Les Sept Boules de cristal

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Les Sept Boules de cristal
13e album de la série Les Aventures de Tintin
Image illustrative de l'article Les Sept Boules de cristal

Auteur Hergé
Scénario Hergé
Dessin Hergé et Edgar P. Jacobs (décors)
Couleurs Edgar P. Jacobs
Genre(s) Franco-Belge
Aventure

Personnages principaux Tintin
Milou
Capitaine Haddock
Professeur Tournesol
Dupond et Dupont
Lieu de l’action Drapeau de la Belgique Belgique
Drapeau de la France France

Éditeur Casterman
Première publication 1948
Nb. de pages 62

Prépublication Le Soir (début)
Tintin (fin)
Albums de la série Les Aventures de Tintin
Précédent Le Trésor de Rackham le Rouge Le Temple du Soleil Suivant

Les Sept Boules de cristal est le treizième album de la série de bande dessinée Les Aventures de Tintin, créée par le dessinateur belge Hergé.

Pré-publié en noir et blanc du 16 décembre 1943 au 2 septembre 1944 dans les pages du journal Le Soir, puis en couleur à partir du 26 septembre 1946 dans les pages du journal Tintin, cette prépublication se confondant avec celle de l'album suivant : Le Temple du Soleil, cet album est ensuite paru en couleur en 1948.

Résumé[modifier | modifier le code]

Les éléments de l'intrigue décrits ci-dessous concernent l'édition en couleur de Les Sept Boules de cristal.

De retour d'Amérique du Sud, les sept membres d'une expédition consacrée aux Incas sont victimes, les uns après les autres, d'une malédiction et plongés dans une profonde léthargie[1] de laquelle il semble impossible de les sortir[2]. Chaque fois, on retrouve près d'eux les éclats d'une petite boule de cristal[3]. Tintin cherche à élucider l'affaire et à protéger les membres de l'expédition.

Malgré ses efforts, six des membres de l'expédition finissent dans un état de léthargie : le cinéaste Clairmont[4], le professeur Sanders-Hardmuth[5], le professur Laubépin[6], le professeur Cantonneau[7], Marc Charlet[8] et le professeur Hornet[9].

Par la suite, Tintin, le capitaine Haddock et le professeur Tournesol se rendent chez le professeur Bergamotte, le dernier membre encore indemne et ami d'étude de Tournesol [10]. La momie de Rascar Capac rapportée du Pérou se trouve dans sa maison[11].

Pendant une nuit d'orage, une boule de feu s'introduit dans la maison et fait disparaître la momie[12]. Le professeur Bergamotte est victime à son tour de la malédiction[13] et Tournesol est enlevé après s'être paré du bracelet de la momie[14]. Tintin et Haddock se lancent à sa recherche et partent bientôt pour l'Amérique du Sud[15]. L'histoire continue dans l'album Le Temple du Soleil.

Création de l'œuvre[modifier | modifier le code]

Contexte d'écriture[modifier | modifier le code]

Photo d'une voiture blanche des années 40.
Une Lincoln-Zephyr, similaire à celle du Capitaine.

Depuis le 28 mai 1940, la Belgique subit une occupation de son territoire par les troupes du Troisième Reich. Pour beaucoup, dont Hergé, est venu le temps de « l'accommodation »[16] : celui-ci choisit de rejoindre à partir du 15 octobre 1940, le quotidien Le Soir[17], surnommé alors par la population Le Soir volé car, en violation de la volonté de ses propriétaires, sa publication est poursuivie par des journalistes collaborateurs[18]. Pendant trois ans, Hergé ne choisit pas franchement, dans son œuvre, entre collaboration morale[19], marques de défiance envers la situation politique ou la fuite[20], jusqu'à l'histoire du Trésor de Rackham le Rouge (prépublié en noir et blanc à partir du 19 février 1943) puis du diptyque Les 7 boules de cristal / Le Temple du Soleil qui sont vus par certains comme le moyen pour Hergé « de s'évader de l'actualité qui oppresse l'Europe et le monde »[21]. Bien plus, alors même que Tintin se trouve encore en Belgique, la présence de l'occupant et ses interdictions sont niées : ainsi Philippe Goddin note-t-il que le véhicule qu'empruntent Tintin et le Capitaine de retour du music-hall roule tous phares allumés[22], en contravention avec les prescriptions très strictes des autorités militaires allemandes[23]. De fait, ce contexte de guerre et d'occupation constituerait une forme de stimulation pour la création artistique, à tel point que certains voient dans cette période, par « la qualité, la richesse et l'abondance [du] travail » des artistes, un « âge d'or » de la création, dont celle d'Hergé, ceci s'expliquant notamment par le besoin de la population de se divertir afin d'oublier les malheurs présents[24]. Et l'œuvre de Hergé n'échappe pas à cette règle[25].

Page de une d'un journal.
Le Soir volé (ici du 15 avril 1943) dans lequel est quotidiennement prépublié l'histoire des 7 Boules de cristal.

C'est dans ce contexte que l'histoire parait dans le journal Le Soir à partir du jeudi 16 décembre 1943. Mais la libération du pays, le 3 septembre 1944, occasionne l'arrêt de la publication du quotidien et donc celle de l'histoire dont le récit n'est pas terminé, puisqu'il en est à l'équivalent de 50 pages sur 62 du futur album[26]. Cette période est également marquée par la brève arrestation d'Hergé pour faits de collaboration, ce qui constitue selon Pierre Assouline une nouvelle « rupture […] nettement douloureuse » dans la vie de l'auteur[27]. D'ailleurs, quelques mois plus tôt, Hergé avait peut-être anticipé de futurs ennuis avec la Libération qui se rapprochait. Il écrivait ainsi dans une lettre datée du 19 juin 1944 : « Seigneur, libérez-nous de nos Protecteurs et protégez-nous de nos Libérateurs ! »[28]. Et peu après, entre le 6 mai et le 6 juillet 1944, la publication des 7 Boules de cristal fut interrompue pour cause d'un profond syndrome dépressif[29]. C'est ainsi qu'entre fin 1944 et septembre 1946, Hergé est interdit de publication et le l'homme évolue dans une atmosphère délétère : quelques années plus tard, il raconte ainsi un épisode de 1945 (qu'il situe « quelques mois après la libération de Bruxelles ») où Edgar P. Jacobs se rend chez lui armé d'un gourdin afin de le protéger d'éventuels mouvements hostiles de la foule qui auraient pu le viser[30]. Dans ce contexte, en plus de ne pouvoir être publiée, l'histoire des 7 Boules de cristal n'avance pas et Hergé préfère se consacrer à la refonte de ses albums d'avant-guerre[31]. Finalement, blanchi par la justice entre-autres grâce à ses relations[32], mais aussi, ainsi l'explique Hergé lui-même, parce qu'on n'avait rien à véritablement lui reprocher[33], et ayant lancé son propre support, le journal Tintin[34], Hergé peut reprendre la prépublication des 7 Boules de cristal en septembre 1946 à partir de là où elle s'était arrêtée mais sous le titre de Le Temple du Soleil[35].

Écriture du scénario[modifier | modifier le code]

Le scénario est écrit par Hergé, mais une part importante du développement de son projet est faite lors de séances de discussions avec Edgar P. Jacobs. Jacobs le revendique dans un témoignage au moment de la mort de Hergé en 1983 : « Nous avions ensemble de longues discussions pour préparer le scénario des 7 boules de cristal et du Temple du Soleil. »[36]. C'est ce qui fait dire à Philippe Goddin qu'« il y a du Jacobs dans cette aventure là. Plus que dans le Temple du Soleil »[37]. Les échanges entre les deux hommes sont tellement intenses que ce dernier peut ainsi se targuer être l'auteur de plusieurs idées significatives du scénario, comme l'idée des boules de cristal, voir le titre même de l'album[38],[39].
De façon plus large, cette collaboration fait évoluer l'approche scénaristique d'Hergé vers une approche plus fantastique que ses précédentes productions au contenu beaucoup plus réaliste[40].

