Transe

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Cérémonie en Indonésie

La transe est un état modifié de conscience. Il en existe différentes formes : chamanique, hypnotique, médiumniqueetc.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le terme transe, qui peut aussi s'écrire trance (terme anglais), est de la même famille que le verbe « transir », qui, au Moyen Âge, signifie « partir », « passer », « s'écouler ». Il vient du latin transire. À partir du Ve siècle, il prend souvent le sens de « passer de vie à trépas », tout comme le terme samadhi parfois utilisé dans l'hindouisme.

Bien que l'expression « entrer en transe » au sens d'un état psycho-physiologique particulier soit apparue au XIVe siècle, l'état de transe est connu depuis plus longtemps.

Définitions[modifier | modifier le code]

Selon Georges Lapassade, la transe est un « état second », « ayant à la fois une dimension psychologique et une dimension sociale »[1].

Selon Pierre A. Riffard : « La transe (transport spirituel) est un état modifié de conscience impliquant d'abord un dédoublement, le vécu d'une division ou multiplication de personnalité (corps/âme, esprit propre/esprit étranger...), ensuite un automatisme psychologique, l'impression de subir certains phénomènes psychiques (autonomie de l'âme, incorporation d'un esprit...) »[2].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

La transe a été popularisée par les images spectaculaires de « sorciers » dont le corps était agité de soubresauts et les yeux révulsés. Si certains de ces phénomènes sont authentiques, d'autres sont simulés. Dans les soirées « techno » (les rave party), il a pu être noté que, sans connaissance du phénomène, une forme de transe pouvait être produite par entrainement collectif[3].

La transe résulte de moyens « techniques » particuliers : danse rotative (Danse circulaire), accompagnée de musique percussive ou à tendance obsessionnelle, hyperflexion ou hyperextension du cou, pression sur les globes oculaires et fermeture des paupières, manœuvre de Valsalva, usage de certains procédés sonores, jeûne, respiration accélérée (hyperventilation, rebirth), usage éventuel de psychoactifs comme les plantes enthéogènes, échauffement collectif, etc. Certaines de ces méthodes pouvant présenter un danger, il est fortement déconseillé de les pratiquer sans un encadrement initial de personnes expérimentées.

En psychiatrie, dans le DSM-5, l'expression « transe dissociative » est utilisée pour caractériser un trouble pathologique[4].

Formes[modifier | modifier le code]

Lobsang Namgyal, oracle de Nechung en 1938

Les formes de la transe sont nombreuses, et fort différentes. En voici les types principaux, cités par ordre alphabétique[5].

Homonymie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Articles[modifier | modifier le code]

  • Jean-François Beauchêne, Transterpsychothérapie. Incidences des musiques traditionnelles des provinces de l'ouest de la France, article, dans Possessions (2017), dirigé par Jean-Marie Brohm et Georges Bertin.
  • « Les étranges pouvoirs de la transe sur le cerveau étudiés à l’université », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Georges Lapassade, La transe, PUF, 1990, p. 3
  2. Pierre A. Riffard, Nouveau dictionnaire de l'ésotérisme, Payot, 2008, p. 288
  3. Effervescence techno, ou, La communauté trans(e)cendantale De Stéphane Hampartzoumian.
  4. Evelyne Josse, Le traumatisme psychique chez l'enfant: Chez le nourrisson, l'enfant et l'adolescent, De Boeck Supérieur, (ISBN 978-2-8073-2994-2, lire en ligne), p. 75
  5. Georges Lapassade, La transe, PUF, coll. "Que sais-je ?", 1990. Michel Nachez, Rêve lucide, transe, OBE... États non ordinaires de conscience, Strasbourg, Éditions Néo cortex, 2012.
  6. Grégoire, C., Sombrun, C., Gosseries, O., & Vanhaudenhuyse, A. (2021). La transe cognitive auto-induite: caractéristiques et applications thérapeutiques potentielles. HEGEL: Penser par Soi-Même
  7. Thubten Ngodup Nechung, l'oracle du Dalaï-lama, avec Françoise Bottereau-Gardey et Laurent Deshayes, Presses de la Renaissance, Paris, avril 2009, (ISBN 978-2-7509-0487-6)
  8. Possessions

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]