Game Boy Color

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Game Boy Color
Game-Boy-Color-Purple.jpg

Fabricant
Type
Génération

Date de sortie
JAP : 21 octobre 1998
AN : 18 novembre 1998
EUR : 23 novembre 1998
AUS : 27 novembre 1998
Fin de production
INT : 30 mai 2003
Média
Contrôleurs
A, B, Select, Start, Haut, Bas, Droite, Gauche.

Service en ligne
Unités vendues
Chiffres combinés avec la Game Boy[1] :
INT : 118,69 millions
AN : 44,06 millions
EUR : 42,16 millions
JAP : 32,47 millions
Jeu le plus vendu

La (ou le [2],[3]) Game Boy Color (ゲームボーイカラー, Gēmu Bōi Karā?), abrégé GBC, est la console de jeux vidéo portable succédant à la Game Boy. Créée par Nintendo, elle incorpore un écran couleur à peine plus grand que celui de la Game Boy. En revanche, son processeur est deux fois plus rapide, et sa mémoire deux fois plus grande. Elle est rétrocompatible avec tous les jeux Game Boy de première génération.

La Game Boy Color est disponible en coques de différentes versions : translucide, violet, bleu, vert, fuchsia, jaune, violet translucide. Des éditions limitées ont également été éditées : noir translucide, vert translucide, bleu nuit, bleu translucide, orange clair, vert et or et une dizaine d'autres variantes spécifiques, ainsi que 7 versions « Pokémon ».

Elle est sortie fin 1998 au Japon, aux États-Unis, en Europe et en Australie.

Histoire de la console[modifier | modifier le code]

Depuis que la Game Boy est sortie en 1989 au Japon et aux États-Unis et en 1990 en Europe, Nintendo s'était concentré sur les jeux et n'avait pas sorti de vraie nouvelle génération (les modèles Pocket et Light n'étant que des évolutions de la Game Boy). C'est en 1998 qu'une seconde génération est envisagée, qui coïnciderait à peu près avec le dixième anniversaire du premier modèle (mais en réalité, cette console a surtout été créée pour empêcher Bandai de rafler le monopole du jeu portable avec sa WonderSwan, car entretemps, la R&D1 travaillait déjà sur la Game Boy Advance) [4]. L'attente principale des joueurs était alors de disposer d'un écran couleur, comme cela se faisait sur les machines concurrentes depuis longtemps (Game Gear, Atari Lynx…).

C'est donc à l'automne 1998 que la Game Boy Color (GBC) sort au Japon, en Amérique [5], et en Europe. Le succès est immense car la console progresse graphiquement tout en restant à 100 % rétrocompatible [5]. Il faut dire aussi que sa sortie coïncide avec le phénomène mondial des jeux Pokémon.

Spécifications[modifier | modifier le code]

  • Processeur principal : 8-bit Z80 modifié en deux modes, simple : 4,194 304 MHz, (soit 222 cycles par seconde) et double : 8,388 608 MHz, (soit 223 cycles par seconde).
  • Mémoire vive : 32 ko (ainsi que 128 ko sur la cartouche)
  • Mémoire morte : cartouches de jeux pouvant contenir jusqu'à 64 Mbit (8 Mo)
  • Mémoire vidéo : 16 ko
  • Possibilités audio : 2 canaux signal carré (12,5 % 25 % 50 % 75 %) (legato/glissando), 1 canal WAV PCM, 1 canal bruit blanc ; 16 vélocités par canal.
  • Écran : LCD TFT, 160 × 144 pixels, fabriqué par Sharp
  • Palette de couleur : 32 768 couleurs ; modes 10, 32, ou 56 couleurs simultanées à l'écran
  • Contrôles : croix directionnelle, et boutons : A, B, Select, et Start.
  • Communication : série ou infrarouge
  • Série : 512 Kbit/s ; jusqu'à deux consoles en même temps ;
  • Infrarouge : moins de 2 mètres à 45 degrés.
  • Taille : 75 millimètres de largeur, 27 millimètres d'épaisseur et 133 millimètres de longueur.
  • Alimentation : deux piles alcalines (AA) offrant 10 heures d'autonomie. Un adaptateur secteur était aussi disponible.
  • Poids : 138 grammes

Puissance graphique de la console[modifier | modifier le code]

La puissance graphique de cette console n'est pas très élevée, d'autant qu'en 1998 des consoles portables plus anciennes étaient bien plus puissantes, telle la Sega Nomad. Elle est néanmoins plus puissante qu'une Nintendo Entertainment System (NES), qu'une Game Boy originelle monochrome ou même qu'une Game Gear.

Beaucoup de jeux exploitent la puissance maximale de cette console comme The Fish Files (exploitant la puissance à 96 %), Donkey Kong Country (à 82 %), les The Legend of Zelda: Oracle of Seasons et Oracle of Ages, et Titeuf[réf. nécessaire].