Sources d'inspirations[modifier | modifier le code]

Les sources d'inspirations utilisées par Hergé sont très nombreuses et éclectiques[41].

Corps momifié d'une personne apparaissant en position recroquevillée.
Momie péruvienne dont on pense qu'elle a servi de modèle à celle de Rascar Capac.

Hergé intègre très facilement dans son histoire des éléments de grande proximité qui l'entourent : c'est ainsi que la maison du Professeur Bergamotte est inspirée d'une bâtisse voisine de sa propre maison à Boitsfort, et dont les repérages en compagnie d'Edgar P. Jacobs auraient pu même constituer l'occasion d'une mésaventure avec des SS qui occupaient les lieux[42],[Note 1]. Quand il s'agit d'objets du quotidien, la première source de documentation d'Hergé est simplement le Nouveau Larousse illustré qu'il « consulte abondamment »[43] pour représenter des pièces de mobilier, chez le professeur Bergamotte par exemple[44], des éléments de décor comme ceux qui permettent d'agrémenter le fronton du château de Moulinsart[45] ou des représentations d'animaux comme dans le bureau du professeur Hornet[46].

Mais Hergé s'inscrit également dans un contexte historique proche. Par exemple, il fait appel à un sujet qui a eu un certain retentissement dans cette fin de première moitié du XXe siècle : « le paranormal et ses satellites »[47]. Ainsi, lorsqu'il choisit de faire intervenir le fakir Tara Bouch Bey dans la séquence où le Capitaine et Tintin se rendent au music-hall, c'est en fait au fakir Tahra-Bey qu'il fait référence, comme le prouvent une rencontre dans un gag de Jo, Zeete et Jocko avec ce personnage qui est ici nommé Mahra Bey[48] et, bien plus, des notes préparatoires aux 7 Boules de cristal[49] dans lesquels il est ainsi référencé : « 3°) Le fakir Tara Bouch Bey (sorcier thibétain) »[50].

Une carte représentant une partie de l'Amérique du sud.
Carte représentant l'expansion maximale atteinte par l'empire inca.

Enfin, s'inscrit dans le point de vue plus global de l'histoire mondiale. Premier centre d'intérêt, l'Égypte pharaonique, qui constitue une source d'inspiration apparaissant dès les premières cases des 7 Boules de cristal. C'est que, vingt ans auparavant, le 4 novembre 1922, l'archéologue britannique Howard Carter a découvert la sépulture du pharaon Toutânkhamon, et a de fait ravivé en Europe un intérêt certain pour les mystères de l'Égypte antique[51] : ainsi, par exemple, dès 1923, l'écrivaine anglaise Agatha Christie se saisit de ce thème pour écrire L'Aventure du tombeau égyptien[52]. Or l'allusion aux déboires de l'équipe des découvreurs de cette tombe apparaît dès les premières cases des 7 Boules de cristal[53].

Dès lors, Hergé choisit de croiser cette source avec une seconde, qui constitue l'axe principal du diptyque, à savoir la civilisation inca. C'est ainsi qu'on rencontre un des « personnages » centraux de l'histoire, la momie d'un roi inca, Rascar Capac, dont l'apparition (planche 28, ligne 1, case 2) achève de véritablement lancer l'histoire.
Or les recherches conduisent à penser qu'Hergé a pu prendre pour modèle une momie péruvienne, rapportée du Pérou avec deux autres vers 1840[54]. En effet, il est probable qu'il se soit rendu en 1926 à une exposition consacrée à l'art précolombien où elle apparaissait[55]. La momie est encore actuellement exposée dans la section Cinquantenaire des Musées royaux d'art et d'histoire de Bruxelles dont le conservateur évoque également la probabilité de cette inspiration : « la momie de Rascar Capac qui est inspirée de celle de notre musée » dont la datation remonte « à l'intermédiaire récent qui se situe entre 1100 et 1450 après Jésus Christ »[56],[57].
Hergé s'appuie également sur un ouvrage, Pérou et Bolivie écrit par Charles Wiener, paru en 1880 et dont, pourtant, il y a tout lieu de considérer qu'il est déjà dépassé en 1943[58].

Tableau d'un homme portant une tiare et un sceptre et tenant dans la main un rayon de soleil.
Manco Cápac, premier empereur inca de l'histoire dont le nom est à l'origine de celui de Rascar Capac.

Par ailleurs, une autre partie de sa documentation provient de recherches effectuées par Edgar P. Jacobs dans la section du Cinquantenaire des Musées royaux d'art et d'histoire de Bruxelles sur les civilisations inca et péruvienne[59] dans la bibliothèque de laquelle son assistant trouve un ouvrage en Allemand, Kunst und Kultur von Peru, paru en 1929, un en Anglais, Dress and Ornaments in Ancient Peru (1929) et un en Italien, Vecchio Peru (1933)[60] dont il décalque abondamment les illustrations[61]. C'est, par exemple, à partir de cette documentation qu'est issu le nom du roi inca dont la momie est ramenée en Europe dans l'histoire : Rascar Capac dont le nom serait un mixte du premier (Manco Cápac) et du dernier (Huascar) des rois incas identifiés dans les recherches d'Hergé[62]. De plus, Hergé recycle certains des documents utilisés par Jacobs pour la création de son Rayon U paru dans la même période : quelques erreurs de Jacobs se glissent ainsi chez Hergé, comme la représentation d'un Rascar Capac nu alors que les momies incas étaient habillées[63].
De fait, à l'écriture de son scénario, Hergé est singulièrement peu pourvu en documentation, notamment écrite, si bien qu'il commet quelques erreurs, comme dans son récit introductif où il situe l'Empire inca en Amazonie[64] bien qu'il ne se soit pas étendu dans cette région[65] et où il parle d'une écriture inca[66] alors que cette civilisation n'en possédait pas[67]. Mais c'est seulement lorsqu'il remanie ses strips pour la publication des 7 Boules de cristal en album (en 1946) qu'il bénéficie véritablement des recherches de Jacobs : il peut alors compléter ou corriger ses illustrations pour les rapprocher de la réalité[68]. Ainsi Hergé mettra à profit le passage en album quelques années plus tard pour effacer une de ces erreurs en écrivant cette fois que « l'expédition Sanders-Hardmouth vient de rentrer en Europe après un long et fructueux voyage d'exploration au Pérou et en Bolivie » mais en maintenant que « certaines inscriptions funéraires ont permis d'établir... »[69].

Parution[modifier | modifier le code]

Prépublication[modifier | modifier le code]

Photo en noir et blanc de la place d'une ville sur laquelle la foule en liesse salue le passage d'un véhicule militaire.
Libération de Bruxelles par les Britanniques le 4 septembre 1944.

L'histoire paraît à partir du jeudi 16 décembre 1943 dans le journal Le Soir. La publication se fait à raison d'un strip quotidien dont le numéro d'ordre commence par H et qui comprend généralement 4 cases. Le strip H1 paraît le 16 décembre 1943. La publication dans Le Soir est parsemée d'embûches puisque qu'elle est interrompue entre le 6 mai et le 6 juillet 1944 pour cause de maladie de son auteur. Pourtant Hergé a toujours pris soin de conserver une avance d'une dizaine de strips sur la publication[70], ce qui lui permet par exemple de prendre des vacances en août 1944[71]. Bien plus, l'histoire est interrompue au strip H152, le dimanche 3 septembre 1944 par la suspension des activités du journal à la suite de l'entrée des armées alliées dans Bruxelles[72]. L'histoire s'arrête donc provisoirement au moment où Tintin entraîne le Général Alcazar au poste de police[73]. La séquence suivante ne fut jamais publiée bien qu'il existe encore les strips H153 à H156 qui auraient dû paraître des 5 au 7 septembre[74] et dans lesquelles le capitaine Haddock, après avoir reçu un coup de téléphone de Tintin, se décide à rejoindre le littoral[75]. Il manque donc encore une quinzaine de strips qu'Hergé n'a pas eu le temps de produire[76].

