RTL

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RTL
Description de l'image RTL logo.svg.
Présentation
Pays Drapeau de la France France
Siège social Paris
Propriétaire Groupe M6
(RTL Group)
Slogan « RTL bouge »
Langue Français
Statut Généraliste nationale privée de catégorie E
Site web www.rtl.fr
Historique
Ancien nom Radio Luxembourg (1933-1966)
Création
(RTL)
Diffusion
GO  Oui
AM  Oui
FM  Oui
RDS  Oui
Numérique  Oui
Numérique terrestre  Non
Satellite  Oui
ADSL  Oui
Streaming  Oui
Podcasting  Oui

RTL, sigle de Radio Télé Luxembourg, est une station de radio généraliste privée française de catégorie E, propriété du groupe de médias français M6, dont l'actionnaire principal est le groupe audiovisuel luxembourgeois RTL Group.

Lancée le sous le nom de Radio Luxembourg, elle prend la place de la radio associative du même nom créée en 1925 par les frères Anen. C'est alors une radio périphérique émettant depuis le Luxembourg pour échapper à la réglementation française. Elle émet en plusieurs langues dans une bonne partie de l'Europe jusque dans les années 1950 où elle se recentre sur le français. En 1966, elle change de nom pour RTL et adopte une nouvelle programmation essentiellement basée sur l'information et le divertissement. Après avoir installé ses studios en France dès 1936, elle déménage définitivement dans l'hexagone en 1991.

Elle diffuse principalement en France en grandes ondes, en FM et sur le satellite, et propose ses programmes sur Internet. Elle est régulièrement classée première radio de France en termes d'audience, avec une moyenne de 6,3 millions d'auditeurs quotidiens en 2016.

Histoire de la station[modifier | modifier le code]

Radio Luxembourg[modifier | modifier le code]

1925-1930 : une radio associative convoitée[modifier | modifier le code]

Au début des années 1920, les frères François, Marcel et Aloyse Anen sont propriétaires d'un magasin de postes de TSF à Luxembourg. Mais la vente de récepteurs est compliquée par le fait qu'aucune radio ne peut être captée dans le Grand-Duché dans de bonnes conditions. Passionné de radio, François se met alors à expérimenter en tant que radioamateur à partir de 1923 avec un émetteur d'une puissance de 50 watts[1],[2]. En 1925, François et Marcel créent l'Association Radio Luxembourg et commencent à diffuser de la musique[3]. Les programmes s'étoffent au fil des mois et sont présentés à la fois en luxembourgeois, français, allemand et anglais. En 1927, la radio associative diffuse deux à trois heures de programmes par semaine. Cette même année, elle reçoit sa première subvention du Luxembourg. En 1928, Radio Luxembourg commence à se faire un nom et la puissance de son émetteur passe à 250 W[1],[4],[5],[6].

La position idéale du Luxembourg au cœur de l'Europe et l'absence de réglementation du secteur attirent les sociétés privées de radiodiffusion étrangères[1],[7]. Plusieurs groupes français veulent y installer une radio périphérique qui échappe à la réglementation française et aux autorisations de diffusion précaires accordées aux stations privées. Radio Luxembourg est alors au cœur des convoitises. En 1929, elle reçoit une aide technique de la Radiophonie du Midi, propriétaire de Radio Toulouse, qui crée la Compagnie nationale de radiophonie luxembourgeoise (CNRL) le . Dans le même temps, François Anen s'associe avec deux français, l'éditeur Henry Etienne et l'ingénieur Jean Le Duc de la Compagnie des compteurs, pour créer la Société luxembourgeoise d'études radiophoniques (SLER) le . En réalité, la Compagnie générale de la télégraphie sans fil (CSF), propriétaire de Radio-Paris, se cache derrière cette société[1],[8],[9].

Finalement, le , le Grand-Duché du Luxembourg instaure un monopole d'État sur la radiodiffusion et se réserve le droit d'accorder une concession à une station privée[8]. Le , Radio Luxembourg est sommée de cesser sa diffusion et s'exécute deux jours plus tard. Le , le projet de la SLER est choisit face à ceux de ses concurrents, notamment la CNRL. L'État luxembourgeois et la SLER signent un cahier des charges le , puis une convention exclusive d'une durée de 25 ans le . Cette dernière prévoit une redevance à l'État de 30 % du bénéfice net, et la création d'une commission des programmes et d'une commission technique permettant au gouvernement de contrôler la station privée[9],[10].