Jeux[modifier | modifier le code]

Il existe trois types de jeux compatibles avec la Game Boy Color : les jeux de la Game Boy originale (cartouches grises et de rares cartouches colorisées), les jeux « compatibles Game Boy Color » (cartouches noires, dorées et argentées) et enfin les jeux utilisables uniquement sur Game Boy Color (cartouches transparentes) [6].

Le premier jeu à être sorti sur cette console est Bomberman Color en novembre 1998, et l'avant-dernier est Harry Potter et la chambre des secrets en novembre 2002.

Son catalogue de jeux pourrait s’élever à plus de 660 jeux Game Boy Color et 1056 jeux Game Boy, un record pour l'époque.

Non seulement la Game Boy Color propose un vaste catalogue de jeux, mais de nombreux jeux sortis sur cette console ont dépassé le cap du million d'unités vendues dans le monde, ce qui est un record aujourd'hui.

Accessoires[modifier | modifier le code]

Mobile System GB[modifier | modifier le code]

Le Mobile System GB est un accessoire sorti exclusivement au Japon le 14 décembre 2000. Il s'agit d'un adaptateur permettant de relier la console à un téléphone portable. Cela offrait aux joueurs la possibilité de jouer en réseau, de télécharger des articles de presse et des nouveaux niveaux ou personnages pour leurs jeux et de consulter et envoyer des courriels avec leur console portable.

Câble link[modifier | modifier le code]

Déjà présent sur la Game Boy, le câble link fait son retour pour permettre l'apparition de nombreuses fonctionnalités dont notamment les parties multijoueur et l'échange de Pokémon. Cet accessoire est également compatible avec la Game Boy Pocket.

Divers[modifier | modifier le code]

Un fabricant de machines à coudre, Jaguar, a créé en 2001 un modèle appelé « Nuetto » interfaçable avec la Game Boy Color (utilisation de la croix directionnelle et des boutons pour utiliser la machine) [7]. Un logiciel était fourni et intégrait 302 patrons [7].

AC-DC Adapter[modifier | modifier le code]

Cet adaptateur secteur permet de jouer à la Game Boy Color à l'infini, sans jamais utiliser de piles. Le câble mesure environ 3 m de long. Cet accessoire est également compatible avec la Game Boy Pocket, qui a son propre adaptateur secteur et qui a quelques petites différences :

  • L'emballage d'origine.
  • L'autocollant sur le bloc d'alimentation.
  • La fiche branchée au Game Boy. Sur le modèle Game Boy Pocket, elle est courbée, alors que sur la Game Boy Color, elle est droite.

Ventes de la console[modifier | modifier le code]

Bien que Nintendo n'ait jamais dévoilé les chiffres de ventes de ses différents modèles de Game Boy, grâce aux données de vente publiées par l'entreprise, on sait que 64,42 millions de Game Boy ont trouvé preneur à la fin de l'année fiscale de 1997 (terminée le 31 mars 1998). Ainsi, théoriquement, la Game Boy Color sortie entre 7 et 8 mois plus tard (selon les régions) s'est vendue à 54,27 millions d'unités. Le total est de 118,69 millions d'unités pour les deux consoles associées. Avec la sortie combinée de la Game Boy Color et des jeux Pokémon de première génération en Occident, la Game Boy a été rapidement délaissée, ce qui porterait le total à environ 50 millions de consoles Game Boy Color et environ 69 millions de consoles Game Boy originales.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Dedicated Video Game Sales Units », sur Nintendo Japan
  2. Le mode d'emploi de cet appareil indique que le terme de Game Boy est masculin. Cependant, l'usage courant chez les Français met majoritairement le nom des consoles au féminin ; pour cette raison il est souvent fait référence à « la Game Boy ». Les Québécois et les Belges disent le GameBoy.
  3. Fiche produit sur nintendo.fr
  4. Gorges, Florent, 1979-...., L'histoire de Nintendo. Volume 4, 1989-1999, l'incroyable histoire de la Game Boy, vol. 4, Châtillon, Omaké books, dl 2019, 222 p. (ISBN 978-2-919603-66-4 et 2-919603-66-3, OCLC 1100251639, lire en ligne)
  5. a et b (en) Mark J. P. Wolf, Encyclopedia of Video Games : A-L, vol. 1, Santa Barbara, Calif., Greenwood, , 763 p. (ISBN 978-0-313-37936-9, lire en ligne), p. 457.
  6. (en) Mark J. P. Wolf, The Video Game Explosion : A History from PONG to Playstation and Beyond, Westport, Conn., Greenwood Press, , 380 p. (ISBN 978-0-313-33868-7, lire en ligne), p. 145.
  7. a et b Chris et Angel, Les infos chaudes du Net, janvier 2001, Joypad n°104.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]