Les journalistes ayant continué d'exercer sous l'occupation allemande se voient frappés d'une interdiction de publication[77]. Ainsi, l'aventure se fige pendant deux ans : Hergé ne peut reprendre son histoire que le 26 septembre 1946 dans le premier numéro de l'hebdomadaire Tintin[78] où il bénéficie de meilleures conditions de publication, avec le passage au format dit « à l'italienne », une qualité de papier supérieure et des pages en couleur[79].

Publication[modifier | modifier le code]

La publication sous forme d'album en couleurs se fait en 1948, suivie d'une seconde édition en 1975[80].

Enfin, la version correspondant à la publication sous forme de feuilleton par strips en noir et blanc tel qu'il est paru dans le quotidien belge Le Soir est publiée sous la forme d'un album cartonné à l'italienne le sous le titre La Malédiction de Rascar Capac[81] et avec pour sous-tire Tome 1 : Le Mystère des Boules de cristal[82].

Analyse[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Références à des albums précédents[modifier | modifier le code]

D'un point de vue scénaristique, Les 7 Boules de cristal renvoie à de précédents albums de la série. D'emblée, Hergé choisit une base déjà éprouvée dans Les Cigares du pharaon, à savoir, une malédiction liée à la découverte d'un tombeau dans un pays étranger[83]. De plus, en évoquant le continent sud-Américain, Hergé fait un renvoi clair à l'album L'Oreille cassée, datant de 1935, dans lequel le jeune reporter part dans le pays imaginaire du San Theodoros à la poursuite de trafiquants d'art. Or, apparaissent dans cet album un fétiche arumbaya ainsi qu'un masque inca dans lesquels certains on cru voir une source possible d'interrogations suffisamment puissante pour conduire Hergé à s'intéresser à la culture andine[84].

Par ailleurs, la convocation de personnages renvoie également à de précédents albums, ce qui est source d'une grande cohérence dans l'œuvre d'Hergé en général et de cette histoire en particulier[85]. Ainsi, outre ceux qui sont désormais devenus récurrents (Tintin, Milou, le Capitaine Haddock ou les détectives Dupond et Dupont), Hergé fait appel à des personnages plus ou moins installés dans son œuvre et en tous cas déjà rencontrés : outre le Professeur Tournesol présent pour la deuxième fois depuis Le Trésor de Rackham le Rouge, le Général Alcazar déjà rencontré dans L'Oreille cassée[86], la cantatrice Bianca Castafiore déjà vue dans Le Sceptre d'Ottokar[87], on retrouve également le professeur Paul Cantonneau déjà présent dans L'Étoile mystérieuse et que l'on retrouvera une dernière fois dans Le Temple du Soleil[88].

Apparitions et clins d'œil[modifier | modifier le code]

Hergé fait souvent intervenir des personnages possédant les traits de connaissances. Ainsi représente-il son assistant Edgar P. Jacobs parmi les spectateurs d'une scène de music-hall (planche 16, ligne 2, case 1, dans un balcon, au milieu à gauche)[89].

Sous les traits du professeur Bergamotte, il est possible de reconnaître l'égyptologue belge Jean Capart (1877-1947) que beaucoup considèrent comme le père de l'égyptologie belge, confirmant en cela l'importance de l'inspiration qu'offre le domaine dans la création de l'œuvre[90].

Lieux et personnages[modifier | modifier le code]

Personnages[modifier | modifier le code]

Photo en noir et blanc d'un homme vêtu d'une blouse blanche et posant devant un bathyscaphe.
Le physicien suisse Auguste Piccard inspira Hergé pour le personnage du Professeur Tournesol.
  • Tintin :
  • Le capitaine Haddock :
  • Les Dupondt :
  • Le Professeur Tournesol : Dans cette aventure, c'est lui qui permet à Tintin de rencontrer le professeur Bergamotte puis, en étant enlevé, crée la quête du héros de le retrouver dans Le Temple du Soleil. C'est la seconde aventure de Tintin où apparaît le Professeur Tournesol (après Le Trésor de Rackham le Rouge) mais déjà, il acquière dans Les 7 Boules de cristal un rôle moteur dans l'histoire[91].
  • Le professeur Paul Cantonneau, l'un des sept explorateurs frappés par la malédiction, faisait partie de l'expédition maritime dans l'album L'Étoile mystérieuse[88].
  • Chester : Autre clin d’œil à cette aventure, Tintin propose au Capitaine Haddock de se rendre à La Rochelle pour y saluer le Capitaine Chester. Ce personnage fait son apparition dans L’Étoile mystérieuse, lorsque l'Aurore doit faire le plein de carburant.
  • Rascar Capac : Dans l'album, il ne s'agit que de sa momie, enfermée dans une vitrine chez le professeur Bergamotte. Mais il intervient également en tant que personnage hantant les cauchemars de Tintin, du Capitaine Haddock et du professeur Tournesol, agissant ainsi tel un véritable mort-vivant, ce qui contribue au côté effrayant de l'œuvre[92].

Lieux visités[modifier | modifier le code]

Photo d'une place d'une grande ville.
La place De Brouckere, à Bruxelles, de nos jours, où se trouve l'Hôtel Métropole que l'on aperçoit lorsque Marc Charlet se rend en taxi chez Tintin.

L'histoire se déroule en Belgique et plus particulièrement à Bruxelles[93]. Ainsi il est possible que la théâtre dans lequel se déroule la séquence du music-hall est inspiré du Théâtre royal des Galeries où il avait assisté quelques années auparavant aux répétitions d'un spectacle dont Tintin était le héros[94]. De même, la célèbre place de la ville belge, la place de Brouckère, apparaît lors du déplacement de l'explorateur Marc Charlet qui se rend en taxi chez Tintin[95].

Vers la fin de l'album le Capitaine et Tintin se rendent vers Saint-Nazaire, soit en France, à la poursuite des ravisseurs du Professeur Tournesol. Or il apparaît dans les strips non publiés du Soir qu'il se rendaient vers la côte belge, soit, vers Zeebrugge ou plus probablement Ostende[96]. Mais Hergé profite du laps de temps d'interdiction de publication pour réaliser que ces deux ports ne possèdent pas de ligne maritime avec l'Amérique du Sud, ce qui le fait se décider pour le port français[97] tout en conservant tout de même les décors qu'il avait déjà créés. Ce qui fait que la ville de Saint-Nazaire est représentée par des décors correspondant à ceux de la côte belge[98].

Style et narration[modifier | modifier le code]

Style graphique[modifier | modifier le code]

Sur le plan graphique, Benoît Peeters note une évolution notable dans ce nouvel album qu'il attribue à l'influence d'Edgar P. Jacobs[99]. Ainsi, selon lui, l'image se fait plus fouillée, comporte des décors et des détails plus complexes[100].

Bien plus, l'influence de Jacobs se cache également dans les croquis préparatoires qu'effectue Hergé : en effet, c'est Jacobs qui a la préférence d'Hergé pour poser[101] dans des attitudes particulières quand la simple mémoire visuelle du dessinateur ne suffit plus[102].

Narration[modifier | modifier le code]

D'une manière globale, Les 7 Boules de cristal est souvent vu par les critiques comme offrant une grande cohérence entre son aspect narratif et son aspect visuel[103].

