Coke en stock

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Coke en stock
19e album de la série Tintin
Image illustrative de l’article Coke en stock

Auteur Hergé

Thèmes Esclavage
Personnages principaux Tintin
Milou
Capitaine Haddock
Lieu de l’action Drapeau de la Belgique Belgique
Flag of Khemed.svg Khemed
Mer Rouge

Langue originale Français
Éditeur Casterman
Première publication 1958
ISBN 978-2-203-00118-3
Nb. de pages 62

Prépublication Le Journal de Tintin
Albums de la série

Coke en stock (ou Les Aventures de Tintin : Coke en stock) est le 19e album de bande dessinée des Aventures de Tintin, conçu par Hergé et paru en 1958.

Synopsis[modifier | modifier le code]

En sortant d'un cinéma en compagnie de Tintin, le capitaine Haddock heurte par hasard le général Alcazar, qui perd son portefeuille. Tintin tente de le rapporter à l’hôtel où il est censé être descendu, mais le général y est inconnu. De retour au château de Moulinsart, Tintin et le capitaine découvrent qu'Abdallah et sa suite s'y sont installés. Par ailleurs, ils apprennent le lendemain par les Dupondt que le Général Alcazar est venu en Europe pour négocier l'achat d'avions qui lui permettront de renverser le général Tapioca. Ils lui livrent également le nom du véritable hôtel dans lequel il séjourne.

En allant à cet hôtel lui rapporter son portefeuille, qui contient notamment des photographies de chasseur-bombardier Mosquitos, Tintin et Haddock retrouvent le général en conversation avec Dawson, l'ex-chef de la police internationale de Shanghai, déjà croisé par Tintin dans Le Lotus bleu. Le capitaine Haddock rend son portefeuille au général pendant que Tintin suit discrètement Dawson, et surprend une discussion sur un mystérieux trafic d'armes. En s'éclipsant, le journaliste ne se rend pas compte qu'il a été repéré. De retour à Moulinsart, il apprend par le journal qu'un coup d'État s'est produit au Khemed, perpétré par l'ennemi juré de l'émir Ben Kalish Ezab, le cheikh Bab El Ehr, ce qui explique la présence d'Abdallah au château. Tintin (voulant aider l'émir) et Haddock (voulant fuir Abdallah) décident de se rendre au Khemed.

À l'aéroport de Wadesdah (la capitale du Khemed), la douane, avertie par Mull Pacha complice de Dawson, les refoule sans explication dans un autre avion où une bombe est placée. L'attentat échoue miraculeusement, grâce à un incendie de moteur forçant le DC-3 à atterrir avant que celui-ci n'explose. Tintin et Haddock décident alors de fausser compagnie au reste des passagers pour se rendre à pied à Wadesdah chez le senhor Oliviera da Figueira, ami de Tintin qui habite la ville. Ils parviennent jusqu'à sa maison en pleine nuit, non sans mal puisque recherchés par les autorités. Oliviera da Figueira les accueille, les cache, et leur apprend que le coup d'État a pour origine un différend entre l'émir et l'Arabair, la compagnie aérienne desservant Wadesdah. Ils décident donc de quitter la ville déguisés en femmes puis chevauchent jusqu'à l'endroit où s'est réfugié l'émir. Celui-ci leur explique alors la situation : le conflit entre lui et l'Arabair est né il y a quelques mois à la suite d'un caprice d'Abdallah, qui voulait que les avions fassent des loopings avant de se poser. L'Arabair ne voulant pas céder, l'émir aurait menacé de révéler au monde entier le trafic d'esclaves auquel elle se livre. En effet, des milliers de pèlerins se rendant en pèlerinage à La Mecque sont vendus comme esclaves avant leur arrivée. En représailles à ces menaces de l'émir, le marquis Di Gorgonzola, richissime homme d'affaires, propriétaire de l'Arabair et de ce fait chef du trafic, décide de fournir à Bab El Ehr armes et avions pour chasser l'émir.

Un sambouk

Tintin et Haddock partent pour la côte et embarquent sur un sambouk en partance pour La Mecque pour enquêter sur ce trafic, mais leur embarcation est coulée par un chasseur-bombardier De Havilland DH.98 Mosquito lors d'une attaque aérienne. Réfugiés sur un radeau, ils recueillent Piotr Szut, le pilote de l'avion que Tintin a abattu. Les naufragés sont ensuite secourus par le MS Shéhérazade, le yacht de Di Gorgonzola (qui n'est autre que Rastapopoulos, le producteur de films et chef de l'organisation de trafic d'opium des Cigares du pharaon). Il ne peut rien tenter contre eux, Tintin et Haddock ayant été reconnus par une des croisiéristes, la célèbre cantatrice Bianca Castafiore. Pendant ce temps à Moulinsart, Abdallah joue de Nestor et lui fait vivre un véritable cauchemar.