1931-1939 : une radio périphérique privée[modifier | modifier le code]

La Compagnie luxembourgeoise de radiodiffusion (CLR), société de droit luxembourgeois mais au capital majoritairement franco-belge, est constituée le et se substitue officiellement à la SLER le . Les frères Anen ne font alors plus partie de l'aventure[9],[11]. Le , la CLR installe son siège à la Villa Louvigny dans le parc municipal de Luxembourg[6],[9],[12].

Le , Radio-Luxembourg Expérimental débute la diffusion de ses programmes réguliers sur une fréquence non autorisée par l'Union internationale de radiophonie (en) (1 191 m, 252 kHz). Associée au plus puissant émetteur en grandes ondes d'Europe installé à Junglinster, la radio est captable sur une bonne partie de l'Europe, représentant un bassin de 16 millions d'auditeurs potentiels. La station diffuse chaque soir de 19 h à 23 h des concerts, débats et informations en allemand, français et luxembourgeois. La radio possède même son propre orchestre. Le , Radio Luxembourg passe à 8 heures de programmes quotidiens avec une première plage à la mi-journée et une seconde dans la soirée, puis une matinale est ajoutée à la fin de l'année. À partir du , la radio diffuse également en anglais. Radio Luxembourg se positionne alors comme une radio internationale et connait un rapide succès[9],[1].

Même si la radio est diffusée depuis le Luxembourg, bon nombre de programmes sont produits à Paris, dans un studio situé rue de Ponthieu, et acheminés par train jusqu'au Grand-Duché[9]. En 1936, la station déménage au 22 rue Bayard dans le 8e arrondissement de Paris, à quelques pas des Champs-Élysées, dans ce qui est une ancienne maison close, le Panier Fleuri. On y trouve l'administration française, un studio, et la régie publicitaire et de l'information[1],[6],[9].

Le , Radio Luxembourg inaugure une nouvelle fréquence (1 304 m, 230 kHz) à la suite des accords de Lucerne sur les fréquences des radios européennes. Cette même année, elle diffuse pour la première fois le Tour de France en juillet et récupère les émissions religieuses supprimées de Radio-Paris en janvier[9]. En , la radio change de nouveau de fréquence (1 293 m, 232 kHz)[13]. Le , Radio Luxembourg est la première radio à émettre toute la journée sans interruption en France. En 1939, elle émet 16 heures par jour avec une régularité dans ses heures d'émission et dans sa grille des programmes permettant de fidéliser les auditeurs[9].

1939-1945 : la parenthèse de la guerre[modifier | modifier le code]

Après l'invasion de la Pologne par l'Allemagne nazie le , le gouvernement luxembourgeois décide de cesser la diffusion des programmes de Radio Luxembourg dès le lendemain pour faire respecter sa neutralité. La radio se contente de diffuser des communiqués officiels du Grand-Duché et de la musique. Finalement, le , la radio est totalement arrêtée. Une partie du matériel est alors exfiltrée vers Paris, hors de portée des Allemands, et est utilisée par Radio-Paris[1],[6],[9],[14].

Lors de l'invasion du Luxembourg en mai 1940, les Allemands ont comme objectif de s'emparer des installations de Radio Luxembourg. En octobre, l'émetteur de Junglinster est à nouveau en état de marche et les Allemands l'utilisent pour diffuser leur radio de propagande, Großdeutscher Rundfunk, animée par Lord Haw-Haw[1],[6],[15].

En , l'armée américaine libère le Grand-Duché. Le gouvernement luxembourgeois en exil passe un accord avec les États-Unis leur permettant d'utiliser l'émetteur de Radio Luxembourg. La Division de la guerre psychologique (en) du SHAEF diffuse jusqu'à la fin de la guerre des programmes destinés à démoraliser les Allemands. En , la radio passe sous le contrôle de l'Office of War Information (en) (OWI)[1],[9].