Hergé entame son histoire par un procédé que Pierre Assouline qualifie de « degré zéro du dessin » : le résumé au moyen d'une coupure de presse[104]. Il s'agit d'un procédé auquel l'auteur a eu et aura souvent recours[105], que ce soit en tant qu'introduction à son récit, comme dans Secret de La Licorne (afin d'introduire son histoire)[106], ou afin de le relancer, comme dans Trésor de Rackham le Rouge (afin d'expliquer la venue de prétendus descendants du pirate Rackham le Rouge)[107]. Dans L'Oreille cassée la coupure de journal est même remplacée par un poste de radio[108].

Concernant la longueur de l'histoire, Hergé fait perdurer son habitude de s'étendre dans sa narration. En effet, le diptyque Les 7 boules de cristal / Le Temple du Soleil vient après la création d'un autre diptyque formé par Le Secret de La Licorne et Le Trésor de Rackham le Rouge dans lequel il initie cet étalement du récit[109], une manière de contourner la demande de respecter le format à 62 pages imposé par son éditeur, Castermann[Note 2],[110].

En ce qui concerne la création première, celle par strips destinée à la parution en feuilletons quotidiens dans le journal Le Soir, les évènements en cours ont une influence profonde mais inattendue sur la manière qu'a Hergé de narrer son histoire : en effet, la pénurie de papier a réduit la place disponible et oblige une présentation par « strips » (un ensemble d'une ligne de 3 ou 4 cases), ce qui oblige l'auteur à être plus efficace et plus concis[111] car d'après Philippe Goddin, « un strip, c'est un rythme particulier. » [112]. En outre, le format par strips oblige Hergé, comme pour tout format de feuilleton, à achever chaque strip par un effet de surprise pour maintenir le lecteur en haleine[113].

Enfin, le passage de ce format par strips au format de planches au sein d'un album induit des modifications qui peuvent être significatives[114] : en effet, il est souvent amené à retravailler son récit[115] en retranchant des séquences (ainsi les strips H3 et H4 présentant une mésaventure de Milou sur le chemin vers Moulinsart sont absents de l'album[116]), en modifiant une case (comme celle où l'intérieur de l'explorateur Marc Charlet fait l'objet d'un recadrage arrière dans l'arrière et occupant désormais l'équivalent de deux cases[117],[118]) ou plus rarement en en ajoutant une[119] (comme dans cette séquence où Tintin, accompagné de Haddock et de Tournesol, se présente à la grille de la maison du professeur Bergamotte[120] : deux autres cases sont ajoutées[121] afin d'amplifier la présence policière entourant le professeur[122]). De fait, le but pour Hergé est de trouver un moyen d'encore dynamiser ou de mieux expliciter son récit[123] : tel est ainsi le but du travail de recadrage arrière dans l'album, en regard du strip H50, au moment où le Capitaine apparaît sur scène au milieu de la représentation du numéro de l'illusionniste Bruno[124],[125] et que Philippe Goddin qualifie de « case à grand spectacle »[126].

Ressorts fantastiques[modifier | modifier le code]

Les 7 boules de cristal a ceci de commun avec nombre d'autres albums de Tintin qu'il s'autorise une à pénétrer du côté du fantastique[127], ce que le critique littéraire François Rivière nomme le « réalisme fantastique » propre à l'œuvre d'Hergé[128]. En effet, l'auteur y livre « au fil du récit un élément rationnel qui donne la clé, au moins partielle, d'un phénomène a priori totalement incompréhensible tout en gardant une part de mystère irrésolu au cœur de l'histoire »[129].

Gravure en noir et blanc présentant un intérieur du XIXè siècle dans lequel circule une boule de feu à la vue d'une famille affolée.
Gravure de 1886 illustrant le phénomène de foudre en boule, comme celui qui frappe la momie de Rascar Capac.

L'étrange est convoqué d'emblée par l'intermédiaire des propos de ce voyageur[130] qui dénonce les fouilles entreprises par l'expédition Sanders au Pérou, évoquant pour cela les mystérieuses morts parmi les découvreurs du tombeau de Toutânkhamon[51]. Plus loin, c'est un étrange mêlé de ridicule qui apparaît dans la volonté du Capitaine Haddock de transformer de l'eau en vin, sur le modèle d'un prestidigitateur de music-hall[131]. Mais le fantastique apparaît franchement lors de la séquence au music-hall durant laquelle une voyante annonce que les membres de l'expédition Sanders sont sous le coup d'une malédiction, ce qui permet de lancer efficacement le récit[132],[133]. Enfin, dernier élément de fantastique dans l'album et dont on ne sait au final s'il s'agit de cauchemar ou de réalité, l'apparition de la momie de Rascar Capac qui, après avoir « déchaîné sur lui-même le feu purificateur »[134], se meut et projette des boules de cristal sur ses cibles[135].

Tous ces éléments mis bout à bout feraient des 7 Boules de cristal l'album dans lequel le fantastique serait le plus prégnant, en faisant le « plus effrayant album jamais conçu par Hergé »[21]. De fait, certains observateurs décrivent un intérêt profond de la part d'Hergé pour le domaine du fantastique[136], intérêt que ces mêmes observateurs qualifient d'« obsession »[137]. De fait, à travers ce questionnement, ce serait ainsi la place de l'artiste que Hergé aurait interrogée[138] et, plus largement, sa propre place de mortel dans le monde[139]. Sur ce dernier point, Philippe Goddin évoque ainsi le souvenir, noté par Hergé en préparation à une interview, selon lequel ce dernier était persuadé d'avoir vu, alors qu'il était enfant, une tête de mort à la fenêtre lors de la mort de son grand-père, évènement qui aurait pu être fondateur de l'histoire[140].

Ressorts comiques utilisés[modifier | modifier le code]

Malgré un côté mystérieux et inquiétant prononcé, l'album est néanmoins émaillé de gags permettant de tempérer la tension du lecteur[141]. Ainsi, l'apparition du Capitaine Haddock sur la deuxième planche est l'occasion d'un gag en deux temps appartenant au domaine du burlesque[142] : après avoir annoncé à Tintin que « [Monsieur] ne tardera pas à rentrer. », il confirme à la case suivante que « voilà déjà son cheval... » (l'animal se présentant seul) pour constater finalement avec flegme, « Et voilà monsieur », tandis que Haddock arrive à pied, visiblement commotionné par une chute de son cheval[143]... De même, l'entrée de Tintin, Milou et Haddock est-elle l'occasion d'un nouveau gag, « digne des meilleures pitreries de Charlot et un suspens savamment mis en scène jusqu'à la chute finale ! »[144] : Nestor portant un plateau chargé de boissons est bousculé par la poursuite entre Milou et le chat de la maison et y effectue un numéro d'acrobate, contrarié par le retour final de Milou[145]. Il est à noter que ce gag est un emprunt fait à un gag paru quelques années plus tôt dans un hebdomadaire mais auquel Hergé a ajouté la chute finale de Nestor[146].

Adaptations[modifier | modifier le code]

Une photo en buste du réalisateur.
PeterJackson, réalisateur présumé de la futur adaptation cinématographique des 7 Boules de cristal.

En octobre 1959, une adaptation radiophonique d'albums de Tintin est proposé à l'écoute sur la station de radio France II-Régional (dont la fusion avec France I forme par la suite la station France Inter). Ainsi, à partir du 12 octobre de cette année, c'est au tour des 7 Boules de cristal d'être adapté par Nicole Strauss et Jacques Langeais sous la forme d'un feuilleton en 15 épisodes réalisé par Jean-Jacques Vierne, sur une musique de Vincent VIal et faisant intervenir Maurice sarfati (Tintin), Jacques Hilling (le capitaine Haddock), Jacques Dufilho (Tournesol), Henri Virlogeux (Nestor), Jean Carmet et Jean Bellanger (les Dupondt). Cette adaptation est rediffusée en juillet 2015 sur France Culture[147].

