Renault Super Goélette SG2

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Saviem SG2
Renault Super Goélette SG2

Marque Drapeau : France Saviem de 1965 à 1980 et Renault Véhicules Industriels de 1980 à 1982
Années de production 1965 - 1982
Classe Utilitaire
Usine(s) d’assemblage Blainville-sur-Orne
Moteur et transmission
Moteur(s) Essence : 2,141 litres (type 671) 65 ch puis 2,6 litres 75 ch (type 817)
Diesel : 2,72 litres (type 580) 70 ch puis 3,32 litres 75 ch (65 ch sur SG1) à injection directe procédé M.A.N. (type 712)
Transmission Propulsion arrière, traction avant (SB2) et 4x4, BV4 (type 321) et BVA (type 35)
Poids et performances
Poids à vide 2 100 kg
Châssis - Carrosserie
Carrosserie(s) Fourgon (à partir de 9 m3, plateau-ridelles bâché, benne et châssis-cabine
Dimensions
Longueur 4 997 mm
Largeur 1 996 mm
Hauteur 2 540 mm
Chronologie des modèles
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Les véhicules utilitaires de la petite gamme (P.T.A.C. de 3,3 tonnes et 3,5 tonnes), qui ont été fabriqués par Saviem (filiale camions de Renault), ont été commercialisés par Renault de 1965 à 1970, ensuite par Saviem de 1971 à 1980 et enfin par Renault Véhicules Industriels de 1980 à 1982.

En juin 1965[1], la Renault Super Goélette SG2 remplace la Goélette avec de nouveaux arguments : large pare-brise bombé, fin de la planche de bord en tôle, levier de vitesses au volant, roues avant indépendantes, suspension à flexibilité variable avec ressorts hélicoidaux (ressorts arrière à lames avec suspension mauvaises routes pour 1967[2]), amortisseurs télescopiques et importante garde au sol (hauteur par rapport au sol). En revanche, le moteur à essence est toujours de type Etendard.

À l'automne 1966[2], la face avant est revue : le pare-brise est agrandi vers le bas, la calandre s'inverse en abandonnant sa barre centrale et les nouveaux feux carrés sont bicolores. À l'intérieur, la planche de bord est légèrement modifiée.

En 1967, les projecteurs ronds deviennent rectangulaires puis deux nouvelles variantes apparaissent : une première à quatre roues motrices[3](4x4) et une seconde à traction avant dénommée Trafic SB2. Cette dernière version plus spécialement destinée aux livraisons urbaines propose un plancher de chargement abaissé. Le levier de vitesses passe au plancher et l'essieu arrière est rigide avec des ressorts à lames[4]. La version diesel reçoit un moteur Saviem-Alfa Romeo type 599 développant 75 ch de 3,017 litres à injection directe licence M.A.N. D'ailleurs, la Super Goélette SG2 s'appelle Alfa Romeo Saviem A15[5]en Italie.

Pour les modèles 1969, la Super Goélette SG2 diesel bénéficie aussi de l'injection directe licence M.A.N. Pour 1971, une boîte de vitesses automatique à trois rapports est disponible sur la Super Goélette SG2. Après 1970[6], les Super Goélette SG2 et Trafic SB2 deviennent les Saviem SG2 et SB2.

En janvier 1974, le SG3 à roues arrière jumelées et suspension arrière à ressorts à lames est lancé. Pour 1979, l'aspect extérieur est une nouvelle fois modernisé grâce à une calandre élargie en plastique noir. Le 21 avril 1980[7], suite à la fusion des camions Saviem et Berliet, la petite gamme est désormais vendue sous la marque Renault Véhicules Industriels.

Le fourgon SG2 « bleu Saviem » a été très présent dans la circulation automobile des années 1970 avant que le Renault Master à traction avant et sans châssis séparé ne propose le même volume utile en 1980. En 1982, la petite gamme est remplacée par la gamme B. Cependant, les SG2 et SG3 continuent pour l'exportation[8]. En effet, en Afrique, le minibus SG2 est très apprécié. Plus tard, les SG2 et SG3 fabriqués sous licence en Tchécoslovaquie par Avia prendront le relais.

Le Renault SG3 fabriqué par Avia.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Gabriel Jeudy, Les camions de chez nous en couleurs, éditions E.T.A.I.
  2. a et b L'argus automobile, 6 octobre 1966.
  3. Charge-Utile n°142, octobre 2004.
  4. L'argus automobile, 7 décembre 1967.
  5. « A.R.O.C. Alfissima »
  6. Jean-Yves Brouard et Michel Fontany, Les véhicules du service public de chez nous, éditions MDM.
  7. Nicolas Tellier, La fabuleuse aventure du S45, Massin éditeur.
  8. L'argus automobile, 30 septembre 1982.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Revue Technique Automobile, Renault Saviem SG2 et SG4 essence 1965-1977.
  • Revue Technique Automobile, Renault Saviem SG2 D et SG4 D Diesel 1966-1977.

Voir aussi[modifier | modifier le code]