1945-1966 : de l'âge d'or à l'arrivée de la concurrence[modifier | modifier le code]

Le , les Américains rendent la station à la Compagnie luxembourgeoise de radiodiffusion (CLR). Dès le lendemain, Radio Luxembourg reprend ses programmes avec la phrase : « Bonjour le Monde, ici Radio Luxembourg »[1],[6],[9],[16]. Mais les équipes travaillent dans des conditions précaires, avec peu de matériel et sans archives. La radio ne peut alors diffuser que 40 heures de programmes par semaine. Au printemps 1946, la station est en mesure d'émettre 80 heures de programmes musicaux et d'information par semaine en allemand, anglais et français. La radio obtient une fréquence en ondes moyennes en 1948, puis en ondes courtes en 1950 où elle diffuse un programme spécifique en néerlandais, allemand et anglais[9].

Les années 1950 sont un âge d'or pour Radio Luxembourg. La radio connait un grand succès commercial et populaire face aux radios nationales jugées très culturelles et érudites. Les animateurs tels que Jean Nohain, Louis Merlin ou Zappy Max présentent des émissions emblématiques comme Quitte ou double, Reine d'un jour, Arrêtez la musique, La Famille Duraton ou Radio Circus. Pour devenir un média d'information de référence, la station met en place un début de rédaction et embauche des reporters, des techniciens et des correspondants en France et à l'étranger. Ainsi, en 1954, la radio est écoutée par près de 16 millions d'auditeurs français et belges[1],[9].

Le , l'Abbé Pierre y lance un appel à la solidarité [« Appel de l'Abbé Pierre »] auquel les Français répondent en masse, menant à la création de l'Association Emmaüs. En , la Compagnie luxembourgeoise de radiodiffusion (CLR), propriétaire de Radio Luxembourg, devient la Compagnie luxembourgeoise de télédiffusion (CLT) avec le lancement de Télé Luxembourg, inauguré le par la Grande-duchesse Charlotte de Luxembourg[1],[9].

À partir de 1955, Radio Luxembourg doit faire face à la concurrence de plus en plus forte de la nouvelle Europe no 1 dont la programmation plus moderne attire notamment les jeunes. Malgré les efforts de la station, les audiences ne cessent de baisser[1]. Cependant, dans les années 1950 et 1960, les adolescents européens, notamment britanniques, écoutent chaque nuit le service anglophone de Radio Luxembourg appelé The Great 208 (Le Grand 208). La radio diffusent de la musique rock, pop et du blues. De futurs célèbres musiciens tels que Keith Richards et John Lennon étaient à l'écoute. Le service prendra fin en 1992[1],[17].

RTL[modifier | modifier le code]

1966-2000 : un nouveau ton[modifier | modifier le code]

Le , la radio est rebaptisée RTL (pour Radio Télévision Luxembourg) par Jean Prouvost, nouveau PDG de la Compagnie luxembourgeoise de télédiffusion (CLT). Une nouvelle équipe dirigée par Jean Farran donne un ton plus moderne et plus convivial à la radio basé sur l'information et le divertissement. Les vieux programmes sont supprimés et les animateurs historiques sont remerciés, malgré les protestations des auditeurs[1],[18].

Dans les années 1970, plusieurs émissions emblématiques voient le jour : Stop ou Encore d'Anne-Marie Peysson (1970), La Case Trésor de Fabrice (1971), Les routiers sont sympas de Max Meynier (1972), Hit-Parade d'André Torrent (1972), Les Nocturnes de Georges Lang (1973), Les Problèmes humains de Ménie Grégoire, La Valise RTL (1974), Les Grosses Têtes de Philippe Bouvard (1977) et le rendez-vous politique hebdomadaire Le Grand Jury (1980). En 1972, RTL inaugure un grand studio lui permettant de produire des émissions de divertissement en public, une façade en lames métalliques de Victor Vasarely, et son nouvel émetteur à Beidweiler[1],[18]. Dans la nuit du 8 au , Max Meynier et deux techniciens sont retenus en otage pendant plusieurs heures par un déséquilibré multirécidiviste, Jacques Robert, en plein direct de l'émission Les routiers sont sympas. Il menace de faire exploser sa grenade dans le studio s'il n'obtient pas une demi-heure d'antenne sur les trois chaînes de l'ORTF[19].

