Belvision

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Les studios d'animation belges Belvision Studios ont été créés par Raymond Leblanc à Bruxelles (Belgique) en 1955 en vue d'adapter les aventures de Tintin et Milou pour la télévision. Ils ont connu un succès rapide et, de 1956 à 2005, ils ont fait de Bruxelles la capitale du dessin animé européen[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1954, Raymond Leblanc, éditeur du Journal de Tintin fonde Belvision. Le studio d'animation devient rapidement l'un des plus grands studios européens.[réf. nécessaire] Il produit de nombreux longs-métrages mais aussi des films publicitaires, des films didactiques. Raymond Leblanc exploite le riche vivier[style à revoir] de personnages de bande dessinée qu'il connaît bien. La crème des illustrateurs[non neutre] et techniciens de l'animation franco-belge rejoindront le studio qui devient rapidement une référence en Europe et dans le monde ce qui vaut au studio le surnom d'« Hollywood européen du dessin animé ».[réf. nécessaire]

Productions[modifier | modifier le code]

Série animée[modifier | modifier le code]

Belvision a produit à partir de 1959, plusieurs adaptations des aventures de Tintin. À commencer par Objectif Lune (qui reprend également la trame d'On a marché sur la Lune). Suivirent L'Île Noire, Le Crabe aux pinces d'or, L'Étoile mystérieuse, Le Secret de la Licorne, Le Trésor de Rackham le Rouge et L'Affaire Tournesol qui fut présenté parfois comme un long métrage à part entière. Chaque aventure était découpée en épisodes de 5 minutes, précédée d'un résumé et suivie de l'annonce de l'épisode suivant. Les sept aventures adaptées comptent finalement 50 épisodes de 5 minutes. Plusieurs libertés ont été prises dans l'adaptation et la qualité scénaristique était parfois faible[réf. nécessaire].

En 2002 ils sortent une autre série Kitou Scrogneugneu, et en 2005 ils adaptent Yakari.[réf. nécessaire] Avant d'adapter Tintin, ils ont réalisé la première série d'animation de Bob et Bobette[2].

En 2015, ils coproduisent avec Ellipsanime la série Boule et Bill.

Longs métrages[modifier | modifier le code]

Ce sont les longs métrages qui font la réputation des productions Belvision. Ils s'orientent principalement sur cinq des personnages de bande dessinée dont la réputation n'est plus à faire à l'époque : Astérix (René Goscinny et Albert Uderzo), Marsupilami (André Franquin), Tintin (Hergé), Johan et Pirlouit et les Schtroumpfs (Peyo), et Lucky Luke (Morris). Le studio produit aussi un long métrage semi documentaire, Moi, Tintin et film en semi animation Les Voyages de Gulliver. Tous les dessins animés sont disponibles en DVD chez Citel Vidéo excepté Astérix et la serpe d'or qui fut produit dans la foulée d'Astérix le Gaulois mais comme son prédécesseur sans l'autorisation des auteurs. À leur demande, le film fut détruit. Il n'en reste qu'un vinyl 33 tours, conte audio issu du doublage original. Toutes les productions de Belvision sont sous licence de Média-Participations sauf La Flûte à six schtroumpfs qui a été édité en DVD en octobre 2008 par TF1 Vidéo.

Le studio réalise également une séquence d'animation pour le film Les Gaspards de Pierre Tchernia.

Court métrage[modifier | modifier le code]

Courts métrages[modifier | modifier le code]

Belvision a produit aussi plusieurs courts métrages adaptés des séries phares de journal de Tintin de l'époque comme

Documentaire[modifier | modifier le code]

En 2002, un documentaire relatant l'histoire du studio fut réalisé : Belvision, la mine d’or au bout du couloir par Philippe Capart

Éditions DVD[modifier | modifier le code]

En France, c'est Citel qui détient les droits d'exploitation vidéo de la plupart des films de Belvision excepté Les Schtroumpfs qui ont été repris par TF1 dans sa collection TFou. Huit films sont disponibles.

  • Astérix le Gaulois (Citel Vidéo, Version remasterisée et recadrée en 16/9)
  • Astérix et Cléopâtre (Citel Vidéo, Version remasterisée et recadrée en 16/9)
  • L'Affaire Tournesol (Citel Vidéo, Version remasterisée et recadrée en 16/9)
  • Tintin et le Temple du soleil (Citel Vidéo, Version remasterisée et recadrée en 16/9)
  • Lucky Luke (Citel Vidéo, Version remasterisée et recadrée en 16/9) Le film est rebaptisé "Daisy Town".
  • La Queue du Marsupilami (StudioCanal, Version remasterisée)
  • Tintin et le lac aux requins (Citel Vidéo, Version remasterisée et recadrée en 16/9)
  • La Flûte à six schtroumpfs (TF1 Vidéo, Collection TFou)
  • Moi Tintin (Citel Vidéo, Édition limitée) Coffret avec "Tintin et moi"

Note : certaines scènes du film "Astérix et Cléopâtre" ont été supprimées de cette édition française remasterisée, à l'exemple où Numérobis dit à Panoramix : "je suis mon cher ami, très heureux de te voir" et Panoramix répliquant : "c'est un Alexandrin".

Editions Blu-ray[modifier | modifier le code]

Selon les pays, les éditions sont différentes : certaines respectent le format d'image d'origine, sont entiers et en Full HD 1080p, tandis que d'autres (en France notamment) sont recadrées en 16/9, censurées et en 720p. De plus, certaines éditions sont disponibles dans certains pays mais pas dans les autres, à l'exemple des 3 films de Tintin, qui sont disponibles au format Blu-ray en Espagne mais n'existent pas en France.

  • En France, seuls "Astérix le Gaulois", "Astérix et Cléopâtre" ainsi que "Lucky Luke" ont eu droit à une édition en Blu-ray. Cependant, les films d'Astérix sont en 720p et certaines scènes sont absentes deuxième film.
  • En Allemagne, l'intégralité des films d'Astérix est disponible en Blu-ray (aussi bien en animation qu'en live). Les films de Belvision sont en 1080p, en 4/3 d'origine et entiers, à l'inverse de l'édition Française par Citel. La VF est bien entendu incluse.
  • En Espagne, les films de Tintin "L'affaire Tournesol", "Le Temple du Soleil" et "Tintin et le lac aux requins" sont disponibles en Blu-ray, mais uniquement dans l'intégrale regroupant la série animée d'Ellipse et les films de Belvision.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Patrimoine Bruxelles », sur lesoir.be, (consulté le 26 septembre 2018)
  2. (fr) Maricq, Dominique (2011). Tintin à l’écran. Belgique: Moulinsart. p. 14-45. (ISBN 978-2-87424-252-6).
  3. « Asterix : Le Domaine des Dieux », sur allocine.fr

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Daniel Couvreur, Belvision : « Le Hollywood européen du dessin animé », Bruxelles, Le Lombard, , 256 p. (ISBN 978-2-8036-3121-6)