Tintin et le capitaine sont discrètement transférés à l'aube suivante sur un cargo, le SS Ramona, où ils sont faits prisonniers par l'équipage qui travaille pour Di Gorgonzola (le capitaine Haddock retrouve à cette occasion le contrebandier Allan, apparemment sorti de prison depuis l'affaire du crabe aux pinces d'or). Pendant la nuit, le navire — chargé d'explosifs — prend feu et l’équipage s’enfuit, laissant derrière eux Tintin, Haddock et Szut, qui parviennent à maîtriser l’incendie. Ce faisant, ils découvrent que le Ramona transportait dans ses cales un grand nombre d'Africains, en pèlerinage pour La Mecque. En fouillant le bateau, Tintin trouve un bout de papier sur lequel est inscrit un message mystérieux, intimant l'ordre de livrer du coke. Le cargo est alors accosté par un « commerçant » arabe qui leur demande à inspecter le « coke » : c'est en réalité le nom de code donné aux esclaves africains[note 1]. Le trafiquant d'esclaves est finalement chassé, sous un torrent d'insultes du Capitaine.

L'USS Los Angeles en 1952.
Curtiss SC Seahawk de l'US Navy.

Di Gorgonzola apprend par le trafiquant d'esclaves que le Ramona est sauf et tente de le couler à l'aide d'un sous-marin lanceur de torpilles. En même temps, Tintin lance un S.O.S par la radio. Plusieurs torpilles sont ensuite évitées de justesse par le Ramona grâce à des manœuvres de pilotage du Capitaine Haddock et de Szut. Il faut alors l'intervention d'avions militaires appartenant au croiseur USS Los Angeles de l'US Navy ayant répondu à l'appel à l'aide de Tintin pour mettre hors d'état de nuire le sous-marin. Enfin, une dernière tentative de destruction du Ramona, par une mine transportée par un homme-grenouille échoue elle aussi de justesse, par hasard, puisqu'un requin avale par inadvertance la mine destinée à faire couler le navire.

Le lendemain, le yacht de Rastapopoulos est arraisonné par le Los Angeles. Acculé, le milliardaire réussit cependant à s'échapper dans un sous-marin miniature. La filière esclavagiste est néanmoins démantelée et le scandale est rapporté par la presse au retour de Tintin et du capitaine à Moulinsart. Ceux-ci retrouvent leur demeure libérée d'Abdallah, l'émir Ben Kalish Ezab ayant retrouvé son pouvoir au Khemed. En revanche, ils devront supporter l'inénarrable Séraphin Lampion, en visite surprise à Moulinsart.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Personnages[modifier | modifier le code]

Outre ces personnages habituels, cette aventure est surtout remarquable par la présence d'un grand nombre de personnages découverts dans des albums précédents :

Un nouveau personnage fait son apparition, le pilote estonien Piotr Szut, qui reviendra dans Vol 714 pour Sydney.

Création de l'œuvre[modifier | modifier le code]

Anecdotes et sources d'Hergé[modifier | modifier le code]

Fidèle à ses habitudes, Hergé s'appuie sur une riche documentation et un travail de préparation méticuleux pour aboutir au plus grand réalisme. Il consulte de nombreux ouvrages, parmi lesquels une édition illustrée des Secrets de la mer Rouge d'Henry de Monfreid, plusieurs numéros de la Revue maritime, ou encore le livre Un sous-marinier de la Royal Navy d'Edward Young[2].

Pour préparer son album et notamment les scènes maritimes, le dessinateur embarque pendant quatre jours à bord du cargo Reine-Astrid, naviguant entre Anvers et Göteborg (Suède). Il fit ce voyage en compagnie de Bob de Moor, l'un de ses collaborateurs des studios Hergé ; ensemble, ils prirent pendant ce trajet quantité de photos et croquis qui crédibiliseront les séquences à bord du Ramona[3],[2],[4]. Pour dessiner le cargo, Hergé se fonde également sur le S.S. Égypte, qui avait servi de modèle au Pachacamac dans Les Sept Boules de cristal et Le Temple du Soleil, quinze ans plus tôt, et qu'il avait aussi pu visiter à l'époque[5].