Dans les années 1980, Philippe Labro fait de RTL la première radio généraliste de France[1],[6]. Le , à la suite de la fin du monopole d'État en France et l'ouverture de la bande FM, RTL débute sa diffusion en FM dans l'hexagone. En 1991, elle arrête la diffusion en ondes moyennes. Avec la fin du monopole de la CLT au Luxembourg en , RTL quitte le Grand-Duché pour réaliser toutes ses émissions au 22 rue Bayard à Paris. La dernière émission réalisée depuis le Luxembourg est une nocturne de Georges Lang. En 1996, l'orchestre symphonique de RTL devient l'orchestre philharmonique du Luxembourg. En 1997, la radio lance son site web, rtl.fr[18].

Le propriétaire de RTL connait de nombreux changements entre les années 1990 et 2000. En , la CLT se rapproche de l'UFA, filiale audiovisuelle du groupe allemand Bertelsmann, pour former la société CLT-UFA regroupant 19 chaines de télévision et 23 radios réparties dans dix pays, dont RTL, RTL2 et Fun Radio en France. En 2000, la CLT-UFA fusionne avec une filiale du groupe britannique Pearson pour former RTL Group[18].

2000-actuel : l'heure des changements[modifier | modifier le code]

En 2000, RTL connait un vieillissement de son audience et veut de nouveau rajeunir ses auditeurs pour rester une radio multi-générationnelle. Mais les évictions de Philippe Bouvard et Georges Lang sont sanctionnés par les auditeurs et la radio voit son audience fortement chuter. Dès l'année suivante, la nouvelle direction fait machine arrière et réengage les deux animateurs. Elle continue cependant un travail de rajeunissement des programmes tout en cherchant à faire des économies de fonctionnement. Le socle des auditeurs reste fidèle[18].

En 2005, RTL est la première radio française à rendre disponible la plupart de ses émissions en podcast[6],[18]. Le , RTL et le quotidien sportif L'Équipe lancent une nouvelle radio d'information et de sport baptisée RTL-L'Équipe. Dans un premier temps, elle est uniquement disponible sur internet[20]. Le , RTL et RTL-L'Équipe obtiennent chacune une fréquence sur la nouvelle radio numérique terrestre (RNT) dans trois zones autour de Marseille, Nice et Paris[21]. Finalement, les deux radios, comme les autres grandes radios privées, renoncent à la RNT pour des raisons techniques et économiques[22].

Le , il est annoncé que le groupe M6 projette de racheter le groupe de radio RTL France pour 216 millions d'euros. RTL Group, qui est propriétaire de 100 % de RTL France et de 48,26 % du groupe M6, détiendrait alors 48,26 % du nouvel ensemble. Ce nouveau groupe multimédia mettrait en place des synergies entre les radios et les télévisions, comme une régie publicitaire unique[23]. Cette transaction a lieu le [24] pour un montant d'un peu moins de 200 millions d'euros. Dans le même temps, RTL et les autres radios du groupe (RTL2 et Fun Radio) doivent quitter le siège historique du 22 rue Bayard dans le 8e arrondissement de Paris pour de nouveaux locaux à Neuilly-sur-Seine plus proches du siège de M6. Ce rapprochement entraîne la disparition de la société pour l'édition radiophonique Ediradio et la suppression d'une cinquantaine de postes[25],[26].

Identité de la station[modifier | modifier le code]

Logos[modifier | modifier le code]

Identité sonore[modifier | modifier le code]

Le top horaire, devenu l'indicatif de RTL, est l'œuvre du compositeur Michel Legrand en 1964[27].

Slogans[modifier | modifier le code]

  • 1977-1979 : « RTL, c'est vous »
  • 1980 : « Jamais seul avec RTL »
  • 1990 : « Les infos, c’est comme le café, c’est bon quand c’est chaud et quand c’est fort »
  • 1991 : « RTL, L'information en capitales »
  • 1992 : « RTL, La vie en trois lettres »
  • 1996 : « Essentiel, RTL »[28]
  • 2001-2005 : « RTL, Vivre ensemble »[29]
  • 2005-2006 « RTL, première radio de France »
  • 2006-2007 : « RTL, c'est vous »
  • 2007-2008 : « Le plus RTL »
  • 2008-2009 : « 100 % RTL »
  • 2009-2011: « RTL, c'est vous »
  • 2011-2012 : « Qui vous connait mieux que RTL ? »[30]
  • 2012-2014 : « RTL, toujours avec vous »[31]
  • depuis 2014 : « RTL bouge »[32]

Organisation[modifier | modifier le code]

Sièges[modifier | modifier le code]

Siège de RTL au 22, rue Bayard à Paris.

