde, sur le site du Ministère de la Culture, indique que "selon la tradition, Charlemagne de passage à Seix lors d'une campagne menée contre les Sarrasins, aurait organisé la défense contre l'ennemi, faisant édifier le château de la Garde et y plaçant une garnison"[18].

- Le château de Seix ou maison-forte de Seix, domine le village et date du milieu du XVIe siècle . Il est inscrit à l'inventaire des Monuments Historiques[19]. Propriété de la famille Balby de la fin du XVIème jusqu'au milieu du XXème siècle, le château de Seix a été reconverti en Musée et Centre d'Exposition par la Mairie, depuis une dizaine d'années.

- Le château du Mirabat est un bâtiment en ruines, positionné sur les hauteurs de Seix, au-dessus du château de la Garde.

- L'église du XVIIIe siècle avec un retable baroque représentant la lapidation de saint Étienne et son clocher-mur caractéristique sont inscrits à l'inventaire des monuments historiques depuis le 27 avril 1965[20]. Construite au XVIIIe siècle, elle fait partie d'ensemble d'églises d'influence espagnole dans la région de Saint-Girons. Le fronton et l'encadrement de la porte sont de forme baroque.

- Le Monument aux Morts restauré en pierre avec plaques de marbre ainsi que la petite chapelle de style roman, en cours de restauration, constituent des monuments emblématiques du village.

- La vallée d'Angouls, col de la Core, étang Long, mont Valier.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Seix

Son blasonnement est : De gueules à deux clefs d'or contre-posées en fasce, soutenues de deux truites d'azur contre-posées également. Les truites sont une reprise du blason des Balbi.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Seix », sur Station Verte (consulté le 10 décembre 2016)
  2. Plan séisme
  3. Voir le texte de la Charte et la confirmation par Henri II sur le site de l'École Nationale des Chartes:http://bibnum.enc.sorbonne.fr/gsdl/collect/tap/archives/HASH0781/3c5a4c85.dir/0000005560929.pdf
  4. Cf: Histariege, le site d'Histoire de l'Ariège : http://www.histariege.com/seix.htm
  5. cf.École nationale des Chartes, op. cit.
  6. Site officiel de la Commune de Seix : http://seix.fr//index.php?p=67
  7. ibid.
  8. http://seix.fr//index.php?p=69
  9. Site de la commune de Seix : http://seix.fr//index.php?p=257
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  14. http://seix.fr//index.php?p=87
  15. Le tourisme, sur le site de la Mairie : http://seix.fr//index.php?p=99
  16. Données statistiques de l'INSEE : http://www.insee.fr/fr/bases-de-donnees/esl/comparateur.asp?codgeo=COM-09285&codgeo=DEP-09
  17. Voire la fiche sur la base Mérimée du ministère de la Culture : http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=REF&VALUE_1=PA09000002
  18. Portail Mérimée, op. cit.
  19. http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=REF&VALUE_1=PA00132657
  20. Voir la base Mérimée du Ministère de la Culture: http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=REF&VALUE_1=PA00093918