Pour le début de l'histoire, le dessinateur croqua des vues de l'avenue de la Toison-d'Or à Ixelles, ainsi que les quartiers industriels de Vilvorde, toutes deux communes de Belgique. Hergé commence alors à prendre conscience que la lisibilité de la ligne claire ne finisse par succomber à la tentation toujours plus grande de l'hyperréalisme[4].

On peut également trouver dans cet album de nombreuses références à la peintures, l'histoire et l'actualité de l'époque.

  • Lorsque le yacht de Rastapopoulos vient vers eux, le capitaine Haddock, tout à sa joie, danse en sautant et traverse les planches du radeau de survie. Il réapparaît à la surface avec une méduse mauve sur la tête. Tintin lui déclare : « Vous voulez donc à tout prix que ce soit réellement le Radeau de la Méduse ? » C'est une allusion directe au tableau de Théodore Géricault Le Radeau de la Méduse (page 39, vignette C2). Plus tard, le capitaine Haddock a enfilé son chandail à l’envers après qu’il a servi comme drapeau, l’emblème qui représente une ancre est affiché sur son dos.
  • Signe de l'intérêt débutant d'Hergé pour la peinture, on peut aussi reconnaître, dans cet album, une huile sur toile d'Alfred Sisley, Le Canal du Loing, exposée sur un mur de Moulinsart (page 10, vignettes B2 et C2)[6]. Rastapopoulos, lui, a décoré la cabine de son yacht d'un tableau évoquant une des muses de Pablo Picasso : soit Dora Maar, soit Marie-Thérèse Walter[7].
  • Le refuge de l'émir est directement inspiré de Khazneh, en Jordanie[8]. Ce même site inspirera le film Indiana Jones et la Dernière Croisade, réalisé par Steven Spielberg sorti en 1989, pour représenter le temple caché abritant le Graal. Cela fait partie des nombreuses allusions du film à la série Tintin[9]. Le refuge est qualifié par le capitaine de "temple romain". En fait, le site qui l'inspire est un tombeau bâti par les Nabatéens, peuple arabe de l'Antiquité vivant au sud de la Jordanie et de Canaan, et dans le nord de l'Arabie actuelle. Même si les Romains sont allés jusqu'à Pétra, cet édifice est plutôt d'inspiration hellénistique[7].
  • Sur le radeau, Tintin fait part de sa volonté de tester de boire de l'eau de mer en faisant précisément référence au Docteur Bombard. Ce médecin français venait de faire sensation à l'époque sur ses recherches appliquées de règles de survie en mer. En 1952, il traversa l'Atlantique plus de deux mois durant à bord d'un Zodiac à voile, dépourvu d'équipements de navigation. Ce naufragé volontaire voulut prouver qu'il était possible de survivre, uniquement en buvant de l'eau de pluie, du liquide issu du pressage de poissons et en mangeant du plancton (riche en Vitamine C). Le Capitaine Haddock se moque de cette initiative, qui suscita à l'époque quelques doutes. Hergé voulut rendre hommage à ce médecin qu'il rencontra en avril 1957, soit trois mois avant de dessiner la scène en question[4],[7].
  • Certains aspects du personnage de Rastapopoulos évoqués dans cet album sont inspirés de la vie d'Aristote Onassis : milliardaire d'origine grecque, aux activités parfois à la limite de la légalité et controversées, invitant des personnalités sur son yacht, dont une diva (la Castafiore étant le pendant de la Callas)[10].
  • Le bal masqué à bord du navire montre une multitude de costumes. Le marquis est déguisé en Méphisto d'opéra et sa cavalière porte un costume japonais semblant sortir de Madame Butterfly (opéra de Giacomo Puccini). D'autres convives sont habillés en Polichinelle (avec un faux menton et un faux nez), en Pierrot, en pharaon, en légionnaire romain[7]...
  • Le navire est baptisé MS Shéhérazade. MS signifie Motor Ship (bateau à moteur). Tandis que Shéhérazade est une héroïne du recueil anonyme de contes Les Mille et Une Nuits.
  • À bord du Ramona, le capitaine examine le sondeur bathymétrique et constate que la profondeur est de 22 brasses (soit environ 40 mètres, sachant qu'une brasse 1,8288 mètre). Il ordonne donc de mouille 80 brasses de chaîne (à peu près 146 mètres). En effet, c'est autant le poids de la chaîne que l'ancre qui permettent l'immobilité du navire.
  • Le plongeur ayant pour mission de fixer une mine sous la coque du cargo aurait dû porter une ceinture de plomb. Puisqu'il n'est pas équipé de gilet de plongée moderne tels qu'on les fait actuellement, il aurait impérativement dû se lester. Le poids de cette mine l'a peut-être aidé à descendre. Mais une fois celle-ci posée, il courrait le risque de remonter beaucoup trop vite et d'avoir un accident de surpression pulmonaire, surtout qu'il ne peut ôter son serre-nez. Les bulles qu'il émet sont parfaitement dessinées : leur volume augmente en montant et en perdant de la pression jusqu'à la surface.