Le premier siège de Radio Luxembourg est celui de sa maison mère à la Villa Louvigny dans le parc municipal de Luxembourg au Luxembourg. Une bonne partie des programmes est cependant produit dans un studio situé rue de Ponthieu dans le 8e arrondissement de Paris. La dernière émission de RTL réalisée depuis le Luxembourg a été diffusée en 1991[18].

Depuis 1936, le siège de la station se situe au 22, rue Bayard dans le 8e arrondissement de Paris, à quelques pas des Champs-Élysées. C'est également le siège des autres radios (RTL2 et Fun Radio) et sociétés du Pôle Radio RTL. La façade habillée en 1970 de lames métalliques par Victor Vasarely, en collaboration avec son fils Yvaral[33], est classée aux monuments historiques. Le bâtiment serait une ancienne maison close appelée le Panier Fleuri[1],[18].

Il est prévu que RTL et les autres radios du groupe quittent le siège du 22 rue Bayard fin 2017 pour de nouveaux locaux à Neuilly-sur-Seine[25].

Direction[modifier | modifier le code]

RTL est dirigée depuis 2002 par les présidents du conseil de surveillance et du directoire de la société Ediradio, le pôle français de radio de RTL Group (RTL, RTL2, Fun Radio...)[34]. Un directeur des programmes et de l'antenne s'occupe plus particulièrement de la station. Auparavant, de 1933 à 2002, Radio Luxembourg puis RTL étaient dirigées par le président de conseil d'administration et le directeur général.

Présidents du conseil d'administration

Directeurs généraux


Présidents du conseil de surveillance

Présidents du directoire

Directeurs des programmes

Capital[modifier | modifier le code]

Depuis le , RTL est la propriété du groupe M6, filiale à 48,26 % du groupe audiovisuel luxembourgeoisRTL Group, lui-même détenu majoritairement par le groupe de médias allemand Bertelsmann[24].

Auparavant, RTL était éditée par la société pour l'édition radiophonique Ediradio, immatriculée le au registre du commerce de Paris et dont le capital de 413 968 €[47] est détenu à 100 % par la CLT-UFA, filiale à 99,7 % du groupe audiovisuel luxembourgeois RTL Group, lui-même détenu majoritairement par le groupe de médias allemand Bertelsmann.

Pôle Radio RTL[modifier | modifier le code]

Le Pôle Radio RTL en France regroupe trois radios nationales couvrant une population entre 110 et 133 millions d'habitants en 2010-2012[48] :

De 2007 à 2012, le groupe possédait avec le quotidien sportif L'Équipe une radio numérique de sport appelée RTL-L'Équipe.

Le Pôle Radio RTL regroupe d'autres sociétés dont les activités sont liées aux radios[49] :

Programmes[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Émission de radio sur RTL.

RTL consacre une bonne partie de sa programmation à l'information avec des journaux diffusés chaque heure, accompagnés de bulletins météorologiques. La programmation de la semaine s'articule autour de cinq grands rendez-vous d'information quotidiens dans lesquelles se trouvent de nombreuses chroniques : RTL Petit Matin (4h30-7h), RTL Matin suivi du magazine culturel Laissez-vous tenter (7h-9h30), RTL Midi suivi de la libre-antenne Les auditeurs ont la parole (12h30-14h), RTL Soir suivi du débat On refait le monde (18h-20h) et RTL Grand Soir (22h-23h). Le week-end, la station diffuse RTL Week-end (7h-10h15) et RTL Soir Week-end (18h-18h30) ainsi que les émissions Le Journal Inattendu le samedi (12h30-13h30) et Le Grand Jury (12h30-13h30) et Les Dessous de l'Écran (19h-19h30) le dimanche.