Il a été fait plusieurs adaptations animées de l'album. Ainsi, un long métrage d'animation, sorti en 1969, des studios Belvision, reprend la trame de cet album et sa suite. Puis il a été adapté dans la série animée de 1992. Enfin, le deuxième film de la Trilogie Tintin, probablement réalisé par Peter Jackson, est censé être adapté de cet album et de sa suite, Le Temple du Soleil, et « pourrait se tourner à la fin 2016 »[148].

Enfin, en 2001, Les Sept Boules de cristal et Le Temple du Soleil ont fait l'objet d'une adaptation en Belgique sous forme d'une comédie musicale, Tintin, le Temple du Soleil, qui a eu lieu en Belgique. Le spectacle qui devait être mis en scène en France a été annulé.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. On pourra se reporter à tintin.tk, « Quelques lieux parallèles à la réalité », e.tintin.tk.free.fr,‎ (consulté le 31 juillet 2015) permettant de comparer les lieux dessinés avec les lieux qui les ont inspirés.
  2. Rappelons que la nouvelle édition des précédents albums chez Casterman a impliqué de passer de 161 à 62 planches, ce qui, selon certains, en a affadi les histoires.

Références[modifier | modifier le code]

  1. planches 9, 17, 18, 20, 21, 23 et 36 in Les 7 boules de cristal 1975.
  2. « D'après un premier examen, il semble que les explorateurs soient plongés dans une sorte de sommeil léthargique ou hypnotique. » in planche 18, ligne 1, case 1, Les 7 boules de cristal 1975.
  3. « Nous avons cependant pu établir que ces éclats de cristal proviennent de petites ampoules sphériques. » in planche 18, ligne 4, case 1, Les 7 boules de cristal 1975.
  4. planche 9, ligne 2, case 2, Les 7 boules de cristal 1975.
  5. planche 17, ligne 2, case 3, Les 7 boules de cristal 1975.
  6. planche 18, ligne 3, case 4, Les 7 boules de cristal 1975.
  7. planche 20, ligne 4, case 2, Les 7 boules de cristal 1975.
  8. planche 21, ligne 3, case 2, Les 7 boules de cristal 1975.
  9. planche 23, ligne 4, case 3, Les 7 boules de cristal 1975.
  10. planche 26 Les 7 boules de cristal 1975.
  11. planche 28, ligne 1, case 2, Les 7 boules de cristal 1975.
  12. planche 31, ligne 4, case 2, Les 7 boules de cristal 1975.
  13. planche 36, ligne 1, case 2, Les 7 boules de cristal 1975.
  14. planche 40, ligne 1, case 3 et planche 44, ligne 3, case 3, Les 7 boules de cristal 1975.
  15. planche 62, ligne 2, case 2, Les 7 boules de cristal 1975.
  16. Assouline 1996, p. 233.
  17. « Le Soir, Hergé en rêve. [Le signe] que De Becker lui adresse à la faveur de l'occupation allemande est une divine surprise. Hergé manifeste aussitôt son enthousiasme, préoccupé qu'il est d'avoir des revenus réguliers et de ne pas se faire oublier du grand public. » Assouline 1996, p. 242.
  18. « [Les Allemands] veulent donner l'illusion qu'il s'agit d'un journal belge, fait par des Belges pour des Belges. Avec des Allemands derrière. » Assouline 1996, p. 241.
  19. « Dans L'Étoile Mystérieuse, il y a des représentations antisémites […] mais il n'y a pas grand-chose. » Entretien avec Philippe Goddin (24'00).
  20. « Dans le monde qui s'annonce, le reporter à l'âme scoute est au pied du mur : ou il s'engage plus avant et prend son siècle à bras-le-corps ; ou, au contraire, il s'en échappe et poursuit ses aventures dans un univers nettement plus imaginaire. […] Entre la confrontation et l'évasion, Hergé ne choisit pas vraiment. » Assouline 1996, p. 254.
  21. a et b « Après la chasse au trésor, le dessinateur continue de s'évader de l'actualité qui oppresse l'Europe et le monde » Olivier Delcroix 2004.
  22. strip H52 in Hergé 2014, p. 47
  23. « Hergé, en tout cas, n'impose aucune restriction à ses personnages : il éclaire voitures et vitrines comme si de rien n'était. » Goddin 2014, p. 46.
  24. « Et un public populaire, avide de se distraire en cette époque de restrictions, et heureux de profiter de la distraction que procurent les cinémas et les music-halls. » Goddin 2014, p. 36.
  25. Assouline 1996, p. 328.
  26. « Hergé en est à son 152è strip, ce qui correspond approximativement à 50 pages du futur album Les 7 Boules de cristal. » Olivier Delcroix 2004.
  27. Assouline 1996, p. 330.
  28. Assouline 1996, p. 327.
  29. « Bientôt, [Hergé] parle sans ambages de « dépression ». [...] Du 6 mai au 6 juillet 1944, la publication des 7 Boules de cristal s'interrompt dans Le Soir. » Peeters 2006.
  30. Hergé en fait un récit détaillé dans Numa Sadoul 1983, p. 92.
  31. Peeters 2006, p. 18.
  32. « Hergé [...] n'est finalement pas poursuivi. Le résistant Raymond Leblanc l'a sorti d'affaire. » Olivier Delcroix 2004.
  33. « Je n'ai cependant pas figuré au procès des collaborateurs du Soir, j'y étais en spectateur… Un des avocats de la défense a d'ailleurs demandé : "Pourquoi n'a-t-on pas aussi arrêté Hergé ?", ce à quoi l'Auditeur militaire a répondu : "Mais je me serais couvert de ridicule !" » Numa Sadoul 1983, p. 61.
  34. « Après lui avoir obtenu un précieux « certificat de civisme », [Raymond Leblanc] compte bien lancer avec Hergé le magazine Tintin. » Olivier Delcroix 2004.
  35. « En septembre 1946, c'est chose faite. Tintin repart sur les traces de Tournesol au Pérou. » Olivier Delcroix 2004.
  36. Peeters 2006.
  37. Entretien avec Philippe Goddin (16'10).
  38. « J'ai apporté de nombreux éléments à cette histoire, en particulier l'idée des boules de cristal et le titre du premier album. » Peeters 2006.
  39. « C'est [Edgar P. Jacobs] qui lui aurait suggéré d'intituler l'épisode Les 7 Boules de cristal, un titre mystérieux comme le créateur de Tintin les aime, et qui aurait été aussitôt adopté. » Goddin 2014, p. 84.
  40. « En 1944, […] Edgar Pierre Jacobs devint le collaborateur d'Hergé et travailla avec ce dernier sur Les 7 Boules de cristal. Rien d'étonnant, donc, à ce que cette histoire soit empreinte de cette atmosphère mi-policière mi-fantastique chère au père de Blake et Mortimer. » in page Les 7 Boules de cristal, Yves Février, « tintin.com », Hergé / Moulinsart 2015,‎ (consulté le 12 juillet 2015).
  41. « Philippe Goddin : Hergé était passionné par tout ce qui l'environnait […], les gens, le monde, la découverte... Il avait trouvé un médium pour transmettre tout ça, sans rendre les choses ennuyeuses […] en y glissant […] des choses qui font partie de notre culture. » Entretien avec Philippe Goddin (12'15).
  42. Hergé fait de cet incident un récit détaillé dans Numa Sadoul 1983, p. 106.
  43. Goddin 2014, p. 90.
  44. Goddin 2014, p. 86.
  45. Goddin 2014, p. 14.
  46. Goddin 2014, p. 56.
  47. Dominique Maricq 2009.
  48. « Sous couvert de l'humour, […] il ridiculise ainsi les agissements d'un pseudo-fakir présent dans une aventure de Jo et Zette, La Vallée des Cobras (1957). » Dominique Maricq 2009.
  49. « Dans des notes manuscrites d'Hergé relatives aux 7 Boules de cristal, on retrouve une allusion encore plus évidente […] (circa 1943) au fameux magicien, [Tahra-Bey]. » Dominique Maricq 2009.
  50. Voir le document manuscrit présenté dans Dominique Maricq 2009.
  51. a et b « Déjà évoquée par Hergé dans Les Cigares du Pharaon, la soi-disant « malédiction » [de Tout-Ankh-Amon] […] avait effectivement défrayé la chronique durant la seconde moitié des années vingt. » Goddin 2014, p. 46.
  52. (en) James Hamilton & Paterson Carol Andrews, Mummies: Death and Life in Ancient Egypt, Collins,‎ 1978 (ISBN 0-00-195532-2), p. 196
  53. « Le compagnon de voyage de Tintin lorsqu'il se rendait à Moulinsart en train, au début de cet épisode-ci [fait état de la soi-disant « malédiction » de Tout-Ankh-Amon]. » Goddin 2014, p. 46.
  54. « Ces momies […] avaient été exhumées vers 1840 dans le Cerro de Pasco par le baron Jean-Baptiste Popelaire de Terloo, qui s'en était porté acquéreur et les avait ramenées dans son pays. » Goddin 2014, p. 72.
  55. « Il est cependant plausible que [Hergé] ait eu ladite momie sous les yeux, au moins une fois. En effet, en novembre 1926, […] la presse belge fit grand cas d'une exposition précolombienne […] à laquelle il est possible que le jeune dessinateur se soit rendu. » Goddin 2014, p. 72.
  56. Citations audio de Sergio Purini (conservateur), « Une momie péruvienne aux Musées royaux d’Art et d’Histoire », koregos.org,‎ (consulté le 12 juillet 2015) [vidéo] (durée : min 36 s).
