Le Secret de La Licorne

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Le Secret de La Licorne
11e album de la série Les Aventures de Tintin
Image illustrative de l’article Le Secret de La Licorne

Auteur Hergé
Genre(s) Franco-Belge
Aventure

Personnages principaux Tintin
Milou
Capitaine Haddock
Dupond et Dupont
Nestor
Lieu de l’action Drapeau de la Belgique Belgique

Éditeur Casterman
Première publication 1943
Nb. de pages 62

Prépublication Le Soir
Albums de la série Les Aventures de Tintin

Le Secret de La Licorne est le onzième album de bande dessinée des Aventures de Tintin, prépublié en noir et blanc du au dans les pages du Soir. L'album en couleurs est paru en 1943.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Modèle réduit du Brillant, vaisseau de la flotte de Louis XIV qui a inspiré Hergé pour dessiner La Licorne.

Alors que les Dupondt enquêtent au Vieux Marché sur un mystérieux pickpocket, Tintin y achète une maquette de bateau pour le capitaine Haddock. À peine l'a-t-il payée que deux hommes, monsieur Sakharine et Barnabé, insistent pour la lui racheter, mais le reporter refuse. Plus tard il montre son cadeau au capitaine qui est stupéfait : en effet, cette maquette est celle d’un navire, La Licorne, que commandait son ancêtre le chevalier de Hadoque. Mais tandis que les deux amis se sont absentés, le bateau est dérobé dans l'appartement de Tintin qui s'empresse d'aller voir monsieur Sakharine, soupçonné d'être le voleur. Or une surprise l'attend : Sakharine, collectionneur de maquettes de bateaux, possède une réplique de la maquette de La Licorne, absolument identique à celle de Tintin. De retour chez lui, le reporter découvre que son appartement a été cambriolé, mais apparemment le voleur n'a rien emporté. En rangeant ses affaires, Tintin découvre un parchemin incompréhensible qui était caché dans le grand mât de la maquette de La Licorne[1]. Il retourne aussitôt chez le capitaine Haddock qui, entre-temps, a retrouvé dans son grenier un coffre contenant des objets ayant appartenu à son ancêtre, dont ses mémoires. Après que le capitaine a raconté avec passion l'histoire du chevalier de Hadoque et de La Licorne, les deux amis comprennent alors qu'ils peuvent retrouver le trésor du pirate Rackham le Rouge, tué par le chevalier avant le naufrage du navire. Pour cela, ils doivent retrouver les trois parchemins contenus dans les trois maquettes conçues par le chevalier de Hadoque et léguées à chacun de ses fils. Mais Tintin a déjà perdu son parchemin qui se trouvait dans son portefeuille, subtilisé par le pickpocket alors qu'il se rendait chez le capitaine. Les deux amis décident donc de se rendre chez monsieur Sakharine pour y trouver le deuxième parchemin...

Pourtant, ils retrouvent le collectionneur inanimé, et le deuxième parchemin lui a été dérobé. Lorsqu'il reprend connaissance, monsieur Sakharine leur révèle l'identité de son agresseur, il s'agit de Barnabé. Tintin et le capitaine comprennent donc qu'ils ne sont pas les seuls à être à la recherche du trésor de Rackham le Rouge. Ils retrouvent ensuite Barnabé qui les attend en bas de l'immeuble où réside Tintin et qui veut parler à ce dernier. C'est alors qu'une voiture surgit rapidement et des coups de feu sont tirés sur Barnabé qui perd connaissance après avoir désigné des moineaux pour signifier le nom de ses agresseurs. Pendant ce temps, les Dupondt manquent de peu de capturer le pickpocket et récupèrent le portefeuille de Tintin contenant le premier parchemin. Quelques jours plus tard, deux livreurs se présentent chez Tintin, le chloroforment et l'enlèvent. Milou part aussitôt à leur poursuite. Le reporter se réveille dans une cave où son ravisseur lui révèle avoir volé son parchemin et le soupçonne de lui avoir dérobé les deux autres. Tintin réussit à s'évader et découvre l'identité de ses ravisseurs : les frères Maxime et Gustave Loiseau, deux antiquaires vivant au château de Moulinsart. Il parvient à alerter le capitaine Haddock, mais il est ensuite repris par les frères Loiseau. Finalement Tintin est sauvé par l'arrivée au château de Milou, puis par celle du capitaine et des Dupondt qui s'empressent d'arrêter les deux antiquaires. Malheureusement, Maxime Loiseau parvient à s'enfuir avec le parchemin de Tintin en poche. Le lendemain, le reporter accompagne les Dupondt qui vont arrêter le pickpocket, Aristide Filoselle, à son domicile. Tintin y découvre le portefeuille de Maxime Loiseau et récupère les deux autres parchemins. Peu après, l'antiquaire en fuite est arrêté par les Dupondt qui rendent ainsi le dernier parchemin à Tintin. Les trois parchemins réunis et l’énigme (en partie) résolue, il ne reste plus qu’à partir chercher le trésor[2]...