L'autre grande partie de la programmation est le divertissement avec en semaine pas moins de six émissions quotidiennes : Ça peut vous arriver (9h30-11h), À la bonne heure (11h-12h30), L'Heure du crime (14h-15h), On est fait pour s'entendre (15h-16h), Les Grosses Têtes (16h-18h) et La Curiosité est un vilain défaut (20h-22h). Le week-end, d'autres émissions prennent la place : Vincent de 5 à 7 (5h-7h), Allô Bouvard (11h30-12h30), On refait la télé (13h30-14h) et La Première heure de la semaine (00h-1h). Un samedi par mois, Le Grand Studio RTL (15h-16h) se transforme en Le Grand Studio RTL Humour en accueillant plusieurs humoristes. De plus, plusieurs rendez-vous d'information contiennent des chroniques d'humour comme La Chronique de Laurent Gerra dans RTL Matin ou La Chronique de Tanguy Pastureau dans RTL Week-end. Le jeu emblématique de la station, La Valise RTL, se déroule lors des Grosses Têtes.

En plus de diffuser des morceaux de musique tout au long de la journée, RTL compte plusieurs émissions musicales dont certaines sont diffusées la nuit : La Collection Georges Lang (23h-00h) et Les Nocturnes (00h-01h) en semaine, Stop ou encore (10h15-11h30) le week-end et L'Heure du Jazz (23h-00h) le dimanche. De plus, la station invite des musiciens à se produire dans Le Grand Studio RTL (15h-16h) le samedi repris dans 100% Live (15h-16h) le dimanche.

La dernière partie de la programmation de la station est le sport avec notamment la couverture des rencontres sportives de football ou de rugby : Soir de Ligue 1 (20h-23h) le vendredi, On refait le match (18h30-19h30) et Le Multiplex RTL - Ligue 1 (19h30-23h) le samedi, et RTL en direct de l'équipe (19h30-20h), Le Club Liza (20h-21h) et Soir de Ligue 1 (21h-23h) le dimanche.

Récompenses décernées[modifier | modifier le code]

RTL décerne plusieurs prix et une bourse chaque année :

  • Grand prix RTL-Lire, depuis 1992 : prix littéraire français récompensant chaque année un roman francophone choisi par un jury de lecteurs ;
  • Grand prix RTL de la bande dessinée, depuis 2004 : décerné chaque année au mois de novembre à une bande dessinée parmi les nouveautés de l'année écoulée ;
  • Album RTL de l'année, depuis 2006 : trophée récompensant chaque année, au mois de décembre, un album choisi par un jury composé d'auditeurs de RTL ;
  • Grand Prix RTL - Auto Plus, depuis 2010 : auditeurs et internautes récompensent les meilleures voitures des grands salons européens dans quatre catégories[50] ;
  • Prix #RTL Challenge en journalisme numérique, depuis 2015 : récompense deux élèves après réalisation de trois contenus sur un sujet donné et une soutenance[51] ;
  • Trophée RTL Sports France[À développer] ;
  • Bourse RTL-Jean-Baptiste Dumas, depuis 1995 : attribuée tous les ans à un étudiant en journalisme radio ayant planché sur un thème d'actualité[52].

Personnalités de RTL[modifier | modifier le code]

RTL compte plusieurs animateurs, chroniqueurs, journalistes et consultants sportifs. Des meneuses de jeu (speakerines) assurent la liaison entre les programmes.

Animateurs[modifier | modifier le code]

Chroniqueurs[modifier | modifier le code]

Meneuses de jeux[modifier | modifier le code]

Anciens animateurs et chroniqueurs[modifier | modifier le code]

Diffusion[modifier | modifier le code]

RTL utilise plusieurs moyens pour transmettre ses programmes : grandes ondes, FM, satellite et Internet. Les programmes peuvent également être réécoutés ou podcastés. De plus, certaines émissions sont diffusées en vidéo sur le site web de la station ou sont captées pour la télévision.

Grandes ondes[modifier | modifier le code]

RTL est diffusée en grandes ondes (GO) sur la fréquence 234 kHz par l'émetteur de Beidweiler situé dans le Grand Duché de Luxembourg[53],[54]. Elle peut être captée dans les trois quarts supérieurs de la France métropolitaine, au nord d'une ligne allant de la Bretagne à la région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle peut être également reçue en Belgique, au Luxembourg, aux Pays-Bas, en Suisse et dans le sud de l'Angleterre, l'ouest de l'Allemagne[18] et dans les pays d'Afrique du nord, dont le Maroc l'Algérie et la Tunisie[55].