  57. « Cette momie est actuellement l’un des fleurons des collections précolombiennes des Musées royaux d’Art et d’Histoire. Sergio Purini, conservateur, nous présente cet objet qui connut une destinée particulière en servant de modèle au Rascar Capac figurant dans les aventures de Tintin. » Sergio Purini (conservateur), « Une momie péruvienne aux Musées royaux d’Art et d’Histoire », koregos.org,‎ (consulté le 12 juillet 2015).
  58. « Il puise l'essentiel de sa documentation dans un ouvrage à bien des égards dépassé - Pérou et Bolivie, édité en 1880. » Goddin 2014, p. 12.
  59. « Tout naturellement, Hergé associe Edgar à la préparation de sa nouvelle histoire. Il l'envoie d'abord se documenter au musée du Cinquantenaire sur les civilisations inca et péruvienne. », [réf. à confirmer]Peeters 2006.
  60. Goddin 2014, p. 80.
  61. « Hergé avait donc envoyé Edgard explorer la bibliothèque de l'institution […] avec pour mission […] d'y décalquer toute illustration qui pourrait lui être utile. » Goddin 2014, p. 80.
  62. Voir la liste des rois incas établie par Hergé et l'explication qu'en fait Philippe Goddin dans Goddin 2014, p. 12.
  63. « Suivant en cela l'interprétation fantaisiste qu'avait faite du même document son ami Jacobs dans Le Rayon U, il représente la momie dénudée, ignorant que les liens [sont là] pour maintenir un vêtement. » Goddin 2014, p. 68.
  64. « L'expédition Sanders-Hardmouth vient de rentrer en Europe après un voyage d'exploration dans les régions de l'Amazone […] où ils ont découvert plusieurs tombeaux incas. » strip H1 in Hergé 2014, p. 13
  65. « Bien qu'une partie de la haute Amazonie s'étende sur l'actuel Pérou, il n'y a jamais eu d'Incas en Amazonie. » Goddin 2014, p. 12.
  66. « Certaines inscriptions funéraires ont permis d'établir […]. » strip H1 in Hergé 2014, p. 13
  67. « On n'a jamais découvert le moindre système d'écriture chez les Incas. » Goddin 2014, p. 12.
  68. « Si le créateur de Tintin a pu, dès 1945, remanier en connaissance de cause le contenu des strips du Soir, en vue de composer l'album Les 7 Boules de cristal, c'est en bonne partie grâce à la moisson de dessins rapportés […] par Jacobs. » Goddin 2014, p. 80.
  69. planche 1, ligne 1, case 3, Les 7 boules de cristal 1975.
  70. « Cette avance peut être estimée à une dizaine de strips. » Goddin 2014, p. 114.
  71. « et en dépit des quelques jours de vacances qu'il a prises à Aulne autour du 15 août. » Goddin 2014, p. 114.
  72. « […] les lecteurs ne connaîtront pas la suite, car le quotidien ne paraîtra pas le lundi matin [4 septembre] […] : le dimanche, […] les Écossais et les Britanniques […] investissent en effet Bruxelles, désertée par les Allemands... » Goddin 2014, p. 112.
  73. « Tintin persuade le général d'aller raconter tout cela à la police, mais les lecteurs du Soir ne connaîtront pas la suite […] » Goddin 2014, p. 112.
  74. « Il ressort de l'examen de ceux qui auraient dû paraître les mardi 5, mercredi 6 et jeudi 7 septembre, retrouvés en archives […]. » Goddin 2014, p. 36.
  75. « Et ils sont repartis en direction de la mer. » strip H154 in Hergé 2014, p. 114
  76. « Il n'y en aura pas d'autre alors que ses précédents récits comptaient une vingtaine de strips en plus. » Assouline 1996, p. 330.
  77. En vertu d'une décision du haut-commandement allié : « Tout rédacteur ayant prêté son concours à la rédaction d'un journal pendant l'Occupation se voit momentanément interdire l'exercice de sa profession. » (cité par Assouline 1996, p. 336).
  78. « Le 26 septembre 1946, le n°1 du journal Tintin est dans les kiosques [contenant] la nouvelle aventure de Tintin et Milou Le Temple du soleil. » Assouline 1996, p. 383-384.
  79. L'Œuvre Intégrale d'Hergé Tome 7, Éditions Rombaldi, page 9.
  80. page Les 7 Boules de cristal, onglet « les anciennes couvertures », in Yves Février, « tintin.com », Hergé / Moulinsart 2015,‎ (consulté le 12 juillet 2015).
  81. Un Tintin inédit en librairie 30 ans après la mort d'Hergé, La Dernière Heure, le
  82. « Interviewer : La Malediction de Rasquar Capac, c'est le titre générique des 2 tomes. Le titre du premier tome, c'est Le Mystère des Boules de cristal. Ce n'est pas Les 7 Boules de cristal ? »
    « Philippe Goddin : Non, il ne faut pas faire croire qu'on distribue le même livre que celui qui est distribué par Castermann. » Entretien avec Philippe Goddin (4'40).
  83. « [Hergé] décide de revenir à une idée déjà entrevue dans Les Cigares du Pharaon : la malédiction du tombeau. » Olivier Delcroix 2004.
  84. « […] à plusieurs reprises sa route a pu l'amener à poser le regard sur des objets appartenant à cette culture, et même à approcher physiquement l'ancien Empire inca. C'est dès 1935, dans L'Oreille cassée, que le monde inca apparaît : […] un masque en bois […] dont le regard resurgira dans [Le Temple du Soleil, et] un fétiche péruvien bien plus marquant sur lequel Tintin va longuement s'interroger. » Goddin 2014, p. 5.
  85. « En faisant revenir des personnages secondaires de ses précédents albums, Hergé a emprunté à la tradition littéraire du XIXe et du début du XXe […]. Rien de tel pour que des livres fassent bloc, et que le bloc ait l'apparence massive, compacte et cohérente d'une œuvre. » Assouline 1996, p. 326.
  86. D'après le témoignage de Tintin lui-même qui explique au Capitaine Haddock : « Alcazar... Je l'ai connu en Amérique du Sud... » in planche 10, ligne 1, case 2, Les 7 boules de cristal 1975.
  87. D'après le témoignage de Tintin lui-même qui explique au Capitaine Haddock : « J'ai rencontré [Bianca Castafiore] en Syldavie, lors de l'affaire du sceptre d'Ottokar... » in planche 11, ligne 2, case 2, Les 7 boules de cristal 1975.
  88. a et b « Le professeur Paul Cantonneau […] apparaît successivement dans L'Étoile mystérieuse, Les 7 Boules de cristal et Le Temple du Soleil. » in Laurent Missbauer, « Tintin et la Suisse », Sports et Loisirs,‎ , p. 30 (lire en ligne)
  89. « [Le] père de Blake et Mortimer, qu'Hergé représenta avec son légendaire nœud papillon au premier balcon gauche du Music-Hall Palace. » in page Les 7 Boules de cristal, Yves Février, « tintin.com », Hergé / Moulinsart 2015,‎ (consulté le 12 juillet 2015).
  90. « Le professeur Bergamotte peut surtout s'enorgueillir d'avoir eu pour modèle le professeur Jean Capart. » Goddin 2014, p. 70.
  91. « Ce n'est donc pas un hasard si le Professeur Tournesol a quitté son rôle quelque peu bouffon pour devenir le pôle d'attraction de forces maléfiques diverses. La surdité de ce visionnaire absolu […] lui confère soudain l'apparence et le rôle d'une sorte de mage, dont Tintin est chargé de sauvegarder l'innocence. » François Rivière 1983.
  92. « Quelques pages après, on constate qu'il a disparu et il revient à la fenêtre pour projeter [les boules] - même si c'est un cauchemar. C'est cette ambiguité là qui a fait peur à beaucoup de lecteurs. » Entretien avec Philippe Goddin (27'00).
  93. « Philippe Goddin : L'histoire se passe en principe en Belgique. […] Il y a quelques indices que ça se passe à Bruxelles. » Entretien avec Philippe Goddin (14'50).
  94. « Il est vraisemblable que les rapides croquis accumulés par Hergé […] l'ont été au Théâtre des Galeries. C'est là, en effet, qu'il avait pu suivre, quelques années auparavant, les répétitions de Tintin aux Indes et de Monsieur Boullock a disparu. » Goddin 2014, p. 38.
  95. « Le décor ici tracé par Hergé est sans conteste celui de la place de Brouckère […] où est implanté le très prestigieux Hôtel Métropole […] qu'Hergé inscrit dans son dessin. » Goddin 2014, p. 52.
  96. « Nos héros se dirigent vers la côte belge, vraisemblablement par [la] route Bruges-Ostende. »Marcel Wilmet 2007.
  97. « Après la guerre, quand Hergé reprend cette aventure, il tiendra compte du fait qu'il n'y a pas de ligne maritime qui relie Ostende ou Zeebrugge au Pérou et il enverra ses personnages à Saint-Nazaire. »Marcel Wilmet 2007.
  98. « Le décor du plat pays flamand a néanmoins été sauvegardé dans la version couleurs définitive. »Marcel Wilmet 2007.
  99. « Pendant l'élaboration des 7 Boules de cristal, les deux hommes multiplient les croquis. »[réf. à confirmer]Peeters 2006.