Inspiration d'Hergé sur la traite des esclaves noirs[modifier | modifier le code]

  • L'inspiration d'Hergé, lorsqu'il imagine un navire de l'US Navy s'imposant pour arrêter le sous-marin de Rastapopoulos dans les eaux internationales, fait référence au Droit de visite des navires étrangers, imposé par les Anglais au reste du Monde en 1823, via une série de traités internationaux, moment fort de la lutte internationale contre la traite des esclaves, qui avait fait chuter drastiquement le nombre d'esclaves déportés.
  • D'autres auteurs belges de BD vont s'inspirer du thème du droit international de la répression de l'esclavage, comme Les Négriers du ciel, une aventure de Marc Dacier, dessinée par Eddy Paape sur un scénario de Jean-Michel Charlier, parue dans Spirou en 1964[12]: un jeune journaliste découvre qu’une compagnie aérienne arabe se livre au commerce d’esclaves noirs. Scandalisé, il souligne que « l'ONU a dénoncé récemment » ce trafic[12]. Envoyé au Soudan, il se dissimule dans un des avions et réussit à faire arrêter les responsables[12].

Autour de l'œuvre[modifier | modifier le code]

  • Le premier titre envisagé par Hergé pour cette histoire était Les Requins de la mer rouge. Le titre des versions anglaises de cette œuvre est encore The Red Sea Sharks.

Si certains albums ont connu des modifications dans les images au cours des différentes éditions, ce sont des variations du texte qui caractérisent Coke en stock.

  • Dans l'album, après avoir été découvert par une femme portant un niqab noir, qui s'adresse à lui en langue arabe, (page 26, case 15), le capitaine Haddock lui hurle dans un accès de colère : « Pourriez pas parler français comme tout le monde, espèce de bayadère de carnaval ?!… Qu'est-ce que vous me voulez, à la fin ?… » (page 26, case 1). L'expression remplacée par « espèce de bayadère de Carnaval » était « espèce de Fatma de Prisunic » dans la première version. Elle fut modifiée car jugée xénophobe ou méprisante.
  • Dans la première version de l'album, la discussion entre les esclaves noirs et le capitaine Haddock se fait à la manière dite « petit-nègre ». Diverses associations ayant protesté pour que les esclaves parlent dans un français des plus corrects, Hergé modifia alors ce dialogue. Les Africains s'expriment dans un français littéraire tandis que le capitaine Haddock continue de leur parler à la manière « petit-nègre » ce qui accentue l'humour de la situation basée sur la perception des différences culturelles.
  • La lettre, écrite par l'émir et qui montrait à l'origine sa difficulté d'expression dans une langue étrangère, a été transformée en exemple de maîtrise de la littérature poétique, dans la seconde version.

Analyse[modifier | modifier le code]

Spécialiste de l'œuvre d'Hergé, Benoît Peeters qualifie l'album de « complexe, ambigu, quasi labyrinthique », affirmant également qu'il s'agit sans doute de l'aventure dans laquelle le dessinateur « va le plus dans la mise en scène de son propre univers », en convoquant un grand nombre de personnages apparus précédemment dans la série[13]. De ce fait, Pierre Assouline considère que « le grand public est à l'unisson avec le monde d'Hergé qu'il a vu naître, s'épanouir et grandir d'aventure en aventure »[14].

Adaptations[modifier | modifier le code]

Version en français québécois[modifier | modifier le code]

À l'automne 2009 une version adaptée en français québécois par Yves Laberge sous le nom de Colocs en stock a été publiée par Casterman. Cette version fut critiquée par la presse comme étant de la « folklorisation » [15] et abusant « d'un vocabulaire passéiste et d'une sur-joualisation des dialogues »[16].