Jusqu'en 1972, RTL était diffusée depuis l'émetteur de Junglinster, également situé au Luxembourg, servant désormais d'émetteur de secours[18]. La station est l'une des dernières radios françaises avec Europe 1 et RMC à diffuser en grandes ondes après l'arrêt de la diffusion des stations des Radio France sous ce format fin 2016[56].

FM[modifier | modifier le code]

RTL est diffusée en FM sur quasiment tout le territoire de la France métropolitaine grâce à plus de 270 émetteurs[53],[57]. Sa diffusion peut déborder sur les pays frontaliers. En France d'outre-mer, RTL n'est diffusée qu'à La Réunion grâce à une vingtaine d'émetteurs[58].

Satellite[modifier | modifier le code]

RTL est diffusée en clair sur les satellites Eutelsat 5 West A[59] et Astra 1[60]. Elle est disponible dans les bouquets Canal et TNT Sat.

Internet[modifier | modifier le code]

RTL peut être écoutée en streaming sur le site web de la station et via des applications mobiles de radio ou des postes de radio Internet. Il est également possible de réécouter les programmes ou de les podcaster.

Elle est aussi diffusée dans les offres radio de La TV d'Orange, de la Freebox TV, de SFR TV et de la Bbox.

Captations audiovisuelles[modifier | modifier le code]

Certaines émissions sont filmées dans les studios et diffusées en direct sur le site web de la station[61].

D'autres émissions sont captées pour être diffusées à la télévision :

Audiences[modifier | modifier le code]

Depuis plusieurs années, RTL se dispute la place de première radio de France avec la musicale NRJ en étant écoutée par plus de 6 millions d'auditeurs quotidiens. Cependant, elle reste largement première en part d'audience avec autour de 12 % de part de marché[62],[63],[64],[65].

Audiences en millions d'auditeurs quotidiens et en part d'audience[66]
Janvier - Février - Mars Avril - Mai - Juin Juillet - Août Septembre - Octobre Novembre - Décembre Moyenne annuelle
2010 6,50 / 12,5 % 6,30 / 12,1 % 5,80 / 11,1 % 6,40 / 12,3 % 6,90 / 13,2 % 6,38 / 12,2 %
2011 6,60 / 12,6 % 6,20 / 12,1 % 5,34 / 11,6 % 6,44 / 11,7 % 6,18 / 11,8 % 6,15 / 12,0 %
2012 6,16 / 11,7 % 6,05 / 11,6 % 5,37 / 10,8 % 6,50 / 11,7 % 6,60 / 11,6 % 6,14 / 11,5 %
2013 6,29 / 12,4 % 6,34 / 12,0 % 5,87 / 11,7 % 6,29 / 11,6 % 5,90 / 11,3 % 6,14 / 11,8 %
2014 5,94 / 11,2 % 5,68 / 11,1 % 5,25 / 11,7 % 6,10 / 11,6 % 6,50 / 11,7 % 5,89 / 11,5 %
2015 6,50 / 11,8 % 6,40 / 11,8 % 5,60 / 11,3 % 6,08 / 11,7 % 6,40 / 11,5 % 6,20 / 11,6 %
2016 6,22 / 11,9 % 6,55 / 12,9 % 5,70 / 11,9 % 6,39 / 12,5 % 6,81 / 12,6 % 6,33 / 12,4 %
2017 6,59 / 12,6 % 6,54 / 12,3 % 5,70 / 10,7 %

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q et r [PDF](en) « The History of RTL Group », sur le site de RTL Group, (consulté le 13 mars 2017).
  2. « Radio Luxembourg - 1923 & 1924 », sur 100ansderadio.free.fr (consulté le 13 mars 2017).
  3. « Radio Luxembourg - 1925 », sur 100ansderadio.free.fr (consulté le 13 mars 2017).
  4. « Radio Luxembourg - 1926 », sur 100ansderadio.free.fr (consulté le 13 mars 2017).
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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