Études françaises

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Études françaises
Pays Drapeau du Canada Canada
Langue Français
Périodicité Trois numéros par an
Genre Littérature
Date de fondation 1965
Éditeur Les Presses de l'Université de Montréal
Ville d’édition Montréal

Directeur de publication Élisabeth Nardout-Lafarge
ISSN 0014-2085
Site web Site officiel

Fondée en 1965 au Département des littératures de langue française de l’Université de MontréalÉtudes françaises est une revue canadienne de critique et de théorie littéraires à vocation internationale, dont le mandat est de promouvoir les recherches solidement documentées et novatrices, ainsi que de favoriser les échanges entre chercheurs issus d’horizons variés (Québec, Amériques, Europe, Afrique, Asie), des étudiants aux spécialistes de réputation mondiale.

Elle est éditée à raison de trois numéros par an aux Presses de l'Université de Montréal.

Historique[modifier | modifier le code]

Études françaises est fondée en 1965 par René de Chantal, professeur au Département d’études françaises (aujourd’hui Département des littératures de langue française) de l’Université de Montréal au Québec. Lui succède Georges-André Vachon de 1966 à 1978. Après avoir publié surtout des articles libres et des comptes rendus, et même des textes de création, Études françaises adopte, à la fin des années 1980, la forme qu’on lui connaît aujourd’hui : dossier sur un sujet et « Exercices de lecture » (articles libres). Liée au Département des littératures de langue française où sont recrutés ses directeurs, directrices et secrétaires de rédaction successifs, elle compte toujours, dans son comité éditorial, des chercheurs issus d’autres universités québécoises et canadiennes. À l’occasion des anniversaires de sa fondation, et notamment du cinquantième, la revue a fait retour sur sa production, ses pratiques et leur évolution[1],[2].

Depuis 1968, la revue décerne, généralement tous les deux ans (sauf une interruption entre 1980 et 1995), le Prix de la revue Études françaises.

Notons que, plus tôt au XXe siècle, une revue de sinologie, dirigée par André d'Hormon et éditée à Pékin, a porté le même nom[3].

Objectif[modifier | modifier le code]

L'objectif d'Études françaises est de proposer des perspectives, des objets de travail et des instruments de réflexion pertinents sur les littératures de langue française et sur les relations de celles-ci avec d’autres discours : arts, médias, histoire, sciences humaines. Tout en accordant une place importante à la littérature contemporaine, elle reste fidèle à l’esprit humaniste qui a présidé à sa fondation en valorisant l’étude du texte littéraire et en le replaçant dans l’horizon historique de la culture.

En cinq décennies, la revue a joué un rôle dans l’évolution des études littéraires au Québec et en Occident : elle a permis de faire connaître des auteurs aussi importants que Gaston Miron ou Ahmadou Kourouma tout en contribuant au développement de nouvelles perspectives critiques dans l’étude des littératures de langue française. Cette évolution s’observe surtout par le développement, au cours des vingt dernières années, de la dimension interdisciplinaire de la revue et par l’émergence de problématiques nouvelles, concernant notamment la réinterprétation de l’histoire, l’écriture des femmes, les rapports interculturels et les nouvelles technologies. Dans certains domaines, notamment la question de la matérialité du texte littéraire, la revue a fait figure de précurseur et a, depuis, régulièrement contribué à alimenter la recherche.

Études françaises publie trois numéros par année, composés d’un dossier thématique et d’articles libres (« Exercices de lecture ») ; le « Dossier » veut favoriser une réflexion de pointe autour d’une problématique précise et les « Exercices de lecture » visent à rendre compte de la diversité des travaux actuels et constitue pour cette raison un lieu de diffusion essentiel pour la recherche en émergence.

La spécificité de la revue se définit de deux façons. D’une part, elle embrasse l’ensemble de l’histoire et du territoire des littératures de langue française, en donnant à cet espace, plutôt qu’une acception étroitement nationale, toute son extension critique, historique et linguistique ; d’autre part, ouverte aux dialogues entre les disciplines, elle adopte souvent des perspectives théoriques interdisciplinaires ou comparatistes, en maintenant les littératures de langue française au centre de sa réflexion.

Directeurs de publication[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Études françaises, « Volume jubilaire », vol. 50, no 1-2, 2014, 192 p.
  2. Études françaises, « Volume jubilaire », vol. 50, no 3, 2014, 119 p.
  3. She Xiebin, « La littérature française traduite en Chine », Meta : journal des traducteurs / Meta: Translators' Journal (Presses de l'Université de Montréal), volume 44, numéro 1, 1999, pages 178-184 DOI:10.7202/004129ar.