Ronquerolles

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Ronquerolles
Ronquerolles
La mairie
Blason de Ronquerolles
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Intercommunalité CC du Haut Val-d'Oise
Maire
Mandat
Jean-Marie Duhamel
2020-2026
Code postal 95340
Code commune 95529
Démographie
Gentilé Ronquerollais, Ronquerollaises
Population
municipale
866 hab. (2019 en augmentation de 1,05 % par rapport à 2013)
Densité 183 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 10′ 00″ nord, 2° 13′ 00″ est
Altitude 64 m
Min. 44 m
Max. 188 m
Superficie 4,74 km2
Élections
Départementales Canton de L'Isle-Adam
Législatives 1re circonscription du Val-d'Oise
Localisation
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Ronquerolles
Liens
Site web https://ronquerolles95.fr/

Ronquerolles est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France. Elle appartient à l'unité urbaine de Persan - Beaumont-sur-Oise.

Géographie[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

Ronquerolles est un village périurbain du Val-d'Oise, limitrophe du département de l'Oise situé à une cinquantaine de kilomètres au nord-ouest de Paris, 16 km au sud de Beauvais et 22 km à l'est de Gisors.

Ronquerolles fait partie du parc naturel régional du Vexin français dont il constitue la commune la plus orientale. La partie ouest de la commun est constituée par le bois de Ronquerolles, proche de plusieurs massifs boisés de l'Oise et du Val-d'Oise.

Elle est traversée par l'autoroute A16 et desservie par l'ancienne route nationale 1

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Ronquerolles
Hédouville Belle-Église (Oise)
Ronquerolles Chambly (Oise)
Champagne-sur-Oise


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Urbanisme[modifier | modifier le code]

Lieux-dits, hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

La commune compte le hameau de Renouval, au nord de son territoire, et Les Tuileries, à l'ouest..

Toponymie[modifier | modifier le code]

Runcherola en 1153, Runcoroliæ en 1165, Roncherolles en 1177, Ranqueroles en 1192[1].

Étymologie: du latin rumex (ronce), avec le diminutif ola : « le petit bois de ronces »[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Ronquerolles appartenait à l'époque gallo-franque au pagus canliacencis (Chambly).

Il est évoqué pour la première fois dans un cartulaire de Charles II le Chauve daté de 860.

Le premier maître d'école est nommé en 1654.

Sous l'Ancien régime, Ronquerolles dépendait du bailliage de Senlis.

Le , un arbre de la liberté est planté face à l'église. Ce tilleul existe toujours au XXIe siècle.

Au début de la Première Guerre mondiale, après la bataille de Senlis, des éclaireurs uhlans allemands sont signalés à Ronquerolles[3]

Lors des combats de la Libération de la France, le a lieu la bataille de Ronquerolles, en limite des communes de Ronquerolles, Bornel, Belle-Église et d'Hédouville, entre un petit groupe de Résistants Français et les troupes d'occupation et de répression allemandes de la Sicherungs-Regiment 6, évaluées à 3 bataillons, soit de 800 à 1 000 hommes. Sur 17 résistants arrêtés par les Allemands, 11 sont fusillés à l'Isle-Adam et 2 sont déportés[4],[5],[6],[7],[8],[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs[modifier | modifier le code]

Antérieurement à la loi du 10 juillet 1964[10], la commune faisait partie du département de Seine-et-Oise. La réorganisation de la région parisienne en 1964 fit que la commune appartient désormais au département du Val-d'Oise et à son arrondissement de Pontoise après un transfert administratif effectif au .

Elle faisait partie de 1801 à 1967 du canton de L'Isle-Adam de Seine-et-Oise. Lors de la mise en place du Val-d'Oise, la ville intègre le canton de Beaumont-sur-Oise[11]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

La commune fait partie du ressort du tribunal judiciaire ainsi que de celui du tribunal de commerce de Pontoise[12],[13].

Rattachements électoraux[modifier | modifier le code]

Pour les élections départementales, la commune est membre depuis 2014 du canton de L'Isle-Adam

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la première circonscription du Val-d'Oise.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Le , Ronquerolles a rejoint la communauté de communes du Haut Val-d'Oise, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 2004 et auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales..

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[14]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1888 1896 Félix Martin Sabon    
1896 1899 Henri Poullin    
1899 1929 Honoré Cheron    
1929 1935 Herbert Person    
1935 1935 Maurice Debacq    
1935 1945 Raymond Marguet    
1945 1965 Maurice Debacq    
1965 1994 Louis Massin    
1994 2000 Thierry Herriau    
2000 En cours
(au 2 décembre 2020)
Jean-Marie Duhamel[15] SE Vice-président de la CC du Haut Val-d'Oise[16] (2008 →)
Réélu pour le mandat 2020-2026[17],[18]

Équipements et services publics[modifier | modifier le code]

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Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[20].