L’histoire se poursuit dans l’album suivant, Le Trésor de Rackham le Rouge.

Contexte[modifier | modifier le code]

Nicholas Haddock, musée national maritime Greenwich.

Cette aventure publiée en 1943 n’a pas subi de changement depuis. Publié par planche quotidienne, Hergé y développa en conséquence sa technique narrative.

Autour de l'album[modifier | modifier le code]

  • Dans cet album, Hergé dessine, pour la première fois, le château de Moulinsart.
  • Le refrain cité par le Capitaine Haddock (« Et Yo ho ho ! Et une bouteille de rhum. ») est une pseudo chanson de pirate inventée par Robert Louis Stevenson dans L'Île au trésor[3].
  • La façon dont Tintin casse le mur à l'aide d'un bélier pour s'évader de Moulinsart semble ingénieuse, mais est irréaliste[4].

Adaptations[modifier | modifier le code]

Logo français du film de Steven Spielberg (2011)

Cet album est d'abord adapté dans un feuilleton radiophonique diffusé par l'ORTF dans le cadre de la série des aventures de Tintin, du 24 décembre 1959 au 6 février 1960[5], puis dans la série animée de 1962 et celle de 1992. Il fait également l’objet d’un film : Les Aventures de Tintin : Le Secret de La Licorne de Steven Spielberg, celui-ci est présenté en avant-première mondiale à Bruxelles le 22 octobre 2011 au cinéma UGC-De Brouckère. En fonction de 1980 à 1995, une attraction dénommée Le Secret de La Licorne dans le parc belge Walibi reconstituait le récit par le moyen d'une barque scénique pour les visiteurs[6],[7],[8],[9],[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sur lequel figure une phrase en ancien français : "Trois frères unys. Trois Licornes de conserve vogant au soleil de midi parleron. Car c’est de la lumière que viendra la lumière. Et resplendira la ✝ de l’Aigle." Accompagné d'une suite de chiffres et de signes incompréhensibles.
  2. L'énigme stipulait qu'il fallait réunir les parchemins issus des trois maquettes de la Licorne, ayant appartenu aux fils du chevalier de Hadoque (les trois frères). Sachant que sur chaque parchemin sont des signes différents, une fois superposés devant de la lumière, ces signes révèlent des coordonnées permettant de retrouver l'épave de la Licorne : 20° 37′ 42″ N, 70° 52′ 15″ O Quant à la signification de la ✝ de l’Aigle, elle sera fournie dans l'épisode suivant.
  3. http://www.lyricsmania.com/yo_ho_ho_and_a_bottle_of_rum_lyrics_robert_lewis_stevenson.html
  4. Sylvie Redon-Clauzard, « Une poutre comme bélier », Sciences & Vie, Paris « Édition spéciale », no 14H « Tintin chez les savants, Hergé entre science et fiction »,‎ , p. 71
  5. Site de l’INA.
  6. Eddy Meeùs, Hors des sentiers battus - Du Kivu à Walibi, Beersel, Éditions Clepsydre, , D/2002/8166/2 éd., 349 p. (ISBN 2-930304-07-3)
  7. Jean Vandendries, « Le kangourou en a fait des bonds ! », sur Le Soir, (consulté le 4 mars 2018)
  8. Philippe Pierre, « Survol de 2003 (série 4): Avril : première attraction interactive chez Six Flags Belgium, à Wavre », sur Le Soir, (consulté le 4 mars 2018)
  9. (en) « Tintin in Walibi Theme Park », sur Tintinologist.org (consulté le 4 mars 2018)
  10. Éric Meuwissen, « Au nom du père, du fils et du kangourou », sur Le Soir, (consulté le 4 mars 2018)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Hergé, Daniel Couvreur, Frédéric Soumois et Philippe Goddin, Les vrais secrets de La Licorne, Bruxelles, Éditions Moulinsart, , 128 p. (ISBN 978-2-874-24118-5, OCLC 752650774)
  • Hergé, Daniel Couvreur et Frédéric Soumois (préf. Dominique Maricq), À la recherche du trésor de Rackham le Rouge, Bruxelles, Éditions Moulinsart / Casterman, 136 p. (ISBN 978-2-874-24160-4, OCLC 893789363)
  • Yves Horeau, Philippe Godin, Jean-Claude Chemin, Jean Piquemal et Yveline Yvernogeau, Tintin, Haddock et les Bateaux, Bruxelles, éditions Moulinsart, , 58 p. (ISBN 2-930284-19-6)