  100. « Sur le plan graphique, une coupure essentielle passe entre Le Trésor de Rackham le Rouge et Les 7 Boules de cristal. Les décors se nourrissent, les détails se précisent : adieu les rues suggérées en quelques traits, les affiches monochromes et les personnages qui marchent sur le bord de la case. Désormais, chaque séquence fait l'objet de recherches minutieuses et parfois de repérage sur le terrain. »[réf. à confirmer]Peeters 2006.
  101. « De tous ceux qu'Hergé pourrait avoir à sa disposition en ce début d'année 1944, Edgard Jacobs est sans conteste le plus doué. » Goddin 2014, p. 24.
  102. « Ancien baryton d'opéra, il s'est produit sur pas mal de scènes dans des rôles divers. Il a le sens du geste, le goût de l'effet et le don de la mise en scène. » Goddin 2014, p. 24.
  103. « Le récit et sa mise en forme sont d'une telle homogénéité qu'ils ne sont guère critiquables. » Assouline 1996, p. 325-326.
  104. Assouline 1996, p. 323.
  105. « Hergé y résiste rarement. » Assouline 1996, p. 323.
  106. planche 1, ligne 1, case 1 in Hergé, Le Secret de La Licorne, Tournai, Casterman,‎ , 62 p. (ISBN 978-2203001107)
  107. planche 2, ligne 4, case 2 in Hergé, Le Trésor de Rackham le Rouge, Tournai, Casterman,‎ , 62 p. (ISBN 978-2203001114)
  108. planche 2, ligne 1, case 1 in Hergé, L'Oreille cassée, Tournai, Casterman,‎ , 62 p. (ISBN 978-2203001053)
  109. « Cet album vient après le diptyque formé par Le Secret de La Licorne et Le Trésor de Rackham le Rouge et Hergé avait pris l'habitude de s'étendre à son aise. » Entretien avec Philippe Goddin (14'0).
  110. « Je n'ai aucune indication qu'il avait prévu de faire 2 albums, on n'en sait rien. Par contre, quand il a commencé à raconter son histoire, Hergé devait avoir la trame dans son ensemble. […] Il avait un canevas très, très riche. » Entretien avec Philippe Goddin (14'15).
  111. « Conséquence de la pénurie de papier […] : d'être acculé à des « strips » quotidiens […] a été pour Hergé […] une grande école de narration. » Numa Sadoul 1983, p. 14.
  112. Entretien avec Philippe Goddin (3'15).
  113. « L'image où l'on a vu le capitaine Haddock crier de douleur répond de toute évidence au besoin qu'éprouve Hergé de terminer chaque ensemble de strips par un effet de surprise. » Goddin 2014, p. 96.
  114. « [Hergé] mettait sur la même planche 3 strips successifs […] remontés directement et sans le moindre problème de façons à donner les 4 strips d'une planche de l'album Castermann. » Entretien avec Philippe Goddin (3'30).
  115. « Lorsque […] Hergé et son ami Jacobs remanieront l'épisode, […] certains passages feront naturellement l'objet d'ajustements ou de modifications. » Goddin 2014, p. 44.
  116. Hergé 2014, p. 15 et Les 7 boules de cristal 1975, p. 2
  117. Hergé 2014, p. 19 et Les 7 boules de cristal 1975, p. 51
  118. « L'album des 7 Boules de cristal sera encore plus explicite que les strips du Soir, car en élargissant l'image où l'on découvre l'homme dans son living-room... » Goddin 2014, p. 44.
  119. « Ça c'est la théorie, parce qu'en réalité, Hergé étant assez perfectionniste, le résultat ne le satisfera pas toujours et donc parfois, il aura l'envie d'ajouter une image, élargir un cadre, etc. »
    « Interviewer : Oui, et il élague même. » Entretien avec Philippe Goddin (3'30).
  120. strip H83 in Hergé 2014, p. 67
  121. planche 26, ligne 4 in Les 7 boules de cristal 1975.
  122. « Lors de la confection de l'album Les 7 Boules de cristal, Hergé renforcera […] le contrôle policier. » Goddin 2014, p. 66.
  123. « Parmi les plus visibles, il y aura ces grandes cases, occupant jusqu'à une demi-page, et destinées à rendre les choses plus claires ou à varier le rythme de la narration. » Goddin 2014, p. 44.
  124. Hergé 2014, p. 45 et Les 7 boules de cristal 1975, p. 16
  125. « Ainsi, l'entrée en scène du capitaine […] se devra d'être magnifiée. » Goddin 2014, p. 44.
  126. Goddin 2014, p. 44.
  127. « Le fantastique et l'occulte sont très présents dans le nouveau récit [Les 7 Boules de cristal]. » Olivier Delcroix 2004.
  128. « Car c'est bel et bien de réalisme fantastique qu'il faut parler, lorsqu'on se penche sur les séquences mystérieuses […] posées au fil de son œuvre. » François Rivière 1983.
  129. Langlois 2013, p. 52, ce qui répond bien à la définition du Larousse : « Qui transgresse le réel en se référant au rêve, au surnaturel, à la magie, à l'épouvante ou à la science-fiction. ».
  130. « Songez à tous les égyptologues qui sont morts mystérieusement après avoir ouvert le tombeau de ce Pharaon... Vous verrez, la même chose arrivera à ceux qui ont violé la sépulture de cet Inca... » planche 1, ligne 2, case 3 Les 7 boules de cristal 1975.
  131. « Dans les premières planches de l'album […], Tintin est littéralement happé par les décors en trompe-l'œil du réel pourtant débonnaire : à Moulinsart, un Capitaine Haddock, légèrement ridicule sous ses atours de châtelain, tente d'initier le jeune reporter à la magie, alors même que celle-ci se situe beaucoup plus près d'eux, au sein même de l'aventure qui se prépare en coulisse. » François Rivière 1983.
  132. « Et Hergé a parfaitement su transformer la scène du music-hall, plongée entre ombre et lumière, en une faille qui permet le passage vers une autre dimension, où les liquides peuvent changer de nature ; et les voyantes lire dans les esprits. L'un des secrets de l'art d'Hergé, c'est de savoir livrer au fil du récit un élément rationnel qui donne la clé, au moins partielle, d'un phénomène a priori totalement incompréhensible tout en gardant une part de mystère irrésolu au cœur de l'histoire. » Langlois 2013, p. 52.
  133. « Hergé, dès ce moment [de la séquence avec Madame Yamilah], va laisser la fantaisie coutumière de son propos dériver […] vers les zones de la paranormalité. » François Rivière 1983.
  134. planche 32, ligne 1, case 3 in Les 7 boules de cristal 1975.
  135. D'après Olivier Delcroix 2004, Les 7 Boules de cristal est effrayant « notamment à cause de l'apparition fantomatique de Rascar Capac. »
  136. « Et c'est ainsi que, les années passant, son intérêt pour l'au-delà et ses mystères s'est accru singulièrement. » François Rivière 1983.
  137. « Et Tournesol, pratiquant la radiesthésie pour la galerie, permet à Hergé de nous plonger sans retenue au cœur même de son obsession. » François Rivière 1983.
  138. « Le vertige de l'auteur est [dans Les Cigares du Pharaon] plus qu'apparent : il nous convainc de la force des songes de l'artiste. » François Rivière 1983.
  139. « Son intérêt pour l'au-delà et ses mystères s'est accru singulièrement, à mesure que son propre épanouissement venait sublimer la douloureuse question de sa survie d'homme et d'artiste. » François Rivière 1983.
  140. « Il est sûr d'avoir vu une tête de mort. Alors on ne peut pas s'empêcher […] de croire qu'il s'agit d'un des éléments fondateurs. » Entretien avec Philippe Goddin (29'15).
  141. « À l'aide d'animaux, accessoires, chutes et quiproquos, Hergé fait avancer le récit tout en faisant retomber la tension dramatique. », Tristan Savin in Barbier 2014, p. 68.
  142. selon Tristan Savin, in Barbier 2014, p. 76.
  143. Gag présent des cases 1 à 3 de la planche 2, ligne 3 in Les 7 boules de cristal 1975, p. 2.
  144. Tristan Savin in Barbier 2014, p. 68.
  145. planche 4 in Les 7 boules de cristal 1975, p. 2.
  146. « Nestor a eu un modèle : un anonyme majordome dont la cabriole était parue quinze ans plus tôt dans Le Blé qui lève, l'une des publications de l'Association Catholique de la Jeunesse Belge. » Goddin 2014, p. 20.
  147. dont la présentation est disponible sur Philippe Garbit, « 1ère Nuit spéciale Tintin avec Philippe Goddin et Benoît Mouchart », sur franceculture.fr,‎ 2015 (consulté le 26 juillet 2015).
  148. « Rappelons que Tintin 2 devrait être adapté des livres Les Sept boules de cristal et Le Temple du Soleil, comme Peter Jackson en avait manifesté le souhait dès la sortie du premier film » Clément Cuyer, « Tintin 2 par Peter Jackson : tournage fin 2016 ? », sur allocine.fr,‎ (consulté le 30 juillet 2015).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Œuvre d'Hergé[modifier | modifier le code]