En 2019, la commune comptait 866 habitants[Note 1], en augmentation de 1,05 % par rapport à 2013 (Val-d'Oise : +4,6 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
423424410419415400384396358
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
371378379378344312303302333
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
323281292320376385340349365
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
442533545652696742830860876
2019 - - - - - - - -
866--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le clocher de l'église.

Ronquerolles compte deux monuments historiques sur son territoire :

  • Église Saint-Géorges, Grande-Rue (porche et porte d'entrée classés en 1913[22]) :
    C'est un édifice rustique agrandi et remanié à plusieurs reprises, qui ne contient aucune voûte, aucun chapiteau. Il se compose d'une nef, accompagnée d'un unique bas-côté au sud, avec lequel il communique par trois arcades toutes différentes ; d'un clocher situé à la fin du bas-côté, au sud du chœur ; et d'un long chœur avec une abside à pans coupés.
    Les étroites fenêtres romanes dans les murs latéraux de la nef justifient sa datation de la fin du XIe siècle. La base du clocher est un peu plus récente, et se rattache à la fin de la période romane ou au tout début de la période gothique, autour du milieu du XIIe siècle, par ses contreforts plats. Les parties hautes de la façade et les fenêtres latérales de la nef n'ont été ajoutées qu'en 1257. Le portail date encore d'une époque différente. Il est de style gothique flamboyant, et constitue le seul élément de l'église qui a bénéficié d'un décor sculpté. Les autres parties de l'église, le chœur, le bas-côté et l'étage de beffroi du clocher, sont difficilement datables par leur manque de caractère. La charpente du chœur terminée en cul-de-four est néanmoins remarquable.
    Au début des années 1970, l'église a été soumise à une restauration totale assez radicale. Elle se présente aujourd'hui en bon état[23],[24].

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On peut également signaler :

  • Maison de villégiature de Félix Martin-Sabon, 22 rue du Prieuré : Cette maison de la fin du XVIIIe ou du début du XIXe siècle avec sa façade couverte de treillis et sa niche a statue est habitée par le photographe et son épouse pendant la période printanière et estivale, entre 1882 jusqu'à sa mort en 1933. Ancien entrepreneur, Martin-Sabon se consacre entièrement à l'archéologie et la photographie des monuments historiques dès l'âge de quarante ans[24].
  • Laboratoire photographique de Félix Martin-Sabon : Petite maison à colombages rustique avec une charpente sculptée et quelques éléments de décor orientalisants, ne comportant qu'une seule pièce et un appentis. Elle a été aménagé par Félix Martin-Sabon pour le tirage de ses plaques photographiques[24].
  • Le bois de la Tour du Lay.
  • Les grottes.


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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Ronquerolles
Blason de Ronquerolles Blason
De gueules papelonné d'argent.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • « Ronquerolles », Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, .

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  2. "Les Amis du Vexin"
  3. L'âne en guerre
  4. La Seconde Guerre mondiale à L'Isle-Adam
  5. Stèle de Ronquerolles
  6. Le Camp Allemand de l'Isle-Adam
  7. Persan : hommage aux résistants du maquis de Ronquerolles
  8. Le dernier combat de l’AN 2, le vol noir des corbeaux…
  9. CNRD/clg_Pierre_Perret_CNRD_2011.pdf La répression de la Résistance en France par les autorités d'occupation et le régime de Vichy
  10. Loi no 64-707 du 10 juillet 1964 portant réorganisation de la région parisienne, JORF no 162 du 12 juillet 1964, p. 6204–6209, fac-similé sur Légifrance.
  11. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Site du Conseil général - Administration du Val-d'Oise
  13. Ministère de la justice - Conseil Départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise
  14. « Les maires de Ronquerolles », sur http://www.francegenweb.org (consulté le ).
  15. Daniel Pestel, « La colère du maire contre l'insécurité », Le Parisien, édition du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne).
  16. « Val-d'Oise : le lac interdit cerné par les gendarmes », Le Parisien, édition du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne).
  17. Réélu pour le mandat 2014-2020 : « Liste des maires du Val-d'Oise » [PDF], Les élus du Val-d'Oise, Préfecture du Val-d'Oise, (consulté le ).
  18. « Répertoire national des maires » [txt], Répertoire national des élus, sur https://www.data.gouv.fr, (consulté le ).
  19. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  22. Notice no PA00080187, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  23. Bernhard Duhamel, Guide des églises du Vexin français : Ronquerolles, Paris, Éditions du Valhermeil, , 344 p. (ISBN 2-905684-23-2), p. 273-274.
  24. a b et c M. Amiot, François Doury et Isabelle Gaulon, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Ronquerolles », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. I,‎ , p. 107-111 (ISBN 2-84234-056-6).