Série animée[modifier | modifier le code]

Cet album fut adapté dans la série animée de 1991. Il y a des différences entre la bande dessinée et la série animée qui en est tirée. En effet, si, dans le dessin animé, l'émir refuse de traiter avec l'Arabair parce que celle-ci fait du trafic d'esclaves, dans la bande dessinée qui est bien antérieure, le trafic d'esclaves ne le choque pas outre mesure ; c'est le fait que la compagnie refuse de céder à un caprice de son fils (que les avions fassent quelques loopings avant d'atterrir) qui le mène à ce refus.

De plus, les esclaves ne sont plus noirs mais arabes et les réseaux d'esclavagistes arabes (surtout le négrier qui monte sur le SS Ramona avant d'être chassé par le capitaine Haddock) sont totalement absents.

Autre différence, enfin : dans le dessin animé, le personnage de Bab El Ehr, grand rival politique de l'émir Ben Kalish Ezab dans l'album, n'apparaît pas. C'est en effet « Mull Pacha », alias le Docteur J. W. Müller, qui est à la tête de la rébellion (et semble devenir le nouveau maître du pays une fois l'émir renversé) ; dans l'album, Mull Pacha n'est qu'un chef militaire de l'armée de Bab El Ehr qui dirige les opérations depuis un bureau. Dans l'album, après qu'Allan a mis le feu au cargo Ramona, Haddock éteint lui-même l'incendie et fait remettre les machines en route après avoir envoyé Tintin à la passerelle pour prendre la barre du navire puis sort les noirs de la cale par échelle. Dans la série, Tintin et Haddock libèrent non pas des noirs mais des arabes, tout le monde s'y colle pour éteindre l'incendie, remettre les machines en marche et Tintin fait la même chose que dans l'album.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cet album a été écrit avant que coke ne soit repris comme diminutif de cocaïne. Le terme coke, sur un cargo, s'applique normalement à un distillat issu de la combustion imparfaite du charbon, ce terme innocent est ici utilisé par les contrebandiers pour désigner les esclaves noirs africains
  2. Dans cet album inachevé qu'est Tintin et l'Alph-art, l'antagoniste principal est un dénommé Endaddine Akass qui, par sa voix, « rappelle quelqu'un » à Tintin. Les notes retrouvées après la mort de Hergé indiquent que la fin de l'album devait révéler qu'Akass n'est autre que Rastapopoulos.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Christophe Fumeux / Les Enfants d'Alix[le lien externe a été retiré], « Entretien de Jacques Martin par Mourad Boudjellal », sur Dailymotion, (consulté le )
  2. a et b Assouline 1996, p. 524.
  3. Peeters 2006, p. 519.
  4. a b c et d Jacques Langlois, Historia « Les personnages de Tintin dans l'histoire : Les événements qui ont inspiré l'œuvre d'Hergé », , « Oliveira da Figueira cher bonimenteur »
  5. Yves Horeau, Tintin, Haddock et les bateaux, Bruxelles, éd. Moulinsart, , 57 p. (ISBN 2-930284-19-6, lire en ligne), p. 18 et 26.
  6. Daniel Couvreur, Archibald Haddock, Les Mémoires de Mille Sabords, éditions moulinsart (août 2011), page 40, (ISBN 978-2-87424-256-4).
  7. a b c et d Patrick Mérand, Les arts et les sciences dans l'œuvre d'Hergé, Sépia,
  8. Farr 2001, p. 152
  9. « « Les Aventures de Tintin, Le Secret de la Licorne » : Tintin le reporter, « hergérie » de Spielberg »
  10. Jacques Langlois, « Rastapopoulos nouveau Méphisto », Historia, Paris « Hors-série » « Les personnages de Tintin dans l'histoire : Les événements de 1930 à 1944 qui ont inspiré l'œuvre d'Hergé »,‎ , p. 38-40
  11. Tidiane N'Diaye, Le génocide voilé, Gallimard, p. 61
  12. a b et c "La traite négrière, l'Europe et l'Église catholique dans la bande dessinée « franco-belge », des années 1940 aux années 1980" par Philippe Delisle, dans la revue Histoire et missions chrétiennes en 2010 [1]
  13. Peeters 2006, p. 449-450.
  14. Assouline 1996, p. 523.
  15. « Tintin en joual? », Radio-Canada, chronique Arts et spectacles, (consulté le )
  16. Fabien Deglise, « Traduction infidèle », Le Devoir, (consulté le )

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Album en couleurs[modifier | modifier le code]

Ouvrages sur l'œuvre d'Hergé[modifier | modifier le code]

Ouvrages sur Hergé[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]