  • Hergé, Les 7 boules de cristal, Tournai, Casterman,‎ , 62 p. (ISBN 2203001127)
  • Hergé, La malédiction de Rascar Capac : Le mystère des boules de cristal, t. 1, Bruxelles, Casterman, coll. « éditions Moulinsart »,‎ , 136 p. (ISBN 978-2203087774)

Ouvrages consultés[modifier | modifier le code]

  • Pierre Assouline, Hergé, Paris, Gallimard, coll. « Folio »,‎ , 820 p. (ISBN 978-2-07-040235-9).
  • Christophe Barbier, Le rire de Tintin : Les secrets du génie comique d'Hergé, Paris, L'Express et Beaux Arts magazine,‎ , 136 p. (ISSN 0014-5270).
  • Olivier Delcroix, « Le tour du Monde en 24 albums », Le Figaro hors-série,‎ , p. 116 (lire en ligne).
  • Philippe Goddin, La malédiction de Rascar Capac : Le mystère des boules de cristal, t. 1, Bruxelles, Casterman, coll. « éditions Moulinsart »,‎ , 136 p. (ISBN 978-2203087774).
  • Jacques Langlois, Tintin et les forces obscures : Rêve, voyance, hypnose, radiesthésie, télépathie, extraterrestres, superstitions, sociétés secrètes, folie..., Paris, Sophia Publications, coll. « Illustre Histor »,‎ , 130 p. (ISBN 979-1090956186).
  • Dominique Maricq, « Hergé et le Docteur-Fakir », La revue Hergé, Éditions Moulinsart, no 6,‎ , p. 18-19.
  • Benoît Peeters, Hergé, fils de Tintin, Paris, Flammarion, coll. « Champs essais »,‎ , 627 p. (ISBN 9782081234741).
  • François Rivière, « La huitième boule de cristal », (A SUIVRE) hors-série,‎ , p. 60 (lire en ligne).
  • Numa Sadoul, Tintin et moi, entretiens avec Hergé, Bruxelles, Casterman,‎ , 131 p. (ISBN 2203231386).
  • Marcel Wilmet, « Tintin et Hergé à Ostende », La revue Hergé, Éditions Moulinsart, no 2,‎ , p. 10-21.

Autres supports de documentation[modifier | modifier le code]

  • Goddin, Philippe. Interview par Philippe Garbit. Entretien avec Philippe Goddin. La Nuit rêvée de.... France Culture. 05 juillet 2015. (consulté le 25 juillet 2015).

Lien externe[modifier | modifier le code]